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[Fan-Fiction] Une mission pas comme les autres

Par tomtom-XD 29 Décembre 2010 - 23:20:05
Réactions 31
Score : 779

Plus aucun chapitre sad abandon de la fiction ?
 
Sho-Capik.

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Score : 55

Bonsoir ! J'ai eu énormément de mal à faire la mise en page du chapitre (pas encore habitué au nouvelle fonctionnalité du forum). Je suis d'ailleurs déçu par la pertes des couleurs d'écritures, mais ce n'est pas le lieu pour se plaindre ^^
Voici donc le chapitre (mono point de vue), dont je m'excuse pour l'attente. Merci aussi à Maéva pour son aide sur la correction biggrin

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La forêt des Abraknydes
(Point de vue Jake)


Un groupe d'Abraknydes était installé autour de la zone où nous venions d'arriver. Il y en avait cinq, nous pouvions en venir à bout.
- Kyle ! Qu'est-ce que tu fais ?!
Nidorex tentait de retenir le Iop, mais se dernier tirait de toute ses forces. L'Eniripsa ne put le contraindre plus longtemps, et le fougueux Iop se jeta à l'assaut d'une des créatures.
- Faut toujours qu'il fasse n'importe quoi … souffla Llyore.
Elle avait l'air à bout de nerf. Kyle se pris un coup de branche, il était déjà hors combat. Xaedo, l'extirpa à l’aide d’une de ses ronces, les Abraknydes entraient à leur tour dans le combat.
Une pluie de flèches s'éleva dans le ciel plongeant sur les monstres. Quatre petites poupées se faufilèrent sous mes jambes et sautèrent sur un Abraknyde. Elles explosèrent en même temps. Je ne m'attendais pas à ce que Daria soit aussi puissante.

- Un de moins, ricana-t-elle avec un sourire démoniaque sur le visage.
Les ronces de Xaedo étaient plus grosses que mes bras, elles s'abattirent comme des fouets sur un des monstres, qui ne ressemblait alors plus qu'à un tas de branches pourries.
Au même moment, de nouvelles flèches de Llyore s'abattaient, clouant sur place un autre. Je me rendais compte seulement maintenant et avec surprise que mes compagnons de route étaient étonnamment fort.
Quant moi, je brandis mon bâton envoyant un grand coup dans le tronc de la créature la plus proche. Nidorex murmurait des incantations qui provoquèrent l'immolation du dernier Abraknyde.
- Bon … ben je n'ai pas servi à grand-chose moi, remarqua Iris.
- La prochaine fois, dit Llyore en lui souriant.
- Comment il va ? demandais-je à Nidorex qui était penché sur Kyle.
- Il s'est cassé une côte.
- Installons le campement un peu plus au nord. La nuit tombera dans un petit moment, décrétais-je.

Nidorex voulait tout de même soigner un minimum Kyle. Quant à Llyore, elle voulait le réveiller mais n'avait plus d'eau dans sa gourde et aucune rivière n'était disponible à l'horizon. Au bout de trois heures pendant lesquelles nous attendions patiemment, le Iop reprit enfin conscience.
Il avait l'air encore dans le coltard et ne parvenait pas à faire plus d'un pas sans tomber. Nous avions parcouru seulement dix mètres en moins d'une demi-heure. Pourquoi autant de temps ? Premièrement, nous avions le Iop à porter et en plus de cela, son sac ainsi que le contenu de ceux qui l'aidaient. Autant dire que nous venions de prendre dix kilos supplémentaires dans le dos en un coup …
Et malheureusement nous étions nous aussi éprouvés par les récents affrontements. Ce fut au bout d'une heure que nous choisîmes un endroit où nous arrêter. Nous fîmes une pause, le temps passait si vite avec la fatigue. Ce ne fut qu'au bout d'une heure supplémentaire que nous montâmes le campement. Beaucoup de pertes de temps durant cette journée, mais nous étions arrivés à la forêt.
Nous ramassâmes toutes les branches que nous trouvions aux alentours pour alimenter le feu, je traçais le demi-cercle autour de nous. Il ne me servait pas vraiment à placer les protections mais plutôt à empêcher mes compagnons de marcher sur les glyphes.
- Montez le campement pendant que j'installe les dernières protections !

Iris aidait Xaedo à monter la tente pendant que Nidorex et Llyore portaient Kyle.
- Il est lourd le bougre ! râlait Nidorex.
Ils l'installèrent sous la tente. Llyore tournait en rond, folle de rage.
- Quel imbécile cet Iop ! Même à moitié inconscient il se jette quand même dans la bataille !
Iris tentait de la calmer, mais sans vraiment y parvenir. Elle la fit s'asseoir à coté du feu.
- Jake, on attend que le Iop soit rétabli ou nous levons le camp dés demain matin ? vint me demander Xaedo.
- Je pense que nous devrions nous reposer tranquillement demain puis avancer le lendemain.
- Puis-je voir où nous sommes actuellement ?

Je sortis la carte, et la posai au sol. Nous nous assîmes tous les deux pour mieux nous y intéresser.
- Il nous faudra au moins un jour pour sortir de cette forêt, en marchant toute la journée et en n'ayant aucun problème durant la traversé.
J'acquiesçais d'un signe de tête. Je n'avais pas prévu que le Iop serait blessé, dans tous les cas nous ne pouvions pas continuer d'avancer aussi vite que nous le voulions.
- Nous bougerons seulement demain matin. Installons-nous confortablement pour bien nous reposer cette nuit. Nous ne savons pas ce que nous rencontrerons. Nous mettrons notre campement à l'orée de la forêt, annonçais-je aux autres.
Je remarquais alors que Nidorex rentrait et sortait de la tente en permanence, fouillant dans les sacs. Que faisait-il si activement ? Je n'avais pas besoin de le savoir, mais cela m'intriguait quand même. Je rentrais alors les sacs dans la tente.
J'avais l'impression qu'elle était plus grande que la veille. Je les posais dans un coin, et vint prendre des nouvelles de Kyle.
Nidorex avait finit de le soigner, il me demanda de l'aider à le déplacer pour pouvoir nous installer dans la tente sans l'avoir en plus qui gêne.
Il avait l’air mal en point et la souffrance lisible sur son visage me touchait ; mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il l’avait cherché et qu’il méritait ces blessures, aussi immorale fut ma pensée.

Je devais m'occuper pour me changer les idées. Je mis les sacs de couchage bien pliés sur un coté de la tente, et les ceux vides furent installés juste à coté. Iris entra dans la tente, emmena les sacs de nourriture à l'extérieur pour les donner à Llyore. Elle chercha ensuite dans son sac des vêtements, les siens étant tachés du sang de Kyle.
- Jake, pourrais-tu sortir quelques secondes, je voudrais juste me changer, me dit-elle en souriant.
Je lui rendis son sourire et rejoignis les autres dehors. Ils avaient déjà installé de la viande sur le feu. Llyore m'envoya un bout de pain, que j'attrapai en vol. Iris nous rejoignis après s'être changée, elle avait l'air bien plus féminine habillée ainsi. Son chemisier et son short mettaient plus en valeur ses formes que ses précédents vêtements.

Nous mangeâmes silencieusement, mais comme la nuit devenait fraiche, nous entrâmes sous la tente. Daria attrapa un couchage, s'installa non loin du Iop et s'endormit instantanément.
- J'aimerais en savoir un peu plus sur vous, déclara le Sadida à l’attention des filles.
Elles se regardèrent, et Llyore prit la parole. Sans le dire, j'étais aussi curieux que le Sadida.
- Nous avons toujours vécu au village, et nos pères travaillent pour la garde d'Amakna. C'est un peu grâce à eux qu'on fait cette mission.
- Et Kyle ? ajouta Nidorex.
- Pareil. Mais son père est Arthas.
Je fus étonné, mais maintenant que j'y faisais attention, il y avait un air de ressemblance. Néanmoins, niveau caractère, ce n'était pas la même chose du tout.
- S'il réfléchissait un peu plus, il pourrait être utile en combat, ronchonna Llyore.

- Quels âges vous avez ? poursuivit Xaedo.
- Tous dix-sept ans, et vous ? demanda Iris.
- Quinze ans, répondit le Sadida.
- Je viens tout juste d'être majeur, dit fièrement Nidorex.
Je n'avais pas compris qu'ils voulaient à présent savoir le mien. Je ne réagis seulement après avoir remarqué qu'ils s’étaient tous tournés vers moi.
- Hum, vingt ans.
Kyle venait de bouger et Nidorex se jeta à son chevet. Les filles avaient l'air de vouloir en savoir plus sur nous tous maintenant que le sujet avait été abordé.
- Je me demandais pendant que l'on traversait la montagne des Craqueleurs comment se faisait-il que vous logiez dans la milice, toi et ta sœur, questionna Llyore.
- Nous sommes arrivés il y a trois jours. Ils attendaient de choisir les membres pour la mission. Nous avons toujours vécu dans la forêt d'Amakna. Nous n'y sommes pas nombreux, car la plupart de notre peuple vie maintenant dans l'arbre Hakam.
Il expliqua que sa sœur avait vécu entourée de servantes, ce qui avait développé son caractère susceptible et autoritaire. Quant à lui, il avait veillé à la sécurité de sa sœur en apprenant les sorts de son peuple.

