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[Fan Fiction] Les Chroniques de Dheos : L'épopée Emeraude

Par aqualame - ANCIEN ABONNÉ - 19 Février 2019 - 01:31:51
Préface     
    Bonjour à tous et à toutes, Je suis fier de vous présenter aujourd'hui ma Fan Fiction (que j'ai longtemps appelé RP mais il ne respecte pas vraiment les codes de ce label). Cette histoire est un récit romancé portant mon personnage principal comme héros. Je tenais à faire partager l'expérience qu'Ankama nous propose comme si nous y étions vraiment. 
           Je présente aussi mes excuses si il reste encore quelques coquilles après l'avoir relu et fait relire maintes et maintes fois il ne devrait plus y en avoir.
           Cette Fan Fiction n'est pas pour les puristes du genre mais pour ceux qui ont envie de rêver et de découvrir le monde de Dofus sous un nouvel angle. Je ne suivrai pas parfaitement le lore actuellement en jeu (quête etc...). J'apporterai des éléments nouveaux pour enrichir le développement et rendre l'intrigue palpitante. Merci de votre compréhension.
           J'ai bien entendu l'accord des personnes citées dans ce texte. De plus les images utilisées ne m'appartiennent pas et sont disponibles sur Gimage; elles ne sont présentes que pour imager le récit.

En espérant que mon histoire saura vous plaire.

Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à me transmettre vos ressentis. Une suite est en écriture je la posterai si celle-ci plait!

Cordialement,

Dheos
INTRODUCTION
Acte I: Là où tout a commencé
 Notre histoire se déroule en 636 de notre ère. Le monde est paisible, les tofus chantent, les bouftous roucoulent et les bworkettes euh… Bref, un soir de pleine lune, deux âmes sœurs se rencontrèrent par miracle, lors d'une altercation disons... hors du commun.
             Selendem Hénage, celle que j'appellerais plus tard "mère", était une disciple du dieu Iop des plus farouches. Elle triomphait jour après jour de ses combats contre divers espèces d'indigènes, mais sa soif de sang ne s’étanchait guère. Un beau jour, elle décida de s'attaquer à plus fort qu'elle. Armée de sa kwaklamme légendaire, que son ami lepetitchacaux avait forgé et forgemagé avec brio et talent, elle se lança à corps perdu dans une quête, celle de vaincre la terrifiante Crocabulia. Après quelques heures de combats acharnés, elle arriva enfin devant la fameuse dragonne. Cependant Selendem était à bout de souffle, dégoulinante de sueur et de sang. Mais elle ne fit pas demi-tour et se jeta sur le monstre. Le combat fut rude, douloureux, éprouvant mais... ce qui devait arriver arriva. Mère était à genoux face à la bête. Au moment de recevoir le coup de grâce, celle-ci reçut comme un don. Une douce chaleur commença à caresser le bas de son ventre, et du coin de l’œil, elle aperçut une silhouette qu'elle ne pu parfaitement distinguer. Elle devait faire dans les deux mètres de haut, avec une carrure des plus impressionnantes. Elle vit la silhouette lever son épée et leva son bras à son tour. À ce moment là, une puissance incroyable, partant du bas de son ventre jusqu'au bout de ses bras, explosa et une immense colère jaillit en elle. À son réveil, la dragonne était à terre. La silhouette la fixa puis se retourna pour disparaître dans un halo de lumière.
Quelques mois plus tard, un enfant vit le jour et Selendem devenue mère. Mais cette force qui lui avait été prêté il y a de ça neuf mois disparue, comme happé par l'enfant. Selendem était persuadée d'avoir été secourue par Iop en personne. Elle décida donc de lui donner un nom digne de son dieu. Dheos vue le jour tandis que Selendem rencontra la nuit.
Depuis ce jour, je rêve d'obtenir une puissance me permettant de rejoindre mon père et de lui rendre des comptes... Comme toutes retrouvailles entre Iop ! 

Ceci est mon histoire, l'histoire d'un homme qui voulait devenir l'égal des dieux.
Acte II: Le départ.
  Comme tout le monde le sait, dans le monde des douze la croissance des enfants est disons... rapide, c'est ainsi que quelques mois plus tard je pus commencer mon épopée. Un vieil ami de ma mère, disciple du dieu Ecaflip, me raconta l'histoire de ces fameux œufs de dragons légendaires, que l'on appelait Dofus. La légende raconte que si l'on réunit tous les Dofus, une puissance incroyable nous est offerte, une puissance comparable à celle des dieux. À ces mots, je me rendis à la ville que tout le monde appelait la ville des débutants. Ni une ni deux, lepetitchacaux et moi-même nous rendîmes dans cette ville afin de commencer l'aventure.
Après quelques mois de dur labeur et la reconnaissance d'une partie des habitants pour notre aide, nous partîmes en quête de plus grands défis afin de gagner en puissance et en équipement. Notre destination? Inconnue... Nous n'étions pas vraiment débrouillards, cependant un ami nous avait parlé d'une vieille rencontre qui pourrait sûrement nous aider. Son nom: Bibiblop.
Acte III: L'enfer des roches.
Selon notre informateur, l'endroit où se cachait Bibiblop n'était pas très éloigné d'Astrub. À croire que ce dernier n'avait pas conscience des distances ! Nous arrivâmes donc dans une plaine aride, mais verdoyante. La vie était fleurissante mais très peu d'arbre était encore en vie dans cette contrée. Nous rencontrâmes tout d'abord des créatures appelées Blop. Étant assez bien entraîné, nous n'eûmes pas trop de problèmes à les vaincre. Arrivé à mi-chemin nous décidâmes de faire une pause. La nuit tombait, et il ne faisait pas bon de voyager dans l’obscurité. Une légende prétendait que des bandits traînaient dans le coin, mais personne ne les avaient jamais vu. La nuit fut très vite écourtée. Sous mon ami, se mit à trembler la terre et les piques se mirent à bouger. D'un bond, dû à son agilité de chat, il se retrouva à côté de moi, épée et griffes sorties. Un monstre de pierre apparut devant nous, puis deux, puis trois. Au fur et à mesure, ces monstres sortirent du sol jusqu'à atteindre le nombre de 8. Nous étions... disons dans une assez grosse galère. Mais sans peur, nous fonçâmes dans la mêlée. En quelques minutes, nous fûmes à terre, incapable de bouger, les jambes brisées par ces monstres de pierre qui nous lancèrent des rochers. Nous n'allions pas tenir longtemps, il nous fallait faire vite. Fuir? Impossible, seuls les dieux pouvaient nous venir en aide.
ARC I : L'épopée Emeraude
Chapitre 1 : L’équipe est formée
 Au moment où notre défaite ne portait plus à discussion, trois personnes apparurent devant nous. J’eus le temps d’apercevoir des ailes, une barbe et de grandes oreilles poilues. Mais nous perdîmes connaissance tout de suite après.    À mon réveil, nous étions couchés sur des lits, dans une maison inconnue. Le soleil perçait à travers le rideau et me caressait le visage tel une douce flamme dans une cheminée. Un Eniripsa suivis d'un Enutrof et un Pandawa arrivèrent dans la pièce. lepetitchacaux dormait encore en rond, sa queue sous le nez lui caressant les narines.  Nos sauveurs se présentèrent. Elchacal, l'Eniripsa, Harders, l'Enutrof et Rhanne la Pandawa; Elchacal était en fait le frère de mon ami qui avait décidé de le suivre, suivit de ses compagnons, car il savait que son aîné allait se mettre dans l'embarras très facilement. Mais ce qui l'intéressait le plus était ma motivation à avancer malgré mes échecs, une certaine incompétence dans la réflexion avec une légère de tendance à foncer la tête baissée. Je lui fis donc part de mon histoire. Il comprit mes intentions et demanda à ses amis de le suivre dans la salle d'à côté. Durant l'attente, je m'adossais au mur en réfléchissant à la route à suivre. Un ronronnement venant de mon ami me donna un léger sursaut puis un fou rire me prit. Sans doute la pression de toute cette histoire qui retombait. La porte claqua et mon ami se réveilla en sursaut, les poils hérissés. Il reconnu son frère et le salua comme si de rien était. Après réflexion, Elchacal m'informa de leurs intentions. Ils comptaient se joindre à nous, afin de protéger son frère et de devenir l'un des plus grands médecins du monde des douze. Rhanne sortie des chopines de bière et lança:
- Bon, pour fêter ça, maintenant ON BOIT!
Chapitre 2: Le gèle arc-en-ciel

Nous étions prêts. Mais avant de commencer notre quête légendaire, nous devions gagner en puissance et en équipements. Pour cela, il nous fallait obtenir la reconnaissance des habitants de ce monde enclin au danger, à la magie et à un humour assez décalé. Notre première destination: l'antre de Bibiblop.
Ensemble, le voyage ne fut pas difficile, cependant nous devions faire plusieurs pauses car Harders avait du mal à se remettre de sa gueule de bois de la veille. Arrivé à l'antre, Bibiblop était présent et nous salua en nous expliquant l'arrivé d'un tofu postal lui indiquant notre venu. Notre mission était d'entrer dans le donjon et de vaincre le roi des blops. Mais la tâche s'avéra plus compliquée que prévu. Afin de pouvoir rendre honneur au roi, il nous fallait vaincre chacun de ses fils. Il existe quatre éléments dans notre monde, le feu, la terre, l'eau et l'air soutenu par une puissance physique dite neutre. Les fils représentaient chacun un élément. Il nous fallut une semaine pour tous les vaincre.
Il était maintenant temps d'affronter le roi et de lui voler un objet précieux que de nombreux aventuriers avaient cherché en vain et péri en essayant de le dérober: le gel arc-en-ciel.

Propriété: inconnue
Prix: non fixé
Rareté: élevée
  Chapitre 3: Cœur d'Iop


Comment en étions-nous arrivés là, mes amis... Ils étaient... tous... à terre. Mon heure était aussi venue. L'air était âcre, les murs couverts de nos sangs et des gelés de nos ennemis. Le roi, lui, était toujours debout. Ma vue se troublait alors qu’ils se dirigeaient vers moi... Je devais survivre et vaincre pour sauver mes amis... Mais que faire ? Notre mission était un échec et la mort nous tendait les bras...

Une heure plus tôt: Nous étions prêts ! Prêt à tout pour vaincre. Le courage coulait à flot dans nos veines. Dans la salle se trouvait un décor assez agréable : de la verdure, une légère odeur sucrée, puis soudain un bruit sourd se fit entendre et un liquide gluant frôla les moustaches de lepetitchacaux. Par réflexe, toute l'équipe roula en avant, sortant ses armes. Il était temps de se battre. Elchacal nous donna du courage et de l'énergie tout en guérissant nos blessures grâce à ses mots. Les disciples Eniripsa sont vraiment incroyables. De son côté, Rhanne utilisait des fioles affaiblissant nos ennemis qui devenaient ainsi moins résistants. lepetitchacaux et moi foncions dans le tas en esquivant flasques et tirs de gelé provenant de nos adversaires. Au bout de quelques minutes, il ne restait plus que le roi et un de ses acolytes. Une erreur d’inattention mit Rhanne à terre... À cette vision, je sentis une puissance s'élever en moi, mélangée à ma haine. Mes yeux fixaient mon ennemi puis mes jambes se mirent à me porter vers lui ; ma lame sifflait au vent, entaillant et déchiquetant tout sur son passage. Mes amis étaient paralysés et me regardaient bouche bée tandis que Rhanne était toujours inconsciente. D'un bond, je me retrouvais aux côtés de l'ennemi et d'un mouvement vertical, que l'on pourrait assimiler à un forgeron donnant naissance à une arme, je sentis ma lame le traverser jusqu'en son milieu. Ma puissance migra vers mon épée, pour en sortir dans toutes les directions, faisant exploser mon ennemi.
Mes mains tremblaient et lorsque je levais les yeux, le roi en avait profité pour mettre à terre Elchacal et avait appelé un gloutovore qui avala mon dernier allié. J'étais seul... épuisé... Comment en étions-nous arrivés là, mes amis... Ils étaient... tous... à terre. Mon heure était aussi venue. L'air était âcre, les murs couverts de nos sang et des gelés de nos ennemis. Le roi, lui, était toujours debout. Ma vue se troublait alors qu’ils se dirigeaient vers moi... Je devais survivre et vaincre pour sauver mes amis... Mais que faire ? Notre mission était un échec et la mort nous tendait les bras...

