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Trackers Ankama

Le bon, le Roublard et la truande

Par Azazeria - ANCIEN ABONNÉ - 27 Juin 2016 - 10:40:04

Salut je vous présente donc mon petit Fanfic mettant en place un mystérieux Roublard masqué (comme tous les autres quoi) ayant pour objectif de... .
Je suis bien sûr ouvert aux critiques et aux avis, n'hésitez pas à échanger, par contre merci de le faire sur ce lien du forum:
Cliquez ici

Ça permettra de fluidifier mon récit en évitant qu'il soit coupé par plusieurs posts, merci par avance.

Bonne lecture =)

Chapitre 1 : Le départ :

La nuit tomba sur Srambad. Les honnêtes marchands diurnes rangèrent leur contrebande, pendant que certains assistants trésoriers modifiaient les comptes de la journée pour se rajouter un pourboire bien mérité*. La pénombre, bien que déjà omniprésente même par ciel dégagé, la pénombre donc, se répandait comme une traînée de poudre enflammée sur la cité des voleurs.

* : La plupart d’entre eux passent leur journée à rassembler de fausses preuves contre leur employeur afin de le faire enfermer et reprendre le flambeau. Chose amusante, les nouveaux employeurs finissent par engager des assistants aussi assidus et compétents qu’ils l’étaient.

De nouveaux marchands sortis de nulle part apparurent sur la place du marché. La majorité d’entre eux posèrent leur étalage là où ils le désiraient sans se soucier de la moindre ergonomie pour les clients ou autres marchands qui se prennent malencontreusement un pied, pointe vers le ciel, qui trainait par là et finissent par se rétamer lamentablement sur le sol. Fort heureusement Srambad est pleine d’âmes charitables qui ne demandent qu’à aider les malheureux à se relever avec leurs fardeaux de biens. Leur bonté est si profonde et pure qu’elle touche sincèrement ces pauvres maladroits qui repartent avec le cœur et (étrangement) les épaules plus légers.

Un brouhaha nocturne s’installa doucement, les nouveaux arrivants commencèrent à annoncer leurs affaires du jour : « Demandez votre flacon de cyanure fidélité mesdames ! Votre homme n’ira plus jamais voir ailleurs ! » Cria un, « Pour 1000 dagues achetées, un fourreau en cuir de Bouftou offert ! » Hurla un deuxième.

A quelques rues d’ici, c’est une animation différente mais tout aussi bruyante qui régnait. Sur l’affiche à l’entrée, une annonce pour un combat improbable qui rameutait hommes, femmes, et le reste. « La Sram outsider contre Lulu Castatronche ». La foule ne cessait de grossir et les kamas de passer d’une main à l’autre.

Un homme en cape et foulard noir porté à la manière d’un masque cachant son crâne et le haut de son visage avança vers la file. Tout en la rasant de prêt, il la dépassa vers la gauche sans se faire remarquer. Sa main sortie furtivement du vêtement pour attraper une bourse qui sautillait au rythme de son propriétaire survolté. Encore un touriste. Il l’arracha aussi sec avant de la rentrer sous sa cape pour la soupeser rapidement. Un large sourire se dessina sur son visage alors qu’il arrivait à l’entrée. Vu le poids, si elle ne contenait que des kamas, elle était sacrément bien remplie.

En tête de queue un Ecaflip à la fourrure brune, portant une longue balafre en travers du visage le fixa d’un œil mauvais. Littéralement, il n’avait plus qu’un œil valide.

-Dégage de là microbe, cracha-t-il. Tu fais la queue comme tout le monde !

-Il n’y a que ceux sans argent et sans relations qui font la queue le poilu, lança-t-il avec un sourire radieux à mi chemin entre le carnassier et le dément.

Son regard digne d’un cinglé prêt à vous arracher le nez si vous éternuez trop fort se plongea dans l’œil jaune de l’Ecaflip.

-J’ai pas raison Sumo Moe ?

L’immense masse de muscle et de graisse jusque là immobile devant eux se mit à bouger ce qui semblait être sa bouche. De petites lèvres fines et rouges, très raffinées sur un visage dont les dimensions et la forme s’apparentaient à celles d’une Boufballe, en plus moche et avec moins de laine s’écartèrent l’une de l’autre.

-On se connait ? Demanda la montagne d’une voix caverneuse.

-Mais oui mon ami ! Répondit l’homme en cape avec un sourire toujours aussi grand mais bien plus amical.

Il sorti la bourse fraichement volée de sous son vêtement et lança un regard éloquent au videur.

-Oh mais oui ! Mon ami ! Dit-il d’une voix douce, comment tu t’appelles déjà ?

L’homme à la cape réfléchit un instant avant de proposer :

-Heu Georges ?

-Oh oui ! Georges ! Répéta la masse d’une voix joyeuse. Comment va la famille ?

-On fait aller, un ange passa. Bon Moe, désolé mais il faut que j’y aille, et puis des gens attendent, dit-il avec un sourire mesquin. Il se retourna rapidement vers l’Ecaflip, bonne journée à vous très cher.

-Ouais la même…, répondit le félin déconcerté.

