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[Animation] Récits d'Invention #9 : Vous êtes ahu(riz)...

Par Lilizefou - ABONNÉ - 07 Août 2020 - 15:25:45


Vous êtes ahuri, il est bien là. Les rumeurs, donc, disaient vrai. C’est bien lui, le célèbre grain de riz unique. Après toutes les aventures vécues aux cinq coins de Pandala, le voilà dans un musée afin que tous puissent être témoins de la légende. Des panneaux de verre renforcés, un périmètre de sécurité et une surveillance accrue par des Samouraïs l’entourent, on ne lésine pas sur la protection d’un tel artefact.

Malgré son apparence similaire à tous les autres grains de riz poussant à Akwadala, il est évident qu’il s’agit de l’authentique, de celui à l’origine de toutes les histoires qui circulent sur l’île depuis des années. Vous le ressentez au plus profond de votre être. Un rapide coup d’oeil aux expressions des autres visiteurs présents dans la salle d’exposition vous confirme que vous n’êtes pas la seule personne à le penser.

Alors que vous vous avancez aussi près de la relique qu’il est autorisé de le faire, vos souvenirs remontent à la surface. Peut-être vous croira-t-on enfin lorsque vous raconterez votre histoire mettant en vedette cette poacée?

En effet, les visites au musée ne vous intéressent guère de manière générale, mais cette fois-ci c’est différent. C’est une affiche volant au vent qui vous a guidé jusqu’ici. Celle-ci vous vous a appris qu’à l’occasion de l’ouverture de l’exposition sur le grain de riz, le musée organise une séance publique pour venir raconter les péripéties de cette céréale légendaire, en proposant quelques récompenses pour les meilleurs conteurs.

C’est cette annonce qui a ramené la foule qui vous entoure. De la petite fille impatiente de partager la vieille histoire de son arrière grand oncle à l’aventurier retraité ayant lui-même croisé le grain de riz, tous sont réunis ici dans le même but.

Un vieux Pandawa à la pilosité presque aussi impressionnante que celle du Grandapan fait alors irruption dans la pièce. Tout en se dirigeant vers le milieu de la pièce, celui-ci se racle bruyamment la gorge ce qui ne manque pas de capter l’attention de tous. L’assemblée reconnaît alors le conservateur du musée. Le muséologue se contente alors d’une courte intervention: « Avons-nous un volontaire pour commencer ? »


(HRP) : Retrouvez toutes les règles de participation sur le sujet HRP. Vous pourrez également y commenter les participations, le sujet RP étant exclusivement réservé aux participations.
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Alors que le contingent de badauds s'amoncelle dans le hall d’exposition de ce petit musée local, un petit être à la tignasse d’un roux terni par le temps se faufile lentement vers le présentoir du légendaire grain de riz.

Légèrement courbé et emmitouflé dans une cape bleue qui devait être étincelante à son époque, l’inconnu relève son museau lorsque les bruits de sa canne heurtant le sol, qui accompagnaient sa progression, cessent. Sa capuche, finissant de se rabattre sur son dos, révèle un Lenald qui a vu passer plus d’un printemps. Alignant sa moustache du bout de ses doigts tremblant, l’ancêtre porte son regard voilé par les années sur l’objet provoquant cette curiosité unanime.

Saluant le Pandawa hirsute officiant comme conservateur du musée d’un respectueux signe de tête, il éclaircit sa gorge pour prendre la parole, sa voix légèrement chevrotante ayant peine à couvrir les bruits ambiants :

- Malheuleux… oui, malheuleux qui voudlait s’empalel de ce glain de liz. Dans ma famille, nous paltageons et claignons sa légende. Cloyez-moi ou non, mais sachez j’ai vu passel assez de peltes de poils dans ma vie poul discelnel les histoiles de la léalité.

Toussant dans son coude, en Lenald bien éduqué, il marque une pause de quelques instants pour retrouver son souffle et le fil de ses pensées.

- Ce glain de liz… il est plus moltel qu’un Wo Wabbit à qui vous avez volé une cawotte. J’ignole ses oligines mais ce que je sais, c’est que Cleed, un assassin Lenald de notle village, s’est fait un ledoutable nom glâce à lui. On dit, et je l’ai vu de mes ploples yeux, que quiconque avalelait le glain de liz peldlait la vie sul le champ aplès l’avoil leclaché !

Tremblant comme une feuille, son regard paniqué balaye la petite foule, agitant sa patte griffue comme s’il était un oracle annonçant un malheur futur à sa populace.

- Il suffisait à Cleed de glissel le glain de liz dans le lepas de quelqu’un et on le letlouvait systématiquement molt quelques instants plus tald, le glain de liz, leclaché à côté du cadavle, totalement intact…celtains disaient que c’était une mise en scène… mais c’était la vélité et je vais vous dile poulquoi !

Mettant probablement un peu trop d’énergie dans son exclamation, le vieux Lenald semble pris d’un spasme puis d’une absence, son regard, toujours figé dans une expression de la frayeur, se perdant dans le vide. Il fallut attendre que le filet de bave qui s’écoulait de sa gueule ouverte face un « sploch » sonore sur le sol rocheux pour le tirer de sa torpeur.

