Aller vers le site www.dofus.com

No flash

 
Communauté - Page Perso

200

Get Adobe Flash player

40

Yumishi

Ecaflip Niveau 200

Get Adobe Flash player

Materia Prima

Niveau: 90

Membres: 96

Marié à Shigella

Get Adobe Flash player

Mes cinq dernières actions

Dernières interventions forums

petit copié collé du message de lichen concernant ... Dernier message le 14/05/2012
portes ouvertes en mars hé oui! materia prima ... Dernier message le 28/02/2012
hm bon pour éviter tout malentendu: -comme mentio... Dernier message le 08/01/2012
Bonjour à tous, suite à plusieurs événements, nous... Dernier message le 01/12/2011

Description

Il fait beau, il fait chaud, mais juste assez, très peu de vent, la température idéale où les gens sortent de leurs habitudes pour voir du pays. Aujourd’hui, j’en suis certaine, je vais avoir un bon public!

Je pose mon sac par terre, et retire l’attelage qui lie la dragodinde à la charrette. Une fois cela fait, j’amène celle-ci à l’abreuvoir afin qu’elle puisse s’y ravitailler et la confie à l’écuyer. De retour à la charrette, je me mets au travail. Je prend mon courage à deux mains et envisage mon futur spectacle. Pour cela, il faut tout d’abord trouver un lieu propice à sa construction. Un endroit assez plat, où la population aime se promener. Le port de madrestam, à quelques pas d’ici me semble une très bonne place. Proche du château et des bateaux commerçants, beaucoup s’y rendent juste pour voir la dynamique des lieux. Je pose mon sac dans la charrette et tire le lot jusqu’au port. Une fois rendue, j’entame la construction de ma future scène. Planche de bois après planche de bois, elle prend peu à peu forme. De simples cordes avec différents nœuds remplacent les clous (il faut que la scène soit facilement démontable mais assez solide). Les rideaux attachés aux poulies, la scène est finie. Je prend mon tableau et affiche une heure pour le spectacle, me laissant une bonne heure pour me reposer et manger un peu.

Le moment attendu arrive, quinze minutes avant je place les accessoires et attend que les petites minutes restantes s’écoulent, je regarde derrière le rideau, comme prévu la foule est au rendez-vous.

Quatorze heures pile! Je tire la corde qui retient les rideaux, fait un saut périlleux avant pour atterrir en plein milieu de la scène :

« Bonjour cher public! Je m’appelle yumishi, et je suis celle qui vous offrira un divertissement aujourd’hui! »

Le public m’encourage en applaudissant et je commence mes petits tours. En introduction, je montre au public les tours classiques de jeux de cartes, les bases pour un magicien. J’enchaîne ensuite un numéro qui requiert une certaine dextérité : je prend une carte et je la lance de manière à ce que celle-ci coupe le céleri qui se tenait debout sur le tabouret, je reprend une autre carte et coupe du bois cette fois-ci.

J’entame le numéro où je fais léviter mes cartes quand une horde de crabes, moumoules et dévoreurs de greu-vette surgit en provenance du nord du port. C’est la panique. J’essaie de ranger mes cartes et mes accessoires mais la foule devient folle, elle tente de monter sur scène pour se réfugier et je suis prise dans la bousculade qui me pousse en m’emmenant vers une direction inconnue. Trop de monde, beaucoup trop de monde… je tente de sortir, mais en me frayant un chemin je m’enfarge dans une poutre qui devait servir pour un des numéros et tombe à l’eau.

Comme tout bon chat qui se respecte, je déteste l’eau mais aussi, je ne sais pas nager. Je me débats contre la noyade du mieux que je peux, en vain. Si on ne sait pas nager… c’est qu’on ne sait pas nager. Je commence à couler, mes bras et jambes fatiguent et j’aspire de plus en plus d’eau. C’est alors qu’une silhouette que je perçois comme verte arrive en ma direction. Elle nage vers moi, d’une manière plutôt gracieuse je dois dire, m’agrippe au passage et nage vers la rive, je suis sauvée.

Me sentant rassurée et en sécurité, je ferme les yeux et bascule dans le monde des reves.

« Hey… » Une voix m’appelle mais plutôt lointaine

« Hey! Ça va? »

La voix n’appartient pas à mon rêve, mais bel et bien à la réalité, c’est celle de la personne qui m’a sauvée! Je me réveille en sursaut et tousse un peu pour évacuer l’eau qu’il reste dans mes poumons.

« Eh bien! Tu avais avalé plus d’eau que je ne le croyais, tu t’en remets? »

Je lève la tête, une sadidette se tenait devant moi. Elle avait la peau et les cheveux de couleur verte, était habillée de vêtements surtout mauves et portait des lunettes de soleil en guise de bandeau.