- Nidorex, nous t'avons jamais vu dans le village … commença Iris.
- Normal, je n'y habite pas, coupa l'Eniripsa, je viens de Bonta. Mes parents tiennent une boutique de potions. Je suis infirmier dans l'armée de Bonta, mais je n'ai encore jamais participé à d'affrontement entre les deux grandes cités. J'ai donc été désigné par mes supérieurs pour cette mission.
J'espérais que l'on saute mon tour, je n'avais pas envie d'étaler ma vie. Mais bien sur, je n'avais pas le choix.
- Et toi ? déclara finalement Iris en me faisant un large sourire.
- J'ai passé une enfance paisible au village d'Astrub et finalement j'ai accompagné ma mère et mon frère au village d'Amakna il y a deux semaines.
- Nous t'avons jamais vu toi non plus, fit remarquer Llyore.
- Je ne me suis pas vraiment baladé dans le village, j'ai préféré partir dans la campagne durant ces deux semaines.
La fatigue nous gagna peu à peu. Nous nous installâmes pour dormir. Je mis mon sac en plein milieu de la tente, je n'avais pas le choix. Tous les bords était pris soit par les sacs, soit par le Iop ou encore Daria. Et je n'allais pas me mettre contre l'entrée, là où l'air froid pouvait entrer. Je m'installai dedans [dans quoi ?], pendant que les deux filles trifouillaient dans les sacs avant de s'installer à coté de moi.
Cette nuit là je fus réveillé à plusieurs reprises par des bruits suspects, au dehors. Les deux premières fois, inquiet, je sortis pour ne voir que la forêt endormie. Les fois suivantes je ne pris pas la peine de bouger.

Le soleil vint finalement à se lever, j'avais mal dormi cette nuit, le froid avait finalement réussi à nous mordre au travers du tissu de la tente. Le ciel matinal était bleuté, mais je devais me réchauffer, je me fis un passage et sortis du campement. Je trouvais facilement du bois dans cette forêt, et revins allumer le feu. L'ondulation des flammes était reposante et agréable. Je m’abandonnai à mes pensées les yeux rivés sur l’image du feu de bois. Soudain je sentis le contact d’une main sur mon épaule. Je sursautai et me retournai immédiatement. Ce n’était que Llyore qui venait de me rejoindre et s'assit à coté de moi.
- Tu veux changer de lieu rapidement ? chuchota-t-elle.
- Quand tout le monde sera levé, on pourra, répondis-je aussi doucement.
Elle fixait le feu, son visage paraissait détendu.
- Tu es déjà allé à Bonta ? demanda-t-elle en me regardant.
- Jamais.

Elle tourna son visage dans la même position face aux flammes. L'instant d'après, presque tout le monde sortait. Kyle avait l'air sonné, et s'affala à coté du feu.
Xaedo commençait déjà à remballer grossièrement la tente. Il la divisa en deux morceaux, ce qui alourdissait son sac et le mien.
Une fois les sorts levés, nous pûmes nous remettre en route. Deux des filles soutenaient le Iop, et heureusement nous avions eu à marcher seulement une heure à ce rythme là.
Je sentais l'air chaud des montagnes de Cania sur mon visage, ce qui parut nous faire du bien à tous, comme nous redonnant les forces perdues la veille. Nous étions à quelques mètres de l'orée du bois quand nous posâmes les sacs à terre.
- Vous voulez continuer ou on se repose aujourd'hui ? proposai-je.
L'avis général était de se reposer. Je réinstallai de nouveau les protections, pendant qu'ils montaient le campement.
Llyore m'attrapa par le bras lorsque j'eus fini. Elle me fit boire une gorgée d'un liquide sucrée. Elle en but aussi.
- Qu'est-ce que …
Je fus pris d'un vertige me coupant dans ma phrase. Un haut le cœur, ma vision qui se brouille, mais que m'arrivait-il !
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Score : 779

Que tu est cruel de couper ainsi ce chapitre !! ^^' J'aime beaucoup la suite, j'ai cru que tu allais abandonner la fiction happy.
 
Sho-Capik.

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Score : 1817

J'adore, cette histoire est super, vivement la suite !

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Score : 55
Bonsoir ! Un seul point de vue pour ce chapitre. Prochain chapitre la semaine prochaine.
Question en passant : Lorsqu'il y a deux points de vue, vous préferez que je poste les deux de suite où un seul puis le suivant plus tard ?
Bon week-end !!
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Les missions s'enchaînent
(Point de vue Azra)


Il était encore très tôt, mais la vie reprenait dans la tente. En quelques minutes tout fut remballé et le revoilà en route.
Cette nuit glaciale ne m'avait pas permis de me reposer comme je l'aurais voulu. Je sautai a terre, me rendis invisible et les suivis. Ils n'avançaient pas très vite et au bout d'une heure, ils réinstallèrent le campement. La lisière de la forêt se trouvait à quelques mètres.
La suite s'enchaîna très vite, les défenses furent installés et la tente remontée. La Crâ attrapa le bras de Jake et lui fit boire une fiole d'un liquide visqueux et brillant. Bien que je ne puisse pas voir clairement, j'avais l'habitude de cette potion, elle menait à Bonta. Elle but la même et l'instant d'après ils avaient disparus.

La journée fut inintéressante, Daria s'entrainait à faire pousser des ronces de plus en plus grosses, bien qu'elles ne dépassent pas la taille d'un doigt. Elle les faisait onduler comme des serpents, bref quel ennuis ! Mon regard désintéressé préféra alors se tourner vers la vie – ô plus palpitante- des insectes innocents… Je me surpris à raconter leur histoire :
Il était une fois deux mignonnettes coccinelles qui vivaient dans la verdoyante verdure moisie d’une jolie petite forêt dont l'entrée était farcie de cadavres à présent enfouies. Les pauvrettes voletaient à travers ces fourrés de violettes … violettes et de coquelicots coquets, de ces bleuets bleutés et autres feux follets qui offraient la beauté de leurs vives couleurs à toutes les bestioles qui grouillaient dans le coin ; elles sautaient de feuilles en feuilles en s’amusant, comme des petites coquines, en buvant la rosée du matin… et puis soudain… CRACK !
Mes élans bucoliques venaient d'être anéantis pas l'apparition d'un parchemin bleu. Un nouvel ordre de mission je supposais.

Mission précédente écourtée, nous demandons vos talents à Pandala. Veuillez vous rendre à l'entrée du village de Terrdala, votre mission vous y sera donnée.
Vous serez bien sûr payée pour le temps passé de la mission précédente si information.

Pandala me voilà. Adieu petites coccinelles.
Je me retrouvais au zaap d'Astrub dans lequel je rentrai directement. Les bois de bambou de Pandala étaient à présent visibles. Terrdala, le village le plus a l'est …

J'arrivais devant la porte, trois hommes encapuchonnés attendaient.
- Avez-vous des informations ?
- Il se dirige vers l'arbre Hakam, répondis-je.
- Où sont-ils ? demanda un autre homme.
- Dans la forêt des Abraknydes.
Le troisième me tendit la bourse de Kamas.
- Nous avons besoin de vous.
- Nous voulons que vous…
- …Capturiez quelqu'un.

Leur façon de parler était horrible ! Je grimaçai de dégout, leur réservant mon regard le plus répugné, et je rétorquai derechef :
- Toute la phrase d'un coup je vous prie !
- Nous avons besoin des services de bandit recherché par la ville d'Astrub.
- Vous devrez nous ramener Marzwel le Gobelin, Rok Gnorok, Musha l'Oni et pour finir Zatoïshwan.
- J'espère que votre récompense sera supérieure à celle qu'offre Astrub.
- Ne vous occupez pas de cela. Apportez-les-nous à chaque fois que vous en capturez un. Nous attendrons ici. Vous avez jusqu'à ce soir.
Je me mis en route. Les rumeurs indiquaient que chacun se trouvait dans une zone de Pandala.
Ils devaient tout de même être difficiles à trouver, sinon ils seraient déjà capturés.
Je parcourais silencieusement ces bois de bambou, les monstres étaient sereins et paisibles, la forêt silencieuse.
- Ca c'est de la mission … grommelais-je pour moi-même.
Je parcourais déjà depuis une heure de long en large le domaine de Terrdala, sans aucune trace de l'un de ces brigands. La chance avait tendance à me sourire en général, mais aujourd'hui, elle n'était pas au rendez-vous. Je me mis à suivre la rivière, puis tombai sur un lieu abrité par un rideau de bambou. Un vieux panda saoul chantait des chansons hideuses et horripilantes.
Un coup sur la tête et le voila qui dors comme un gros bébé. Il ressemblait parfaitement à Zatoïshwan, coup de chance ! Je le hissai alors sur mon dos et me rendis à la porte. Je le larguais à leurs pieds et repartis en courant.