- Ah ! Qu’est-ce que… ? Oh ? Oh, paldon… j’ai lecommencé. Je disais donc que c’est dans ces cilconstances que je me suis letlouvé avec une cawotte dans la naline gauche…

Face au regard dubitatif de son auditoire, le Lenald comprend qu’il s’est emmêlé les pinceaux et se reprend aussitôt :

- Mauvaise histoile ah… ah… Le glain de liz, oui… Ce n’était pas une entoulloupe, et poul cause : un joul, Cleed fit une tellible elleul. Alols qu’il était de galde dans la léselve de liz du village, il fit tombel son glain fétiche moltel de sa poche. Toute une année de lécolte était complomise poul un seul glain potentiellement moltel… Les sages du villages se sont lassemblés et, aplès des heules de délibélation, ils annoncèlent leul loulde décision.

Frappant le sol de sa courte canne en bois noué, le Lenald prend une air sombre, accentuant les petites rides qui se devinent sous son poil roux.

- Cleed était condamné à mangel le liz de la léselve jusqu’à tombel sul le glain de liz moltel. Ainsi, peut-êtle, poullions-nous sauvel une paltie de la lécolte. Une estlade fut montée au centle du village et Cleed, attaché à une chaise, dut mangel les bols les uns aplès les autles.

Claquant sa mâchoire, imageant la dégustation forcée de son comparse condamné, il renonce assez vite à poursuivre ainsi lorsque sa mâchoire craque de façon plutôt inquiétante.

- Aïe ! Hahem… et donc… aplès une vingtaine de bols… Cleed s’étlangla, étouffé net, et alols que sa chaise basculait, il leclacha un unique glain de liz… Intact, sec, comme si la cuisson ne lui avait fait aucun effet… C’était un tliste joul poul notle village cal nous avions dû saclifiel…

Le Lenald essuya une petite larme d’un revers de sa manche.

- … une vingtaine de bols de liz… Nous avons donc décidé de nous déballassel de ce glain de liz de malheul en le vendant aux enchèles. Nous ne l’avons plus levu depuis. Enfin, sauf poul moi qui le levoit aujould’hui ! Je le leconnaitlais entle mille. C’est lui, devant vous, se tient le glain de liz de la molt elle-même !

Épuisé par son récit, il s’écarta de l’assemblée pour prendre place sur un petit tabouret poussé dans un coin de la pièce, récupérant de son trop-plein d’émotion et laissant place au prochain récit.
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Je ne savais pas qu'il y avait des récits d'invention, je viens de découvrir ça pour être honnête... Je suis stupéfait par tes talents, bravo ! fear Hâte de voir les autres happy

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Un corps à la peau caramélisée et entaillées à certains endroits s'avance pas à pas dans une foule aux milles regards, tenant fermement dans son poing une affiche révèlent l'exposition au musée du plus célèbre grain de riz de pandala, l'aventurière se faufile entre les êtres peuplant le monde des douzes afin de rejoindre, à son tour, le milieu de la pièce lui permettant de compter son histoire digne des plus grands récits d'aventures jamais écrits.


Du haut de son mètre soixante-dix, l'aventurière maintenant retraitée fait virevolter sa cape de jade afin de la laisser s'échapper contre le sol froid du musée. Des centaines, voir des milliers d'yeux sont braqués sur elle. Son regard émeraude parcours l'assemblée, des plus petits au plus grands, des plus menues et plus musclés, puis retombe sur le vieux Lenald encore haletant. Un sourire se forme au coin de ses lèvres roses pâles tandis que sa main droite se dépose avec fermeté sur le fourreau de son épée comme si un malheur était en chemin. C'est après plusieurs minutes d'attentes qui semblant être une éternité que la iopette se décide à prendre la parole.


- Je me souviens de chaque détails, de chaque contrées et de chaque vies que j'ai rencontré en compagnie du fameux grain de riz. Je venais tout juste d'achever ma quête pour entrer sur la fameuse île de pandala et son lait de bambous incomparable. Ma vieille cape anciennement rouge écarlate c'était faite arrachée lors d'un combat féroce contre ces maudits porkass répugnants !


À ce souvenir une grimace de dégoût parcours le visage de la blondinette se remémorant cette bataille. Il est vrai que cette troupe de cochon n'est pas reconnu par son hospitalité au premiers abords, n'importe quel aventurier passant par leur territoire pourrez en attester.


- Je vagabondai entre multiples marchands et babioles afin de m'en trouver une nouvelle, c'est à ce moment précis qu'une lueur verte telle une pierre de jade au milles reflets venait d'apparaître face à moi. Bien évidemment, je me précipita dessus ! Ô grand jamais je ne laisserai passer une cape d'une t'elle beauté chers amis.


Arrachant un rire à la foule entassée autour de sa personne, elle reprit quelques respiration lui permettant de continuer son récit de plus belle.


- Je revois encore le petit pandawa bien dodue accompagné de son solomonk, lui donnant un air de malfrat, me proposer un prix qui en ferait rêver plus d'un. Je sortais ma petite bourse durement obtenue et conclue la plus belle affaire du siècle, du moins, c'est ce que je pensai. Je venais donc de troquer mon ancienne cape pour cette beauté à double tranchant. C'est de nouveau vêtue sur mon dos que je continua ma route vers les contrées éloignées de l'île de pandala dans le plus grand des calme, mais la tempête se faisait ressentir dans mes entrailles …


La iopette marqua une courte pose avant de lever son épée d'un geste héroïque ! L'assemblée sursauta, tandis que dans leur yeux des lueurs venez de prendre place par milliers.
 

- Un groupe de bambouto sacré aussi haut qu'une forêt de pins se précipita vers moi, ni une ni deux je brandis mon épée et engagea un féroce combat durant de longues heures ! J'étais épuisée et ma route était encore longue, je décida alors de poser mon campement dans un forêt non loin de mon chemin de quête … mais la nuit que je vais vous raconter est incontestablement la plus effrayante que j'ai eu à passer dans toutes les aventures que j'ai pu vivre.
 

