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[Event Forum] Bathys'gaffe sur l'Okidor

Par Le-Valet-Noir - ANCIEN ABONNÉ - 04 Avril 2020 - 09:00:02
Vaillant petit Vilinsekt d’eau salée au moteur vrombissant et à la coque écarlate virevoltant sur la crête des vagues vicieuses, un esquif aussi frêle qu’insolite se frayait un chemin sur l’onde agitée du golfe de la Bouche, au large de la cité côtière de Hambaldad.
 
A son bord, s’accrochait, hoquetait et pestait une équipe de types uniformément vêtus car d’uniformes vêtus ou, devrait-on dire, peu originaux quant à leurs choix vestimentaires. De choix, de fait, ils n’avaient pas eu car toutes et tous étaient membres de la même patrouille sufokienne.
 
Chienchiens de chasse en pleine traque maritime, ils étaient lancés à la poursuite du responsable — sinon de l’auteur — d’un vol dont l’un de leurs ressortissants avait été la victime.
 
Et que leur petit navire manque de chavirer sous la puissance de sa propulsion à chaque impact contre l’une des innombrables lames liquides était le cadet de leurs soucis : ils avaient déjà navigué en eaux troubles par le passé et ce ne serait pas aujourd’hui qu’ils boiraient la tasse. Le barreur cramponné sur le gouvernail serrait les dents, tandis que ses acolytes, en vigies émérites, lui indiquaient, à grands renforts de cris et de doigts tendus, la route à suivre lorsqu’ils parvenaient au faîte de l’écume. Un petit point, loin devant eux, n’en finissait pas de grandir, preuve qu’ils se rapprochaient de leur objectif, de leur but, de leur proie.

 
Le soleil de l’après-midi jouait à cache-cache derrière les nuages, un grain s’annonçait, il leur faudrait hâter l’allure pour ne pas à voir la pluie ou la tempête se mêler de leurs affaires.
 

La Bouche et ses eaux, d’ordinaire éclatantes et rieuses, faisaient grise mine lorsque l’équipage sufokien aborda la nef métallique en partie immergée. Se hissant sur la coque renforcée, risquant de tomber à la baille en raison du roulis et du revêtement rendu glissant par l’onde, tous parvinrent à prendre pied sur le bathyscaphe du voleur : l’Okidor.
 
Leur satisfaction fut de courte durée car, de l’une des dunes liquides voisines, une autre embarcation déferla, avec à son bord un groupe d’individus peu accoutumés aux us et coutumes de la Grande Bleue, au vu du teint verdâtre de certains et de la pâleur des autres. La Loi de la Mer prit le pas sur celle des Douziens, et les représentants du peuple de Sufokia portèrent secours aux marins d’eau douce dont la plupart arborait, qui un écusson, qui un blason les identifiant comme des serviteurs de la Couronne amaknéenne.
 
Tous se regroupèrent sur l’îlot de métal qui poursuivait sa route en surface, inconscient de ce qui se déroulait sur son dos.

 
L’on palabra, après avoir dûment remercié les uns et les autres, pour découvrir, à la grande surprise de l’équipe sufokienne, que les Amaknéens avaient appareillé en fin de matinée afin de mettre la main sur le propriétaire du sous-marin.
 

Les sauveteurs s’en étonnèrent et poussèrent plus avant leur interrogatoire, expliquant qu’eux aussi avaient pour objectif d’arraisonner la nef métallique et d’en arrêter le maître. Aucune des deux équipes ne souhaita s’épancher plus longuement et la méfiance vint remplacer la gratitude et la curiosité.
 

Il était seize heures lorsque tous ces représentants de l’Ordre pénétrèrent à l’intérieur du sous-marin, après que l’un de ses occupants, casquette vissée sur le crâne et figure couverte de cambouis, soit venu leur ouvrir l’écoutille sommitale.
 
*
*         * 
  
Le machiniste qui les accueillit, bien que surpris par leur présence, les conduisit dans les entrailles de l’Okidor, leur faisant franchir différents sas et descendre de multiples échelles pour finalement les mener dans un coquet salon décoré avec goût, puis il remonta seul afin d’initier l’immersion du bathyscaphe, sur les ordres de son employeur.
 
Le maître des lieux, le Professeur Jâ Mistral, était occupé à boire un verre en compagnie de deux personnes. Il salua les intrus et s’enquit des raisons de leur venue. D’abord persuadé que l’on cherchait à se joindre à son expédition au dernier moment, il balaya d’un revers de main les soupçons de vol et de recel qui lui furent présentés.
 
Oui, il avait mis la main sur un artefact ancien qui, selon lui, le mènerait jusqu’au tombeau aqueux de la Confrérie de Fon. Non, il n’avait rien à voir avec le milieu du crime. Il était entré en possession de la Pierre de manière tout à fait légale, des documents pouvaient en attester, et il n’avait rien à se reprocher.

 
En guise de bonne foi, le Professeur déclara même qu’il serait prêt à remettre l’objet aux investigateurs à la fin de son expédition, expliquant qu’il ne devrait plus en avoir besoin à ce moment-là.
 
Les représentants d’Amakna et de Sufokia se sentirent à la fois soulagés et confus suite à cette annonce, car l’artefact ne pourrait repartir qu’avec l’un des deux groupes. Le Professeur invita ses hôtes à se détendre et profiter de la plongée pour se mettre d’accord.Vous faites partie d’un des deux groupes.

 
Vous faites partie d'un des deux groupes.

*
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Alors que vous devisez passionnément sur la primauté d’une mission sur l’autre, le professeur vous abandonne afin de procéder, vous explique-t-il, à une inspection de routine de la coque extérieure de l’Okidor.
 

Tandis que les plus curieux d’entre vous le suivent pour assister à l’enfilage de scaphandre, il laisse les autres aux bons soins de son assistant, Aramis Æricorde, et leur conseille de goûter le contenu de quelques-uns de ses flacons de spiritueux. Les deux autres invités ne tardent pas à s’éclipser, bien vite remplacés par une femme dont le luxe des atours ne laisse aucun doute sur son origine sociale. Celle-ci se fait servir un verre de Couignac et sourit au groupe de nouveaux-venus.
 
*
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Peu avant dix-neuf heures, le bathyscaphe est secoué par une terrible onde de choc. La cloche d’alerte se met à tintinnabuler, indiquant à tous les occupants de l’Okidor
de se regrouper dans le salon.
 
Après quelques minutes d’affolement, tout le monde se retrouve dans la pièce à vivre. Ne manquent, selon les dires d’Aramis Æricorde, que le machiniste mécanomancien, le concepteur du sous-marin et le professeur. A ces mots, l’assistant zélé se précipite en direction du sas menant à l’extérieur et vous lui emboîtez le pas.
 
C’est donc en groupe que vous découvrez que le corps du professeur Mistral a été ramené de sa sortie à l’aide du câble de sécurité. Il ne fait aucun doute qu’il est décédé : sa tête ayant été complètement arrachée.

 

Aramis Æricorde ne prononce qu’une seule phrase :
 

« La Pierre est maudite, elle a tué le professeur. »

De petites secousses vous indiquent que le submersible est toujours en mouvement, ce qui vous permettra peut-être d’échapper à la créature qui a causé la mort de l’armateur.
 
Tandis que la dépouille est emmenée dans le laboratoire du défunt par le domestique aidé d’un Amaknéen et d’un Sufokien, le reste des occupants de l’Okidor se rassemble dans le petit, mais luxueux salon.
 