Tout était noir. Le temps s’était comme arrêté. Un disciple Xélor en était-il à l'origine ? Non, il n'y avait aucune magie là-dedans.
Puis une lumière, je me revoyais tuer mon ennemi, mais quelque chose clochait. Je ne me reconnaissais pas, mon regard était... différent. Il était vide. On m'aurait cru bercé tendrement par la folie. Je revis mes amis à terre et un hurlement sortie de mon âme jusqu’au moment où une main se posa sur mon bras.
De cette main se dégageait une chaleur apaisante et rassurante. Une odeur agréable ressemblant à l'orée de la forêt proche de chez moi, mélangeant plusieurs arômes de plantes. Puis une voix tendre et douce me chuchota :
- Il est temps mon…
Le temps s'accéléra et je repris le contrôle de mon corps. Le roi se dirigeait toujours vers moi. Mais je me sentais... différent.
Cette fois-ci, la puissance entra une nouvelle fois en moi, beaucoup plus forte et stable. Il était temps d'abattre ma cible et de vaincre. Je me ruais vers le roi et au moment de frapper, le gloutovore, contenant mon ami, s'interposa bouche ouverte. Je fis siffler ma lame dans les airs, d'une telle force que ce dernier fut projeté sur le côté et s'écrasa contre le mur. Le roi était à portée de lame... Mais je voulais être plus proche... encore plus proche... afin de pouvoir savourer l'élargissement de sa pupille lorsque ma lame le transpercerait. Mais... ce fut totalement différent... Mes mains se mirent à trembler, lâchant mon arme... cependant mon élan m'empêchait de stopper ma course... Étrangement la puissance ne me quittait toujours pas. Et cette même puissance provenait d'un point, mon cœur... mon cœur d'Iop.
Chapitre 4: Une rencontre de sang 

Je sentis les battements de mon cœur s’accélérer. Une impression à la fois familière et étrange. Un sentiment de déjà-vu, sortit d'un lointain passé remontant avant ma naissance. La puissance ne cessait d'augmenter, un pouvoir immense était en moi, une puissance pouvant rivaliser avec les dieux. Je sentis une main invisible caresser la mienne, la saisissant et la dirigeant vers mon cœur. Je sentais cette main fusionner avec la mienne, une étrange lumière bleutée apparue au niveau de mon cœur. Ma main entra en moi touchant mon cœur lui-même, pas physiquement mais... cela m'échappe encore. Je sentis sous mes doigts un pommeau d'épée. Je l'extirpais. Elle était brisée et une chaîne la liait à mon torse. Elle était l'image de mon âme, puissante mais incomplète. Une voix forte mais familière me chuchota qu'il n'était pas encore temps pour moi de mourir. Puis, je perdis le contrôle de mon corps. J'étais possédé par une force que je ne connaissais pas...

Je n'étais que spectateur, mais ce que je vis me hante encore. Les enchaînements étaient d'une rapidité et les coups d'une puissance que j'arrivais à peine à suivre. La lame brisée virevoltait sifflant et tranchant l'air. Chaque mouvement de cette épée provoquait une onde de choc faisant vibrer les murs aux alentours. Je me vis prendre l'épée d'une façon inédite. Je... enfin mon corps... la tenait comme un fouet la contrôlant, non pas par le pommeau mais par la chaîne. Puis le coup de grâce arriva. Des coups gracieux et impressionnants. Un coup de poing envoya le roi à terre. D'un appuie marquant le sol d'une légère crevasse, mon corps s'envola en tournoyant à l'horizontale. Lorsque que mon corps atteint le sol, la lame s'écrasa sur le monstre causant des secousses et un vacarme effrayant. Mais le roi était coriace et demeurait encore vivant. Mon corps attrapa la chaîne et attira le roi vers lui d'une force qui ne le faisait plus toucher le sol. Le contact final allait avoir lieu. Ma main attrapa le pommeau de la lame encore planté en lui, et le trancha d'un geste sec faisant passer les deux morceaux du roi à mes côtés. J'étais littéralement passé à travers. Le roi était mort. Mais une ombre derrière moi apparu. Je vis le souffle du gloutovore tenté d’attirer mon corps afin de l'avaler. Mais celui-ci ne bougea pas... D'un bruit disons ressemblant à une grosse bombe à eau, le gloutovore explosa, délivrant mon ami. Je compris plus tard pourquoi ; les gloutovores sont des monstres pouvant avalés leurs ennemis comme leurs alliés et la digestion de ces derniers leur procurait une résistance supérieure. Mais lorsque celle-ci est terminée leur résistance disparaît et s’ils sont trop affaiblis... ils meurent. Je vis mon ami éjecté sur le sol. Je repris le contrôle de mon corps mais quelque chose était différent... La lame disparue comme s'effritant en poussières de lumières. Mon ami me regarda d'un air terrifié et me hurla de l'épargner. Je vis mon reflet dans son regard. J'étais différent. Mon teint pâle était devenu noir et rayé par des éclairs blancs, même mes cheveux étaient décolorés. Puis cette couleur disparu en copeaux s'envolant comme désintégrés, laissant mon corps intact. Je sentis mes forces m'abandonner et je m’effondrai en arrière. Je sentis dans ma main une fiole contenant un liquide. La gelée arc-en-ciel. Nous avions réussis. Je tournai la tête vers Elchacal et Rhanne inconscients. Puis mon tour vint et je sombrais petit à petit dans les ténèbres. J'entendis la voix de Bibiblop hurler que nous étions là, puis d'autres voix se firent entendre. Je pus distinguer un blason. Celui de la Nosferatu. La silhouette de leur chef était celle d'un disciple feca ayant déjà beaucoup d'expériences. - Ils sont là ! Venez-leur-en aide ! Nous devons savoir ce qu'il s'est passé exactement !Dans le noir, la voix que j'avais entendue avant de perdre le contrôle de mon corps s'adressa une nouvelle fois à moi.
- Je suis désolé Dheos. J'étais obligé d'intervenir, ton destin n'était pas de mourir ici. Tu vas souffrir ton corps n'est pas assez solide pour contenir ma puissance. [La voix murmura- Je n'ai pourtant utilisé que 5%]. Retrouve-moi dans le labyrinthe au sud-ouest d'Amakna, il est temps que tu saches tout à propos de tes origines et de qui tu es exactement. Nous avons beaucoup à nous dire... Mon frère.
Chapitre 5: Un détour judicieux

"Un champ de bataille... Des disciples de tous dieux... Des blasons représentant des dieux et déesses protecteurs... Du sang et des hurlements... Où-suis-je ?" Un sifflement fit irruption prêt de ma tempe, puis des dagues se plantèrent en moi... Le monde devint sombre et froid, je me sentis m'écrouler... Quand mes yeux s'ouvrirent j'entendis une voix- Et bah c'est pas trop tôt ! Tu allais nous faire patienter encore combien de temps ? Je m'empressais de reprendre mes esprits. - Que s'est-il passé ? J'eus soudain le réflexe de regarder mon abdomen afin de vérifier l'état de ma blessure... Mais il n'y avait rien, ni blessure ni cicatrice...
- Le combat... je devrais être mort, pourquoi suis-je encore en vie ? On m'a poignardé... Je devrais être mort !
À ce moment je pus voir le propriétaire de cette voix rauque et douce. Il était adossé contre le rebord de la fenêtre et me scrutait intrigué. Il était un disciple de la déesse Feca.
- De quoi tu parles ? On t'a retrouvé juste à la fin de ton combat contre le Blop Multicolore. T'as sniffé du pollen ou quoi?
Intrigué je me redressais tout en sentant tous mes muscles trembler.
- Oubliez. Où-suis-je ? Où sont mes amis ? À ce moment là, l'homme se redressa et je pus voir à son regard et son équipement, toute l'expérience qui émanait de lui, comme une aura.
 - Je m’appelle Zeryx, meneur de la Nosferatu. Comme tu as pu le constater, je suis un disciple de la déesse Feca. Nous partions récupérer notre percepteur dans le donjon. À notre arrivée pour tenter de vaincre cette boule de gelée, nous t'avons aperçue. Je dois dire que c'était assez impressionnant. Tu m'as rappelé une amie de voyage dans mes débuts. Selendem Hénage je crois. Surpris je me ruai sur lui pour savoir ce qu'il savait sur ma mère.
Le seul souvenir que j'avais d'elle était celui d'un amas de terre surplombé d'une épée reflétant le soleil.
- Je vois... tu es le fils de cette femme... Je vais donc te raconter rapidement notre parcours. Ta mère était puissante, elle détruisait ses adversaires les uns après les autres. Son regard était empli de rage et de violence. C'est tout à fait à cela que tu ressemblais d'ailleurs.
Je sentis alors un sentiment de fierté mais aussi de honte par rapport à cette scène.
- Enfin bon passons. Elle était d'une puissance inégalable je n'avais jamais vu autant de pouvoir et de force. À chaque coup, ses épées faisaient surgir des ondes de chocs capables, même aujourd'hui, de briser mes boucliers. Rien que d'y penser j'en ai encore froid dans le dos. Concernant la gelée que tu as récupéré, sert-en pour insuffler du pouvoir forgemagique dans tes équipements. Enfin bref, tu peux te lever ? Au pire prends cette canne en bois de bambouto et suis moi. Au faite pour tes amis, tu les retrouveras plus tard, ils vont tous bien. 

Je suivis donc le meneur de cette guilde qui nous avait sauvé, tout en lui racontant les voix que j'entendais durant mon précédent combat, en évitant à plusieurs reprises de m'écrouler sur le sol, suite à l'état... dirons-nous pitoyable du plancher. Il m'expliqua que le labyrinthe, dont la voix m’avait parlé, était celui du Dark Vlad. Mais que, néanmoins, dans mon état actuel le seul moyen que j'avais pour le battre était de recourir encore une fois à cette puissance. Malheureusement, il est clair que j'y laisserais ma vie car l'accès est très compliqué et dangereux, pour cela je devais m'endurcir et augmenter ma puissance. - J'ai une proposition à te faire Dheos, tu as surement dû entendre parler de la guerre entre les deux cités, Bonta et Brakmar. Eh bien, sache qu'il existe un troisième alignement: les mercenaires, que l'on appelle dans notre monde Les Selenytes, j'en suis un des grands maîtres. Nous ne fonctionnons pas comme les autres factions. Nous sommes aux services de la population. Il existe deux branches. La première, que l'on appelle la branche passive, consiste à réunir le peuple et à créer des événements pouvant aider les aventuriers à se distraire. La deuxième est la branche active appelée Cyn, elle consiste à récupérer des plaintes contre des gens peu scrupuleux, harcelant les plus faibles, ou encore à les aider dans des excursions en donjon contre une rémunération. Vu ta force actuelle, je voulais donc te proposer de rejoindre cette dernière. Elle te permettra d'atteindre ton but et de t'endurcir. Qu'en dis-tu ? Durant ma réflexion, nous entrions dans une salle, et une ovation me sortit de mon état second. - Apparemment ton exploit n'a pas laissé les membres indifférents.Je me retournais vers Zeryx en lui disant que j'acceptais sa proposition. Je sentis alors une forte douleur entre mes omoplates, ce dernier avait littéralement planté des ailes de bois dans ma chair.
- Eh bien? Pas un mot, ni une grimace ? Intéressant, bienvenue parmi nous jeune Cyn Selenyte.
La fête continua durant quelques heures et je pus récupérer l'usage total de mon corps. Soudain la porte s'ouvrit avec fracas, un jeune disciple du dieu Sadida avait des dagues plantés dans le dos et s'écroula. Je me jetais alors prêt de lui pour le rattraper. Il me murmura le nom de son agresseur et tomba, inconscient. Je sentis alors la rage m'envahir. Une main se posa sur mon épaule; celle de Zeryx.
- Je pense que tu es conscient de ton rôle. Prends ceci, ce sont des parchemins pouvant tracer la personne en question. Vu l’urgence prend cette potion car tu auras besoin d’être au sommet de ta forme. Voilà c’est ta première mission. Traques le, trouves le et venges le, au nom des Cyn Selenytes.
Chapitre 6: Que la traque commence 