Des chuchotements ou encore des respirations offusquées venait d'être lâchées dans la grande salle, la iopette au cœur pur ferme les yeux pour se remémorer se souvenir effrayant et douloureux, puis repris une grande bouffée d'air frais afin de lancer sa dernière tirade.
 

- Je dormais paisiblement, adossée contre un arbre à l'écorce foncée et au feuillage aux reflets d'or tout en étant enveloppée dans ma nouvelle cape d'émeraude. Vous connaissez les iop, toujours à l'affut et prêt pour le combat. Mais cette nuit la, même le plus intelligent des xelor n'aurait rien pu faire. Je ne pourrais vous dire exactement ce que j'ai affronté dans cette pénombre au milles visages, cependant, je peux vous montrer le souvenirs que j'en ai encore aujourd'hui.
 

De ses deux mains, la blondinette soulève le bas de son t-shirt pour laisser place à une gigantesque cicatrice s'étendant le long de ses abdominaux. Epaisse d'au moins sept centimètres et longue sur quinze centimètres. La foule est sans voix, obnubilée par cette marque ténébreuse, presque vivante.
 

- C'est dans cette noirceur que j'ai ressenti une douleur vive et insoutenable, je me réveilla dans un cris strident et plaqua ma main le long de mon ventre ensanglanter. Pas le temps pour moi de comprendre quelle bête féroce venait de m'infliger se châtiment, je devais à tout pris déguerpir d'ici si je voulais rester de chair et d'os. Je longea la forêt sans me retourner mais rester tout de même à l'affut du moindre bruit, mais je ne percevais plus rien. Une fois sortie des arbres encombrant ma vision, un petit ruisseau se trouver à quelques mètres de moi seulement. Je marcha tant bien que mal dans sa direction et me laissa tomber au bord de celui-ci pour tenter de me soigner, même si à ce moment la une éniripsa aurait fait l'affaire. J'enleva ma cape et la posa à mes côté le tant de nettoyer ma plaie férocement ouverte grâce à l'eau du petit ruisseau. Je me remémore les reflets de la lunes sur l'eau claires et ruisselante, le silence d'or me permettant un repos rapide et sans encombre ou encore la petite lueur qui s'échapper d'un grain de riz sur ma cape.
 

Chaque personne était en haleine et voulait connaître la fin de son récit imprégnées des couleurs du mondes. Elle avait prononcé le fameux mot de l'histoire, enfin venait d'apparaître le fabuleux grain de riz.
 

- Oui, aujourd'hui j'en suis certaine, c'était bien le grain de riz unique. Je le porta à ma main et le pris entre mes doigts, malgré sa taille minuscule, son éclat était tel un joyaux sorti des tréfonds de notre monde. Pendant ma contemplation, j'en oublia le danger, mais je fus vite rattraper par cette chose sans nom à l'apparence ombragée et d'une couleur noir de jais. D'un seul coup un éclair frappa le sol m'enlevant toute vision tandis que mon corps se recroquevilla lâchant alors le grain de riz dans l'eau, dérivant à nouveau au cœur de pandala. Quelques minutes plus tard j'avais repris mes esprits et plus aucun danger n'était venue me déranger durant mon séjour sur cette île aux bambous. A cette époque je ne compris pas cette mésaventure, mais aujourd'hui, je n'ai nul doute que cette cicatrice est liée à ce qui se tiens devant vous, chers amis.
 

L'aventurière reprit sa cape couleur jade sur ses épaules encore bien formées, puis reprit son chemin à travers la foule afin de s'engouffrer dans un coin obscur de la salle pour écouter avec insistance chaque récits qui allait être comptés aujourd'hui.
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Une vielle pandawa qui se nomme Kurona semblait être captivée par les deux récits à propos du grain de riz de Pandala. Elle regarde la Iopette à la magnifique cape couleur jade se retirer dans un coin sombre de la salle. Elle hésite un instant avant de se lever tout doucement à l’aide de sa canne. Puis se dirige au milieu de la pièce afin de raconter son histoire.

Je suppose que pour rentrer dans le moule il faut prendre un bain de foule,
Super je me propose en étant molle, d’y aller mollo sans être folle.
Evidemment c’est le grain de riz qui a le plus grand rôle,
Rajoutes à ça un lancer de dé au dernier mot c’est plus drôle…

Un coup du destin comment j’ai pu boire de l’eau lors d’un festin ? 
En tête une seule obsession ce maudit grain...
Il m’entête au point de toujours vouloir être sobre,
Son image me suit comme mon ombre...

Je préfère avoir un coup de bambou plutôt que de l’oublier,
I
l faut dire qu’à mon mari ce grain de riz est lié...
Je suis venue au monde sur la terre d’Akwadala,
Petite paysanne souhaitant obtenir davantage de kamas.

Mon époux m’avait dit ceux qui sèmeront mieux s’aimeront vieux,
Je l’ai cru au départ mais maintenant je suis seule au pieux...

Il avait bossé d’arrache-pied pour sa rizière,
Espérant ainsi nous sortir de cette misère,
Hélas un seul grain de riz avait poussé,
L’unique résultat de tant de sacrifices si vite oubliés.

Au départ il voulait le garder précieusement,
Comme un signe de la déesse Pandawa pour son acharnement.
Ce grain était devenu le précieux de mon époux.
Il l’admirait constamment plus que nos maigres sous...

Ce grain avait boulversé notre quotidien,
Qu’allions nous faire de celui-ci demain ? 
Durant de longs jours mon mari tout en l’observant se demanda
Vas-tu me rendre le plus riche d’Akwadala ?