Le trio finit par revenir et l’ex-employé de la victime vous présente les invités de son défunt maître.

 
Aramis Æricorde
, le serviteur
 
Assistant, bras-droit et homme à tout faire de feu le professeur Mistral, il reste digne dans sa tenue stricte et pratique désormais maculée de sang bien qu’il ait été visiblement très bouleversé par cette terrible agression. Il s'exprime complètement choqué.
 
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« C’est… C’est effroyable, je… C’était une sortie de routine, vous comprenez ? Ça n’arrive jamais, ce genre de… De chose. Qu’est-ce qui a bien pu le… lui faire… Quelle horreur. 
  • Si j’étais au service de mon maître depuis longtemps ? Depuis près de trois ans, pourquoi ? Voyons, c’était en javian 632, oui, dix-huit ans et quelques mois. Le Professeur recherchait un assistant pour organiser la soirée d’anniversaire de son épouse.
 
  • Je l’ai accompagné dans ses plus étranges aventures. Je ne crois d’ailleurs pas pouvoir dire que je suis spécialement courageux, mais je lui faisais confiance, il ne m’a jamais trahi et nous a toujours sortis indemnes de situations qui auraient pu prendre une tournure peu réjouissante.
 
  • Ce que je vais faire, maintenant ? S’il vous plaît, il… Il est trop tôt pour poser ce genre de question, je… Je n’en sais assurément rien, cela fait… faisait des années que j’étais habitué à suivre et servir honorablement mon maître.
 
  • Je… Je crois que, dans l’immédiat, j’aimerais achever son oeuvre. J’ai partagé les rares joies du Professeur et ses fréquentes désillusions lorsqu’il remontait la piste de la Confrérie de Fon et ce serait une déception terrible si celle-ci débouchait sur une impasse.
 
  • La malédiction ? Quelle malédiction ? Oh, oui, je… J’ai sans doute dit cela sous le coup de… L’émotion, oui, c’est cela. Que le Professeur ait été tué aussi proche du but, ça… Je ne l’ai pas supporté.
 
  • Ce que j’ai fait ces dernières heures ? Ma foi, j’ai étudié en sa compagnie le trajet que le bathyscaphe devait effectuer. Mon maître était d’une grande fébrilité, il était persuadé que ce voyage serait le point culminant de sa carrière. Lorsque le bathyscaphe a tremblé ? Eh bien, je vous servais à boire, à vous, vos collègues et Madame Guertrude.
 
  • Non, la plupart des invités ne se connaissaient pas. Le professeur avait réservé une chambre pour chacun d’entre eux dans une auberge, Au Royaume d’Anjôn, sur les rives de la Bouche, hier soir, afin que tous soient frais et dispos avant le départ. Certains venaient de loin, et, à ma connaissance, aucun d’entre eux n’a pu discuter avec les autres avant de monter à bord, à part ce matin, au cours du petit-déjeuner. »
 
 

Corbin Molbec, le journaliste
 
Journaliste d’investigation, au crâne luisant et au visage buriné et marqué par l’expérience, vêtu pratiquement et sans fioritures, il est toujours prêt à partir aux quatre coins du monde, son captureur d’images en bandoulière et son calepin de notes à portée de main. Son regard perçant et son demi-sourire indiquent qu’il en a vu d’autres. Peut-être est-il même déjà en train de flairer un possible article à succès au sujet de la mort du Pr. Mistral ?
 
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« Corbin Molbec, journaliste. Nous nous sommes croisés lors de votre irruption, ici-même. Je discutais avec Jâ, le professeur, et son ingénieur, Hastur Bine.
 
  • Mes liens avec Jâ ? Eh bien, pour ce que ça peut vous faire, nous étions de vieux amis. Nous nous sommes rencontrés lorsque nous étions encore jeunes et fringants ! A la fin des années 20, pour tout vous dire. Ce devait être en… Attendez, c’était du côté des Fungus et je l’ai accompagné l’année d’après, en javian 629, à la recherche de l’Abominable Culte du Dernier Glutin… Donc nous avons fait connaissance en 628. Ça remonte ! 
 
  • Oh, nous nous sommes perdus de vue fin 629, j’étais parti enquêter sur une série de meurtres étranges du côté de Sufokia, ça m’a d’ailleurs permis de rentrer à la maison. Jâ, lui, était occupé à préparer une nouvelle expédition. Du côté de Moon, je crois…
 
  • Lorsque j’ai appris qu’il avait décidé de fouiller les eaux boueuses de la Bouche ou, plutôt, de la Gueule vu qu’il s’intéressait à ses fonds, j’ai sauté sur l’occasion ! Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas vus et la perspective de retrouver un aussi vieil ami me réjouissait. J’ai proposé à Mistral de réaliser un reportage sur son expédition, faisant ainsi d’une pierre deux coups. Il en était ravi !
 
  • La veille au soir ? J’ai marché le long du rivage, scrutant les flots de la Bouche, afin de trouver l’inspiration pour mon article.
 
  • Ce que je sais des autres ? Pas grand-chose. Cet Aramis, là-bas, me semblait assez proche de Jâ. Quant au mécano et à l’ingénieur, ce sont des technomanciens. J’ai eu l’occasion de discuter avec Hastur, et il ne m’a pas donné l’impression d’être particulièrement intéressé par les recherches de Mistral. Lui, ce qui l’intéresse, c’est de faire fonctionner son bathyscaphe. Alors son assistant… Pensez donc ! Je ne sais pas exactement ce que Jâ leur a raconté, mais ça n’a pas l’air d’avoir changé leur vision du monde.
 
  • Où j’étais au moment de l’onde de choc ?  Dans ma cabine. 
 
  • J’ai vu des choses que vous ne pouvez pas imaginer, au cours de mes voyages, aussi ne suis-je pas étonné à l’idée qu’une créature suffisamment grande ait pu s’en prendre à mon vieil ami. Peut-être un requin Marché-Libre ? Ou même un Kralamoure Géant ? Qui sait ? La Gueule n’est pas nommée ainsi pour rien… »
 
 
Oualter Peuleau, le nageur brâkmarien
 
Héroïque nageur brâkmarien, bien bâti, et à la voix de stentor, Oualter Peuleau est vêtu d’une tunique longue aux larges poches et d’un pantalon qui épouse ses jambes à la façon d’une seconde peau. Seuls signes de coquetterie — ou de fierté exacerbée, en l’occurrence —, il arbore deux médailles sur sa poitrine musclée. La première représente le blason de Brâkmar et l’autre est une miniature de la médaille de la ville pour Services et Sévices rendus à la Cité Pourpre.
 
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« Oui, c’est bien moi. Oh, n’importe qui en aurait fait autant à ma place, vous savez.
  • C’est le professeur qui m’a invité à bord, le mois dernier. J’ai tout de suite accepté.
 