Me voici parti dans ma première mission en tant que mercenaire. Je sentais en moi comme une grande fierté et un besoin insatiable d'augmenter mes capacités. Il était temps pour moi d'affronter les atrocités de ce monde. Il n'y a pas seulement des monstres, non... il y a pire que ça. La guerre... une guerre complète et ouverte où tous les coups sont permis. Je sentais qu'il était impossible d'y échapper et qu'un jour où l'autre je devrais moi aussi y participer, quitte à choisir un camp. Je devrais quoi qu'il arrive protéger mes amis.Les parchemins m'indiquaient tous le même endroit... Amakna, le village au centre de notre monde. C'est ainsi que je dû emprunter, pour la première fois, ce que l'on appelle un portail Zaap. Ce dernier ressemblait à une grande arche de pierre, entourant un vortex bleuté où l'on pouvait apercevoir un tourbillon en son centre. Le système de fonctionnement était simple. Ce que l'on appelle un gardien des portails paramètrait ce dernier contre des Kamas afin de nous envoyer à l'endroit désiré, à condition que nous connaissions le mot de passe écrit sur l'arche. Il était temps pour moi de le franchir. Lors de mon passage je sentis le portail me propulser de l'autre côté et je me retrouvai au village d'Amakna en un instant. Je devais faire vite avant de perdre la position de ma cible. Que la traque commence !Au plus je m'approchais de mon ennemi, au plus je sentais mes ailes vibrer. Cependant, ce dernier se déplaçait, je pouvais le sentir. Je devais le suivre sans me faire repérer et lui tomber dessus. Mais j'espérais, au fond de moi, que ce dernier riposterait. J'entendais des bombes et des fracas loin de moi, je me suis donc dépêché de rejoindre l'endroit d'où provenaient les détonations. Je vis un disciple du dieu Sram affronter un disciple du même dieu mais avec une allure et des aptitudes différentes, ce dernier utilisait des bombes. Encore une détonation... Le disciple Sram tomba à terre et l'homme aux bombes se tourna vers moi.
- Cet abrutis n’est même pas capable de brouiller les pistes. Un incapable en moins.
L’homme se tourna vers moi, une mèche allumée entre les dents.
- Toi aussi tu veux prendre ta raclé petit Iop ? Nous les roublards avons été nommés classe OP, tu ne sais pas ce que ça veut dire ? Eh bien ça signifie que t'es Obligé de Perdre. Allez ramène toi qu'on en finisse !

Le Roublard se jeta sur moi avec un rire à faire froid dans le dos. Je ne compris pas tout de suite sa façon de combattre. Il lançait effectivement des bombes mais pas sur moi... sur lui. À chaque détonation, il inhalait la fumée des explosions et je pus voir ses capacités d'action, de mouvement et de force dédoubler. Puis vint mon tour de subir les explosions et comme je le pensais, elles n'augmentaient pas mes compétences mais me rapprochaient de la défaite. Entre les bombes qui n'explosaient pas, se reflétait une étrange lumière. Je compris à l'instant que si je me trouvais dans celle-ci l'affrontement serait très compliqué. Le combat devint intéressant lorsqu’il commit l'erreur de s'approcher de moi. Je pus alors le coller à moi grâce au souffle provoqué par ma lame, après un mouvement de bras circulaire. Ainsi, toute ma puissance fut libérée sur lui ce qui l'envoya valser à l'autre bout de la forêt. Je me suis donc précipité d'un bond vers lui. Je pus apercevoir dans mon vol un Zaap mais je ne pouvais qu'apercevoir "forêt mal...".
Il y avait dans l'air comme une odeur de poudre et d'asphalte. Mon arrivée fracassa le sol et le fit tituber. À ce moment j'eus la possibilité de lui donner le coup de grâce. D'un mouvement d'épée et d’un saltos autour de lui je pus l'entailler de tous les côtés. Il était à genoux. Juste avant de l'achever j'ai décidé de lui rendre sa tirade de tout à l'heure.
- J'ai trouvé une nouvelle définition de ton OP, obligé de perdre ? Ou Pas !
Au moment où mon épée allait le fendre je le vis appuyer sur un détonateur activant une bombe que je n'avais pas remarqué juste sur ma droite. Je pus le vaincre, mais la bombe explosa et le souffle me propulsa dans un endroit lugubre. J'entendis des claquements d'os prêt de moi. - De la viande fraîche dans ce labyrinthe, le maître sera content qu'on te ramène. J'eus le réflexe de boire une potion de rappel mais il n'y eut aucun effet. Je me redressai vers lui avec un sourire provocateur en me tenant à mon épée. - Essaye pour voir tas d'os !
Chapitre 7: Possédé par le mal 

Je ne voyais plus le bout de cet endroit, un labyrinthe hein ? Il portait bien son nom. Et il était infesté de ces créatures puantes. En même temps, il y avait de temps en temps quelques bworks dans cet endroit, connaissant ces créatures je n'ose pas imaginer ce qu'ils font entre eux. Pour sortir de ce cimetière vivant, je devais atteindre le bout du labyrinthe et vaincre les obstacles qui se dressaient face à moi.J'avançais petit à petit, afin de ne pas me faire surprendre. Combien de temps avais-je passé dans cet endroit ? Trois, quatre jours ? Le temps se déroulait différemment, je ne pouvais pas deviner l'heure grâce au soleil. L'endroit était enveloppé par une brume épaisse m’empêchant de voir le ciel. Une pluie de flèches me sortit de ma réflexion, je pus éviter la plupart, mais avec la fatigue accumulée depuis tout ce temps, une flèche réussie à m'atteindre à l'épaule droite. Des chafers et des bworks archées sortirent des buissons. D'un bond j’atterris dans leurs rangs, je tendis le bras restant, devant moi, mon épée faisant son prolongement. Je tournais sur moi-même et sentis les os se briser sous mes coups, ma lame vibrait et le sang éclaboussait mon visage. J'avais remarqué, auparavant, que dès qu'un monstre succombait sous mes coups, une étrange énergie quittait leurs corps pour pénétrer dans le mien, je sentais le tourment m'envahir. Je continuais donc mon chemin. Un immense arbre surplombait une clairière, dissipant légèrement la brume. Un fin filet de lumière émergeait de ce vortex de fumé opaque. Je me sentis libéré et fonça dans cet endroit idyllique. À mon arrivée je ne vis aucune sortie, le désespoir s'empara de moi. Aucun monstre en vue, je devais me reposer. Je m'adossais donc à l'arbre et le sommeil commença à envahir mon corps. Au moment de succomber à ce dernier, une voix semblant venir d'un autre monde s'adressa à moi.
- Bonjour jeune Iop, n'est-il pas plaisant de se reposer après tant d'efforts dans un endroit si agréable ?Je me relevais lentement encore engourdi par la fatigue.
- Qui êtes-vous ?
L'homme sortit de l'ombre, c'était un disciple du dieu Iop comme moi. Je me voyais rassurer.
- Que faites-vous ici ? Êtes-vous coincé tout comme moi ?
Je pus voir sa chevelure flamboyante. Il descendit d'une monture squelettique et s'approcha de moi.
- Pour être franc mon petit, je pense qu'il est temps pour toi de te reposer. Si jamais des monstres venaient te déranger je serais là pour les vaincre.Je me sentis soulagé.
- Merci pour tout, il est temps pour moi de partir aux pays des rêves et de retrouver ma vigueur.
L'homme se déplaça vers moi comme téléporté, je sentis sa main me transpercer, sans aucune douleur ni effusions de sang. Je sentis une force étrange m'envahir et ma tête s'embraser. Des flammes se dévoilaient devant moi et je vis mort et destruction. L'homme me chuchota à l'oreille.
- Endors toi maintenant, ta force m'intéresse et je compte bien m'en servir. Des rêves dis-tu ? Je serais ton pire cauchemar !
 Je me réveillais paisiblement dans le même endroit où je m'étais assoupi. Il n'y avait personne en vue, le mystérieux disciple du dieu Iop avait disparu. Était-ce un mauvais rêve ? Je me redressais lourdement à l'arbre auquel j'étais adossé. Je voyais des corps face à moi, inconscients. Des disciples de tous dieux. Leurs visages étaient terrifiés et couverts de blessures. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, comment une telle bataille aurait pu se dérouler prêt de moi sans me réveiller ? Puis je sentis sur mes mains comme une odeur de fer similaire à celle des mines d'Astrub. C'était du sang, elles en étaient couvertes.          Des pas et des claquements d'armures se firent entendre au loin, me sortant de ma stupeur. Je décidais de me précipiter vers ce bruit mais mon corps refusa de bouger. Mes jambes tremblaient, mais ne bougeaient pas. Mon corps n'était plus dépendant de ma volonté. Les aventuriers sortirent de l'ombre.
- Dheos !
La voix était familière, mes amis, et Zeryx se tenaient devant moi. Ce dernier se dressa face à moi.
- Que s'est-il passé Dheos, j'avais par sécurité lié des parchemins sur toi. Cela fait un mois que tu es ici. Dès ton entrée dans le labyrinthe nous avons tout de suite monté une équipe de sauvetage. Viens avec nous il est temps de partir avant que le maître des lieux ne se montre.
J'aperçu derrière Zeryx, mes amis de voyage. Ils avaient l'air différent. Plus fort, plus puissant et je pus lire leur inquiétude dans leurs regards.
- Viens avec nous Dheos ! Il est temps de quitter cet endroit, me fit Rhanne.
Mes lèvres se délièrent. "Mes amis enfin!" mais ces mots ne purent sortirent de ma bouche et firent place à un hurlement grave et puissant.
Mes cheveux et ma lame s'embrasèrent, mes yeux me brûlèrent et mes doigts se serrèrent sur le pommeau de mon épée.
- De nouvelles proies, enfin ! A table mes frères !
Des chafers possédant des épées et des arcs se montrèrent. Je fonçais sur mes amis avec un rire des plus terrifiants et les firent reculer.
Ils se regroupèrent en formation de combat, Zeryx en tête. J'enfourchais instantanément ma monture squelettique et me préparais au combat contre ma volonté. Des bulles lumineuses apparurent tout autour du groupe de mes amis par un mouvement tourbillonnant du bâton de Zeryx. Puis ils se dispersèrent autour de moi. La bulle se divisa en bouclier autour de chacun de mes amis, leur créant une armure individuelle. Leurs armes se mirent à briller, c'était ce que l'on appelait la maîtrise, augmentant leur puissance. Ils détruisirent sans difficultés mes alliés. Non ! Ses alliés ! Le sol sous les pieds de ma monture se changea et devint un sable mou et acide. Je me jetais hors de ma monture qui disparut comme vaporisée. Mon regard se tourna vers elle puis vers mes amis qui m’encerclaient. Un rire fit irruption de moi.
- Intéressant enfin des aventuriers à la hauteur. Je vais voir ce que tu vaux mon petit Dheos.
- Elchacal va secourir les aventuriers et mets les hors de portés de l'affrontement puis revient nous porter mains fortes.
Je me jetais impuissant vers mes amis faisant siffler ma lame, mais ces derniers se défendaient lourdement. Ils ripostèrent, le sol redevint comme précédemment et ils se jetèrent tous sur moi. Des jets de feu brûlèrent mon corps et des éclairs, sortant de nuage noir, me parcouraient. Des cartes enflammées et glacées me transperçaient et des Pandawas m'écrasèrent en tombant du ciel. Ils étaient tous sur moi à portée pour m'achever. Que devais-je faire? Ma voix pouvait enfin sortir de mes lèvres.
- ARRÊTEZ !!!!!
Ils se stoppèrent pétrifiés. L'autre voix resurgit.
- Merci mon petit.
Mon corps dégagea une onde de choc incroyable brisant les boucliers et mirent mes amis à terre inconscient.
- Je vais commencer par ton ami le plus important à tes yeux maintenant, ça t'apprendras à t'opposer à moi jeune insolent !
Je vis l'épée flamboyante se lever puis siffler vers lepetitchacaux. J'hurlais intérieurement, je voulais à tout prix, que ma main s’arrête mais en vain. Ma lame se planta dans mon ami le brûlant de l'intérieur. La rage m'envahit et je sentis ma force s'agrandir ainsi que les flammes. Je repris peu à peu le contrôle.
- Que fais-tu espèce de fou?! Arrêtes maintenant !Mon corps me répondait totalement et expulsa l'intrus reprenant forme derrière moi.
Mon épée en main et les yeux injectés de sang, je me retournais vers lui.
- Tu vas me le payer ! Ma puissance ? Tu ne la posséderas plus. Tu vas la subir !
Chapitre 8: Remise en cause 