Malheureusement, un grain de riz ne nourrit pas une maison,
Je voyais dans son regard qu’il commençait à perdre la raison,
Il s’adonnait constamment à la boisson, oubliant de se nourrir avec nos poissons,
Ce grain de riz avait inondé son esprit, au point où on ne partageait plus le même lit…

Un matin je l’ai retrouvé ivre mort à côté du grain,
Effondrée je l’ai balancé de rage dans le jardin,
Pendant des heures à ses côtés, j’ai coulé plus de larmes qu’il n’ y avait d’alcool dans son corps,
Anéantie je priais Pandawa en espérant qu’elle me fasse oublier ce décor...

A partir de ce jour, j’ai eu haine indescriptible envers la Déesse,
Terminé plus une seule goutte d’alcool ne viendra augmenter ma maladresse.
En allant dehors, balançant le reste des boissons,
Ce fameux Grain de Riz n’était plus à l’horizon...

Un mal pour un bien ? Je n’ai pas de réponses,
Une chose est sûre jamais je ne renonce ! 
J’avais remplacé mon ancienne addiction par celui-ci,
Si j’avais su qu’un petit grain de riz allait prendre autant de place dans ma vie...

J’ai écouté le récit du Lenald juste avant,
Finalement malgré les conséquences il faut toujours aller de l’avant,
N’essuyez pas vos larmes avec votre manche,
Pour moi les kamas ne coulent pas à flot et il m’arrive de faire la manche... 

J’ai compris votre peine qui est similaire à la mienne,
Je pense que ce grain de riz a des légendes beaucoup plus anciennes...
En tout cas une chose est certaine ce grain laisse des traces,
Et ce n’est pas la Iopette qui dira le contraire malgré son air coriace,

Ma cicatrice n’est pas physique et vu mes revenus je suis loin d’en avoir dans le ventre,
Même si j’ai un mental d’acier, ne me parlez pas de riz-au-lait je pourrais devenir soupe-au-lait,
Avoir des coups de bambous pour nous ça veut dire que c’est le métier qui rentre,
Aujourd’hui je suis retraitée et je compte bien en profiter !

J’ai voué toute mon existence à ce grain de riz?
Le revoir aujourd’hui me rappelle au combien j’aime mon mari.
Ce fut un plaisir de vous raconter mon histoire,
Il est temps pour moi d’écouter les autres et d’aller m’asseoir...


La vielle Kurona laissa la foule sans voix, elle en profita pour s'éclipser discrètement en regardant le grain de riz une dernière fois.
 
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Après des mois de fermeture, le musée avait décidé de frapper un grand coup pour célébrer sa réouverture en ce jour de Fraouctor. Une nouvelle pièce légendaire avait fait son entrée. Tout le monde se précipitait pour découvrir cet objet unique qui trônait au milieu de la salle d’exposition : un grain de riz. Parmi les nombreux visiteurs déjà présents, une fillette avec des couettes bouscula tout le monde pour admirer de plus près cette céréale unique.

« Je connais la légende de ce grain de riz mieux que personne ! Ma grand-mère me l’a racontée maintes et maintes fois lors des longues journées d’hiver passées devant la cheminée à boire un chocolat chaud. »

Tous les regards se tournèrent vers la fillette, haute comme trois pommes, et pourtant si courageuse de prendre la parole devant les visiteurs. Elle s’apprêta à commencer son récit lorsque l’aventurière à la cape verte, la vieille Pandawa et le Lenald s’écartèrent du reste de la foule pour mieux l’écouter. La fillette récupéra le tabouret occupé par le Lenald un peu plus tôt, l’installa près du présentoir qui accueillait le grain de riz et monta dessus pour être mieux entendue. Elle débuta :

« Je vais vous raconter ce récit comme le faisait ma grand-mère. Vous connaissez les quatre zones de Pandala : Feudala, Akwadala, Terrdala et Aerdala. Mais, lorsque le Monde des Douze n’était encore qu’une petite contrée et que bien des terres restaient à explorer, une cinquième zone existait : Astradala. Cette zone était conçue comme un véritable hommage aux étoiles, mais une succession de phénomènes naturels, une éruption volcanique, un tremblement de terre, une tempête puis une inondation, a entraîné sa destruction, puis sa disparition. »

Face à ces révélations, le public resta bouche bée… Personne n’avait jamais entendu parler d’Astradala. Pourtant, ce ne sont pas les grimoires qui manquaient dans les bibliothèques du Monde des Douze ! Encouragée par la foule, la fillette poursuivit :

« La seule chose que l’on retrouva sur Astradala avant qu’elle ne disparaisse totalement fut… CE grain de riz. » Elle pointa la céréale du doigt pour appuyer son propos.

Des « OH » retentirent dans cette salle d’exposition du musée. Le public voulait en savoir davantage sur cette histoire. Comme pour se donner du courage, la fillette toucha ses couettes et continua :

« Ce grain de riz vient sans hésiter d’Akwadala puisque ce sont là que sont implantées les rizières. C’est l’inondation qui l’a amené sur Astradala. Mais comment se fait-il que la seule chose que l’on retrouva après ce déchaînement de la nature soit un si petit grain de riz ? Tout simplement parce qu’il est magique ! »

Avec ces mots, la fillette avait réussi à captiver l’ensemble du public, y compris l’aventurière à la cape verte, la vieille Pandawa et le Lenald.