Il m'en restait encore trois et plus beaucoup de temps. Je me rendis directement au nord. Nombreux était les voyageurs traquant les Firefoux. Je continuais en direction de Pandala air, et tombai nez à nez avec des Pandits et Pandikazes. Ils avaient l'air de vouloir se battre mais je n'avais pas le temps, j'invoquai un double, disparus dans la fumée et partis.
Quelle fut ma surprise lorsque je tombai directement sur Rok et Marzwel jouant à pierre feuille ciseaux, au bord de l'eau.
- Encore un aventurier, commenta le gobelin.
- J'en ai marre de les jeter dans l'eau … couina le Craqueboule.
Ils me regardèrent.
- T'es là pour nous envoyer à Astrub ? grogna Marzwel.
- Des personnes nécessitent vos services. Ils m'ont engagé pour vous trouver.
- Tu perds ton temps gamine, je n'irai pas, grommela le gobelin.
Rok Gnorok s'était déjà levé et attendais.

- De toute façon, on n'a rien d'autre à faire, autant s'amuser un peu… non ?
- Aux moindres emmerdes moi je me casse, je te préviens.
Ils me suivirent en direction de mon lieu de rendez-vous.
- Vous sauriez où se trouve Musha l'Oni ? hasardais-je.
- Ce fou ? Il n'a plus toute sa tête. Il arrache des dents à toutes les créatures qu'il croise.
Je n'en rajoutai pas, le gobelin avait l'air grincheux. Mes trois commanditaires furent surpris de me voir avec les deux recherchés me suivant naturellement.
Je repartis au seul endroit qu'il restait, Akwadala. Pour le moment, la mission était plutôt simple.

Arrivée à Pandala eau, je n'avais plus qu’à suivre la piste des monstres avec des dents arrachées. Musha se trouvait au bout.
- Si tu veux m'attraper tu devras me combattre, hurla-t-il à un garçon.
Un combat venait de démarrer devant moi, c'était un jeune Iop. Musha para son coup d'épée, et lui envoya un coup le projetant au sol. Son adversaire était à moitié sonné. Le recherché se jeta sur le jeune combattant et lui ouvrit la bouche. Il allait lui arracher les dents ! Je devais intervenir pour au moins faire une bonne action pour une fois.
Je fis irruption dans la clairière et lançai ma dague sur Musha. Il se retourna.
- Ah encore quelqu'un !
Il se jeta vers moi, mais j'avais pris les précautions de mettre des pièges entre lui et moi. Quelle intelligence, tant de malice, de subtilité dans le choix des techniques ! Mais je n'avais pas le temps de m'abandonner au narcissisme.

Il venait de tomber, cloué au sol par mon piège d'immobilisation. Je me jetai sur lui et l'empêchais de bouger à l'aide de cordage. Akwadala n'était pas très loin de la porte de Terrdala, mais il me fallut tout de même une petite demi-heure pour le ramener.
Mes commanditaires me donnèrent chacun des sacoches remplies de Kamas. Je pouvais arrêter de travailler pendant un moment avec cela.
- Il n'y avait que vous capable de faire cela en un temps aussi rapide.
Je pris congé et rentrai me reposer. J'avais une petite maison à Sufokia. Quelques jours de repos seraient les bienvenus après ces dernières missions. Je n'avais jamais eu autant de travail dans un laps de temps aussi rapproché. Je passai par la banque pour ranger une partie de mes affaires.
Aussi vite que j'avais mangé, j'étais déjà couchée. Je m'endormis rapidement.

Le soleil inondait ma chambre de sa lumière dorée. Quelle douceur, quel bonheur d'être chez soi.
Je pris ma canne à pêche et je passai deux jours identiques à pêcher tranquillement pour le plaisir.
Au bout de ce long repos mérité, je reçus de nouveau un parchemin, le rendez-vous était urgent et proche de chez moi. Je courus me préparer et je filai en vitesse.
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Score : 18

L'histoire des bêbêtes m'a bien fait rire... laugh

Mais qui sont ces encapuchonnés? Leurs missions sont décidément bien étranges. En tout cas, Azra a assuré, encore une fois ! Vive Azra !
Peut-être, maintenant que j'ai pris du recul, qu'une description plus poussée de son chez-elle serait la bienvenue avec cette fin de chapitre?
smile

Maev

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Score : 55
Bonjour. Cette fiction étant en train de couler, je poste ce chapitre qui risque donc d'être le dernier.
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6
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Balade
(Point de vue Jake)


Je sentais des mains qui me tenaient le visage.
- Ouvre les yeux, me dit calmement Llyore.
Je lui obéis. Elle se trouvait à quelques centimètres de moi.
- Qu'est ce que tu m'as fait ?
Elle ne répondit pas.
- Où sommes-nous ? continuais-je.
Je me sentais trembler.
- Calme-toi. Tu es à Bonta, je t'ai fait boire une potion permettant de s'y rendre directement.
J'avais entendu parler de ces mixtures au pouvoir étrange mais je n'en avais jamais essayé.
- Comme c'est une journée où nous nous reposons, j'ai pensé que ce serait une bonne idée de te faire visiter la ville.
Elle affichait un grand sourire.
- Heu oui … c'est gentils mais les autres, ils ne savent pas où nous sommes. Et comment va-t-on les rejoindre ?
- Ne t'en fais pas, juste après avoir levé le campement, j'en ai parlé a Iris qui m'a dit que c'était l'occasion pour toi.


Elle m'aida à me relever, le transfert m'avait fait tomber. La ville était très lumineuse et les toits projetaient des reflets bleutés sur les murs.
- Pour les rejoindre, je te réserve une petite surprise.
À partir de là, je ne l'abandonnais plus. Je ne voulais pas me perdre dans une ville aussi grande surtout que les cartes étaient restées au campement. Elle me tirait par la main de rue en rue, me montrant diverses boutiques dont les objets paraissaient pour une fois intéressants mais leurs prix étaient hallucinants. Je pensais que nous avions fait toutes les boutiques qui l'intéressaient mais à chaque détour de rue, elle en trouvait une nouvelle. À plusieurs reprises, nous rentrâmes dans une boutique. Elle achetait quelques petites babioles qui à mes yeux avaient l'air totalement inutile. J'avais l'impression qu'elle dépensait son argent inutilement, mais après tout, ce n'était pas mon problème, elle gérait son argent elle-même.
- Tu n'as rien vu d'intéressants à acheter ? me demanda-t-elle lorsque nous rejoignons une rue sans boutique.
- A des moments si, mais c'était bien trop cher, avouais-je.

Elle continua de me guider dans les ruelles de Bonta, pour finalement arriver devant une magnifique boutique. La devanture était extraordinaire, le logo du magasin était agrémenté de joyaux et autres pierres précieuses. Llyore me poussa dans le dos pour me faire avancer.
- Allez fait pas ton timide, entre.

L'intérieur était spacieux. Nous n'avions même pas fait un pas qu'une petite touffe de cheveux apparut derrière un comptoir. L'instant d'après, un visage faisait son apparition.
- Llyore ! Quel bonheur de te revoir.
La Cra me poussait toujours pour rentrer. J'étais subjugué par le luxe de cette boutique.
- Comment vas-tu ? demanda la petite personne.
- Très bien Ania, et toi, les affaires marchent bien ?
- Oh très bien comme tu peux le voir. Mais qui est ce charmant jeune homme ? rajouta Ania.

Elle m'observait de la tête au pied. Llyore n'avait encore rien répondu, que la petite personne sortait un rouleau de sa poche. Elle s'amusa à me mesurer de partout.
- Ania, je te présente Jake, un compagnon de route.
La concernée m'adressa un large sourire sincère et continua de prendre des notes sur un papier.
- Enchantée, lançais-je pour paraître poli.
Je n'étais pas à l'aise.
- Pourquoi elle fait ça ? murmurai-je à l'oreille de Llyore.
- Si tu trouve quelque chose, elle te l'adaptera.

La petite dame qui devait quand même être âgée de plus de soixante ans se retourna et commença à marcher vers le fond de sa boutique.
- Jeune homme, qu'est ce qui te ferait plaisir ? Une cape de voyage, des objets magiques, une nouvelle arme puissante …
Elle ne laissait à personne le temps de répondre. Elle courrait dans tout les sens, attrapant quelque chose par ici, quelque chose par là, et puis d'un coup elle revint. Elle attrapa un tabouret qui devait faire sa taille, sauta dessus et me balança un tas de tissus. J'avais la tête enfouie, jusqu'à ce qu'elle me la dégage, me permettant à nouveau de la voir.
- Magnifique ! s'écria-t-elle.

Elle me tira vers un miroir, je ne ressemblais à rien … si ce n'était un monarque de la renaissance.
- Je crois que ce n'est pas son style de vêtement, pouffa Llyore.
Elle m'aida à retirer cet accoutrement ridicule. Je n'avais qu'une seul envie, sortir de cette boutique et m'éloigner de ce cette folle.
- Rooh, ce n'était que pour le dérider, couina-t-elle.
Elle farfouillât de nouveau et revint avec quelques objets dans les mains.
- Je pense que ceci te conviendra un peu plus.
Elle étala sur une table les vêtements qu'elle tenait, il n'y avait rien de plus classique. J'avais déjà des vêtements semblables, je n'allais pas payer pour quelque chose que je possédais, même si ce n'était pas parfaitement identique.
- Tu possèdes peut-être quelque chose de ressemblant, mais ce n'est que l'aspect extérieur.
Elle les mit dans un sac, et le donna à la Crâ.
- Tu les lui donneras lorsque vous serez hors de la ville, marmonna-t-elle.
D'un claquement de doigt, plusieurs sacs, coffres et pelles apparurent nous poussant hors de sa boutique et bien plus loin encore.
- Elle a horreur des remerciements, confia Llyore. Retournons au campement. J'ai une surprise pour le retour.
J'avais eu ma dose de surprise pour la journée, que me réservait-elle à présent …
Nous arrivions dans un quartier où les enclos se faisaient de plus en plus fréquents. Elle s'arrêta à l'un d'eux. Sur le portail était inscrit Hell's Apocalyptik. Llyore entra dans l'étable. Il devait y avoir une trentaine de monture.