Il était temps pour moi de détruire cette tête brûlée et de venger tout le malheur qu'il avait causé. Un monstre. C'était bel et bien un monstre assoiffé de destruction et de mort. Il était de mon devoir de le vaincre. En étais-je capable? Il n'en faisait aucun doute. La victoire était inévitable et le contraire était inacceptable. J'allais le terrasser. De par mes coups, je le ferais plier et de par ma volonté je le ferais tomber! Enfin c'est ce que je croyais.- Et bien et bien jeune Iop, il me semblerait que je t'ai sous-estimé. Aller viens mon grand, dévoile moi l'intégralité de ta force ! À ces mots, je me précipitais vers lui. Nos lames s'entrechoquèrent et des ondes de chocs nous propulsèrent d'un bout à l'autre de la clairière. À chaque fois, nous reprenions appuie sur les arbres alentours pour nous propulser de nouveau. C'était une démonstration de force à l'état pur. Arriva le moment où le combat prit plus d'intensité. Nous étions immobilisés, l'un en face de l'autre. Des auras se dégageaient de nos corps. Mon adversaire possédait une aura enflammée recouvrant son corps et brûlant ce qui l'entourait. La mienne était tout aussi violente, mais cette dernière couchait l'herbe et les arbres au sol autour de moi. Nous restions immobilisés, là, à nous regarder, nous scruter. L’afflux de puissance pénétrait dans nos deux corps respectifs. Puis dans une synchronisation parfaite, ce pouvoir se dégagea provoquant une immense onde de choc autour de nous. Etais-ce grâce au pouvoir de la gelée? Je sentais le sol s’affaisser sous le poids de mes pas. Nous marchions l'un vers l'autre, calme et serein, nous fixant du regard jusqu'à ce que nos auras s'entrechoquent - provoquant des étincelles et par moments des éclairs transperçant l'air. Je sentais une nouvelle force étrangère affluer en moi. Ma puissance augmenta, détruisant une partie de mon équipement, ne gardant que la partie basse. Cette puissance était rouge comme embrasée, carbonisant la végétation à mes côtés. Elle finit par prendre le dessus et engloba mon adversaire. Son aura avait complètement disparue laissant place à la mienne. Il était pétrifié et se couvrait le visage. À ce moment, je sentis mes mains s'enflammer et je dirigeai droit vers lui un uppercut brûlant de haine et de pouvoir. - Arrête ça tu ne peux pas me détruire. Je suis le plus puissant Iop existant ! Puis vint le moment de l'impact. Un souffle gigantesque nous souffla lui et moi. 
Je me relevais tant bien que mal et vis mon adversaire à terre. Je m'approchai de lui prudemment. Arrivé à son niveau, je le vis inconscient. J'avais gagné. Je me précipitai aux côtés de mon ami quand soudain une forte pression atteint ma poitrine. Mon ennemi, il était face à moi, le poing enfoncé dans mon abdomen. - Il semblerait qu'avec ma possession tu ais conservé une partie de ma force. Il est temps de me la rendre. Mon aura disparue comme aspirée par cet homme. Elle était différente et produisait un éclat tendant vers le violet, détruisant toute vie naturelle à son contact. Je roulais sur le sol, impuissant face à la défaite. Quand soudain une immense aura apparu sur le côté. Elle était bleutée, même turquoise. À son contact la vie reprenait ses droits. Aveuglé, je ne pus distinguer sur le coup la personne qui en était à l'origine. - T'es un peu casse pied petit gars, moi qui voulait garder ça secret encore longtemps, va falloir que je me lâche. Non mais je te jure les jeunes de nos jours. Allez viens prendre ta raclé gamin !Je n'en croyais pas mes yeux, mon ami lepetitchacaux était si puissant que ça ?! Il était debout face à moi, me tournant le dos regardant fixement mon ennemi. Il enleva la poussière de son équipement et en me lançant un regard amusé. - Reposes toi Dheos, et ne sois pas si surpris, j'étais le coéquipier de ta mère ne l'oublie pas. Puis il sortit deux lames. Des griffes roses ? Mais elles semblaient différentes. Des runes étaient gravées dessus et son aura en faisait le prolongement. Il maîtrisait tous les éléments, son corps en était le témoin. Des orbes de différentes couleurs parcouraient son corps et rayonnaient de mille feux. Mais il était trop tôt pour s'émerveiller, j'allais prendre une leçon. Une leçon de combat. Chacun des pas de mon ami était aussi puissant que les entrechocs des épées de mon propre combat. J'étais abasourdi par une telle puissance. Le Iop tendait son épée devant lui et d'un geste verticale trancha le sol lançant une onde de choc vers mon ami. Puis il tendit la main et d'un geste, cette projection se divisa dans quatre directions comme une croix. D'un mouvement d'épée, mon ami réduisit l'attaque à néant. Il marchait d'un air nonchalant vers lui, le regard fixe et déterminé. Notre adversaire se mit à hurler. Je reconnus sa posture. Il était enragé, et s’apprêtait à abattre toute sa puissance sur mon ami. D'un bond, il se retrouva au-dessus de lui et d'un coup d'épée détruisit tout ce qui les entourait et créa un cratère. Cette attaque était bien plus puissante que la mienne contre le Blop multicolore. "C'est donc ça la puissance d'un Iop ?" me disais-je intérieurement. Lorsque que la fumée se dissipa il n'y avait plus rien mis à part un cratère. Mais mon ami n'était pas en son centre. Il était derrière lui, dos à dos. D'un geste de la main il fit valser le Iop à l'autre bout de la clairière et ce dernier s'écrasa sur l'arbre. Mais pour peu de temps. Il s’essuya la bouche et repartit de plus belle vers lepetitchacaux, embrasant l'arbre et l'air sur son passage. Ce dernier l’esquiva et retomba cinq mètres plus loin en reprenant appuie avec sa main. Le combat était d'une violence inouïe, des cartes jaillirent du sol, des épées enflammées transpercèrent le vent. Des flashs de lumières éclairèrent la forêt. Puis ils se retrouvèrent debout, d'un bout à l'autre du champs de bataille. Notre ennemi, en haut du grand arbre enflammé, fixait mon ami d'un air enragé dont les yeux reflétaient les flammes de l'incendie. Mon ami, lui, avait toujours le même regard sûr de lui et insolent. Le Iop hurla d'une telle puissance que le cri résonna dans toute la forêt. Ils se jetèrent l'un sur l'autre. L'ennemi trancha mon ami. Enfin c'est ce que je crus voir, ce fut rapide, très rapide. lepetitchacaux esquiva l'attaque en s'agenouillant et envoya valser le Iop en l'air. Deux lumières bleutées étaient plantées dans son ventre. Mon ami se redressa, leva les yeux au ciel et s'écria d'un air amusé et supérieur. - Jackpot ! Fin de la partie ! Et une explosion incroyable se déroula au-dessus de nous détruisant notre ennemi. Suivit d'une pluie de petits orbes bleus tombant lentement du ciel. Cette lueur s'accumula petit à petit vers l'arbre embrasé et commença à virevolter autour de lui de plus en plus vite. Mon ami se tourna vers moi. En s'approchant, il me tendit la main. - Dheos, saches une chose. Nous sommes tes amis et faisons partie de ton équipe, reposes toi sur nous aussi de temps en temps. Tu n'es pas un dieu, tu as tes limites. Fais-nous confiance. Un flash de couleur émeraude emplit la forêt et un portail fit son apparition au cœur de l'arbre. Mon ami jeta un œil à ce dernier et se retourna vers moi. - Dheos entres-y. J'ai le pressentiment que là-dedans se trouvent certaines de tes réponses.Je me dirigeais donc vers ce portail encore abasourdi. Arrivé en face de ce dernier je me tournai vers mon ami. - J'ai bien compris et compte sur moi quand nous nous reverrons j'aurais changé ! Je fis volte-face et entra dans le vortex. Sans savoir ce qui m'attendait derrière.
Chapitre 9: Bénédiction émeraude

Derrière ce vortex lumineux se cachait des secrets que je ne pouvais soupçonner. Une bourrasque de vent, sortant du portail, me fit revenir à moi. Zeryx m’interpella : - Dheos! Un portail émeraude, sais-tu de quoi il s'agit ? Beaucoup de légendes parlent de ce genre de phénomène, mais personne n'a pu confirmer son existence. Fais attention à toi, tu ne pourras pas affronter un autre adversaire dans ton état. Privilégies la fuite, tu pourrais ne pas survivre.Après ce conseil rassurant je pris mon courage à deux mains et traversais ce portail.Une immense montagne se dressait face à moi, cet endroit m'était inconnu. Un pic rocheux se tenait devant moi, entouré par des nuages non moins rassurants. Il y avait du sel dans l'air, cette odeur me revivifiait ainsi que la fraîcheur qui y était associée. Le bruit des vagues contre la paroi rocheuse était semblable à une douce chanson Eniripsa. Je me sentais soulagé et libéré de toutes mes péripéties passées. Soudain le vent s'amplifia et me projeta en arrière. Le choc m’assomma mais un hurlement terrifiant me sortit de mon semi coma. Ce souffle était si puissant qu'il dispersa les nuages entourant la montagne. Je me redressais en m'adossant aux rochers derrière moi et un pas après l'autre je me dirigeais vers cet endroit. Un pont me faisait face reliant la berge et la montagne. Ce dernier semblait vieux et en mauvais état. Chaque pression de mes pieds contre les marches de cet édifice le faisait craquer. Mon poids le fit tanguer d'un côté puis de l'autre. Sous mes pieds se découvrait un vide immense terminé par un tourbillon emportant tout à sa portée. Le vent, par-dessus ça, n'aidait pas à stabiliser le pont. Un hurlement se fit de nouveau entendre et fit tanguer dangereusement mon chemin de fortune. Soudain une planche céda sous mon poids, ce qui me fit passer à travers. J'étais suspendu dans le vide, une main me séparant de la vie et de la mort. Une vieille blessure sur mon bras se rouvrit et le sang commença à s'écouler dans mes yeux. J'étais aveuglé et la douleur de mon membre se faisait sentir. Au moment de lâcher prise, une bourrasque me souleva et me fit traverser le précipice. Dans ce déplacement d'air, une voix étouffée se fit légèrement entendre. "Faible créature..." Je me retournai en me relevant pour faire face à mon interlocuteur et ce que je vis me fit froid dans le dos. Il n'y avait rien, seulement un pont s'écroulant et le vent s’engouffrant dans le vide. Déboussolé, je fis volte-face et me retrouvai devant un escalier de roche gravissant la montagne. D'un bond je me précipitai dans la direction de ce dernier.