« Ce grain de riz symbolise toute la force de Pandala, une île qui fait référence aux cinq éléments. Cette céréale rappelle l’existence d’Astradala, une terre dont plus personne n’ose parler à présent. C’est la seule chose qui reste de cette terre qui rendait hommage aux étoiles. La légende raconte que certains ont essayé de le replanter dans l’espoir de faire pousser des céréales magiques, du riz cola, en grosses quantités. Malgré les qualifications des plus grands maîtres paysans de Pandala, les tentatives ne donnèrent rien… Le pouvoir de ce grain de riz est donc ailleurs. »

Un peu émue par la narration de son récit qui lui rappelait des souvenirs des instants passés avec sa grand-mère, la fillette reprit son souffle pour poursuivre :

« Ma grand-mère ne cessait de répéter que ce grain de riz ne devait pas être mis entre les mains de n’importe qui sous peine d’entraîner la destruction totale de Pandala. C’est la nature qui choisira quand cette céréale devra être replantée là d’où elle vient, à Akwadala. Mais je ne peux vous en dire plus sous peine de briser les pouvoirs contenus dans cette céréale…»

Pour conclure, la fillette prit une voix plus grave et déclara :

« Pour que Pandala continue de livrer tous ses secrets, il faudra être patient et attendre que la Dame des Eaux initie un nouveau cycle. C’est par le ciel qu’il débutera alors gardez toujours un œil vers les étoiles… »

La fillette descendit du tabouret, reprit sa place parmi la foule pour écouter le prochain récit.

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    Suite au dévouement du vieux Lenald de s'être lancé en premier dans sa narration,  tous les membres de l’assemblée semblaient être plus impatient à conter leurs histoires.

Tous en étaient persuadés, ceci n’était pas une légende, et tous voulait raconter leurs versions.

C’est alors, une fois que la petite fillette se remit à sa place dans la foule, qu’un jeune Pandawa s’élança, non sans quelques appréhensions.




       Je suis tavernier à la taverne d’ Osakwa dans le sud.  Nous la tenons, ma famille et moi, depuis des générations. Nous sommes idéalement situés sur le port d’Akwadala.Notre taverne est donc un lieu où nombres d’aventuriers s’y sont vu accueillir. Le vent iodé, qui laisse poser sur nous une délicate écume marine, a toujours été propice au repos.
Cette plénitude a longtemps fait contraste à la légende du grain de riz. Celle-ci ayant été conté, jadis, par de nombreux habitués, faisant écho, comme si leurs paroles erraient encore en ces lieux.


      Il y a de cela quelques siècles, Pandala n’était qu’une petite île autonome mais pauvre, le seul pont qui y menait semblait se dérober sous le poids des bambous dont il fut construit, éloignant les villageois chaque jour un peu plus du continent. Les ressources s'épuisaient.

Mais au-delà de cette misère, une légende circulait. Une légende qui donnait espoir à beaucoup d’habitants. Un vieux maitre du Pandawushu aurait conté qu’un grain de riz détiendrait des pouvoirs surprenants.

Ce grain de riz serait  une larme du Dieu de Pandala tombée du ciel.  Elle serait liée à la détresse du Dieu lui-même se voyant impuissant face à l’extinction de son île.

Ce grain de riz se démarquait des autres, plus petit, il était d’une  brillance et d’une transparence inégalée. Celui-ci donnerait à tout homme l’ayant en sa possession, le pouvoir d’une vie meilleure. Il donnerait la richesse au pauvre, la santé aux malades, la lumière aux ténèbres…

C’est alors que tous les habitants de Pandala se mirent à le rechercher. Tous n’avaient que cela en tête. Entre guerre des villages, épuisement des ressources, effondrement du pont allant au continent, Pandala n’était devenu qu’une île où régnait  la misère.


Le Dieu de Pandala se mit alors en colère face à ses disciples :

  •           Sa foudre fit brûler le village de Feudala
  •           Ses larmes firent engloutir le village d’Akwadala
  •           Ses cris firent envoler le village d’Aerdala
  •           Sa fureur fit ensevelir le village de Terrdala


   Après le passage de la colère du Dieu, Pandala ne fut plus qu’une île ravagée de stigmates. 21 villageois ont alors trouvé la mort.Leurs esprits ont ainsi continué de vaguer dans les différents villages et ont contribué, par la suite,  à la renaissance du peuple de Pandala.  Depuis, la paix règne dans les terres, les récoltes vont de bon train, les paysages rayonnent, le pont a été rebâti grâce à la collaboration de chacun.            


    La légende veut que le Dieu Pandala fut si ravi de voir transformer son île en un monde utopique, qu’une deuxième larme serait alors tombée du ciel. Elle aurait été récupéré par une jeune aventurière qui l’aurait laissé dans un vieux grimoire de la bibliothèque, laissé comme un objet capable d’apocalypse mais aussi de renaissance, car elle le savait, le futur en aurait un jour besoin. Elle laissa également un écrit :

 «  l’île de Pandala a été transformée par la magie des esprits… Le peuple Pandawa a repris ces racines, son héritage. Sous la protection enivrante du Dieu, nous allons prospérer de nouveau, et nous préparer pour les temps difficiles qui s’annoncent. » 


Le grain de riz aurait finalement été retrouvé par un vieux hibou de la bibliothèque de Pandala, le donnant ainsi au nouveau musée. 


    Son récit enfin terminé, le jeune Pandawa fut rassuré par le silence respectueux de l’assemblée.

Tandis qu’il fixait le grain de riz, une légère brise lui caressa les poils, comme si, les esprits du passé approuvaient son intervention.