  • Oh, je l’ai rencontré pour la première fois il y a quelques années. C’était en 648. Le professeur s’intéressait au naufrage de la Perle d’Arbor car il pensait que la Confrérie de Fon y était liée. Vous pourriez trouver cela fantaisiste, mais si vous jetez un oeil aux documents qu’il m’a présentés, l’évidence vous sautera aux yeux ! Nous nous sommes séparés pour effectuer des recherches, chacun de notre côté, même si cela n’a rien donné en ce qui me concerne. Je dois dire que cette pause dans notre relation amicale m’a soulagé… Le caractère du professeur pouvait être pesant. Parfois, j’avais le sentiment qu’il ne m’avait pas pleinement accepté et ne s’adressait à moi que parce que j’étais lié à l’histoire du naufrage de la Perle. J’ai même eu l’impression qu’il s’intéressait davantage à sa gloire personnelle qu’à aider ceux qui l’appréciaient lorsqu’ils en avaient besoin.
 
  • Oui, je suis Brâkmarien. Et fier de l’être ! Je suis retourné vivre dans la Cité Pourpre il y a deux ans. On m’y a fêté comme un héros et présenté du beau monde. Vous aimez votre nation, c’est évident, vous devez donc comprendre ce que je veux dire lorsque je parle de ma Cité. Le sport est quelque chose qui compte beaucoup pour moi, mais je vis pour Brâkmar. 
 
  • Le voyage a été long depuis la Cité Pourpre, heureusement que le professeur m’avait réservé une chambre au Royaume d’Anjôn. A peine y ai-je déposé mes bagages que je me suis octroyé une bonne nuit de sommeil réparateur.
 
  • Je ne connais pas les autres invités, mais… Le journaliste ? Méfiez-vous-en comme d’une crotte de Milirat ! On ne peut pas faire confiance à ces gens-là. La soi-disant « médium » ne vaut guère mieux, si vous voulez mon avis.
 
  • Vous croyez que c’est la Confrérie secrète de Fon qui a réduit le professeur au silence ? »
 
 
Sylviana Ovidie de Métaformoz, Comtesse de Sfalte
 
Adoratrice convaincue du Danseur aux Semelles de Vent, la Comtesse, véritable dryade, est parée des plus beaux atours de la saison. Ses cheveux sont piqués de bourgeons floraux, son corps couvert de lianes entrelacées laissant deviner, par un habile jeu de trouées végétales, sa plastique de rêve. Digne, le port altier, elle toise son petit monde d’un air sévère, fruit d’un héritage familial remontant à l’époque où les coraux de la Bouche n’étaient encore que des polypes.
 
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« Madame la Comtesse. Nous ne sommes pas familiers, aussi vous saurai-je gré de garder vos distances. 
  • Je suis issue d’une lignée qui est née sur les rives du golfe. Oui, quelques-uns de mes cousins ont élu domicile dans votre cité du continent. 
 
  • Travailler ? Ha ! Et puis quoi encore ? Quelle drôle d’idée ! J’ai passé mon enfance à flâner sur les bords de la Bouche. Oui, sur les Lèvres, si vous voulez, bien que je ne n’apprécie guère votre humour. Je continue de goûter l’ambiance particulière de l’endroit et regrette les visées expansionnistes de vos semblables qui viennent menacer le fragile équilibre des lieux.
 
  • Lorsque j’ai appris que le professeur Mistral — un homme qui avait compris la véritable valeur de la Bouche — comptait organiser une expédition sous les eaux du golfe, en plein dans la Gueule, j’ai su que je devais prendre part au voyage !
 
  • Oh, cela n’a pas été facile — même pour moi — d’approcher le Professeur. Madame Guertrude passait son temps à intervenir durant nos entretiens. Cependant, j’ai fini par lui faire entendre raison, arguant qu’il ne pouvait se priver d’une alliée telle que moi. Ma famille vit ici depuis longtemps, je vous l’ai dit, et nous en savons long sur ces eaux.
 
  • Le professeur ne méritait certainement pas ce sort cruel, mais… Si un représentant de la faune ou de la flore marine est bien responsable de sa mort, alors c’est que le Maître des Poupées ou le Dompteur Céleste a jugé qu’il était nuisible. Les « Lèvres » doivent rester vierges de toute nouvelle habitation. Leur écosystème ne supporteraient pas l’arrivée massive de touristes ou de curieux. Personne n’a le droit de déranger la Bouche et la Gueule !
 
  • Oui, j’ai entendu parler de ce Oualter Peuleau. C’est un héros comme la Bouche en compte peu. 
 
  • Non, je ne connais pas les autres invités. Oh, si, cette Zellie Guertrude, comme je vous le disais, mais sans plus d’affinités que cela. Puisque nous en sommes aux confidences, mademoiselle Mentôse m’irrite au plus haut point tant elle jette le discrédit sur cette expédition. J’espère que Messieurs Bine et Motto resteront à bord du bathyscaphe. Il serait fâcheux qu’il leur arrive la même mésaventure. Je ne compte aucun mécanomancien parmi mes connaissances, et encore moins parmi mes amis, mais cet Otto possède quelque chose d’indéfinissable qui… Qui m’intrigue.
 
  • Je n’ai pas dormi à l’auberge, quelle idée ! Eh bien, parce que ma demeure se trouve à proximité, dans un premier temps et puis, évidemment, parce que cela aurait indigne de mon rang. Non, je n’ai pas mis un orteil à ce… Comment dites-vous ? Royaume d’Anjôn ? Non. J’ai passé la veille du départ en ville, j’avais rendez-vous avec mon notaire. »
 
 
Zellie Guertrude, la mécène
 
Arborant une triste mine de circonstance, cette aristocrate ne se départit pourtant pas de l’élégance qui caractérise toute bonne bourgeoise bontarienne. Il s’agit d’une dilettante comme on n’en fait presque plus. C’est elle qui a payé une grande partie des frais inhérents à cette expédition.
 
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« Oui, je suis… J’étais la mécène de l’expédition. Pourquoi ? Oh, faut-il une raison à tout ce que l’on entreprend lorsque l’on possède de l’argent ? J’ai trouvé l’idée du sous-marin de Mistral très amusante et je lui ai proposé de financer son projet dans le simple but de m’amuser un peu, voilà tout. J’ai bien vu que cette affaire était très importante pour lui et, surtout, qu’il voyait d’un mauvais oeil la désinvolture avec laquelle je traitais ses travaux et ses théories sur la secte engloutie.
  • Hahaha, oui, il a été très étonné lorsque je lui ai demandé de participer à son expédition, alors qu’une très belle réception était prévue à la même date, dans la Cité Blanche. Mais pouvait-il seulement me refuser une place à bord d’un navire que j’avais entièrement financé ? 
 
  • J’ai passé la soirée de la veille au Royaume d’Anjôn, j’avais du courrier à écrire. Le tenancier — le fameux Anjôn — a eu la gentillesse de m’apporter mon dîner dans ma chambre. Non, je n’en suis pas sortie entre le moment où j’y suis entrée et ce matin.
 
  • Mistral était une sorte d’ami, oui, et sachez que sa mort m’irrite au plus haut point. Je ne parviens pas à imaginer que ce puisse être un accident.
 
  • Molbec est un journaliste, donc quelqu’un qui remarque les choses étranges, vous devriez lui parler, je crois.
 
  • Peuleau ? Oh, ce n’est pas parce qu’il est Brâkmarien qu’il faut absolument le suspecter, d’autant plus que ce bellâtre n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau tiède…
 
  • Le mécanomancien — Motto ? — est un bon gars, taillé dans le roc. J’aime son accent sufokien. La Comtesse de Sfalte, en revanche, m’a tout l’air d’une « Bouchée » de premier choix. Cette pince-sans-rire a bien des défauts — le premier étant de juger les autres en fonction de leur ascendance — mais je l’imagine pas en tueuse tant un acte aussi abject entre en contradiction avec les manières de sa caste.
 