Mes jambes étaient lourdes. Je ne sentais que brûlures et douleurs dans mes mollets. Monter les marches une par une... c'était de plus en plus difficile. Je sentais la fatigue me transporter. Soudain le ciel se découvrit et dévoilait devant moi le sommet de la montagne. La nuit était tombée. Le vent se faisait plus silencieux. Je me trouvais sur une plateforme surplombant le paysage. La mer s’étendait à perte de vue, déchirée par un réseau d'îles semblables à une toile d'arakne. Le monde m'ouvrait les bras. J'entendais derrière moi des rochers bouger et en me retournant, deux yeux verdâtres me fixaient, lumineux et cinglant les ténèbres de la nuit. Soudain des flammes surgirent en leur dessous et se jetèrent sur moi. Je pus les esquiver et me retrouvais à terre. À ma droite puis à ma gauche s'écrasèrent d'énormes pattes ornées de griffes. Des écailles dessinaient ce qui semblait être de la peau. Un souffle sur mon visage me fit regarder devant moi. Un dragon, j'étais bel et bien face à un dragon. Il me fixait ne montrant aucune expression. J'étais simplement une proie devant une bête sauvage. Je fis mon maximum pour me débattre et réussis à me sortir de ce pétrin, sans pour autant voir le dragon m’empêcher de m'échapper. Je me ruais vers les escaliers afin de fuir mais le dragon s'interposa devant moi. Il possédait deux paires d'ailes semblable à celles des scarafeuilles mais en beaucoup plus grandes et puissantes. Ses écailles avaient un reflet émeraude et brillaient au clair de lune. Le vent se montra à nouveau et me fit perdre l'équilibre. J'avais beau courir, il me rattrapait à chaque fois. Il ne semblait pas me chasser mais plutôt jouer avec moi. À bout de force, je me stoppais et fis face à lui. - Que me veux-tu à la fin dragon ? Si tu veux me tuer fais le mais ne fait pas durer le supplice plus longtemps. Ou alors souhaites-tu te battre pour t'amuser à me voir me débattre ?Il se stoppa net et se redressa sur ses pattes arrière, me surplombant de toute son immensité. Il déploya ses ailes et d'un mouvement, déplaça la montagne sur quelques mètres. Oui, la montagne entière ce qui provoqua un vacarme incroyable et déchira l'océan. J'étais tétanisé devant autant de puissances. Je savais que je n'avais aucune chance. - Crois-tu vraiment, humain, que tu aurais une seule chance face à moi? Moi, le gardien et géniteur d'un des six Dofus primordiaux ?Un Dofus ? Il a bien dit un Dofus ? - Vous, aventuriers ne voyez que par nos puissantes reliques mais vous détruiriez le monde si jamais vous parveniez à les réunir. Je ne laisserais jamais une telle chose se produire.Il se jeta sur moi. Je sentais ses crocs s'enfoncer dans ma chair accompagné d'une douleur immense. La mort s'offrait à moi. Enfin c'était plutôt une belle mort, mourir de la main... enfin… de la bouche d'un dragon. Soudain, les crocs se retirèrent de mon corps du même mouvement qu'ils y étaient entrés. La douleur disparut comme envolée. Nous retrouvions nos places d'il y a quelques secondes. Un flash lumineux apparut. Et deux silhouettes surgirent. - Harebourg ? Toi ? Un gredin de ton espèce qui ose entrer dans mon royaume? Tu n'as donc aucun scrupule après ce que tu as fait subir aux tiens ! L'homme semblait apeuré. Une autre silhouette d'une aura bleuté apparut derrière lui, assise sur un rocher, c'était une femme. - Harebourg... toi et tes entrées fracassantes, tu ne changeras donc jamais, fit-elle d'un air amusé.
- Jiva ? Toi ici ? Que me veux-tu déesse ?La femme se tourna vers lui. - Aerafal, toujours à en faire trop, nous avons des projets, enfin moi plus particulièrement, concernant ce petit. Il est le fils d'un ami et j'aimerais éviter que tu lui fasse du mal. Elle se tournait vers moi, une mèche bleu recouvrant son épaule et d'un regard doux et rassurant s'adressa à moi. - Dheos, contente de te voir. Encore en train de te faire des amis à ce que je vois. Tu tiens bien ça de tes parents.
Chapitre 10: Révélation
Chapitre 10-1: Jiva, la déesse givrée.
 
Un avenir incertain, la destruction du monde, une quête mortelle... Ce qui allait m'être révélé allait remettre en question mon aventure. L'origine de tout. Mes origines allaient s'éclaircirent. Une nouvelle vision du monde allait s'offrir à moi, ainsi qu'un choix qui allait bouleverser ma destinée. Le pouvoir qui s'éveillait en moi se renforcerait. Je deviendrais quelqu'un d'autre. Un être plus puissant et plus obstiné que jamais. Mon nouvel objectif : faire retentir mon nom dans ce monde.

La déesse se redressa. Lorsque ses pieds touchèrent le sol. La poussière se souleva comme si un bouclier invisible repoussait toutes traces d’impuretés autour d'elle. Elle s'approcha de moi un sourire rassurant aux lèvres. Je me redressais doucement vers elle. - Qui êtes-vous ? Une déesse, ici ? C'est une blague ? Je ne comprends pas.Elle me sourit de nouveau et plongea son regard dans le mien. - Eh bien, je suis Jiva, la déesse protectrice du mois de Javian. Une blague? Tu es bel et bien un iop, tout dans les muscles, si frêles soient-ils, et rien dans la cervelle. Je suis venu ici par intérêt principalement mais aussi car tu m'intéresses Dheos. Tu es le seul mortel à être parvenu jusqu'ici et ce n'est pas anodin. Ta destinée est de réunir les Dofus afin d'éviter le désastre qui arrivera d'ici peu.Je n'y croyais pas, pourquoi une telle destiné devait m'être ainsi donnée? - Vous voulez donc que je réunisse les Dofus ? Et comment vais-je faire ? Je suis faible et impuissant.
- Ne t'en fais pas mon petit tu n'es pas seul et les dieux sont avec toi.Elle se tourna vers le dragon. - Mon cher Aerafal, toi le gardien du Dofus émeraude faisant partie des reliques perdues, pourrais-tu, par ton immense grandeur, permettre à Dheos de devenir le gardien de ta relique ? Le dragon réprima un hurlement de rage. - Mais pour qui vous prenez vous déesse ? Votre puissante est certes impressionnante, comparée à la nôtre mais je ne vous laisserais pas mon Dofus si facilement. La déesse s'assit de nouveau sur le rocher et pris sa tête entre ses mains. - Toujours à s’enflammer celui-là... Et que faut-il faire par hasard pour satisfaire notre petit lézard ? Aerafal se tordit de rage. - Comment oses-tu déesse ? Si seulement ta puissance n'était pas aussi grande je ne ferais qu'une bouché de toi. Concernant mon Dofus, je n'exigerais qu'une seule chose: que ce mortel me montre sa valeur.À ces mots, Jiva se redressa et se téléporta prêt de moi. - Avant toutes choses je vais t'apprendre l'origine de notre monde et après, je te ferais un petit cadeau pour faire taire ce petit.
Chapitre 10-2: L'origine du monde.

- Un jour le puissant dieu Osamodas mit au monde trois dragons divins: Helioboros, le dragon du feu blanc, maître de la foudre ; Ouronigride, le dragon du feu noir, maître des ténèbres et Spiritia surnommé le chatoyant, le dragon multicolore. Les dragons blanc et noir usant de leurs pouvoirs réussirent à former une masse d'énergie et Spiritia ajouta sa puissance pour terminer la création du Monde des Douze. De cette puissance, dix autres dragons naquirent, trois dragons blancs guidés par l'énergie de Helioboros: Dardondakal le sage - le dragon géniteur du Dofus Ivoire, éliminé plus tard par Hyrkul - Croulaklakoss et Gresgaoulian. Trois dragons noirs attisés par le pouvoir d'Ouronigride : Grougalorasalar le fuligineux - géniteur du Dofus Ebène -  Gargolyone et "Celui dont on tait le nom" - qui réalisa un pacte avec Djaul pour prendre le contrôle d'un jeune guerrier du nom de Lukryh pour devenir Hyrkul le tendancieux. Enfin l'énergie de Spiritia forma les quatre dragons élémentaires: Aguabrial le dragon de l'eau - géniteur du Dofus Turquoise mettant au monde Bolgrot après avoir été piégé par Djaul dont le plan échoua - Ignemikal le dragon du feu - géniteur du Dofus Pourpre - Terrakourial le dragon de la Terre - géniteur du Dofus Ocre - et enfin celui qui se trouve devant toi Aerafal le dragon de l'air, géniteur du Dofus Emeraude. Maintenant que tu connais l'origine du monde et des Dofus. Reçois ce petit coup de main pour récupérer ta première relique. N'en fais pas trop, la force ne te permettra pas de vaincre. Toi, le futur gardien. 
 Chapitre 10-3 : Le Dofus Emeraude.
 
 Jiva posa un doigt sur mon front et une puissance énorme emplit mon corps. Une aura d'une intensité inégalée se dégageait de moi.- Bon, il est temps que je te laisse mon petit, bon courage et grandis! Harebourg ! On y va ! Juste avant de disparaître cette dernière déposa un baiser sur mon front, ce qui fît exploser mon aura, déchira la montagne et fît reculer Aerafal.  - C'est entre toi et moi dragon. Je serais le nouveau gardien de ton Dofus. Il est temps de vraiment commencer à jouer !
 Aerafal hurla et s'envola dans les airs, tournoyant autour de moi et déplaçant des masses d'airs colossales. - Jamais je ne laisserais mon Dofus à quelqu'un comme toi, seul le pouvoir t'intéresse ! A ces mots, je me propulsai en l'air afin de l'atteindre. Ce dernier se retourna vers moi et me fonça dessus. Le choc fut incroyable, créant une onde de choc réduisant en miettes les îles aux alentours et redonnant à la mer sa maîtrise de la surface. Nous fûmes propulsés à travers le ciel et nous nous écrasâmes dans l'océan. L'eau redevint calme, comme soulagée de reprendre ses droits. Cette dernière fut de nouveau déchirée par deux cratères se formant en son sein. Nous nous propulsions l'un vers l'autre, en écartant l'océan en deux et en laissant derrière notre passage les abîmes qui furent visibles quelques secondes. Aerafal prit le dessus, m'envoya valser dans les airs et s'envola en un instant à ma poursuite. Il était en dessous de moi alors que je planais dans le ciel. Je disperserai un jet de flamme avec ma lame laissant à nue sa gueule grande ouverte prête à me déchiqueter. D'un mouvement circulaire je pus me décaler et trancher tout le côté droit du dragon, lui laissant échapper un hurlement. J’atterris sur notre plateforme de départ tandis que ce dernier s'écrasa en face de moi. Il se releva. Je pus voir sa blessure se refermer sous mes yeux. Il me fixait. - Tu t'éloignes de ton but. La force brut ne te permettra pas d'avoir le Dofus. Abandonne stupide mortel ! Je lui répondis avec un sourire.- La mortalité n'est pas qu'un défaut. Elle nous permet de savourer chaque expériences de la vie, chaque victoire comme chaque défaite.Il se jeta sur moi. Je pus le repousser d'un mouvement de lame qui le fit s'écraser contre la paroi rocheuse, au pied de la montagne. Un hurlement la fit s'écrouler sous mes pieds et je m'écrasai au sol. Je dégageais les rochers en faisant exploser mon aura et me ruai sur Aerafal. Ce dernier encaissa de plein fouet mon attaque qui créa une brèche dans son abdomen, son point faible était à présent à découvert. Il me repoussa d'un coup de griffe me faisant m'écraser des kilomètres plus loin, contre une île glacée dont je ne connaissais pas l'existence. Une fissure découvrit une caverne sous-marine d'où s'échappa une immense créature de la forme d'un poulpe. Sur le moment je n'y prêtais guère attention. D'un bond, je m'envolais dans les airs fonçant sur mon adversaire. Ce dernier me propulsa encore une fois dans les abîmes et  l'océan s’écarta une fois de plus suite à ma chute. Il s'écrasa sur moi, m’immobilisant. Il était temps d'en finir. Je réussis à dégager ma main et la posa sur ma poitrine, sortant la lame brisée que j'avais pu manier lors de mon combat contre le roi des blops. Je contrôlais totalement ma puissance et d'un mouvement tournoyant je fis voler mon épée en tourbillon dans les airs, éjectant Aerafal, qui s'écrasa un peu plus loin. D'un bond, j'atterris sur sa poitrine et planta mon épée dans la brèche. En la tournant, je fis éclater son armure d'écaille laissant son cœur à nu. Au moment de tuer le dragon, la voix de Jiva résonna dans ma tête : "la force ne te permettra pas de vaincre". Je concentrais toute mon énergie dans mon épée et la dirigea vers le ciel, propulsant un faisceau d'énergie déchirant la voûte céleste, ce qui provoqua une immense tempête. Je n'avais plus de force tandis que l'océan se referma sur moi. À mon réveil, Aerafal se tenait devant moi allongé comme un chacha couvrant son petit. - Tu es enfin debout Dheos ! Eh bien quel combat ! Mais je pense que tu as compris ce qu'il fallait pour gagner. La force est une chose, mais pour être un gardien il faut aussi posséder un cœur fort et pur. Tu ne m'aurais pas tué de toute façon. Le dragon fit surgir mon épée hors de mon torse, concentra la même quantité d'énergie que j'avais libéré et se la planta dans le cœur. La lame s'effrita et disparut en copeaux de lumière. Son cœur était intact mais un petit fragment se détacha et quitta son corps avant que la blessure ne se referme. - Tu as ce qu'il faut pour devenir gardien. Tu as gagné ma confiance; le courage et la bonté émane de toi. Le dragon concentra son énergie dans le fragment de son cœur, qui prit la forme d'un œuf. - Voici pour toi jeune iop, le Dofus Emeraude. Lorsque que mes mains le touchèrent, ce dernier étincela et me transmit son énergie, rendant mon corps plus puissant et solide. - Le Dofus Emeraude à la particularité de posséder la puissance du vent. Puissant, indestructible et inépuisable. Retourne prêt des tiens, il est temps pour moi de me reposer. À bientôt Dheos. Le portail émeraude se rouvrit face à moi, alors que le dragon s'envola dans le ciel. Je me sentais soulagé et fier. Soudain un fouet enflammé sortit du portail et m'attira en son centre.
Chapitre 10-4 : Une nouvelle recontre.