« Ouais! Merci de m’avoir sauvée! hihi! » Répondis-je en riant

«Il n’y a pas de quoi! C’est un acte tout à fait normal, une vie, il faut en prendre soin! »

« Pas faux, mais avec cet imprévu, il ne me reste plus rien, pas mal tout a été détruit par le grabuge, reste plus qu’à tout recommencer à zéro »

« Bah… j’ai à faire vers le nord, suis moi si tu veux, tu pourras faire des emplettes là-bas. Mais je te préviens, la route n’est pas des plus tranquilles »

« Va pour ça! Je n’ai pas encore vu le nord, et il faut que je fasse le plus de villes possibles. Je te propose d’aller chercher ma dragodinde, elle pourra faciliter nos déplacements »

« Ok »

Je reprend ainsi la route avec à mes cotés une charmante sadidette. Pendant que l’on traverse le port, j’achète un nouveau paquet de cartes. Je ne pars jamais sans au moins un jeu complet.

On arrive à l’étable, je récupère ma monture, laisse un pourboire à l’écuyer et on entame ainsi un périple vers le nord.

Ayant fini de traverser une zone plus dangereuse que les autres, ma partenaire prend la parole :

« Au fait…. On voyage ensemble désormais… la moindre des choses serait de me présenter! Je m’appelle Maisonverte, drôle de nom tu me diras, mais j’aime bien »

« Moi c’est Yumishi! Mais appelle moi yumi. Comme tu as sans doute pu le voir, je fais de la « magie ». C’est un passe-temps et je me fais un peu de kamas en plus, histoire de rendre la route moins ennuyante. Voyager seule c’est pas le plus palpitant. Et toi, pourquoi le nord? »

« Oh pas juste le nord, puisque j’ai reçu ma formation de combattante sadida , je peux trouver des ressources et les vendre à certains commerçants. Là je vais porter un colis à une amie et prendre une commande pour un certain type de ressources »

Maison sort un petit paquet de sa poche qui est censé être le colis. Elle regarde celui-ci puis le range à nouveau et reprend la parole :

« Si j’ai bien compris… tu voyages beaucoup? Un peu comme moi en un sens, mais pourquoi? »

« Quand j’étais petite…. pour je ne sais quelle raison, je me suis perdue. Une aventurière qui passait par là m’a sauvé, un peu comme toi tout à l’heure, et donné une nouvelle vie. Je me suis promise de la retrouver un jour pour la remercier de cette attention »

« Hum intéressant »

On arrive dans un petit village pour y passer la nuit. Le village n’ayant pas d’auberge, on demande un refuge aux habitants, juste un toit, pour ne pas être pris sous la pluie. Quelqu’un nous laisse loger dans son grenier. La journée ayant été épuisante, on s’endort vite. Le lendemain, notre hôte nous propose un petit déjeuner. On le remercie en lui donnant certaines ressources trouvées en chemin puis on reprend la route.

Les jours s’écoulent. Une amitié profonde naît entre maison et moi. Le temps passe très vite, quand on n’a pas besoin d’être aux aguets, on parle de tout et de rien, toujours quelque chose à se dire.

Un beau jour, on arrive devant une mine.

« Casa… tu nous amènes où?

« On est presque arrivées, mais il faut passer par là, c’est le seul moyen si on veut se rendre à temps pour la livraison. Mais… fais attention, j’ai entendu dire qu’un fantôme enutrof, Jorbak vit encore dans cette grotte, en errance. Il vaut mieux être silencieux »

« D’accord »

On entre dans la mine désaffectée. À peine quelques mètres de fait, on est déjà repérées par des souris et des mineurs sombres qui ont été corrompus. On se retrouve vite dos à dos, un bref regard pour dire « bonne chance » et on part chacune de notre coté afin de diviser les monstres.

Une fois fini, on se retrouve au même endroit où la bagarre avait commencé. Vu le grabuge provoqué, mieux vaut partir pour la nuit. Jorbak n’est peut-être que légende mais il peut tout de même exister. Cependant, il est déjà trop tard. Le vent se met à souffler et avec l’écho on peut jurer entendre un fantôme, tel qu’on l’imaginait tout petit. Par contre, cette fois ce n’est pas notre création. Des pas lourds se font entendre par derrière… Un gros enutrof à moitié transparent apparaît. On se place désormais côte à côte. On ressort les armes, prêtes à combattre.