Satisfait, il s’éclipsa au fond de la salle, laissant place à un autre membre de la foule.    
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Une sramette légèrement vêtue de rose fendit alors la foule, d'un déhanchement parfaitement naturel qui attira tous les regards. Une fois arrivée à côté du tabouret sur lequelle la fillette aux couettes était montée, elle tourna tristement ses yeux bleus vers les badauds et le silence se fit.

- Vos récits m'ont émue plus que je ne saurais le dire et, grâce à vous, je comprends mieux ma propre histoire. Je vous en remercie, dit-elle en s'inclinant respectueusement vers le vieux lenald.
Mais, je devrais sans doute commencer par me présenter. Je m'appelle Fantomine et, comme vous vous en doutez sûrement, je suis une disciple de Sram. En fait, je suis issue d'une longue lignée de srams et figurez-vous que ce grain de riz est également célèbre dans ma famille. Car l'histoire de Cleed le lenald s'est vite répandue parmi mes congénères et ils ont tous rêvé un jour d'en être l'heureux propriétaire.

Elle se tourna alors vers la Iopette, à qui elle adressa un hochement de tête.

- J'ignorais, jusqu'à aujourd'hui, comment le grain de riz s'était retrouvé dans cette rivière de Pandala, mais je peux vous dire qui l'a récupéré : c'est mon oncle Firminle frère aîné de ma mère.
Firmin était persuadé que, grâce à ce grain de riz, il deviendrait le plus célèbre des assassins que le monde des douze ait jamais connu. Malheureusement, les choses ne se déroulèrent pas comme il l'avait prévu. Je ne saurais vous dire combien de contrats il pu exécuter avant qu'il ne soit trop tard. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le grain de riz tuait le malheureux qui l'avait ingurgité aussi sûrement que si c'était le Dieu Sram lui même qui s'en était chargé ! Et, comme il suffisait de le cacher dans la nourriture de sa victime, le métier d'assassin était devenu un jeu d'enfant. Alors, mon oncle a pris de l'assurance ; trop d'assurance...
Il était tellement sûr de lui qu'il entreprit
 d'exercer son art dans l'une des tavernes de Brakmar les plus fréquentées, à l'heure du déjeuner. Et, bien sûr, il se fit repérer : quelqu'un remarqua le grain de riz que Firmin récupéra discrètement, après que sa victime se soit écroulée. Alors, l'information se répandit comme une trainée de poudre et, en peu de temps, tous les srams de Brakmar ne parlèrent plus que de ça : le grain de riz existait réellement ; ce n'était pas un conte pour endormir les enfants. Et, comme ce grain de riz représentait l'arme absolue, tous voulurent se le procurer ! C'est ainsi qu'ils se mirent tous en quête de son propriétaire : la chasse était ouverte..

La Sramette fit une légère pose, en passant sa langue sur ses lèvres, comme si elles cherchait ses mots.

- Du jour au lendemain, Firmin se retrouva la cible de tous les assassins de Brakmar, qui avaient formé le projet de le tuer gratuitement... Ou, plus exactement, en contrepartie du prélèvement d'un tout petit grain de riz sur sa dépouille. Par conséquent, mon oncle ne pouvait plus se déplacer sans regarder en permanence derrière lui. Et, même si sa planque était trufée de pièges, il était néanmoins obligé d'en changer régulièrement. Bref, sa vie était devenu un enfer. C'est à cette époque qu'il s'est réfugié chez nous, à Bonta, où personne ne le connaissait, en espérant qu'il serait plus facile de s'y cacher. Il y vécut en paix quelques temps.
Malheureusement, il est impossible de vivre incognito quand on est recherché par tous les srams en âge de manier une dague. Je ne sais pas comment ils l'ont retrouvé, alors que Sram sait que mon oncle prenait toutes les précautions possibles. Mais, un jour, après avoir repéré les ombres qui le suivaient, Firmin a embrassé ma mère une dernière fois, avant de les entraîner derrière lui.
Elle ne l'a plus jamais revu.


Fantomine respecta alors un court silence, comme un recueillement, qui indiquait à lui seul le sort qui devait être réservé à son oncle.

- Le reste de l'histoire fait partie de la légende du grain de riz. Elle aurait été rapportée par l'un des poursuivants de mon oncle et, depuis, elle se chuchotte entre srams, le soir au coin du feu. Mais je ne saurais vous certifier son authenticité.
On raconte qu'ils pourchassèrent Firmin à travers les Plaines de Cania, puis des Landes de Sidimotes jusqu'aux Marches Magmatiques. Mais, mon oncle leur échappait ; encore et toujours. Parce qu'il était le porteur du grain de riz et que ce dernier lui donnait une partie de son pouvoir. Il se déplaçait plus vite et ne ressentait pas la fatigue. Ainsi, lorsqu'il se cassa une jambe, il continua à courir comme si de rien n'était. On dit aussi que lorsqu'une flèche empoisonnée lui traversa l'épaule, il se contenta de l'arracher, comme un vulgaire dard de guêpe, sans même prendre la peine de nettoyer la plaie et qu'il continua à courir, sans que le poison fasse son effet. Il est possible qu'au fil du temps, mon oncle ait eu le sentiment d'être immortel : comme si rien ne pouvait l'atteindre, grâce au pouvoir du grain de riz...