  • Certes, je n’ai pas non plus de bons échos en ce qui concerne cette Bonnie Mentôse. On a dû vous en parler, j’imagine ? Mistral me l’a décrite brièvement, elle serait membre d’une curieuse association bontarienne appelée « Les adorateurs de la Dame en Noir ». Sans doute un cercle d’intellectuels. J’ai côtoyé nombre de lâches dans ma vie, et je m’enorgueillis désormais de les reconnaître lorsque l’occasion se présente. Elle manigançait peut-être quelque chose, mais je doute qu’elle ait la trempe d’une criminelle. 
 
  • La jeune Maîtresse Nommeuse ? Je ne sais pas trop… Je suis insuffisamment versée dans l’étude des sociétés secrètes, mais je trouve sa passion pour la discipline et sa présence inopinée aux abords de la Bouche bien trop suspectes. Le professeur a sans doute déjà mené sa petite enquête à son sujet, mais mon petit doigt me dit qu’elle cache quelque chose, et j’aimerais bien savoir quoi.
 
  • Oh, l’ingénieur est un drôle d’énergumène — Quel équipage ! — car, chaque fois que je venais donner de l’argent à Mistral, il ne semblait jamais dans son assiette. Le plus souvent, il me paraissait perdu dans ses pensées, tandis que, parfois, il semblait très incertain sur la façon dont il fallait construire le bathyscaphe. De deux choses l’une : soit il n’avait aucune confiance en lui, soit il trouvait que sa construction n’avait pas lieu d’être. Mais ce n’est que mon humble avis… »
 
 
Bonnie Mentôse, la médium
 
Médium excentrique et amatrice de paranormal sous toutes ses formes, Bonnie est là pour savoir si le temple englouti de la Confrérie de Fon existe. Extravagante cinquantenaire à la voix éraillée, toute de fourrure vêtue et de colliers de perles infinis recouverte, elle se dissimule derrière le voile permanent des volutes qu’elle tire d’un long fume-cigarette. 
 
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« Mmmh, les forces telluriques sont puissantes, ce soir, il se passe quelque chose… Comment ? Oh, je sens plusieurs esprits tournoyer autour de vous en ce moment précis. 
  • Mes liens avec ce pauvre Jâ ? Vous êtes d’une curiosité révoltante, hihihihihi ! Nous nous sommes rencontrés alors que nous étudiions tous les deux à l’université de Bonta. Nos visions de la vie n’étaient pas réellement en accord, ce qui faisait que nous étions follement complémentaires. Lui, studieux, passait son temps à plancher sur les examens à venir tandis que je m’amusais et travaillais un peu… Lorsque cela s’avérait vraiment nécessaire. Nous avions chacun de très bons résultats : lui parce qu’il était doué et travailleur et moi parce que j’étais… Débrouillarde. Lorsque nous avons terminé nos études — moi avant lui — j’ai fait le tour des temples d’Ecaflip du Monde des Douze. Un pèlerinage ? Oui, si vous voulez. J’ai développé mes dons de voyance, après avoir rencontré un chaman Kanniboul. J’ai fini par avoir une illumination et j’ai décidé de mettre mes dons de médium au service de mon prochain. 
 
  • Ce que je fais à bord ? J’y viens, j’y viens ! J’ai eu une vision de Mistral, durant l’une de mes séances de spiritisme. Il m’est apparu face à un temple englouti après avoir cherché, des années durant, comment atteindre le plancher océanique. Je l’ai contacté et il m’a invitée à rejoindre son expédition. Je comprends maintenant que nous avons dérangé des puissances mystiques qui nous dépassent.
 
  • Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer les autres invités. Je connais, de nom seulement, quelques-uns d’entre eux. Monsieur Molbec, par exemple, mais je ne pense pas qu’il ait jamais entendu parler de moi. Madame Guertrude possède une aura fantastique, savez-vous si elle s’intéresse au paranormal ? Non ? Quel dommage…
 
  • Ce sportif, là-bas, je sens… Je sens qu’il a beaucoup de chance. Peut-être se laissera-t-il tenter par une petite partie de cartes ? Il faudrait que je parvienne à convaincre la Comtesse de Sfalte de nous rejoindre. Et vous ? Vous jouez aux cartes ?
 
  • A quoi j’ai occupé ma nuit ? Hihihihihi, cela vous regarde-t-il vraiment ? Mmh, je crois me rappeler que j’ai fait une série de réussites jusqu’à tard dans la nuit. Je dors très peu, vous savez. Vers… Trois heures du matin, dirais-je, j’ai eu une drôle d’impression. La tête me tournait — certainement à cause d’un esprit du Pays Gris — et j’ai eu la sensation qu’il se passait quelque chose dehors. Lorsque je me suis rendue à la fenêtre de ma chambre, j’ai vu un individu entrer dans l’auberge. Je l’ai revu ce matin, puisque j’ai pris mon petit-déjeuner non loin de lui : c’était Oualter Peuleau, le nageur brâkmarien. »
 
 
Hastur Bine, l’ingénieur
 
Elégamment vêtu, casquette vissée sur le crâne, bésicles sur le nez et moustache finement taillée, l’ingénieur responsable de la conception de l’Okidor ne se sépare pas de quelques outils lui servant à vérifier la bonne marche du submersible. Il transpire abondamment, mais qui n’en ferait pas autant face à la tournure qu’ont pris les événements ?
 
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« Le professeur Mistral m’a contacté en septange dernier pour construire, disait-il, un bathyscaphe qui lui permettrait de lever le voile sur le mystère du temple englouti de Fon. J’ai fini par accepter et ne le remercierai jamais assez de m’avoir donné cette chance de surmonter mes craintes et mes doutes en concevant un nouveau submersible. 
  • Aramis Æricorde ? Non, je n’ai que très peu eu affaire à lui, je répondais essentiellement aux demandes du professeur. 
 
  • Les autres ? Eh bien, il y a le jeune Otto. C’est mon ouvrier depuis le début des travaux. Vous devriez le voir, il n’hésite pas à se tuer à la tâche et peut travailler des heures sans se reposer ! J’aime à penser qu’il est ce qui se rapproche pratiquement le plus d’un… D’un ami. 
 
  • Le Brâkmarien ? Bah, certainement aussi idiot qu’il est musclé ! Je ne les aime pas, lui et ses semblables. C’est comme Madame Guertrude — ne le lui répétez pas, s’il vous plaît — à qui je ne fais pas confiance. Certes, elle a financé l’expédition et la construction du bathyscaphe, et serait certainement prête à payer bien plus, mais je n’aime pas son attitude, elle me dérange.
 
  • Ah, vous avez eu affaire à Madame la Comtesse ? Elle n’a pas réellement pris contact avec moi, pensez donc, mais j’ai l’impression qu’elle n’apprécie pas particulièrement de se déplacer sous les eaux. Elle est certainement légèrement claustrophobe, si vous voulez mon avis — ce n’est pas mon cas, fort heureusement. De ce que j’ai pu l’entendre dire, elle serait davantage partisane pour que le secret de la Gueule reste bien caché au fond de ses eaux troubles.
 
  • Que je vous parle de la médium ? C’est une parasite comme il en existe tant dans les milieux de la haute société. Croyez-moi, ce n’est pas une personne que vous aimeriez fréquenter !
 