- Nous allons prendre la monture d’Iris et la mienne. Nous les rejoindrons rapidement et nous pourrons nous en servir pour transporter la nourriture, ou autre chose.
- Je ne veux plus monté de Dragodindes, susurrai-je.
- Tu verras c'est pas très complique.

Elle attrapa une brosse et passa un bref coup sur deux montures. Elle y fixa les selles et y rajouta des crochets. Elle fixa le sac au dos d'une selle et sortit les deux montures.
- Je te remontre comment monter ? me demanda-t-elle.
- Non, je pense que je vais y arriver.

J'avais une forte appréhension avant de monter. Je m'étais juré de ne plus monter sur ces créatures. Mais à priori le destin en avait décidé autrement.
Je grimpai aussi facilement qu'avant, mais les souvenirs me tombaient dessus violement. Ma tête voulait descendre mais mon corps voulait reprendre du plaisir à conduire une Dragodinde. Je tapoter les flans de la monture qui avança lentement. Les sensations revenaient peu à peu.
Llyore fit un tour de l'enclos pour reprendre ses marques elle aussi peut sortit dans la rue. Je la suivis et d'un coup de pied elle ferma le portillon à derrière nous. Elle me guida dans les rues de Bonta et nous sortîmes à vive allure par la porte sud.

Je donnai un énorme coup dans les côtes de la pauvre bête. Llyore avait fait de même et nous avancions à une telle vitesse que ses cheveux volaient derrière elle. Je tentais de donner quelque coups de plus pour avancer plus vite, mais je devais avoir atteins la vitesse maximale.
Nous traversions les champs sans faire attention aux paysans qui râlaient car nous avions écrasé leurs cultures. Pendant un long moment les monts qui nous faisaient face avait l'air de ne pas se rapprocher. Finalement, nous fûmes plus vite au pied de falaise que je m'y attendais. Je suivis Llyore qui avait l'air de connaitre la région. Elle longea la falaise et tourna brusquement lorsqu'un passage fut disponible. En tournant j'eus l'impression que ma monture allait glisser et s'étaler. Je pouvais toucher le sol avec ma main tellement nous étions couchés sur le coté. Le passage était étroit entouré de falaises. Sur les flans de la montagne se trouvaient des Craqueleurs des Plaines. Semblables a leurs congénères mais plus agressifs. Les pierres nous volaient par-dessus la tête, mais nous avancions suffisamment vite pour ne pas être touchés.
Nous courrions côte à côte, mais il fallait que l'un cède la place à l'autre pour sortir, et surement perde au passage. L'immense mer de verdure était visible par la petite sortie. Mais seulement une personne à la fois pouvait passer.
En bon gentleman je fis ralentir ma monture pour que Llyore passe. Et nous voici ressortis dans la plaine. Nous coupâmes en direction de l'est. En moins d'une demi-heure, nous avions rejoint la forêt des Abraknydes.
Finalement, nous arrivâmes au campement.
- J'ai gagné, nargua-t-elle.
Je levais quelques glyphes, et m'engageais dans la bulle de protection. Llyore me suivit de près, pour ne pas déclencher les glyphes. Je mis pied à terre et refermai le passage.

- Alors, comment était-ce Bonta ? me sauta dessus Nidorex.
- Sympa et lumineux. Mais hors de prix.

Je vis Llyore rentrer et ranger le sac qu'Ania nous avait offert.
Le soleil se couchait bientôt, car le ciel s'assombrissait rapidement. Nous n'avions rien mangé de la journée, et je sentais mon ventre réclamer son dut. Le repas fut de nouveau le même, de la cuisse de Bouftou grillé.
Kyle quant à lui, dormait encore depuis la veille. D'après Nidorex, il devrait être en forme le lendemain, et nous pourrions repartir à un bon rythme.
- Bonne nuit, annonçais-je en fin de repas.
Je fus suivi peu de temps après par le reste de l'équipe. Xaedo avait eu la bonne idée de planter dans la tente des torches. Ainsi, nous aurions peut-être moins froid.

Cette nuit fut bénéfique pour tout le monde. Nous avions recouvré un peu de force. Bien que durant toute la nuit, le visage de la petite vielle de Bonta m'avait hanté. Ce qui m'intriguait le plus était les vêtements qu'elle nous avait offert. Llyore ne me les avait toujours pas montrés.
Je profitai de mon réveil matinal pour observer le contenu du sac. Il se résumait en une chemise, une veste sans manche en cuir bleuté, un pantalon de toile marron et des sortes de bottes chevaleresques. Je sortis chacun des vêtements et je les regardais avec minutie pour trouver ce qu'ils avaient de particulier. La veste pouvait se fermer jusqu'en haut, et une ceinture en cuir y était fixée. En bref rien d'original. Le ciel encore sombre, prenait une légère teinte plus claire à l'Est. Je quittais rapidement mes habits actuels que je remplaçais par ceux que je venais de sortir.
Il faisait frais, et me déshabiller dehors n'était pas la meilleure idée que j'avais eue. Je ne sentis aucune différence avec ces vêtements. De toute façon je n'avais aucune idée de ce que cela devait me faire. Ils étaient tout de même confortables.
Je me rendis vers les Dragodindes, ces dernières dormaient encore. Je fis comme la veille, et allumai un feu. La tente avait conservé la chaleur des torches durant la nuit, je n'étais pas totalement gelé. Je m'étendis sur le sol à coté du feu, et j'observais les cieux. L'aube était paisible que j'en fermais les yeux.
Du mouvement se fit entendre dans la tente et quelqu'un sorti. Je jetai un coup d'œil et vis les deux filles penchées au dessus de moi.
- Ah … ça n'a pas tardé, tu les as déjà enfilés, remarqua Llyore.
- Ils n'ont rien de particulier … commentais-je.
- Tu devras découvrir leur capacité toi-même. Ils sont en rapport direct avec tes pouvoirs.

On aurait dit une vielle petite sorcière parlant par énigme.
- Ils te vont bien à ce que je vois, ajouta Iris.

Le campement fut levé, les Dragodindes furent chargées avec la tente et les couchages, Kyle bien qu'il fut encore à moitié endormi, parvenait à marcher. Nous apercevions la lisière de la forêt après deux heures de traversée. Nous n'avions croisé que deux Abraknydes qui s'étaient enfuis à notre arrivée.
- Bien, on sera dans quelques heures le milieu de la journée. Nous devrons faire une étape dans la traversée de la plaine, car il faut deux jours pour atteindre la mer, expliquais-je. à partir d'ici nous serons à découvert pour deux jours.

Et nous repartîmes au même rythme. La plaine était paisible, les Blops sautillaient de-ci de-là, rendant l'instant un peu plus dynamique. Nous voilà depuis seulement dix minutes à découvert que les ennuis reprenaient.
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Score : 779

Pourquoi abandonnes-tu en si bon chemin ? C'est dommage...
 
Sho-Capik.

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Score : 55

Bonsoir !

Après plusieurs mois de réflexions, j'ai décidé de reprendre cette fiction (il y a quelques semaines). L'histoire est la même mais plus approfondie, et les deux points de vue n'en forme plus qu'un. Les chapitres sont plus complet mais aussi plus long (j'espère pas trop long non plus :s )
Bonne lecture et je m'excuse encore pour les déceptions que j'ai surement causé.

Ceci est un prologue, il peut paraitre flou mais est essentiel pour la suite de l'histoire. Je vous invite donc à le relire plus tard wink

Prologue
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- Général !
Aron déboula dans la pièce vivement éclairé où l'homme tenait un discours. Devant lui se trouvait une dizaine de hauts gradés discutant de l'avenir du monde. Le Général interrompu lança un regard noir en direction du perturbateur. Il l'observa de la tête au pied, il portait toujours son armure de soldat.
- J'espère que tu as une bonne raison pour oser me couper la parole ainsi !
- Oui … répondit le jeune homme encore essoufflé. L'armée de révolutionnaire lance leur assaut sur Sufokia.

Le visage du Général passa de l'expression de colère à l'inquiétude. Cela ne faisait que deux mois que ce mouvement s'était levé et pourtant ils rassemblaient toujours plus de partisans.
- Nous ne pouvons plus rien faire. Contacter nos agents qui habite sur place et dite leur de s'enfuir.
Aron parti aussi vite qu'il était arrivé.
- Nous devons frapper ! s'écria un homme de la table.
- Nous sommes le pouvoir ! Sans nous ils ne peuvent plus vivre ! ajouta un autre.

Le Général leva la main et obtenu le silence.
- Si nous attaquons, ils obtiendront ce qu'ils veulent. De nouveaux partisans se joindront à leur cause. Il y aura beaucoup de mort dans notre camps et surement plus dans le leur, mais nous devons faire profil bas le temps que les émeutes disparaissent.
- Mais durant combien de temps devrons nous disparaitre de la surface du monde.
- Ça je l'ignore …

Il resta assit dans son siège, et faisait pensé à une statue de pierre tellement il était immobile.