L’intérieur du bâtiment, contre toute attente était bien plus grand qu’il n’y paraissait. Quelques marchands et restaurateurs s’étaient installés le long de l’allée précédant les tribunes. L’homme à la cape avança sans s’arrêter mais balaya les stands du regard en passant. La plupart de la nourriture présente avait l’air d’origine douteuse. Au fond de la longue allée, se tenait un stand des plus banals. Avec simplement deux chaises, deux paires de fesses assises dessus et un coffre blindé entouré d’une dizaine de colosses à la mine patibulaire. La banderole au dessus disait « Venez parier », puis en plus petit, tellement petit que même en collant son nez dessus on n’aurait pas pu être certain de pouvoir le déchiffrer « attention le jeu peut rendre dépendant et très pauvre ». La foule s’agglutinat autour d’eux en agitant leur kamas dans tous les sens, complètement enragés. Pour cause, il s’agissait du seul endroit de tout Srambad où l’on ne risquait pas de se faire égorger et dépouillé. L’argent des paris sportif c’est sacré, même ici *!

*Bon après pour ce qui est des arnaques…

-Psst, hey toi ! Le Roublard.

L’homme à la cape se retourna vers la voix. Elle appartenait à un homme rachitique, le dos courbé et vêtu d’un long manteau noir délavé.

-Oui ?

-Tu m’as l’air d’être un homme intelligent, récita-t-il par cœur avec un œil vif, ça te dirait de… de…

Il est assez difficile de reconnaître les Roublards entre eux lorsqu’on les connait mal. Ce serait comme vouloir différencier des jumeaux. Mais celui-ci il le reconnu. Oscar Nack de son vrai nom (celui de l’homme rachitique hein ! Essayez de suivre un peu !) devint blême, d’une voix tremblante il le pointa du doigt.

-Toi… ? Ici… ?

-Oui, dit-il avec un large sourire et un regard pénétrant.

-M… mais…
Le Roublard toujours souriant rapprocha son index sur ses lèvres.

-Chuuut.
Oscar hocha docilement la tête. Lorsque le Roublard reparti, il se laissa tomber sur le sol, collant sa nuque contre le mur froid. « Par Sram, faut que je sorte d’ici avant que ça dégénère ».

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Le Roublard s’installa à proximité du ring. La challengeuse était déjà là. C’était une jeune femme mince et musclée, habillée de bottes en cuir très fines et de vêtements juste aux corps qui épousaient ses formes généreuses. La plupart des spectateurs masculins, mariés ou non jetaient de vifs coups d’œil à ses courbes avant de se remettre à parler comme si de rien était.

Il fixa son dos un moment, puis se déplaça pour voir son visage. Elle affichait un air serein, confiant mais surtout… pur. C’était assez rare par ici et d’autant plus surprenant quand on connaissait le passif de la demoiselle.

L’agitation montait progressivement dans les tribunes à mesure qu’elles se remplissaient. Un Sram tout de rouge vêtu apparu la cape au vent au milieu du ring dans un écran de fumée, sans que personne ne sache d’où il venait. « C’est Ekarlatte ! » cria un fan hystérique. La foule l’acclama tellement fort que les murs tremblèrent. Le masque de cadavéras qu’il portait cachait son expression faciale*. Mais notre Roublard le savait très bien, derrière ce visage d’os, se cachait une véritable tête de mort au sourire gonflé de fierté*. Il réclama le silence d’un geste des mains et l’obtenu presque instantanément*.

-Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ! Bienvenue pour le match de ce soir qui affrontera notre outsider…, il marqua une pause et se retourna vers la jeune Sram et lui chuchota : c’est quoi ton nom déjà ?

-Sramazing, répondit la jeune femme pleine de convictions.

-Sérieusement ?

-Oui.

-C’est nul…, devant la mine vexée de Sramazing, il se retourna de nouveau vers le public et reprit : La sublime, la mortelle….

Il se retourna de nouveau furtivement et l’examina pour repérer un détail physique caractéristique. Il s’arrêta sur ses yeux qui avaient l’air de deux joyaux étincelants. Ils étaient tellement perçants qu’on aurait cru qu’ils pouvaient pénétrer l’âme de ceux qui les regarderaient trop longtemps. Il reprit de plus belle :

-Au regard qui pénètre l’âme de ses adversaires : Saaaphiraaaa ! Cria-t-il à la façon d’un commentateur sportif*. De l’autre côté nous avons, la reine, que dis-je ? L’impératrice du ring ! La championne féminine toutes catégories ! Luuuuluuu Cassetatroooonche !

La foule se déchaîna, l’acclama et elle apparue*(comme dans dora l’exploratrice, il faut l’appeler 3 fois) par les portes Est. Une femme gigantesque de deux mètres de haut… et de large, velue comme un grizzly. La foule l’adorait. Elle avança en levant les bras pour saluer les spectateurs, laissant ainsi se dévoiler une pilosité aux aisselles qui aurait rendu l’Homme Ours jaloux, ou fou amoureux. Saphira parue dégoûtée.

*1 : Des coloriages à même les os auraient été suffisants. *2 : Peu importe leur humeur, Les Srams sont tous des têtes de morts. *3 : Ceux qui ne se taisaient pas assez vite quand le Capitaine Ekarlatte l’exigeait finissaient étrangement dans l’incapacité de parler pendant un certain temps. 4 : On sait tous comment parle un commentateur sportif, pourtant personne n’est capable de décrire leur voix.


La championne grimpa sur le ring sur le ring en retenant les cordes d’une seule main. Leur Capitaine Ekarlatte leur fit signe d’avancer. Leurs regards se croisèrent.

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