  • Si j’ai remarqué quelque chose d’anormal ? Eh bien, j’ai passé les deux derniers jours à préparer l’immersion et à vérifier les moindres coins et recoins du navire afin de détecter une éventuelle avarie ou un très improbable attentat — les bateaux coulent très facilement dans les parages. A part ça… Ah, si, peut-être que… Ce n’est pas grand-chose, un détail, tout au plus, mais ça m’a chagriné l’espace d’un instant. Ce matin, j’ai trouvé les scaphandres rangés d’une façon différente de la veille. Peut-être que quelqu’un les a utilisés durant la nuit ? Cela me paraîtrait bizarre puisqu’ils n’étaient pas mouillés et qu’ils mettent normalement une bonne journée pour sécher. »
 
 

Selina Latrap, la Maîtresse Nommeuse

Jeune représentante du culte d’Eniripsa, responsable de la santé des membres de l’équipage pour cette expédition, elle fait preuve d’un calme et d’un professionnalisme certains. Vêtue d’une blouse aux innombrables poches et munie d’une mallette en cuir végétal, elle est prête à tracer les runes qui soulagent les blessures des corps et de l’âme.
 
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« Je ne connaissais pas bien Monsieur Mistral, non. Nous nous sommes rencontrés récemment. Il y a quelques semaines, tout au plus. Oh, je… Vous trouverez sans doute cela ridicule, mais… Je me passionne pour les sociétés secrètes et le professeur cherchait des membres d’équipage, aussi en ai-je profité pour sauter sur l’occasion. 
  • Je sais que la carrière du professeur est loin d’avoir été couronnée de nombreux succès, mais c’était un homme passionné et passionnant qui savait partager ses rêves. Attention, je ne dis pas qu’il était parfait, personne ne l’est, mais il ne méritait pas de mourir d’une façon aussi atroce. Il était suffisamment prévenant pour avoir réservé une chambre d’auberge à ses invités, l’intention était louable, même si j’y ai passé une nuit affreuse. Oh, rien de bien grave, un simple cauchemar.
 
  • Oui, bien évidemment, je me tiens à votre entière disposition si vous désirez autopsier le corps. Cela va sans dire.
 
  • Au moment du choc, j’étais dans ma cabine. Seule, oui.
 
  • Ce que je sais des autres passagers ? Eh bien, ce monsieur, là-bas, est journaliste. Peut-être saura-t-il vous renseigner davantage que moi au sujet du but de l’expédition ? Messieurs Bine et Motto m’ont consultée à diverses reprises. Le premier au sujet des effets de la pression de l’eau sur les corps et le second pour des blessures liées à l’entretien de la machinerie. Oh, quelques égratignures, rien de bien méchant.
 
  • Le sportif derrière vous  — monsieur Peuleau, je crois — me fait l’effet d’une tête vide sur un corps bien bâti. Quel gâchis !
 
  • Je vous conseille de rester sur vos gardes si vous vous adressez à cette Bonnie Mentôse, c’est une menteuse qui donnerait du fil à retordre au plus grand des charlatans. Rien à voir avec la Comtesse, même si je ne saisis pas bien les raisons de sa présence parmi nous. »

 
Otto Motto, le mécanomancien
 
Mécanomancien à la salopette tachée et au visage maculé de cambouis, il tient une lourde clef à molette à la main, porte des gants de protection, et se tient en retrait, manifestement mal à l’aise au milieu d’autant de monde.
 

Déposition orale : cliquez ici

« Le professeur ? Vous savez, je l’connaissais très peu. Non, merci, pas d’alcool, pas d’remontant. Je préfère un verre d’eau. 
  • C’est m’sieur Bine qui m’a engagé. ‘paraît que j’suis doué, mais j’pense que c’est surtout parce que j’demande pas un gros salaire.
 
  • J’comprends pas c’qui a pu s’passer. Une tête, ça peut pas exploser comme ça, j’en suis sûr.
 
  • M’sieur Æricorde ? Ouais, l’était toujours derrière l’professeur. Le monsieur au crâne chauve, là, ‘paraît qu’il est journaliste. Les gens disent que c’est rien qu’des fouineurs. 
 
  • M’sieur Bine ? Qu’est-ce que vous lui voulez ? C’est un chic type. M’a jamais mal considéré, l’aime c’qu’il fait, l’est exigeant, mais dans l’bon sens. J’vais l’regretter, c’est sûr. Peut-être qu’après tout ça j’partirai. Loin. Ça m’plaît pas trop. Ces gens m’font peur.
 
  • Ah ouais ? Ben, c’était au Royaume deD’Anjôn, c’est ça, oui. J’avais une chambre pour moi tout seul. J’ai passé la soirée d’hier à réfléchir à la plongée d’aujourd’hui. J’ai fait des drôles de rêves : le professeur m’attrapait par la peau du cou alors que j’courais au soleil. »
 
 
*
*     *     *
*
 
A la suite de ces dépositions hautes en couleur et chargées d’émotion, les suspects doivent encore passer une dernière épreuve : laisser leurs empreintes digitales. 
 
En outre, un plan de l’Okidor vous est remis :
 
 
Ainsi qu’une rune de contact affiliée à votre nation. Sombre pour les Amaknéens :
Et claire pour les Sufokiens :
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*     *     *
*

 
Les investigateurs du jour s'éparpillent maintenant dans l'Okidor, leurs kits d'enquêteurs à la main.
Finiront-ils par identifier le ou les responsables de la mort de Jâ Mistral ?
Parviendront-ils à arracher de précieuses informations
— voire quelques révélations —
aux suspects ?
 
C'est ce que nous découvrirons ici.
 
Bienvenue sur l'Okidor !

 
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Chalut bande de naze *dit il en balançant son cure dent machouillé sur le garde le plus proche*
j'me présente je suis l'agent nérienaf' mais vous pouvez m'appeller feso. Comme vous le savez je fait partie de la garde de Sufokia et c'est moi qui vais gérer cette enquête ici.

J'ai une partie de bridge prévue avec les autres et j'ai bien prévue de les plumer ces poolays, donc vous allez bien faire ce que je vais vous dire et plus vite que ça. On a 5h pour résoudre cette enquête, et je compte bien épingler celui la comme le moskito qu'est dans mon salon.
Donc maintenant ramenez moi un créateur de bouclier à retourné, chaud, aussi noir que le fond du trou du c...orridor, mais avec une pointe de lailait quand même car nous ne sommes pas des brutes.

Par la suite vous allez commencer par aller me fouiller le bureau du Pr. Mistral, pour ceux du fond qui suivent pas il s'agit de la salle numéro 6.  Ramenez moi tout ce que vous trouvez et attendez mes instruction.


 

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S'il y en avait eu une d'enfermée dans le salon du bathyscaphe, il aurait été possible d'entendre une moumouche voler.

L'ordre de Feso le Sufokien — pourtant clair et net — tomba à l'eau et l'homme fut bien forcé de faire contre mauvaise fortune bon coeur en se rendant lui-même dans le bureau du défunt.

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« Pour qui se prend-il celui-là ? »

     Largon Hôte sortit alors de ses pensées. Le steamer d’âge mûr s’était plongé dans de profondes interrogations dès la fin des présentations. La journée avait déjà été bien agitée, et l’ambiance déjà orageuse…un petit peu de calme intérieur lui avait été nécessaire pour se remettre au clair.