- Erika !
Une fille aux yeux verts se retourna et lui fit face en le regardant droit dans les yeux.
- Pourquoi es-tu si obstiné Yoann ?!
Le jeune homme d'environ vingt-cinq ans sembla profondément touché par ces mots. Il n'arrivait pas à y croire.
- Tu dois avoir confiance en moi, nous sommes en danger ! continua-t-elle.
Elle venait de lui plaquer les épaules contre un mur. La douleur se fit sentir à retardement comme il en avait l'habitude. Son regard toujours plongé dans le sien, il tentait de résister.
- Je t'en supplie ne me laisse pas seul … lâcha-t-il.
Elle fit un pas en arrière et se retourna contemplant la mer. Sa jupe bleutée semblait inexistante sous l'éclairage lunaire. Voletant joyeusement dans le vent, le vêtement épousait ses formes. Ses yeux s'humidifiaient de plus en plus, elle faisait un effort surhumain pour ne pas fondre en larme. Il lui avait fallut plus d'un mois pour se résoudre à partir, et pourtant le jour tant attendu, elle ne parvenait pas à s'en aller.
- Je te promets de revenir quand tous sera fini. A l'heure actuelle nous sommes en danger de mort par ma faute. Mais je suis sur que tout va s'arranger rapidement.
Yoann la saisit par la taille, qui lui n'avait aucune honte à pleurer. Sa chemise noir était grande ouverte offrant un contact entre leur peaux nus, qu'il apprécia le plus longuement possible. Il caressa le dos dénudé d'Erika qui ne montra pas la moindre réaction.
- Ne me quitte pas, renifla-t-il.
Ils avaient tous deux le même âge, mais un seul détail les différenciait. Elle possédait des pouvoirs et lui non.
- Cette révolte menace d'arriver ici dans si peu de temps. Tu sais que dés qu'ils me trouveront, ils me tueront. Et tu devras subir ce supplice.
Elle tenta de faire un pas, mais il la tenait toujours fermement. Elle ne fit plus aucun geste savourant l'instant de mieux qu'elle le pouvait. Les larmes de son ami roulaient sur son épaule.
- Je te le promets … murmura-t-elle.
- Oh ! Erika …

La tristesse lui tordait le visage.
- Cette fois, je m'en vais …
Elle se retourna et l'embrasa longuement. L'instant d'après, les bras de Yoann entourait le vide, elle s'était téléportée.
Il tomba sur ses genoux, le visage baigné par les larmes. Il était rempli d'un amour infini, sans haine ni colère. La souffrance grandissait petit à petit, l'empêchant de raisonner correctement. Le jeune homme tourna le regard vers la voute céleste : il fouilla les nuages à la recherche d'une ultime trace de sa bien aimée, d'une infime étincelle qui aurait trahi sa présence. En vain. Alors, un hurlement de détresse pareil à celui d'une bête à l'agonie sortie de sa poitrine.
- Erikaaaaaaa !

En pleine nuit, la petite fille fut réveillée par un hurlement retentissant dans toute la petite ville de Sufokia. Elle percevait la moindre émotion que transférait ce cri. Elle ressenti de la tristesse, de l'incompréhension et de l'amour.
Elle grimpa sur le toit de la maison et scruta la nuit à la recherche d'où pouvait provenir cet appel de détresse. Mais il avait cessé depuis bien longtemps et il pouvait venir de n'importe où. Soudain, des dizaines de torches illuminèrent l'axe principal de la cité aquatique.
- Papa, maman ! Il y a énormément d'animation dans la ville ! s'écria la fillette en déboulant à pleine vitesse dans la chambre.
Le couple sauta du lit et couru sur le toit. Une même expression sur leur visage indiqua qu'ils avaient compris la même chose. Ce n'était ni un spectacle de rue, ni juste quelques habitants rentrant chez eux tardivement. Une armée entière venait de pénétrer dans la ville.
- Les filles ! hurla la mère.
La plus grande avait dix ans, et sa cadette avait six ans. Elles se regroupèrent au coté de leur parents.
- Ophélia … murmura son mari.
Il lui fit signe de la rejoindre. Il tenait dans ses mains un parchemin jaune enroulé et cacheté d'un point de cire dont la marque leur était très familière.
- Jurez moi que vous prendrez soin l'une de l'autre quoi qu'il arrive !
- Mais que ce passe-t-il ? demanda l'ainée.
- Beaucoup trop de changement …

Elle jeta un coup d'œil derrière elle. La lueur des flammes indiquait qu'ils n'étaient plus très loin. Des cris plus où moins fort retentissaient partout dans la ville.
- Et surtout, ne montrez jamais vos pouvoirs à qui que ce soit ! ajouta-t-elle.
Elle les serra fort dans ses bras et rejoignit son mari. Il avait remplis deux sacs de vêtements. Il en donna un à sa fille la plus âgée.
- Vous allez devoir vous débrouillez à toutes les deux à partir de maintenant ! Vivez heureuse ! cria leur père.
Avec sa compagne ils les forcèrent à boire une petite fiole. L'instant d'après elles disparaissaient en courant vers eux.

Yoann errait dans la rue en direction de sa maison. En y entrant, il tomba sur un parchemin jaune vierge mais qui ne l'avait pas toujours était. Le cachet de cire prouvait qu'il avait était envoyé, et ce récemment. Par précaution, pour ne pas éveillé de soupçon, il le brula hâtivement. Mais son attention fut attirée par des cris venant de l'extérieur.
Yoann compris que cette armée révolutionnaire qu'avait fuie son amour venait de pénétrer dans la ville à l'instant même. Il n'avait rien à se reprocher car il n'avait jamais eu de pouvoir. En revanche il avait côtoyé bon nombre de personne comme Erika. Elle était ce dont il traquait le plus, une Xélor. Elle avait le pouvoir de jouait avec l'espace-temps, et ce avec une facilité déconcertant.
Des coups de feu retentirent à divers endroits de la ville. Des femmes hurlaient, il s'imagina qu'on devait s'en prendre à leur enfant. Mais ils étaient suivit par des cris de douleurs, qui lui firent plutôt penser à des gens que l'on brulait ou décapitait. Il observait les rues adjacentes à sa maison depuis la fenêtre à l'étage quand quelques coups bref et rapide furent frappés à la porte. Il n'avait vu personne s'approcher.
- Qui est là ? murmura-t-il.
- C'est Ophélia !

Il ouvrit la porte instantanément.
- Que se passe-t-il ? s'empressa-t-il de demandé.
- Nous devons partir, où est Erika ?
- Déjà envolé …

Il se concentra pour ne pas céder aux larmes. La jeune femme qui lui faisait face sembla soulagée.
- Où partez-vous ? s'exclama-t-il.
Yoann espérait tellement obtenir une information sur le lieu où se trouverait Erika.
- Nous ne le savons pas encore, mais ne t'en fait pas, nous reviendrons.
Elle fit demi-tour et s'évapora dans la nuit. Elle était une amie de son amour envolée, et comme elle, elle possédait des capacités surnaturelles. Mais il n'avait jamais réussit à trouver lesquelles.

Aron veillait à ce que la vingtaine de soldat effectue le travail le plus rapidement. Il devait rapatrier tous leur soldat et autres membres de l'armée le plus rapidement possible. Seulement une cinquantaine de leurs subordonnés vivaient à Sufokia, mais il craignait que le mouvement gagne rapidement les environs du village d'Amakna et finisse par atteindre Astrub. Il ne s'inquiétait pas pour l'île de Pandala car leur habitant savait très bien repousser les envahisseurs, mais par sécurité, il envoya plusieurs missives.
- Capitaine Aron ! Nous avons des enfants en pleurs à l'entrée de la milice.
- Je descends, répondit-il.


La petite maison était trop petite pour contenir tout les partisans. Ils avaient élus des représentants qui se réunissaient ici même.
- Nous n'avons aucune chance de prendre le contrôle d'Astrub, Pandala, Bonta et Brakmar.
- En particulier cette dernière. Contrairement aux autres villes où nous n'avons pas vu les attaquants, là bas, ceux qui possèdent les pouvoirs lance des assauts extrêmement violent qui se finissent dans un bain de sang.

Leur expression était très grave, depuis le début des affrontements deux ans auparavant, ils avaient perdus lors des combats des milliers de soldats.
- Nous devons accepter son aide, déclara un homme coupa le silence qui s'était installé.
- On ne peut pas lui faire confiance ! Qui nous dit que ce n'est pas une ruse pour nous planter un couteau dans le dos une fois qu'elle nous aura aidés.

Tout le monde était du même avis, cette femme possédait des pouvoirs, elle voulait surement tuer cette révolution de l'intérieur.

Aron observait la cours de la milice. Les enfants qu'ils avaient recueillis lors du premier assaut s'amusaient tous ensemble.
- Dis moi, commença le Général. Toi qui arrive à ressentir les émotions que chacun de nous cache au plus profond de soit, dis moi ce que désire le plus ces enfants.
Le jeune homme n'avait pas vraiment compris où son supérieur voulait en venir.
- Ils ont l'air heureux et épanoui, mais nous le savons tous, ils possèdent des pouvoirs et ils ne sont pas arrivés ici sans raison. Leurs parents devaient être dans notre armée et pour les sauver ils nous les ont confiés.