Il faut dire qu'il élimina bon nombre de ses poursuivants, en leur tendant des embuscades aussi diverses que variées ; mais ils étaient toujours plus nombreux à ses trousses, comme si tous les srams du monde des douze s'étaient donnés rendez-vous. Et, d'ailleurs, ils finirent par se liguer contre lui. Ils conclurent une sorte de pacte : le grain de riz devait être joué aux osselets, une fois que mon oncle serait mort, ou quelque chose comme ça...Quoi qu'il en soit, la course de Firmin s'est finalement arrêtée au pied d'un volcan. Une rivière de lave lui barrait la route, tandis que ses assaillants se regroupaient derrière lui. Alors, surestimant la puissance du grain de riz, il plongea dans la lave, comme s'il pouvait traverser la rivière à la nage. Son corps s'embrasa immédiatement, comme une torcheet il ne resta rien de lui.
Enfin
, si : le grain de riz était toujours là, sans une égratignure, flottant à la surface du magma. Le courant l'a emmené hors de portée des srams, qui durent se résoudre à le voir disparaitre à l'horizon.

Alors, se tournant vers le vieux Pandawa hirsute, la sramette ajouta :

Voilà, je ne sais pas quel est l'âge de ce grain de riz et j'ignorais qu'il avait survécu à la destruction d'Astradala... Mais je ne doute pas un seul instant qu'il ait, à lui tout seul,  tué plus de gens que les dix meilleurs srams réunis, ni qu'il ait brisé la vie de nombreuses familles. Je suis persuadée qu'il est maudit et je vous félicite, Monsieur le Conservateur, pour votre initiative : car je crois que ce musée est le seul endroit au monde où le pouvoir du grain de riz ne pourra pas être exploité.

Et, comme elle avait fini son récit, Fantomine reprit simplement sa place dans la foule, du plus joli des déhanchements.

5 0
Score : 51

Elle se souvenait encore de LUI. Comment l'oublier?
Elle n'était pas plus haute alors qu'un tonnelet de Pandaburg. Ou de Pandapiels.
Les panicules avaient jauni et séchaient déjà au-dessus des rizières d'Akwadala. 
Sa mère, comme d'autres Pandawas, foulait les tiges de ses pieds, courbée sous sa hotte d'osier. Les minuscules grains cristallins s'amoncelaient déjà en petits tas étincelants.
Rien n'aurait pu distinguer un grain de riz d'un autre. Rien. 
Mais ce jour, Basma-Tie, ressentit comme un frisson. Comme un effluve de Shaké finement distillé. 
Cela commença comme ça. Un simple frisson. 
Elle agaçait alors une petite grenousse avec quelques tiges de riz, s'évertuant à la faire sauter, vainement, dans un cercle de roseaux.
C'est alors qu'elle le vit. Minuscule, diaphane, parfait. Un diamant brut, né de l'eau et de la boue. Un parmi tant d'autres. Comme tous les autres. Mais, comment dire? Cet éclat, cette pureté...
Elle tendit son doigt poilu, et l'observa. Un rayon de soleil frappa le Grain.

"Donne-moi ça, Badass-Ma." 

C'était cet imbécile de Thor-Haut-Ailé. Une brute, de 2 ans son aîné. Toujours à lui chercher des noises. 

" Pourquoi je te le donnerai. Je l'ai trouvé, c'est mon précieux.
- Parce que je le veux. Allez, sale peste, ou je te plonge la tête dans une barrique de bière Anakméenne."


-Basma-Tie ne répondit pas à l'horrible menace . Elle s'enfuit à toutes jambes poilues, comme si un tonnelet de Pandaporo en dépendait, consciente que cela ne servait à rien. Comme d'habitude. Mais mue, par une irrésistible colère, elle évoluait dans les rizières avec l'agilité d'un Kwapa. Pas cette fois. Non. 
Le souffle court de Thor disparaissait peu à peu. Elle avait réussi à semer ce balourd. Elle regarda à nouveau le grain de riz. Celui-ci bascula alors et tomba dans une petit trou de verdure, où coulait une rizière. A cet instant, elle se sentit d'inspiration poétique.

Elle se reprit. Et chercha son Précieux.
Une petite touffe verte apparaissait déjà.  Parfaite. 

Chaque matin, elle revint. La pousse devint grande, se multipliait.  Sa rizière, qu'elle chérissait par-dessus tout, sur laquelle elle veillait chaque jour,  lui offrant toute sa passion, son attention, se développait.

Vint le moment où elle put récolter une once de ce riz. 
Elle l'apporta à son père, Ken-Hayne, le maïtre Brasseur. Celui-ci, accéda à la requête de sa fille et distilla le riz. 
Une étrange odeur parfumée se répandit. Ken goûta le breuvage. Il sut alors que la frontière avec le divin était mince. La Pandarium Très mince était née. Mais si Ken était un Maître Brasseur émérite, il ne jouissait pas des  mêmes qualités en orthographe, ce qui se remarqua lors du dépôt de brevet.

Peu importe, la Pandarium Tremens devint vite populaire et assura la prospérité de la famille de Basma-Tie.

La vieille pandawa était désormais au crépuscule de sa vie. Elle sortit de son écrin en soie le minuscule Grain, le Premier de sa moisson. Identique, parfait, absolu. Il était temps désormais de lui rendre son éclat d'antan, son histoire.
Son écrin serait désormais le musée. 

 

3 0
Score : 17

Margaret, une jeune aventurière aux cheveux cramoisie racle sa gorge pour sembler plus crédible : "BONJOUR !"- Dit-elle en laissant une quantité inconfortable de temps pour répondre. Elle décide de raconter son histoire à la troisième personne pour essayer de préserver son anonymat

"Je suis ici pour vous raconter une histoire d'une aventure lointaine. C'est une aventurière qui pourchassait une bande de brigands qui ont volée le coffre fort d'une maison de Pandala.".

(...)