Je fus projeté de l'autre côté du portail, et me retrouvais de nouveau dans la clairière du labyrinthe. J'étais aveuglé par la lueur du soleil. Je distinguais mes amis mais ils n'étaient plus seuls. Le fouet se détacha de moi et s'envola pour disparaître entre les mains d'un disciple Osamodas, dévoilant sur son visage un sourire, résumant toute sa puissance. Derrière lui se dressait une armée de disciples, aguerris, de tous dieux. Un blason rouge possédant une fleur de lys blanche en son centre flottait au rythme du vent. Le disciple Osamodas me fit face. - Je suis Snyler, bras droit et dirigeant à temps partiel de la guilde SoulPlayers.Je lui fis face à mon tour, sortant mon épée et approchant ma paume vers mon torse. - Que me veux-tu ? Snyler leva la main au ciel, laissant s'échapper son aura, tandis que l'autre serrait fermement un bâton noir orné de piques. Deux pentagrammes se dessinèrent sur le sol, faisant apparaître un craqueleur et un dragon prêt à combattre à ses côtés. - Je ne suis pas venu pour me battre. Je suis le fils du dieu Osamodas et aussi chasseur de déités, mais si tu y tiens. J'ai sentis l'aura d'une déesse s'échappant de ce portail et j’ai réunis les plus fiers  combattants de ma guilde ou devrais-je dire ma famille.Un vieil osamodas apparut derrière lui.- Ta guilde ? Ta famille ? Je suis encore là pour te mettre ta fesser mon ptit gars. Snyler réprima un rire.- Pas faux vieux croûtons. Le portail se referma. - Hmpf... il semblerait que la piste s’arrête ici. Tu possèdes quelques chose d’intéressant semble-t-il, jeune iop.Tu attires mon attention, je vais garder un œil sur toi. Si jamais tu souhaites nous rejoindre viens me voir au Palais du lac. C'est là que se trouve notre quartier général et on en discutera.Rangeant mes armes, j'interrompis sa proposition.- Je suis actuellement membre de la Nosferatu et ne compte pas la quitter. Mais soit, on ne sait ce que l'avenir nous réserve. Snyler se retourna et fit face à son armée leur ordonnant de rebrousser chemin. - Allez A, on y va tu vas encore être à la traîne !L'osamodas se retourna vers lui en lui mettant une claque derrière la tête.- MonsieurA ! Imbécile !
Chapitre 11: La cité des anges
 

Trois mois passèrent après mon acquisition du Dofus Émeraude. Grâce à cette relique, notre avancé s’était accéléré de façon exponentielle. Les monstres et leurs chefs ne nous faisaient plus peur. Notre puissance se décupla et nos équipements, de plus en plus impressionnants, flamboyaient à l'image de notre fierté. Nous avions découvert une nouvelle façon d'acquérir de la puissance : les pierres d'âmes. Cette invention, que l'on doit au fils de la déesse Feca, Otomaï, permettait, lorsque que l'on lançait l'incantation adéquate, de capturer les âmes des monstres vaincus. Il est écrit que ces monstres chercheraient vengeance dans un endroit où la présence de la mort serait puissante.

Bonta était notre destination. Voici son histoire : en Fraouctor de l'an 25, devant l'avancée d'Hyrkul sur les territoires d'Amakna, Jiva, Pouchecot et Menalt choisirent de nombreux fidèles et lancèrent la construction de la grande Bonta. Même si les "païens" sont autorisés à rentrer dans la ville et à participer à son économie, le droit de résidence est donné uniquement aux adeptes de la grande Jiva. C'est justement grâce à cette déesse et à la surveillance assez étroite de Snyler que nous avions décidé  d'aller dans cette grande cité. Après un long voyage dans les plaines rocheuses de Cania, nous étions arrivés à la cité des anges. Enfin… non. Mais ça aurait vraiment pu être sympa si ça avait été le cas. Malheureusement, nous étions complètement perdus. Après quelques heures d'errance, un aventurier croisa notre route. De ce dernier se dégageait une aura blanche qui dévoilait des ailes gigantesques d'anges. Snyler se dressait encore une fois devant nous. - Tiens vous revoilà, le hasard fait bien les choses. D'un air attristé je lui répondis. - Snyler... tu ne vas pas me faire croire que c'est le hasard qui nous a fait nous retrouver... Nous savons depuis le début que tes sbires nous collent aux miches, il est donc normal que l'on tombe sur toi.
- Hmpf. Pas si débile ce Iop... Bref, Bonta c'est par là, suivez-moi!Quelque chose semblait clocher chez cet aventurier, comme s'il ne nous disait pas tout. Il était des plus mystérieux et son regard nous écrasait, montrant sa puissance et sa détermination. Son passé devait être rempli de souffrances et d'injustices, mais je sentais en lui la détermination de changer sa destinée en combattant les dieux et en renversant l'équilibre du monde. Mon futur allait être mêlé au sien d'une façon ou d'une autre. D'un regard, je sentis que lepetitchacaux pensait la même chose que moi. Il était temps pour nous d'avancer, d'un pas unique, nous nous dirigions vers notre nouveau but. Bonta.

Des murs immenses se dressaient devant nous, ils étaient faits d'une pierre d'un blanc immaculé. Snyler se dressa devant les gardes et déploya ses ailes. Je pus le voir adresser quelques mots à ces derniers qui jetèrent un regard vers nous. Les gardes firent une révérence à notre guide et nous ouvrirent le passage.

La cité était pleine de vie : il y avait des commerces immenses avec des objets de toutes sortes sur les étals. Le bruit était omniprésent, les marchands hurlaient leurs nouvelles acquisitions et lorsqu'un nouvel équipement était en vente les propositions fusaient. Soudain Snyler lâcha un regard noir à un homme vêtu d'un vêtement poussiéreux fouinant prêt des murailles. Il leva la main d'un geste et un craqueleur apparut faisant taire le brouhaha et immobilisa l'homme contre le mur. - Tu passeras le bonjour à Oto Mustan de ma part.L'homme réussi à tourner difficilement sa tête et lança:- Snyler ta tête est mise à prix à Brakmar. Fais attention autour de toi, des aventuriers se réunissent pour te vaincre sous la bannière des Ha... Ga...Puis il disparut comme un parchemin dans le feu d'une cheminé laissant apparaître des ailes démoniaques enfouissant son âme sous terre. Sans un mot Snyler continua son chemin laissant derrière lui place au bruit assourdissant qui reprit de plus belle. Nous arrivions devant de nouvelles murailles, en plein centre de la ville, la milice nous faisait face. Snyler nous présenta à Amayiro, le chef militaire de Bonta.- Salut vieille branche je t'amène de nouveaux arrivants.
- Snyler ça faisait longtemps ! Te connaissant tu as une idée derrière la tête... que veux-tu d'eux et que puis-je faire pour toi ?Il nous demanda de sortir. Nous avions attendu quelques minutes quand Snyler fit irruption hors de la milice. - Bon c'est une affaire réglée, maintenant l'arène... c'est par où déjà? Ah bah tiens un Zaapi, montez sur son dos et dites-lui d'aller à l'arène, il vous y emmènera en un instant.Le trajet était en effet très court mais Harders ne supportait plus trop les transports en commun et recracha son repas du matin.
L'arène se dressait devant nous. Un Colisée orné de statues qui représentaient de glorieux combattants ayant péri ou ayant pris leur retraite. Cet endroit était incroyable, on pouvait y acheter les âmes de tous monstres et les prix étaient variables en fonction de la rareté de l'espèce en question; mais nous avions à faire. Nous entrâmes dans le Colisée: un champ de bataille immense décoré de stèles en pierre se dévoilait. - À Bonta, la puissance des aventuriers varie en fonction de leur dévotion : Brakmariens ou Bontariens. Même si tu es encore neutre au conflit, les stèles dévoileront quelle puissance sommeil en toi, tu seras donc soit ange, soit démon. Bien entendu si tu es un démon je me ferais un plaisir de te faire rencontrer Djaul.La blague de Snyler me fit froid dans le dos. lepetitchacaux décida de commencer doucement et d'affronter un Bouftou Royal. Une fois l'incantation faite, la pierre brilla de mille feux et libéra l'âme des monstres. La combat commença et était d'une facilité inouïe. lepetitchacaux voyait sa puissance démultipliée. Il était destiné à servir Jiva ainsi que Rhanne, Elchacal et Harders. Moi au contraire je me sentais faible et puissant à la fois comme si mon pouvoir ne pouvait que passer par étape. Dans un moment de distraction le Bouftou Royal me propulsa contre une stèle brisant mes ailes Sélénytes. Un chef de guerre se jeta sur moi et m’écrasa contre cette dernière. La puissance se libéra totalement alors que la stèle s'illuminait, me permettant d'écraser ce minuscule adversaire. Des cris firent irruption dans les gradins de l'arène. Mon alignement était dévoilé. Mes ailes apparurent dans mon dos. Des ailes d'anges et de démons ornaient ma silhouette. Snyler mit instantanément fin au combat. - C'est bien ce que je pensais... tu n'es pas ordinaire Dheos. Viens avec moi, je dois te parler et te révéler ce que nous avons découvert à ton sujet.
Chapitre 12: Confrontations

Snyler se précipita vers moi et m'entraina à une vitesse surprenante dans la milice. D'un regard, Amayiro comprit la situation et ouvra une porte dérobée derrière lui. Dans cette salle, se trouvait un blason rouge et blanc. Celui de la SoulPlayers. Une disciple steameur se trouvait assise devant moi, un pied sur la table et une bière à la main. - Snyler te voilà, enfin il était temps.Snyler la regarda et se tourna vers moi.- Dheos, voici une de mes plus fidèles bras droit et une amie d'enfance, Tikosto. Nous allons tout t'expliquer.Tikosto se tourna vers moi, avec un sourire en coin et en me scrutant de haut en bas.- Eh bien ce n'est pas de la petite canaille que tu nous amènes ici.Snyler l'interrompit. - Tiko nous n'avons que peu de temps. Le moment est venu de tout lui expliquer. À peine sa phrase fut elle terminée que le sol commença à trembler. Ce dernier se déchira en deux sous nos pieds séparant Snyler d'un côté et Tikosto et moi de l'autre. - Brakmar... l'émissaire de tout à l'heure n'était qu'un avant-goût et un aperçu de ce qui allait se passer. Je dois allez protéger les civils et la population, attendez moi ici !Snyler disparu dans la brume s'échappant du sol et Tikosto me regarda d'un air interrogateur. - Je ne sais pas ce qu'ils te veulent mais c'est clairement pour toi qu'ils sont ici, suis moi !Toujours abasourdis par ces événements, je me rendis compte bien plus tard de la gravité des événements. - La milice s’effondre, sortons d'ici et plus vite que ça !Tikosto avait mis en place des tourelles afin de nous propulser plus facilement en dehors de l'édifice. Le soleil m'éblouissait à travers la fumé mais sa couleur était étrange... D'un rouge sang et macabre. Soudain, le sol se fendit à nouveau sous nos pieds nous faisant plonger dans les tréfonds infernaux de ce monde. Un filet de sang nous retint, maintenu, puis nous ramena à la surface. Un disciple sacrieur se trouvait devant nous et une horde de combattant se trouvait derrière lui orné d'un blason or et noir. - Nous sommes la Gold'n team, je suis Sayric-forever meneur de cette guilde et nous sommes ici pour vous prêter main forte. Mes amis étaient encore dans l'arène. J'y fonçais tête baissé sans réfléchir, Tikosto et la Gold'n team sur mes talons. Arrivé au monument un grand fracas m’arrêta. Snyler venait de se faire éjecter et s'écrasa dans ce lieu de combat. Nous étions choqués, mais prêt à en découdre. Une fois à l'intérieur, le sol était couvert de lave et d'un gaz nauséabond rougeâtre. lepetithacaux bondit à mes côtés arme à la main suivit de mes frères d'armes. Tikosto et la Gold'n team couvraient nos arrières tandis que nous portions secours à Snyler évanouit. Lorsque ce dernier était à portée de mains une énorme éruption ravagea l'arène. Un monstre ailé et d'une puissance incommensurable sortie de terre. Nous avions en face de nous le grand et puissant DJAUL: le maître de Brakmar.