- Descendons, je vous dirais tous, répondit Aron.
Arrivé dans la cours les enfants se turent et s'alignèrent. Ils n'avaient rencontré que quelques fois le Général Sirpee, et ce dernier fut surpris que tous ces jeunes garçons et filles se mettent en rangs comme les soldats.
- Leurs chambres donnent sur cette cours, ils voient toujours les soldats vous saluer ainsi, murmura Aron.
- Reprenez vos occupations.

Il avait un sourire d'une personne heureuse et paisible. Mais intérieurement, c'était une tempête qui déferlait.
- Bien, premièrement tous ces enfants n'ont pas envie de quitté la milice. Sauf cette fille blonde.
Ils l'observèrent un instant.
- Depuis un an, elle s'entraine et motive ses camarades à faire de même. Mais elle qui sortait souvent dans la ville refuse depuis quelques temps.
- Intéressant … Je pense qu'ils peuvent partir s'ils le désirent à partir de maintenant.
- Comme vous le souhaitez général.

Une petite fille aux cheveux caramel couru vers les deux hommes.
- Je m'occupe personnellement de cette jeune fille, elle est là sœur de la blondinette et est une Eniripsa.
Le Général comprit les motivations du jeune homme. Aron était lui aussi un Eniripsa, il avait toujours rêvé de transmettre ses connaissance. N'ayant jamais eu d'enfant, cette fillette avait conquis son coté paternel.
- Maître Aron, commença l'enfant.
- Apelle moi Aron je t'ai déjà dit, gronda-t-il en souriant.
- Aron, où sont nos parents ? demanda-t-elle.

A cet instant précis, il aurait tant voulu le lui dire, mais il n'en avait aucune idée, surtout qu'il ne savait pas qui était ses parents. Il se contenta de sourire, les mots ne lui venaient pas.

Une affiche avait était planté dans le tableau à l'entré du couloir. La jeune fille blonde explosa de joie en le lisant.
- On peut sortir de la milice quand on veut ! s'écria-t-elle.
Tous ses compagnons sortirent de leurs chambres et s'agglutinèrent devant le panneau d'affichage. La jeune fille couru dans sa chambre, jeta quelques vêtements dans un sac et accrocha deux dagues à sa ceinture.
- Grande sœur … tu … tu t'en va ?
La fille aux cheveux caramel la fixait de ses grands yeux marron dont les larmes commençaient à faire leur apparition.
- Je vais retrouver Papa et Maman.
- Tu … tu me laisse seule ? couina-t-elle.
- Mais non, tu va continuer de t'entrainer avec Aron ! la rassura-t-elle. Et je te promets de passer aussi souvent que je le peux.

Un sourire s'esquissa légèrement sur la fillette. Qui sera sa sœur dans ses bras.
- Reviens vite, chuchota-t-elle.
Elle l'accompagna jusqu'à la grande porte de bois. Sans se retourner, elle marcha tout droit dans la ville. Elle ne connaissait en rien le monde qui l'entourait et n'était pas au courant des récents événements.

Depuis une fenêtre de la caserne, les deux hommes l'observaient partant à la découverte de ce monde inconnue.
- Nous aurions dut la mettre au courant, râla le général.
- Je place mes espoirs de changement en elle. Si elle était partie en sachant la vérité, elle se serait lancée dans une traque inverse.
- Peut-être … Mais elle n'a que quatorze ans, c'est encore trop tôt je trouve …
- Bien, nous sommes attendus à la frontière entre les plaines de Cania et les landes de Sidimote.


- Cela fait déjà quatre ans que nous avons monté cette révolution, et nous ne sommes parvenu qu'à trouvé moins de mille possesseurs de pouvoirs ! s'écria un homme en frappant la table de son poing.
Chacun marmonnait dans son coin, quand quelques coups rapides retentirent. Un homme ouvrit la porte et laissa entré une femme d'une quarantaine d'année.
- Encore vous ! s'écria le meneur du groupe.
- Et vous n'avez pas fini de me voir, ricana-t-elle.

Ils la craignaient tous car ils l'avaient déjà vu à l'action lorsqu'elle était contrarié.
- J'ai entendu dire que votre révolution s'essoufflait … et que vous n'avez pas tué de personnes ayant des pouvoirs depuis déjà trois ans.
- Comment …

Elle le fit taire d'un geste de la main.
- Je connais énormément de chose qui pourrait vous intéresser. Notamment les endroits stratégiques où ils se cachent. Mais je ne vous révélerez ces informations qu'à certaines conditions.
Ils hochèrent la tête et attendirent la suite.
- Voici les conseils que je vous donne. Cessez les combats contre Bonta et Brakmar, vous n'avez aucune chance. Mais en revanche, vous pouvez réussir un sacrée coup en capturant Astrub.
Elle était parvenue à les charmer si facilement.
- Mais pour réussir votre coup, vous allez devoir disparaitre durant deux ans. Les disciples de ce monde doivent oublier la menace qui pèse sur eux. Et lors de l'assaut sur cette ville, je vous offrirais mon soutient militaire.
Un éclair de malice traversa ses yeux, les hommes entourant la table acceptèrent sa proposition, mais refusèrent de disparaitre complètement durant deux ans. De ce fait elle les autorisa à continuer leurs raids pour trouver les possesseurs de pouvoir en restant le plus discret possible.

Les deux représentants des grandes puissances du monde se faisaient face à la limite des deux territoires. Chaque camp avait respecté sa parole. Leurs échanges furent brefs et rapide, ils avaient eux des retours d'espion qui annoncé une retrait des troupes révolutionnaires un peu partout dans le monde. Cette nouvelle aurait dut les réjouir mais ils sentaient une nouvelle menace.
- Dans deux ans, ils attaqueront Astrub.
- Nous défendrons la ville peut-importe ce qu'il en coutera, annonça le Général Sirpee.
- Et vous aurez notre appui pour la première et dernière fois.


Le temps lui-même semblait ressentir les tensions qui planait autour et à l'intérieur de la ville. Les révolutionnaires comme les Bontariens et Brakmariens s'était mêlée aux habitants d'Astrub.
Le jeune homme collé à la vitre de sa maison observait le ciel devenant de plus en plus orageux. C'était dans sa nature même qu'il ressentait les événements approchant. Une force d'une puissance inimaginable allait déchainer les éléments dans la cité neutre. Son père lui avait transmit tous son savoir sur les pouvoirs Féca. Ils espéraient ne pas avoir à les utiliser mais en cas d'urgence ils n'auraient pas d'autre choix.
Soudain plusieurs explosions retentirent à l'ouest. Il comprit aussitôt que la ville était attaquée. Des centaines de villageois courraient dans cette direction.
- Nous sommes en pleine guerre ! s'écria-t-il.
Il déboula dans le salon, évitant de justesse sa mère.
- J'ai vu une foule armée d'épée, dague et autre lame se dirigeant vers les explosions.
Ils comprirent que leur paisible vie n'allait pas durer très longtemps s'ils se faisaient attraper.
- Suivez-moi ! déclara son père d'un ton très calme.
Il ouvrit un trappe et y entra suivit de toute sa famille.
- Jake, pose des glyphes le long du tunnel.
Le jeune homme de seize ans s'exécuta. Il avait construit cet abri avec son père sans en comprendre la raison. Ils arrivèrent dans une sorte de cave abondamment rempli de vivre.
- Nous allons attendre deux où trois jours, le temps que les affrontements cesse.
Dormant les trois quart du temps, Jake voulait savoir ce qu'on lui cachait mais n'obtenu aucune réponse. Une explosion retentit et le jeune homme se réveilla en sursaut. Le feuillage du frêne sous lequel il se trouvait laissait entrevoir le ciel bleu. Il était en sueur, au loin un soldat trottait vers lui.
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Score : 318

Bonjour,
J'ai tout lu ( Oh oui, ce fut long ^^) et je trouve cela très très bien !!
Par contre, certains éléments sont dérangeants, comme le fait de parler de 'Renaissance' dans le monde des douze, qui, pour moi, n'y a pas sa place.
Le fait de couper également par un chapitre sur l'enfance de Jake nous embrouille un peu, mais ça nous donnes justement plus envie de connaître la suite smile
Si tu as besoin de temps, et bien prends le, mais surtout : Ne t'arrêtes pas, car tu es doué! smile 

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Score : 55

Bonjour,
Effectivement la 'Renaissance' n'a pas sa place dans l'univers du monde des douzes, mais le chapitre 6 que tu as lu est de mon premier essai de cet histoire. Je te remercie (et ça me fait vraiment très plaisir) que tu ais tout lu depuis le début du sujet, mais en l'occurrence mon histoire recommence à partir de mon message de hier, c'est à quelque différence la même dans le fond, mais le point de vue n'est plus le même ce qui me permet de jongler avec plus d'aisance d'histoire en histoire.