      L’agent Hôte ne connaissait pas très bien tous ses coéquipiers sufokiens mais cette première prise de parole montrait clairement qu’il faudrait sélectionner avec soin ses alliées pour ces quelques heures à venir. L’uniforme de la Patrouille se méritait et Largon avait travaillé dur pour atteindre cette position et être à bord de l’Okidor ce jour-là.

     L’affaire était compliquée. Larcin, confrérie secrète, créature, mort… Plus que compliquée, elle était en fait sensiblement dangereuse ! Et le temps pressait déjà, il fallait désormais se mettre en action.

     Levant les yeux vers l’assemblée et indiquant les tréfonds du bathyscaphe, Largon pris donc la parole : « De mon côté je pense qu’il serait judicieux d’étudier le corps, du moins ce qu’il en reste, du Professeur Mistral. J’aimerais trouver de quoi avoir le cœur net sur l’identité de la chose ou créature assassine. »

     Le regard décidé et relevant d’un geste une mèche de sa toison dorée, Largon partit ainsi vers le laboratoire.
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Calie Psau, patrouilleuse sufokienne déterminée, elle avait noué ses cheveux en un chignon serré bien au-dessus de son crâne et ceux qui connaissaient un tant soit peu la dame en comprenaient la signification : Là, elle ne plaisantait plus.

Ces histoires de bestioles des mers, de pierre maudite et de légendes enchantées, très peu pour elle. Elle ne comprenait d'ailleurs pas grand-chose à l'engouement du Professeur -maintenant macchabée- mais ce meurtre en revanche, lui était bien concret.

On parle quand même d'un type qui a terminé la tête arrachée ! J'vais me le faire le coupable !

Elle avait bien entendu poliment écouté la tirade de ce Feso et ses bonnes manières lui interdisaient toute réplique, bien que, son nez plissé en disait long sur ce qu'elle pensait. Passé ce moment - un petit peu gênant - ses acolytes se décident sur la marche à suivre et les premiers partent.

Bras croisés, le dos droit et le menton relevé, Calie repasse en mémoire les témoignages de tout ce beau monde invité à l'expédition. De nature fonceuse, l'envie de tous les embarquer sans aucune distinction était bien réelle mais elle allait encore se faire engueuler. 

Intelligemment Calie, on inspire, on expire, et on réfléchit...

Cette histoire de scaphandres titillait son attention et après un raclement de gorge, elle se prononce quant à sa décision :

- J'irai fouiller au-dessus, là. Restez bien sur vos gardes.

Elle pointe de son doigt ganté la salle des fameuses combinaisons de plongée sur le plan, et après quelques regards entendus échangés, elle part dans cette direction.

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En partant en direction de la salle du Pr, un kawa tiede à la main, feso rumina cette insubordination en réfléchissant au tas de bon(t) à rien sur l'okidor. Il fit une pause au milieu du chemin pour boire son breuvage, et une fois celui ci ingéré se rendit compte qu'il fût peut être un peu dur avec ses coeequipiers.

L'oignon fait la force comme on dit ! Et même s'il n'a jamais compris en quoi un oignon était relié au travail d'équipe, feso se promis qu'en revenant dans la salle commune, il essayerais de la jouer moins perso.

Et il parti en direction de la salle du Pr d'un pas décidé, avec une derniére pensée en tête *rhalala quels effets efficaces le café fait à un féca affaibli par la fatigue*

*Feso revint dans la salle commune une fois sa fouille terminée*


Bon, voila une bonne chose de faite, je vois que tout le monde y met du sien, au vu de l'ampleur du mystère nous allons devoir coopérer pour trouver le fin mot de l'histoire ! expliqua feso au reste de l'équipage ainsi qu'à ses coéequipiers gardes.

Peut etre que de cette sombre histoire de meurtre, naîtra l'une des premières alliances entre sufokia et amakna.

Etant donné que le temps c'est des kamas et que les kamas c'est important, feso décida de continuer son investigation en proposant à 3 gardes le suivre cette fois. Et parti d'un peu un peu moins assuré, en direction des quartier de la comtesse, il compta les personnes derrière son épaule : 1, 2, 3, le compte est bon et la comtesse n'est pas mal non plus pensa-t-il  et monta jusqu'à la salle 16 en espérant que celle ci ne lui en tiendrai pas rigueur.

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Les trois plantons s'arrêtèrent en cours de route et rebroussèrent chemin : l'un avait oublié son matériel, l'autre devait prévenir un collègue et le troisième... Le troisième avait tout bonnement la frousse de rester seul avec le charismatique Feso.

Ce dernier fouilla, une nouvelle fois en solitaire, la cabine de la Comtesse de Sfalte avant de regagner le salon.

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Eh bin, y’en a qui se ne se prennent pas pour n’importe quoi !

Assise sur le bord d’une chaise, Meryl Hoope observait l’un des membres de la brigade sufokienne s’égosiller et distribuer des ordres. De façon totalement inefficace. Elle se sentait quelque peu redevable à l’encontre de ces inconnus qui les avaient aidés au moment où elle envisageait de distribuer le contenu de son déjeuner aux poissons de la Bouche. Redevable, oui, mais pas suffisamment pour effacer le mépris que lui inspirait une telle attitude dirigiste. Elle se retint de lui faire une remarque. Après tout, ce n’était pas sa place.

Lorsqu’enfin l’énergumène -un certain Nérienaf- fut calmé, elle replongea dans ses pensées. Tenu distraitement entre deux doigts, son stylo se promenait de façon mécanique sur une page déjà bien remplie de son carnet de notes. Elle avait griffonné à toute allure pendant les dépositions, tant et si bien que ses vieilles raideurs articulaires avaient ressurgi. Et maintenant ?

Ce décès n’était pas prévu. Pas prévu du tout. Ils étaient là pour récupérer un objet précieux, et voilà que maintenant, ils se retrouvaient avec un cadavre sur les bras. Un cadavre en vilain état. Elle songea à ce qu’allaient dire ses supérieurs à la Milice Royale. Ils avaient tout intérêt à trouver une bonne explication à tout ça avant leur retour. Et son intuition lui soufflait que quelque chose ne tournait pas rond.

Elle survola ses collègues amaknéens d’un regard vague. Puis les Sufokiens. Ils étaient nombreux à bord de l'Okidor, c’était une bonne chose. Du moins si chacun respectait les lieux et les laissait en état. Pourvu qu’aucun ne saccage de preuve…

D’un mouvement peu gracieux, elle souleva son imposante silhouette de son siège, glissa son stylo au-dessus de son oreille et fit un petit geste de la main à ceux qui étaient encore présents.

« J’vais aller faire un tour dans la salle des machines. »

Après un dernier regard pour l’ensemble des suspects, elle fit volte-face en direction de l’échelle qui menait aux niveaux supérieurs.
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Calie avait minutieusement scruté les recoins de la salle aux scaphandres. Quelques indices relevés et notés dans son petit carnet à pois verts, son regard se tourne à présent vers l'écoutille à sa gauche.

Plutôt que de repasser tout de suite au salon pour partager ses trouvailles avec celui qu'elle admirait tant, elle décida de poursuivre l'investigation. 

Julien... Enfin nous nous retrouvons sur une même mission ...