Un rire funeste et diabolique s'échappa de ce monstre céleste. - Me voilà enfin de retour sur ce monde... Vous, simples mortels, allez voir la destruction de cette ville et de tout ce qui l'entoure, et je poserais ainsi ma suprématie sur ce lieu ! Un frisson me fit me courber devant lui comme si j'avais l'envie et le devoir de lui prêter allégeance. Mais une autre partie de moi me remplit de rage et me l'interdit. D'un bond, je me propulsai sur le dieu infernal et le trancha en deux en hurlant. Je me sentais déchiré de toute part comme si mon âme se brisait. Je hurlais à la mort, mon corps couvert de sang et la vie me quittait peu à peu. Sous mes yeux le démon se reforma et rit aux éclats :- AHAHA ! Un mortel avec de l'audace, j'aime ça ! Mais tu ne vivras pas assez longtemps pour te venter de m'avoir frappé. PERIT ! Sa lame me transperça et mon âme quitta mon corps. Au moment où mon esprit allait quitter ce monde, une main blanchâtre me rattrapa et me remit avec douceur dans mon enveloppe charnelle. À mon réveil, Jiva me faisait face, sa lance à la main qui faisait scintiller l'air d'une multitude de paillettes éclatantes. Elle me caressa le visage avec un regard emplit de douceur et se retourna vers le démon. Son regard changea du tout au tout.- Djaul ! Comment oses-tu attaquer mes protégés et ma cité ?!Les deux entités divines se firent face dans un combat acharné qui promettait d'ébranler le monde des douze. La guerre pour la cité blanche commença.
Chapitre 13: La guerre de la cité blanche

Des lueurs blanches et rouges éclaircissaient et assombrissaient le ciel, laissant tomber une pluie d'étoiles à la fois féeriques et démoniaques. Les deux entités célestes s'élevèrent dans les cieux pour un combat aérien sans précédent. Au même moment, la bataille au sol faisait rage entre les serviteurs des deux cités. Le sang et les larmes coulaient à flot. Snyler peinait à se redresser, soutenu par Elchacal. Soudain un homme apparut derrière eux, les yeux injectés de sang et de haine. Des ailes rouges et enflammées surplombaient notre allié. Avant que sa lame ne transperce Snyler et Elchacal, je m'interposai et fut frappé à leur place fendant, mon dos tel un fouet brûlant. Mon dos était en sang. La blessure commença à s'enflammer, laissant sortir une aile démoniaque elle aussi enflammée. Je ne pouvais plus me contrôler. Mes yeux eux-mêmes étaient flamboyants. D'un geste, j’arrachais l'arme de mon ennemi et le tranchait en deux. Son corps s'enflamma à son tour ne laissant derrière lui qu’un tas de cendres fumantes. Djaul me montra du doigt et s'adressa à Jiva : - Vois Jiva, ton protégé se retourne même contre toi. Les miliciens bontariens me faisaient face hurlant : - Tu es un traître ! Un espion ! Nous allons te renvoyer prêt des tiens !J'étais prêt à me défendre mais Snyler retint mon bras. Une lame me fendit de nouveau le dos, dans une parfaite symétrie à la première blessure. À ce moment, Jiva hurla. Djaul en profita pour surpasser la puissance déployée par la déesse et l'engloba dans une sphère d'annulation de Wakfu. Jiva se débattit mais aucun son ne sortait de sa prison. Seule une larme réussit à s'en échapper et s'infiltra dans la dernière tranchée apparue dans mon dos. Une lumière divine s'en échappa et laissa place à une nouvelle aile ; angélique. Mon dos était encore une fois orné de mes attributs spéciaux mais beaucoup plus grands et impressionnants qu'auparavant.

Djaul abasourdi par ma transformation prit une décision qui chamboulera notre futur. - Jiva tes adorateurs m'intéressent. Je vais te punir d'une bien meilleure manière... Au diable Bonta, je la laisse sur pied pour le moment. Mais ton sort sera bien plus tragique. Notre armée prenait petit à petit le dessus sur l'ennemi terrorisé. Nous étions à bout de souffle mais pas anéantis. Le devoir de repousser les brakmariens hors de la cité blanche était plus fort que tout. Au moment où le crépuscule ouvrait ses bras au-dessus de nous, notre objectif était atteint. Bonta était sauvée. Mais il nous restait beaucoup de travail ; il y avait encore des traînards à expulser et des blessés à secourir. La ville devait être reconstruite et les cœurs blessés devaient être apaisés. Mais notre principale préoccupation était notre déesse. Qu'allait-elle devenir? Djaul s'adressa à moi par télépathie : - Salut petit mortel, ça gaz ? Ta grande et belle cité ne restera pas debout bien longtemps. Jiva perdra bientôt toute son énergie et ne sera plus qu'un déchet, comme toi. Elle pourra ainsi admirer, impuissante, votre destruction. Rejoins moi et peut-être auras-tu la vie sauve.Une voix jaillit du fond de mon cœur : - Compte sur nous vieux débris !Immédiatement j'informais Snyler, la Gold'n team et mes amis. D'un commun accord, la marche vers Brakmar commença et un plan d'assaut se mit en place. Il était temps pour nous de contre-attaquer !
Chapitre 14: Invasion

Mort... Destruction... Souffrance... Haine... Tristesse... Tel était le quotidien de mes cauchemars. Deux semaines s'étaient écoulées, depuis l'assaut de la cité blanche. À peine nos plaies refermées, l'ordre de contre-offensive était donné. Le plan d'attaque était simple et efficace, mais une chose clochait : les forces brakmariennes étaient trop dispersées. Selon nos espions, seule la prison était lourdement gardée et les portes ne comptaient qu'une dizaine de gardiens. La nuit s'ouvrait sur le monde. Le sommeil nous envahit et nous succombâmes à la fatigue. Nous devions être prêt pour la bataille du lendemain.
Une voix féminine et faible résonnait dans mon rêve. "Le monde est en danger. Les portes de l'enfer de Djaul vont s'ouvrir. Tu dois détruire cette incarnation du mal qu'est le portail ou le monde sera réduit à néant." Dans un premier temps, je crus reconnaître la voix de Jiva, mais celle-ci était faible... comme si sa force vitale était aspirée. Les visions de mort et de destructions reprirent dans un vacarme assourdissant. Je ne voyais que ténèbres et désespoirs. Une lumière prit forme devant moi, à tel point qu'elle finit par m’éblouir. De celle-ci jaillit une main me caressant le visage. La chaleur apaisante anéantit l'infamie qui m'entourait, me transportant dans une prairie angélique emplit de paix et d'espoir, un monde sans haines et sans ténèbres. "Je serais toujours là, Dheos." Je me réveillai en sursaut, éblouis par la lumière de l'aurore. Ma main était sur mon visage, espérant retrouver la chaleur perçue dans mon coma naturel. L'appel aux armes se faisait entendre dans la cité. Nous nous regroupions pour le départ. Je sortis de mon lit, pris mon arme au passage et ouvris la porte de ma chambre. L'air était doux et agréable comme une dernière brise rassurante avant la bataille qui allait nous faire face. lepetitchacaux passait devant moi et m’interpella : - Les troupes se regroupent à la porte Sud. Nous allons former trois groupes, Snyler et Sayric voudraient voir ta valeur et t'ont nommé commandant du groupe de sauvetage. Snyler commandera le groupe d'assaut tandis que Sayric commandera le groupe de soutiens. La vache ! Toi commandant ?! Si ta mère était encore parmi nous, elle te foutrait une déculotté pleine de tendresse comme tout bon Iop qui se respecte.Un sourire aux lèvres, nous nous dirigions vers le point de rassemblement. Une centaine d'hommes, au bas mot, se présentaient devant nous. Soudain un être fit son apparition. - Je suis Joris le gardien. Vous tenez le destin du monde des douze entre vos mains. Le temps presse, je vais vous ouvrir la voie.Un portail apparut devant nous. Au moment de le franchir, sa silhouette apparut derrière moi.- Toi le porteur du dofus Emeraude, garde espoir et crois en la puissance de ton dofus. La réussite de cette opération repose sur tes épaules.Brakmar était devant nous. Soudain un soldat lâcha son arme, son regard était empli de désespoir. Il tendit fébrilement la main vers le ciel au-dessus de la cité. Une lumière pâle, comme une étoile mourante scintillait. Elle s'éteignait petit à petit. Notre déesse... entrain de périr, son énergie était absorbée, nous devions faire vite. Le pire était à prévoir.