Voici la suite smile

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Azra aiguisait sa dague dont l'acier projetait sur son visage les reflets du soleil. Elle était assise sur la corniche de ce toit depuis plus d'une heure et pourtant, aucun passant n'avait remarqué sa présence. Elle prit soin de ranger avec précaution l'arme dont le manche était incrusté de petites pierres précieuses.
Par chance, en ce jour de Maisial, Azra profitait du beau temps en attendant son commanditaire. La jeune fille passa sa main dans ses cheveux blonds et réenfila sa capuche bleue comme la nuit. Scrutant la rue de son regard couleur lapis-lazuli, Azra patientait du mieux qu'elle le pouvait.
Dans un concert de cliquetis sinistre, une femme vêtue de la tête aux pieds par un immense manteau, traversait le village en direction de la fille. Derrière elle, suivaient quatre Chafers lui servant de garde du corps. La jeune fille sauta de toits en toits et suivait cette femme le plus discrètement possible. D'un claquement de doigt de cette dernière, les créatures de la nuit disparaissaient dans un léger panache de fumée. Depuis la mystérieuse disparition des derniers disciples Osamodas, c'était les seules créatures invocables par n'importe qui. Azra fit son apparition au sommet du clocher surplombant la place orné d'une fontaine en son centre.
- Azra Helle ? demanda-t-elle.
Pour toute réponse, la jeune fille sauta avec grâce et agilité devant elle.
- Vous allez vous rendre à la milice d'Amakna. Vous devrez me ramener toutes vos observations et informations sur une petite fille, du nom de Daria. C'est une jeune Sadida d'environ dix ans. Je ne pense pas que vous aurez du mal à la repérer. Nous nous reverrons dans huit heures, ici même.
La Sram était habitué à ce genre de mission, la collecte d'information pour cette organisation était devenue son fond de commerce. Depuis deux ans, Izane lui transmettait les ordres de missions. Elle ne précisait jamais le montant de la récompense ce qui réjouissait la jeune fille à l'idée de pouvoir négocier le prix de la mission. Bien qu'elle ne manquait de rien, elle avait une obsession pour l'argent.
La femme fit demi-tour et invoqua ses Chafers une fois éloignée. Azra se dirigea dans la direction opposée et dut utiliser un sort d'invisibilité pour pénétrer dans la forteresse.

Jake marchait seul et d'un pas déterminé en direction de la milice. Il avait été convoqué dans la matinée pour une raison qu'il lui était encore inconnue. Mais ce qui l'étonnait le plus, était qu'on avait fait appel à lui alors qu'il n'avait jamais rencontré aucun garde de cette caserne. Il pouvait déjà apercevoir le chef de la milice, Arthas, dont l'ordre émanait.
- Bienvenu Jake, suivez-moi. Je vous donnerais les détails complets lorsque tout le monde sera arrivé.
Jake fut étonnait que cet homme le vouvoie. Il le suivit dans les couloirs, tournant dans plusieurs directions sans avoir le temps de retenir le chemin. Un sentiment tordit le ventre de Jake, il se sentait pris au piège au milieu de ce dédale. Le garde le conduisit dans une pièce contenant une table ovale entourée de quelques chaises et n'ayant qu'une seule fenêtre éclairant pauvrement la salle.
- Asseyez-vous, je reviens dans quelques minutes.
Le jeune homme acquiesçât d'un signe de tête et s'installa dans l'angle le plus sombre de la pièce. Durant ce cours instant, le Iop était déjà sorti.
Azra trouvait la mission plus difficile qu'elle ne l'avait prévue. Dans sa hâte, elle avait oublié de trouver une carte de la caserne, ce qui l'aurait aidé pour ne pas se perdre dans ce labyrinthe. Marchant le plus vite possible au détour de chaque couloir, Azra était attentive au moindre bruit lui permettant de dénicher la petite fille. Ce fut au bout d'un quart d'heure de couloirs et d'escaliers, qu'elle passa devant une chambre où une fillette brayait d'une voix stridente des comptines incompréhensible. Effectivement, celle-ci n'était pas difficile à reconnaitre.
Elle était assise de dos et s'affairait à coudre une petite poupée. Sa chevelure noire tombait en éventail sur son dos et sa peau brune contrastait avec sa robe d'un blanc immaculé. La Sram pénétra dans la pièce et s'installa dans un angle lui procurant une vue sur l'entrée et sur la fille. Elle ne s'était pas encore installée qu'un autre Sadida entra dans la chambre. Derrière lui se trouvait le chef de la caserne et trois jeunes personnes.
- Arthas, êtes-vous sur que c'est le bon jour pour partir ? demanda le Sadida.
- Certains. Nous avons réussis à trouver le dernier membre de la mission.

Pourtant, le jeune homme ne semblait pas totalement convaincu.
- Grand frère ! Déjà que cette chambre n'est pas très grande, si tu commence à inviter des gens, on va finir par se marcher les uns sur les autres.
La petite fille avait parlé sans même prendre la peine de se retourner.
- Daria, je te présente Kyle, Iris et Llyore.
Il indiqua le Iop, la Sacrieur, et la Cra se trouvant juste derrière lui. Ce n'est qu'à ce moment là qu'Azra remarqua la ressemblance entre les deux Sadida.
- Comme tu es mignonne ! s'écria la Sacrieur.
Cette remarque froissa la Sadida qui devint toute rouge.
- Je ne suis pas une gamine ! s'écria-t-elle.
Elle sauta par-dessus son lit et s'assit juste au pied de la Sram. Celle-ci sentait le souffle de la fillette sur ses jambes invisible aux yeux des autres. Elle tentait de s'écarter légèrement craignant de se faire repérer.
- Daria, reste polie avec nos invités, gronda son frère.
- C'est elle qui n'est pas gentille ! Elle me traite comme une gamine ! râla la petite fille.

La Sacrieur avait touché un point sensible chez l'enfant.
- Je boude ! déclara-t-elle.
- Elle a un caractère particulier, souri son frère.


La situation était de plus en plus gênante, le capitaine Arthas changea brutalement de sujet.
- Bien, nous allons discuter de la mission dans la salle que nous avons organisée pour l'occasion. Un autre membre nous y attend déjà.

Azra fut surprise de ne plus voir la jeune fille, elle n'était pas restée attentive et cette dernière s'était éclipsée très rapidement. Elle allait devoir redoubler de vigilance.
Daria tapotait sur l'armure du chef de la milice, donnant la possibilité à Azra de se faufiler dans le couloir. Le groupe n'allait pas tarder à changer de lieu, et elle ne désirait pas se faire coincer dans cette chambre.
En sortant celle-ci frôla le jeune Iop qui se trouvait dans l'encadrement de la porte. Lorsqu'elle passa, il se décala comme pour la laisser passer. L'avait-il repérer ? L'avait-elle touché ? Elle n'en avait aucune idée.
- Oui mademoiselle ?
Ayant bien fait attention à traiter la jeune fille comme une personne plus âgée qu'elle ne l'était, Arthas avait remarqué la Sadida tirant sur son armure pour attirer son attention.
- Je ne veux pas d'elle, déclara d'un ton calme et posé en désignant du doigt la Sacrieur.
Prenant son doigt avec hâte, son frère plongea son regard droit dans les yeux de la fille.
- On ne montre pas les gens du doigt Daria, murmura-t-il.
- JE NE VEUX PAS D'ELLE ! hurla-t-elle.

Elle se précipita dans le couloir, visiblement vexée et s'enfuie à toutes jambes. Azra se lança dans la foulée derrière elle.
- Kyle, tu connais la caserne, va la trouver et rejoins nous dans la salle.
Le Iop se lança à la suite. Sa connaissance de la caserne lui permettait d'appréhender les escaliers et les changements de direction. Il gagnait peu à peu du terrain sur les deux filles.

Cette solitude ne dérangea pas Jake, qui depuis son arrivé au village partait dans la campagne Amaknienne pour oublier tous ce qui le tourmentait. Cette tranquillité et cette pénombre lui donnait envie de dormir, les deux nuit qu'il avait passé à l'extérieur ne lui avait pas permis d'être au mieux de sa forme. Jake pensa qu'il aurait dut rentrer chez lui la nuit dernière pour être le mieux reposé possible aujourd'hui. L'envie de partir montait de plus en plus en lui, mais il trouvait cela incorrect vis-à-vis du capitaine.
Au moment où ses paupières devinrent les plus lourdes possible, un bruit l'extirpa de sa léthargie.
- Je ne veux pas d'elle !
Un petite fille fit irruption dans la pièce et se jeta sur la porte la plus proche. Mais celle-ci étant fermé, la fillette se jeta sur la troisième porte qui était ouverte. Dans sa suite, arriva un Iop qui ne remarqua pas la présence du Féca et s'engouffra à la suite de la Sadida.
Le calme revint durant une minute puis vinrent deux filles.
- Bonjour.
Une des deux filles avait remarqué le jeune homme pourtant tapis dans l'ombre.
- Tu n'aurais pas vu passé un jeune homme et une petite fille ? continua-t-elle.
Jake n'eus pas le temps de parler en indiquant la direction, elles s'étaient précipitées par la porte en lançant un merci.
Cette scène venait de faire remonter certains de ses souvenirs d'enfance. Mais il ne put se perdre dans ses pensées, le capitaine Arthas était revenu.
- Lorsqu'ils auront retrouvé votre sœur nous pourrons commencer la mission.
Il chercha Jake du regard et le vit dans l'ombre.
- Xaedo, je vous présente Jake Tyler qui vous accompagnera.
Les deux jeunes hommes s'observèrent un bref instant. Le Sadida avait le visage totalement couvert par ses cheveux noir, et avait la peau très foncé. Dans la pénombre, ce dernier ne remarquait que les yeux verts de Jake. Xaedo pris place juste en face de lui, ils se trouvaient en bout de table.
Entre eux deux, Arthas sortit des cartes détaillé de chaque régions et déroula un immense plan du monde qui recouvrait presque toute la table.
Feuilletant dans ses papiers, le Iop avait pratiquement oublié la présence des deux autres personnes.
- Vous serez accompagné d'un Féca, un Iop, une Cra, une Sacrieur et un Eniripsa. Ce dernier ne devrait pas tarder.
Ce tournant vers Jake, il ajouta :
- Ils cherchent une petite Sadida.
- Puis-je me joindre à la recherche ? répondit-il.