En professionnelle, elle ne déplace ni ne touche quoique ce soit sur son passage. Tandis qu'elle reprend sa route vers la salle des machines, elle grommelle en songeant à ces Amaknéens qui à tous les coups sont en train de fourrer leur nez partout.

D'ailleurs à cette pensée, elle accélère le pas.

Ils vont juste nous ralentir. Grmbl. J'espère que Juju s'en tire bien. Peut-être est-il en train de se demander où je suis passée... ?

Puis elle se met à glousser, heureuse, et pourtant si seule...

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Score : 9

Julien Vernier est un ancien mécano de la cité marine, reconverti dans le domaine de l’investigation. Il a quitté sa précédente activité après qu’un des bras de son collègue se soit fait arracher par des gros engrenages un peu trop bien huilés. Lui, il ne voulait pas subir le même destin et après tout, pourquoi ne pas complètement changer de métier ? La vision du corps décapité du professeur lui a d’ailleurs rappelé des mauvais souvenirs …
 
Et il comptait faire son expédition avec autant de personnes de milieux différents, qui ne se connaissent quasiment pas et ont l’air de se détester ? Quel enfer …

Les cheveux en bataille, un air désintéressé au possible affiché sous des lunettes aux verres épais, il écoute les différents suspects en mastiquant bruyamment une gomme à mâcher goût « embruns », puis ignore complètement son collègue qui a un peu trop d’entrain et semble délirer. Il relève légèrement les sourcils en voyant Calie remonter.
 
Toujours la bougeotte, celle-là … Au moins comme ça, elle me traînera pas dans les pattes …
 
Julien reste pensif plusieurs minutes, le temps de faire le tri de toutes ces nouvelles informations, avant de partir silencieusement pour fouiller la salle qui pique en premier son intérêt : la cabine du Pr. Mistral.

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Score : 57

Et si... et si... et si ?! Les théories se bousculent. Bonne piste ? Fausse piste ? Plusieurs tentatives et une seule réussite ? La patrouilleuse passe sa main sur son menton et badigeonne son visage d'huile noirâtre. Elle est dans un sale état, son bel uniforme souillé, que penserait Julien s'il la voyait ?

Julien... À tous les coups lui, il a déjà trouvé le coupable. Est-ce qu'il partagerait ce secret avec moi pour que nous puissions ensemble le révéler ?

Elle se remonte les manches après avoir tenté de nettoyer son faciès gras dans ces dernières. 

Il n'est pas dans ses habitudes de se décourager. Au contraire ! N'est-ce pas son honneur et celui de Sufokia qui est en jeu ?! Gonflée à bloc elle traverse la salle des machines ne s'arrête pas devant les scaphandres et trace jusqu'à l'écoutille d'en face, direction la salle de navigation.

Elle avait bien quelque chose en tête, maintenant, il s'agissait de définitivement écarter cette possibilité, ou bien de la confirmer...

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Score : 9
Des nouvelles pistes ? Des nouveaux indices ?
 
Julien glisse une main dans sa barbe fournie et mal rasée pour gratter le point précis qui le démangeait.
 
Il passe en revue ses trouvailles une ultime fois et s’en imprègne en essayant de les graver dans sa mémoire pourtant faillible. Oh, oui, il risquait de les oublier. Mais qu’est-ce qu’il a horreur de prendre des notes …
 
Une bulle rose sort de sa bouche, gonfle, gonfle … avant d’y retourner en s’affaissant comme un soufflé au fromage raté. Calie, cette fois, n’était pas dans son dos pour éclater le globe de gomme du bout de son crayon trop bien taillé. L’enquêteur soupire profondément et profite de ce doux moment de solitude, sans cette femme et son rire niais.
 
Allez, si j’me dépêche d’aller à l’aut’ pièce et que j'm'y enferme, elle pourra pas me retrouver !
 
Il referme soigneusement la chambre du professeur … avant de prendre son élan et de se diriger avec un rythme soutenu vers la chambre de Bonnie Mentôse.
 
Il passe en trombe sans accorder un regard aux personnes toujours présentes dans le salon, puis grimpe à l'échelle pour accéder au couloir menant aux loges personnelles.
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Score : 1533

    La fouille de la salle des machines avait été longue et ardue pour Meryl. Le bruit qui y régnait et l'odeur qui vous prenait à la gorge ne lui avait pas facilité la tâche. Pour couronner le tout, en examinant certains éléments, elle avait maculé ses vêtements de taches d'huile. Elle avait bien tenté de frotter un peu, dans un premier temps, ne réussissant qu'à étaler un peu plus l'odieux liquide qui s'attaquait à sa veste d'uniforme. Quelques grommellements plus tard, elle avait abandonné la lutte et s’en était retournée à ses recherches.

    Elle couvrit une page supplémentaire de son carnet avec les gribouillis que formait son écriture avant d’en rabattre la couverture d’un geste sec. Il lui semblait avoir fait le tour des lieux et elle émergea de la pièce avec un soulagement non dissimulé. Pouah ! C’que ça fait du bien ! Elle passa une main grasse dans ses cours cheveux bruns et le regretta aussitôt. Une fois son stylo replacé derrière son oreille, elle se dirigea d’un pas pesant vers sa prochaine destination.

     Au moment où elle allait pousser une porte, elle aperçut une silhouette féminine qui entrait à son tour dans la machinerie, le pas pressé. L'uniforme trahissait son appartenance à la patrouille sufokienne. Meryl lui adressa un léger signe, sans savoir si elle avait été remarquée ou non. Puis, tout en songeant que le bathyscaphe était plus grand qu’elle ne l’aurait cru, elle passa le seuil de la salle de navigation, lieu qui l’intriguait au plus haut point, se cognant la tête au passage. Ça m’apprendra à ne pas baisser la tête ! Maudite inattention !

 
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Score : 2195

Largon ressortit un peu plus livide que d'accoutumé du laboratoire du professeur Mistral. Il avait fallu garder son sang froid devant la vision du corps décapité de la victime, nu et froid de mort. Mais aussi devant les potentielles pistes qui s'ouvraient désormais. En tout cas, c'était certain, l'enquête avait bel et bien débuté.

Il choisit un endroit bien éclairé d'un cristal luminescent pour se poser quelques minutes et griffonner ses premières notes.

Puis, non sans repasser par le salon pour observer de loin l'avancée des patrouilleurs et miliciens en prétextant vouloir se rafraîchir d'un verre de friswein, Largon continua son chemin à travers les coursives métalliques du vaisseau en direction de la cabine de Oualter Peuleau.

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Score : 2649
Aloysius Peperblum resserra sa prise sur les sangles de son sac à dos. Débarquant de l’horrible embarcation qui l’avait mené jusque-là, il soupira de soulagement en posant les pieds sur quelque chose de solide bien qu’un peu glissant. Le voyage avait été éprouvant mais il ne regrettait rien, il se plaisait à être un agent de la Milice Royale et très fier de servir son Roi. Sa carrière avait commencé dans une patrouille lors de l’affaire Midofis, il avait été à deux doigts de résoudre complètement l’affaire. Ensuite prenant des missions un peu partout, il finit par devenir un agent.

En pénétrant dans le monstre de métal, il glissa et se retrouva une fois de plus nez collé au sol froid et humide d’un premier sas. L’intérieur avait beau être confortable, Aloysius n’était pas à l’aise d’être dans un espace clos. Sa peur redoubla quand, vers les 19h, on découvrit le corps du maître des lieux. Cette situation devenait problématique, venu à la recherche d’un artefact volé, il se retrouvait une fois encore au milieu d’une terrible affaire.