Il nous fallait faire vite. Notre attaque allait se faire en deux temps : les groupe de Snyler et Sayric allaient prendre d'assaut la porte Nord, dans un combat de face. Mon groupe quant à lui, composé d'une dizaine de soldats vétérans et de mes frères d'armes, allait escalader les remparts afin de s'y infiltrer.        Notre objectif : libérer Jiva de ce terrible destin.    Le combat faisait rage derrière nous ; des cris et des chocs métalliques résonnaient dans toute la cité. Il nous fallait faire vite. Avancer sans se retourner. Des gardes venaient dans notre direction. Nous nous cachions dans l'ombre de cette cité morbide pour les éviter. Ils allaient prêter mains fortes aux gardes de la porte. Après une quinzaine de minutes de marche, la milice était enfin à vue. Une patrouille rôdait autour: il fallait l'éliminer. Cinq hommes composaient cette petite escouade. Nous nous postions derrière eux à l'aide d'un soldat disciple du dieu Sram. Nous ne pouvions utiliser cette astuce qu'une seule fois, faute de temps. Leurs pas étaient en cadence. Mes compagnons se tenaient prêt, le décompte se fit donc par leur marche. D'une synchronisation parfaite, leur quatrième pas fut le dernier. Nous tenions fermement leur bouche pour éviter tout son pouvant alerter l'armée en garnison. Notre pression se relâcha, une fois nos lames recouvertes de leurs cendres. Nous allions pouvoir pénétrer dans la milice.
lepetitchacaux invoqua un chacha, nous permettant de voir l'intérieur de la bâtisse. Impossible d'y entrer. Cependant Rhanne découvrit un passage souterrain à l'arrière du bâtiment. Ce chemin donnait sur un tunnel sombre nous faisant pénétrer dans les entrailles de la cité. Nous n'avions pas d'autre choix que de l'emprunter. Le son de la bataille au loin s'estompait au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans ce dédale. L'air se faisait de plus en plus âpre et agressif. Nos pas résonnaient dans ce couloir. - Nous ne sommes plus sous la milice, affirma Harders. Quelque chose ne va pas. Je fis mine de ne rien entendre poussé par ma conviction. Il nous fallait continuer dans cette direction. Au bout d'une centaine de mètres, une porte apparut. lepetitchacaux fit appel à son animal et nous affirma que la voie était libre. Derrière cette porte se trouvait l'arène de Brakmar, tout du moins ce qu'il semblait être son arène. Le sol tremblait et un souffle d'une chaleur insupportable agressait notre peau. Je serrais fortement mon arme dans ma main. Soudain Djaul apparut devant nous. - Alors mes petits, mon passage vous a plu ? J'y ai spécialement imprégné une magie vidant petit à petit vos forces. Il me suffit d'un petit...  Djaul claqua des doigts et nous nous écroulions vidé de notre énergie. - Que vous êtes naïfs, mortels. L'image de Jiva n'était qu'un leurre pour vous attirer dans ce piège. Enfin bon ! Assez ri ! Il est temps de lancer l'invasion. Djaul se tourna vers ses gardes et leur fit un signe leur ordonnant de nous achever. Quant à lui, il  se concentra et Jiva apparut devant nous, inconsciente. Son aura était faible et sa puissance absorbée au milieu de l'arène. Les tremblements étaient en fait les pulsations de son cœur. Elchacal rassembla ses dernières forces et cria des mots dans une langue inconnue. Il s'agissait de son mot d'altruisme. Puis notre ami s'écroula.- J'ai joué mon rôle... pour aujourd'hui. Il perdit connaissance, le visage orné d'un sourire. Nous nous relevions avec difficulté. L'affrontement était inévitable. Un hurlement sortie de ma bouche.- Mes frères ! Battez-vous jusqu’à votre dernier souffle, le sort du monde est entre nos mains. MONTREZ QUE VOUS ÊTES LES SOLDATS DE LA LIBERTÉ ! AUX ARMES !Une vingtaine de brakmariens se jetèrent sur nous. lepetitchacaux et moi libérions notre aura au même moment, les éjectant contre le mur de l'arène. Arme au poing, nous nous jetions dans la bataille suivit de notre petite troupe. Le sang fusait. Nos lames tranchèrent, coupèrent et transpercèrent nos ennemis. Un soldat me fit face. Je sautai dans les airs, pris appui sur son torse en entamant un salto arrière. Ma lame le trancha en deux avec l'élan et s’abattit sur un deuxième juste derrière moi. D'un mouvement, je libérais mon arme du sang qui la colorait. Le combat était intense, mais ils étaient largement en surnombre. D'un regard lepetitchacaux comprit mon plan. - Très bien couvre moi.lepetitchacaux préparait une carte spéciale. Les ennemis fusèrent sur lui suivit d'une pluie de flèches. Je pus intercepter les hommes, mais les flèches étaient hors de portée et allaient atteindre mon ami. Un sac animé fit son apparition, avala les flèches et les renvoya vers nos opposants, avant de se briser. lepetitchacaux lança un regard empli de gratitude à Harders.- Je suis prêt regroupez-vous, hurla mon frère Ecaflip. Il écrasa la carte au sol, formant un pentacle à nos pieds. Nos mouvements furent dans un premier temps beaucoup plus rapides et fluides, puis nos coups furent d'une puissance décuplée. Nos ennemis étaient décimés. Le sol s’arrêta de trembler. Mon regard se leva au ciel... Le corps de notre déesse tombait et s'écrasa à mes pieds. - JIVAAAAAAAAAAAAAA !Une porte immense sortie du sol. En son sein se dessinait l'ombre de millier de démons gigantesques, armés d'épées et de faux aussi grande que des tours. Djaul hurla : - Venez mes frères, ce monde est à vous. Répandez mort et destruction sur ces terres !

Jiva s'éteignait dans mes bras; juste avant son dernier souffle. Celle-ci toucha mon torse et posa son regard sur moi.- Ne t'en fais pas Dheos tout va s'arranger. Crois en toi et en ta force. Je ne meurs pas, je retourne à l'état céleste, je suis immortel. Libère la puissance de ton dofus et sauve ce monde. De la lumière naît les ténèbres, et des ténèbres naît la lumière.Jiva s'évapora entre mes bras. Seuls ses cheveux persistèrent légèrement entre mes doigts jusqu'à disparaître à leurs tours. Mes mains se serrèrent et des larmes coulèrent sur mon visage. Je me relevai en appuyant sur mon arme, le regard empli de haine. Avec mon poing gauche je concentrais la puissance du dofus et le frappa contre mon épée. Le dofus se matérialisa sur le pommeau de mon arme. Une lumière verte en jaillit et disparu en un instant. Je fermais les yeux et fis le vide dans mon esprit. En les rouvrant mes pupilles avaient disparues, laissant place à deux globes verts fluorescents. Mon visage était orné d'un sourire vengeur. J'hurlais en libérant ma puissance. Ce cris n'était plus humain mais l’écho de la puissance draconique en moi. Mon aura pris la forme d'un dragon vert gigantesque. Je me jetai sur la porte afin de la détruire; mais un démon surgit de l'ouverture et m'éjecta, détruisant le mur de l'arène. Je me propulsai dans sa direction fissurant encore plus l'édifice. L'énorme épée s'abattit sur moi. Je pus l'esquiver grâce à une rotation et coupa le bras du monstre. Son membre armé s'écrasa sur le sol faisant trembler toute la cité. - Et maintenant que vas-tu faire sans ton gros cure-dent ? Le démon me fixait avec un regard vide, fit repousser instantanément son bras et reprit possession de son arme. - Hmpf il va être costaud lui.Deux autres démons apparurent et me prirent par surprise, m'envoyant valser d'un bout à l'autre de l'arène. - Dheos !!! Leurs têtes ! Tu dois trancher leurs têtes ! hurla lepetitchacaux en proie avec les démons mineurs. Les monstres se multiplièrent à vue d’œil. Lorsqu'un démon majeur faisait son apparition, dix mineurs le suivaient. Nous allions vite être débordés. Un des plus grands démons fonça sur moi. Sa lame faisait trembler l'air. J'eu beaucoup de mal à la contrer. Elle me fit glisser sur plusieurs dizaines de mètres. Nous devions trouver un moyen de détruire la porte.
Le nombre de démon majeur augmentait sans cesse, dix, vingt, trente, quarante. Jusqu'au moment où nous ne pouvions pu les contenir. J'arrivais à leur tenir tête, mais mes frères reculèrent de plus en plus jusqu'à être complètement acculé. D'un mouvement tournoyant je leur ouvris un passage. - Fuyez ! Je vais les contenir ! Appelez les autres équipes ! Je les retiendrais ici jusqu'à votre retour !
- Mais Dheos tu vas…, fit lepetitchacaux
- Fais VITE ! le coupais-je. Sans dire un mot de plus il se retourna et sortit de l'arène, accompagné de mon escouade. Je me retournai vers l'armée ennemie en m'essuyant la bouche. - Bon, à nous maintenant. L'intégralité des démons se jetèrent sur moi. Je pus les esquiver et en tuer la moitié d'un seul coup. Enfin la moitié des démons mineurs, car les démons majeurs étaient beaucoup plus coriaces. Soudain, un démon encore plus grand fit son apparition hors du portail. Il devait être un seigneur démoniaque, car son armement était beaucoup plus impressionnant. Une armure d'obsidienne et une hache, faisant vibrer l'air, habillaient le monstre. Son hurlement me fit perdre l'équilibre. Il se jeta instantanément sur moi, me plaquant au sol et m'assénant des coups de plus en plus puissants. Le sol s'ébréchait et un trou se formait au fur et à mesure des impacts.
Je dirigeais ma main vers ma poitrine. Je ne pouvais pas le vaincre sans utiliser pleinement ma puissance, quitte à mettre ma vie en jeu. "Je serais toujours là, Dheos." Cette voix résonnait dans ma tête. Mon regard se jeta sur ma poitrine, surpris par cette sensation nouvelle mais familière. Je ne tenais pas un pommeau, mais une main. Une lumière aveuglante, venant de mon être, envahit l'arène. Lorsque je rouvris les yeux, je me tenais debout. Une femme était dos à moi, tenant dans sa main droite l'épée qui dormait en moi. Celle-ci n'était plus brisée mais complète. La lame était flamboyante et rayonnante. Sa puissance faisait trembler l'air en étincelle de lumière. La chaîne s'enroula autour du bras de la femme. D'un geste souple et gracieux, elle trancha en deux le seigneur démoniaque qui s'écroula au sol. Sa tête se tourna vers moi souriante.- Je suis contente de te revoir Dheos. La puissance de Jiva et du dofus ont libéré l'essence même de ton pouvoir. Je suis Selendem, ta mère. Enfin l'entité résiduelle de Selendem. Ton père, le dieu Iop, a donné cette forme à ton pouvoir sans vraiment le savoir. Des larmes coulèrent le long de mon visage, abasourdis par cette révélation. - Reprends toi maintenant nous devons en finir avec ce combat Dheos. Elle me tendit la main et m'aida à me relever. - Libère ta puissance sans crainte, je serais là pour la modeler et la contrôler.Je me concentrai et libérai une nouvelle fois mon aura, Selendem en fit de même. D’une voix commune nous hurlions. - Écrasons-les !Le combat était comparable à une valse guerrière. Nos ennemis tombèrent un à un et nous les repoussions petit à petit. Notre pouvoir résonnait à l’unisson, faisant gagner du terrain à la lumière. La victoire était proche, mais Djaul en avait décidé autrement. D'un geste il fit s'embraser Selendem. Elle me jeta un regard où des larmes coulèrent.- Nos retrouvailles furent courtes. Je serais toujours là, Dheos.

- Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser agir comme bon te semble misérable insecte? Je vais maintenant m'occuper de toi !
Mon corps commençait à s'embraser, mais je ne ressentais aucune douleur. Lorsque j'ouvris les yeux un bouclier de Wakfu me protégeait. Une voix au loin m'interpella.- Laisse-moi m'occuper de lui mon frère j'ai un compte à régler avec ce bestiau.Une ombre traversa l'arène et propulsa Djaul dans un portail rougeoyant.
- Ce n'est pas possible encore toi Goul...
L'ombre et le démon disparurent à travers le vortex qui laissa place à une image rémanente d'un millième de seconde, la bannière de la Gold'n team déchiré et en flamme, ses membres décimés. Je repris mes esprits et refis face à la porte infernale où les démons continuaient d'affluer, reprenant l'avance durement gagnée. La perte de ma mère m’empêchait de me concentrer et je me fis repousser maintes et maintes fois. Les démons mineurs se ruaient sur moi, je les détruisais par dizaine d'un mouvement de lame circulaire. Un démon majeur me fit face, escorté par deux autres démons mineurs. Je lançais mon épée dans leur direction en lui donnant un effet bien précis, tranchant tous les ennemis dans une zone de croix. D'autres ennemis apparurent à ma droite et à ma gauche, je chargeais mon épée de ma puissance et libérai des éclairs les transformant en cendres. Je fonçais sur l'armée ennemie sans cesse et me faisais à chaque fois repousser. Soudain deux seigneurs démoniaques sortirent de la porte. - Bon, va falloir la jouer fine là.Je concentrai toute mon énergie pour les abattre.
Je sentais la puissance affluer en moi. La voix de Selendem me revint à l'esprit : “Libère ta puissance sans crainte, je serais là pour la modeler et la contrôler.”Il était trop tard pour faire demi-tour. Mon aura était à pleine puissance et instable. Mon épée n'était plus aussi flamboyante et rayonnante, mais complètement difforme. Mon énergie affluait de manière décousue et j'en perdis très vite le contrôle. Mon aura et mon corps commençaient à se teinter de noir et je perdis complètement le contrôle. Mon corps bougeait seul de manière désordonnée. Je prenais et rendais les coups. Puis un sourire malsain se dessina sur mon visage. Ma lame fendait l'air, tuant un à un mes ennemis. Mes gestes étaient désarticulés. Je n'étais qu'une ombre, vide de tout sentiment semant mort et destruction autour de moi. Le sang éclaboussait mon visage et j'avançais sans aucune réaction, comme une pluie battante en plein automne. J'arrivais face au portail. Les cadavres de centaines de démons derrière moi. Mon bras souleva l'épée difforme et se planta en son sein. Un bruit de craquement comme un mélange de verre et de pierre s’effritant, emplit l'arène. Mon corps prit l'épée plantée, à deux mains et s'accrocha à elle comme pour se retenir de tomber. Il tourna l'épée comme une clef dans une serrure et fit exploser le portail emportant avec lui les démons encore en vie dans un tourbillon de flamme et de hurlement. Le vacarme une fois terminé, seul mon corps jonchait le sol de l'arène en ruine. Je repris le contrôle, l'espace d'un instant, avant de perdre connaissance. Les yeux remplis de larmes. La tristesse et le désespoir m'envahissaient. Ma dernière pensée fut l'image de ma mère me tendant la main.
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