Le capitaine acquiesçât d'un signe de tête et le Féca se leva dans la foulée. Il n'avait aucune idée à l'heure actuelle de la raison de sa venue ici. Chercher cette fillette lui permettrait de faire passer le temps. Il suivit le même itinéraire que la fillette et fit confiance à son instinct.
Tournant aléatoirement, Jake croisa seulement deux gardes. La caserne semblait plus animée que lorsqu'il y était rentré un peu plus tôt.

Azra suivait sans aucune difficulté la petite fille qui déclarait sa position en hurlant qu'elle ne voulait pas Iris comme garde du corps. Pourtant un visage occupait une partie de ses pensées. Lors de son bref passage dans une petite salle, elle l'avait remarqué, assis dans l'ombre. Il avait observait la scène silencieusement avec ces yeux vert. C'était d'ailleurs ce regard qui la préoccupait.
Soudain, le petite fille tourna brusquement et ouvrit une grande porte en bois qu'elle eut peine à refermer. Azra profita de l'embrasure pour pénétrer discrètement dans la grande pièce.
Se cachant derrière un bouclier, Daria ne voulait pas être découverte. Kyle passa la tête dans l'entrebâillement de la porte et ne voyant personne continua sa route. Le silence retomba dans la salle, au moment où la porte se ferma. Durant ces quelques minutes de calme, Azra culpabilisa sur ce qu'elle s'apprêtait à faire. Pour une grande somme d'argent, elle allait révéler des informations pouvant mettre la vie de cette mignonne petite Sadida en danger. Mais l'idée de s'en mettre pleins les poches repris le dessus, balayant cet élan d'humanité qu'avait traversé la Sram.
Ce silence fut interrompu par l'arrivé de cet inconnu dont le regard avait perturbé Azra. Sa concentration était perturbée et son invisibilité devenait difficile à maintenir.

La porte c'était ouverte d'elle-même, Jake déboucha sur une pièce sombre dont l'écriteau sur la plaque de bronze clouée sur la porte indiquait "Salle d'entrainement". Il fronçât les sourcils pour observait le moindre mouvement dans la salle. Au moment où il voulut lui demander de sortir, il se rendit compte qu'il ne connaissait pas le nom de cette jeune fille.
- Je sais que tu es derrière ce bouclier. Ton frère et Arthas t'attendent.

Il avait parlait d'une voix claire et froide, poussant n'importe qui à lui obéir. La fillette sortit immédiatement de sa cachette pour le rejoindre.
- Je m'appelle Daria, déclara-t-elle lorsqu'elle fut à son niveau.
- Moi c'est Jake, lui répondit-il.

Elle lui adressa un large sourire naturel. Dans un élan d'affection, elle lui attrapa la main et marcha à coté de lui. Le jeune homme parut troublé un instant puis lui sourit tendrement. La Sram quant à elle, avait obtenue un bon nombre d'information pour l'instant mais surtout elle ne pouvait faire durer son invisibilité plus longtemps.

Lors de son retour dans la salle, Arthas afficha un grand sourire en le voyant revenir avec la fillette. À coté de lui s'était joins les deux filles qui avait demandé par où était parti Daria.
Jake jeta un coup d'œil sur les différentes cartes étalé sur la table. En reprenant sa place il y reconnu le village et les champs d'Amakna, ainsi que la montagne des Craqueleurs.
- Bien, tout le monde est présent. L'Eniripsa nous rejoindra un peu plus tard. Je suppose que vous ne vous connaissez pas. Daria, Xaedo, Kyle, Llyore et Iris, voici Jake.
Malgré la faible luminosité, le Feca arrivait à voir qui désignait Arthas. Au même instant le Iop fit son apparition et prit place.
- Votre mission sera d'escorter ces deux Sadidas jusqu'à l'île d'Otomaï. C'est une mission d'escorte, vous devrez rester vigilant et discret. Je vous laisse le choix de l'itinéraire, bien qu'il n'y en ait pas beaucoup.
Le capitaine lança deux feutres sur la table.
- Vous pouvez écrire sur la carte pour choisir votre chemin, je m'en vais accueillir votre dernier compagnon.

Arthas se dirigea vers la sortie. Au moment où il allait passé la porte, ce dernier fit volte-face.
- Autre chose, vous devrez prendre un moyen de transport sur la côte ouest, et vous n'êtes pas limité dans le temps.

Sur l'immense carte recouvrant la totalité de la table, une croix rouge désignait la milice. Jake profita du calme revenu, et du silence présent dans la salle pour s'installer confortablement dans son fauteuil. L'itinéraire l'importait peu, et il ne s'en mêlerait que s'il en était obligé. Les deux filles quant à elles, y apportaient un vif engouement qui se transforma rapidement en débat comme si leur vie en dépendait.
- Evitons la forêt des Abraknydes, déclara Iris.
- Mais nous allons devoir marcher à découvert, rétorqua Llyore.
- Traversons la montagne des Koalaks alors !
- Les lacs enchantés sont bien plus dangereux que la forêt !

Elle ne parvenait pas à trouver un itinéraire leur convenant. Jake, exaspéré par leurs enfantillages, évalua d'un rapide coup d'œil le niveau que pouvait avoir les autres personnes participant à cette mission.
Il se leva et pris un des feutres. Le plaçant au niveau de la milice, il jeta un bref coup d'œil aux autres qui s'était tus et l'observaient faire. Dans son dos, Arthas avait fait son apparition avec l'Eniripsa et avait fait signe de ne pas remarquer leur présence.
- Nous traverserons le village pour nous rendre à la montagne des Craqueleurs, déclara Jake d'une voix imperturbable. Ensuite nous traverserons la montagne pour rejoindre l'orée de la forêt des Abraknydes. Ce sera la meilleure possibilité pour faire le moins de mauvaise rencontre.
Il leva un instant les yeux et remarqua que tout le monde écoutait attentivement ce qu'il disait.
- Ensuite nous devrons traverser la plaine de Cania à découvert. Ce sera le passage le plus dangereux, mais vu la taille de notre groupe, nous n'avons pas d'autre choix. A l'ouest nous chercherons un moyen de nous rendre sur l'île. Dans le pire des cas nous nous dirigerons vers Brakmar ou Bonta pour effectuer la traverser.
Jake jeta un coup d'œil final sur la carte et se mit à estimer le temps qu'il leur faudrait pour parvenir jusqu'à l'île. Il se rendit seulement compte que l'île n'apparaissait pas sur cette immense représentation du monde et ce trouvait roulé là où s'était installer le capitaine Arthas.
Ce dernier adressa un large sourire à l'Eniripsa.
- Voici votre dernier compagnon !
Le chef de la milice fit les présentations et regagna sa place, invitant Nidorex, le nouveau venu, à s'asseoir.
- Ce trajet vous convient ? demanda ce premier.
Tout le monde acquiesçât au grand étonnement de Jake qui ne s'attendait pas à convaincre tout le monde.
- Introduction trop lente ! Quand est-ce qu'on tape ? s'écria Kyle.
Cette remarque légèrement stupide et puérile détendit l'atmosphère tendue qui régnait dans la pièce.
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Score : 18

On retrouve cette amusante rencontre ! Je ne sais plus si je l'avais dit, mais j'aime beaucoup cette mise en scène, avec Azra cachée dans le lot. smile

Par contre... je n'ai absolument rien compris au premier chapitre. Ce doit être du au mélange fautes d'orthographe -en passant beaucoup plus nombreuses qu'avant !-, de focalisations trop variées, et de trop nombreux personnages. Le contexte de la révolution m'a également laissée perplexe... Que ce passe-t-il au juste ? Qui est la révolte ? Qui sont ces gens "de pouvoir" qu'on cherche à tuer, de simples disciples des douze ? Alors que le monde, des douze justement, en est intégralement rempli ?
Bref, les introductions floues, c'est sympa, sauf quand ça l'est trop ! J'ai peiné à m'encourager à lire le second chapitre ' 3' Heureusement que celui-ci est beaucoup plus clair.

Prend le temps de relire tes chapitres avant de poster, tu m'as déjà montré que tu es très bien capable de te corriger tout seul (;
Une dernière chose : précise dans ton premier post que tu as repris l'histoire. Histoire que si de nouveaux lecteurs arrivent, sachent qu'ils suffit de reprendre au post #37.

Maev, toujours aussi fan d'Azra !

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