«Bwahahaha! Non mais c’est une blague!? Deux filles! Elles ont tué mes enfants!? Vous voulez rire!? »

« Veux-tu vraiment rire? » répondis-je

« Hein? »

Je sort mon paquet de cartes et prend quatre cartes différentes, les mets en petits paquets et montre la carte du dessous :

« Que vois-tu là? Tu vas dire le deux de cœur et tu as raison mais, si j’inverse l’ordre du paquet le deux de cœur sera sur le dessus. Et si je la prends et que je la mets en dessous, tu penses qu’elle est en dessous mais si je claque des doigts elle bouge et arrive sur le dessus. Si je la prends et la mets au centre du paquet, je claque des doigts et elle est sur le dessus. Maintenant encore je la mets par terre mais le deux de cœur est encore sur le dessus, je le mets en dessous mais il est encore sur le dessus. Tu vas me dire que toutes les cartes sont pareilles, ami, c’est faux »

Je reprends ma carte qui était par terre, mélange le paquet…

« Regarde la carte sur le dessus maintenant est un dix de pique, mais la seconde carte est un dix de pique, la troisième aussi de même que la quatrième. Tous des dix de pique? Faux encore! Car sur le dessus il y a un roi! »

« … Comment tu fais ça? » dit le fantôme tout étourdi.

« Eh bien regarde.. »

Je lui montre mes cartes, il se penche et je les lui jette en plein dans les yeux. Je prend casa par la main et cours vers la sortie

« Une petite pilou ne lui fera pas de mal! Cours! » M’exclamai-je

Heureusement pour nous deux, le temps que le fantôme retrouve la vue, la sortie n’est plus qu’à quelques mètres. La lumière du jour nous aveugle, mais ce n’est pas grave, on continue de courir plus loin, un peu à l’aveuglette pour être sûres qu’il ne nous suivra pas.

« Y beh! Il existe vraiment le bougre! » dis-je.

« Comment tu as fait ça? »

« Fait quoi? »

« Bah ton tour de cartes! J’ai rien compris, tu peux refaire? »

« Ah! Non je ne refais pas. Mes tours sont comme un loisir, j’aime les faire quand bon me semble, si je me mets à les faire dès que quelqu’un me le demande, je n’y prendrais plus goût »

« Je comprend, je te propose de camper un peu plus loin et de nous reposer pour l’instant »

« Adjugé vendu! »

On s’installe, il fait beau, la pluie ne devrait pas nous déranger. On discute un peu, le temps que la nuit s’installe, puis on va se coucher.

Le lendemain, on range tout puis se remet en route.

Quelques heures plus tard, on arrive devant une grande ville.

« C’est ici » dit Casa

« Oh… c’est ta ville? »

« Oui c’est ici qu’on se sépare… j’en suis navrée, je me suis pas mal attachée à toi »

« De même… tu vas me manquer… Je vais reprendre ma route vers l’est après avoir fouillé cette ville, plus personne pour me tenir compagnie… ça va beaucoup changer »

On se donne une bonne poignée de main puis un gros câlin. Je regarde casa partir devant moi jusqu’à la perdre de vue. Je fouille la ville … rien. J’achète un paquet de cartes et m’en vais.

-Quelques mois plus tard-

J’ai trouvé celle que je cherchais, j’ai même intégré sa guilde : Materia Prima, les membres m’ont accepté et je me suis faite plusieurs nouveaux compagnons. Mais je ne peux oublier Casa. Elle me trotte dans la tête, je veux la revoir. Donsalluste, étant vert aussi, me joue souvent des tours sans le vouloir. Plusieurs fois j’ai cru voir casa en passant vite fait à quelques mètres de lui. Mais un beau jour, quelqu'un frappe à la porte de notre guilde.

C’est Casa.

« Casa! »

Elle se tourne vers moi, étonnée.

C’est le moment ou jamais.

« Casa! Tu veux voir un tour de cartes? »

Elle prend un air intrigué. Normal aussi, après tant de temps, la seule chose que je lui offre c’est un tour de cartes.

« Il est spécial celui-là! Seulement pour toi! », je m’exclame.

« Euh… ok »

Je prends mon jeu de cartes, le même que depuis l’épisode de Jorbak. Je lui montre le paquet pour prouver que les cartes sont différentes puis je prends la dame de cœur, je la remets dans le paquet, je lui dis de couper le paquet puis de les mélanger. Je reprends mon paquet, souffle dessus, fait un éventail avec les cartes de dos et prend une carte dans le tas. C’était la dame de cœur. J’en reprends une autre, encore la dame de cœur, une autre et une autre, toujours la dame de cœur, je fini par tourner le paquet entier, toutes des dames de cœur.

« Casa… tu es ma dame, celle qui détient la clef de mon cœur, ces mois m’ont parus une éternité sans toi… veux-tu m’épouser? »

« Yumi…tu es celle que je cherche, celle qui rend mes jours magiques. Oui, je veux t’épouser!»

Heureuse, je la prends dans mes bras et lui plante un gros bisou sur la joue. Je la relâche et tend ma main

« Je peux…? »

« Bien sûr! »



----------------------------------------------

personnages liés:



Salmonella - Popkorn