Aloysius écouta attentivement les diverses dépositions hochant la tête, fronçant les sourcils pour se donner un air sérieux. La vérité est qu’il n’était ni à l’aise, ni rassuré et à mesure que la peur lui remontait l’échine il essayait de se convaincre que tout irait bien. Ressortant son bon vieux cahier pour se redonner contenance, il prit quelques notes avant de se décider à parcourir l’Okidor.

Marchant d’un pas, observant les lieux un peu impressionné, il se dirigea vers la salle des scaphandres.
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Score : 57

Calie range sa rune de contact dans sa poche et remballe son kit d'analyses. Une bonne chose de faite qu'elle se dit. Mais l'heure n'est pas au repos et ... Était-ce une sujette d'Amakna aperçue plus tôt ?! Est-elle sur la même piste ?!

Ses yeux s'écarquillent, ses sourcils se froncent et une veine gonfle sur sa tempe gauche. La sufokienne vérifie que son chignon tient toujours bien en place puis elle se rue jusqu'au salon, manquant presque de bousculer au passage un type à sac à dos qui ne s'attendait probablement pas à croiser le chemin d'une femme en furie pleine d'huile de machine.

De retour dans la salle commune, elle reprend son souffle et tourne sur elle-même dans l'espoir d'apercevoir Julien. L'homme de ses rêves n'est pas en vue. Est-ce vraiment un mal ? On ne peut pas dire que la Calie sale et transpirante actuelle soit à son avantage. Et pourtant la malheureuse sent son petit coeur se fendre, un regard lui aurait suffit...

Pas de temps à perdre, elle reprend ses esprits et part à la rencontre de Selina Latrap. Quelques messes basses échangées, les deux femmes partent ensemble en direction du Laboratoire.  

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Plus tard, elle reconduit la médecin ailée au salon et la remercie d'un signe de tête chaleureux. À cet instant, plusieurs choix s'offrent à elle.

Mais la patrouilleuse est une sournoise, pas question encore de mener un Amaknéen directement sur sa piste ! Il semblerait que la fierté sufokienne s'exprime à nouveau. À moins qu'il ne s'agisse encore d'un élan de paranoïa au sujet de son aimé, qui risquerait d'être impressionné par une autre ?

Julien... Tu verras... ! Ta petite Calie n'a pas dit son dernier mot.

Elle laisse de côté sa première idée et prend la direction de la cabine de Oualter Peuleau, décidée à écarter (ou confirmer ?) une autre de ses théories.

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Score : 9

Tout en refermant soigneusement la porte de la chambre de la médium, Julien crache sa boule de gomme dans la poubelle du couloir avant de fouiller la poche de son uniforme de patrouilleur pour en sortir une nouvelle petite plaque toute rose et pleine de goût.
 
Un certain agacement pointait son nez sur le visage du Sufokien. Ce n'était pas dans ses habitudes d'aller fouiller dans les affaires d'une dame.
Retour à son idée principale : S'il y a bien une personne qui sait pourquoi on attenterait à la vie du professeur Mistral ... C'est bien le professeur Mistral lui-même
 

Il se pince les sinus un instant pour faire émerger de ses souvenirs le plan du bathyscaphe, puis se dirige vers la loge qu'il pense se souvenir être le bureau du professeur.

Une heure s'était passée et il avait déjà envie de rentrer chez lui. Mais il était coincé là, sous les eaux.
 
Autant continuer ...

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Score : 2035
Paul Ventrêche, que l’on aurait pu confondre avec un édredon enflé, ouvrait péniblement les yeux. Le bruit de dizaines de pas résonnant sur la coque métallique du submersible l’avait tiré de ses songes sibyllins. Apparemment, il s’était passé quelque chose de grave.

L’Énorme, comme aimaient à l’appeler ses collègues du Château d’Amakna, peina à lever son incalculable masse. Il s’était encastré dans un coin de la pièce, en se calant la nuque avec un double coussin. Au prix d’efforts démesurés, il poussa sur ses larges paluches afin de s’extraire de sa tanière provisoire.

— Fiou, eh beh mes enfants…

Il affichait un sourire rayonnant de fierté, comme s’il venait de résoudre une enquête. Il était arrivé dans cette galère comme tout le monde, par l’écoutille. Néanmoins, il avait dû retirer tout son attirail avant de rentrer ; il ne voulait pas prendre le risque de rester bloqué dans une de ces étroites portes boulonnées. Sa tenue n’était donc pas exactement protocolaire, mais lui s’y sentait bien à son aise.

Quand les lieutenants choisissaient leur équipe, Paul était rarement choisi en premier. En fait, il était même plutôt exceptionnel qu’il ne soit pas le dernier choix des officiers. Faute d’être un bon élément, c’était un élément tout court. Et quel élément !

Ne s’inquiétant pas plus que ça des mines angoissées, apeurées, de certains invités présents au salon, il entreprit d’étirer ses muscles graisseux, qui avaient peut-être pris un mauvais pli durant son sommeil. Il laissa échapper malgré lui un borborygme sonore qui en écœura plus d’un.

— Il fait faim, non ?

Ayant mentalement imprimé l’emplacement de la cuisine dès son arrivée sur le sous-marin, il s’y dirigea en songeant très sérieusement aux assemblages de denrées qu’il pourrait se caler dans le gosier.
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Score : 235
Du brouhaha, des murmures et même du vacarme… Un air de musique et on pourrait se croire à la foire du trooll, pensa Alyopim Tofne. D’ailleurs j’y ferrai bien un petit tour une fois hors de l’eau…

Elle se trouvait en retrait du groupe et semblait songeuse. Ses yeux étaient fermés et ses cheveux, aussi noirs que de l’obsidienne, se regroupèrent en une queue de cheval quasiment défaite. Celle-ci mettait en valeur son large front, sur lequel se dressait une paire de lunettes coniques semblable à de minuscules longue-vues. La monture se présentait sous une forme de tentacules de poulpe, drôle de coïncidence n’est ce pas. Au niveau de sa poitrine un badge était épinglé, les lettres M.R.A. y étaient gravées. Jeune enquêtrice pour la Milice Royale Amaknéenne, elle voulait faire ses preuves sur cette affaire.

Mystère résolu, stagiaire appelée je ne le serais plus !

Elle ouvrit les yeux et se dirigea vers ce qui semblait être le mini-bar. Elle se servit un grand verre d’eau et le but d’une traite.

Il est temps de se mettre au travail, un cadavre sans tête attend de livrer ses secrets !

Elle réajusta sa coiffure, son badge et marcha en direction de Selina. Aussi tôt, les deux demoiselles s’éclipsèrent sans un bruit vers le laboratoire.
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Score : 2195
Vvvtf.

     La lumière vive de la rune de contact de Largon s'éteint en grésillant alors qu'il referme la porte à écoutille de la cabine du nageur brakmarien. Pour sa prochaine destination il n'aurait que quelques pas à faire mais il décide pourtant de repasser à nouveau par le salon. Cette fois-ci, pas de
rafraîchissement mais plutôt du renseignement...

« Bon, parfait, c'est entendu. »

     Après avoir échangé quelques mots avec une Amaknéenne, le patrouilleur hoche la tête et revient sur ses pas, direction la cabine d'Otto Motto.
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