"Les dragodindes harnachés, montés coursaient vers Astrub, malheureusement pour notre aventurière sa dragodinde s'est levée du mauvais pied ; les bandits ne fut pas rattrapés avant d'arrivé devant la bouche d'égout au Sud du Zaap. Il y était possible de voir le dernier des fugitifs s'engouffrer"


"Suivant de près, elle a sauté dans le trou, mais personne n'est en vue, seulement les bruits de pas qui échoent les murs. Elle enchaine le pas et remarque que les bandits devant elles sont d'une imcompétence remarquable, car ils avaient emprunter le mauvais chemin pour s'évader. Elle emprunta le chemin Est au lieu de celui du Nord-Ouest. Elle sait que si elle attends quelques secondes les bruits de pas allaient s'approcher. Ils sont dans un coin, comme des rats, avec des rats. Je ..ELLE sort sa rapière se met en position pour traversé et dès le premier moment qu'elle voit les fugitifs ne perd pas un moment pour crevé la tête du groupe.". 

(Moment de silence suivi d'un soupir)

"Cependant, ce jour là, ce n'est pas m.. Elle qui a vaincu. Au moment où la rapière était supposé pénétré la victime s'est avec un grain de riz qu'elle s'est rencontré et inexplicable, mais le riz a renvoyé l'entièreté de la force du coup, me projetant une traversé et un coup de rapière en arrière. Les bandits se sont enfuit, j'ai perdu ... à cause d'une riz-poste."

"Bien que celui-ci ne peut sembler comme un grain de riz bien régulier, c'est la quantité d'histoire autour de celui-ci qui nous laisse à croire que ce matin-là, ce n'était pas par malchance que la dragodinde de l'aventurière ou par chance que les brigands étaient si stupides. Le grain de riz était pour être retrouvé, cependant le grain de riz avait un voyage à faire.".

Peut-être que le riz n'a rien avoir avec la défaite de Margaret cette journée, cependant c'est la seule réponse que Margaret est prête a acceptée.

2 -1
Score : 1
L'assemblée déjà rassasiée de temps de légendes et conteurs s'apprêtait à retourner autour d'un choppine bien mérité après tant d'aventure, lorsqu'un sacrieur au teint fort pâle se dressa face à la sortie. 
"Chers amis , j'ai encore un histoire à vous conter. Un histoire plus captivante encore que la course de dragodinde au sommet des piques de Cania, plus riche que celle de ce bon vieux Enudill le Rapiat. Je vous conterez si j'ose ma rencontre avec la chose que dis-je, l'entité ! la plus puissante que ma vie eut la chance de rencontrer : Le Grain de Riz Unique. Celui -là même dont on vient d'entendre tant d'exploit."

La foule reprenant place mis en doute la parole du nouveau venu. Et pourtant les oreilles attentives , le récit pu continuer.

"Il était sur le monde des douzes un village , Aerdala. C'est là que l'on m'éleva , un sacrieur au milieu des pandas. Si mon enfance fut rude, or tout comme la fillette conteuse, on me berça de légende sur ce fameux grain de riz. Aussi peu poilu qu'un sram au vue des pandawas je n'étais pas accepté. On me rejeta jusqu'à l'âge adulte. J'avais beau être le meilleur disciple de Pandashu nul titre ne fût accordé. Alors je su qu'une et une seule chose pourrait m'attirer gloire et reconnaissance ! Retrouver le grain de riz unique.
- Hé bougre d'idiot ne m'oublierais-tu pas dans ton histoire ?"

C'était un énorme Pandawa qui dormait semble-t-il depuis le début du récit. Rhogar le Brumeux

"J'y viens vieux frère , j'y viens. Rhogar Le Brumeux était auprès de moins lorsque je trouva enfin ce grain de riz. Je me souviendrait toujours. J'avais payé ce vieux débris pour qu'il me conduisent sur l'île de grobe et me guide jusqu'au plus haut sommet. Après des heures de marchent, il était là sur un petit socle de pierre , tout en haut immobile. Le vent n'arrivait pas à le faire tomber tant il est dense et souple à la fois. Il me faut reconnaître avoir été un peu dessus au départ , une si petite chose et pourtant...
Tandis que je m'approchais une ombre voila le ciel, une douleur apparût en moi, quelque chose m'appelait, un chose terrifiante et rassurante à la fois, une voix enchainée me mit au défi en ces termes "Toi Antyo-Ostar , celui de mon sang qui fût enlever par les aimées la déesse du Riz, prouve ta dévotion en ce jour ! Manges ce grain de riz unique et montre ainsi ta valeur". 

- Ahah ce triple piou n'en rate pas une ! Attends je m'en vais raconter la suite tu racontes mal !
Cette andouille donc décida de manger le grain de riz, et bien sûr votre serviteur tenta de l'en empêcher. Cependant faut reconnaître qu'il a la tête dur l'animal et même après trois bonne raclée il se releva encore. Je décida donc de le laisser faire, sachant bien qu'il mourrait comme les victimes de Cleed. 

- Je vais terminer merci vieux panda rabougri. J'avala l'unique ! Je commença à me dessécher comme si il aspirait tout mon essence vitale, de plus il est aussi dur à mastiquer qu'un oeuf de dragon et croyait moi je peux comparer. Malgré la douleur je tentais de l'avaler d'un coup d'un seul mais sans succès. Rassemblant tout mon courage je vida ma gourde sans plus de réussite. Après quelques minutes je tomba au sol recrachant l'artefact unique. Je décida donc de suivre mon plan initial, le rapporter au village. 
Malheureusement on m'accusa d'avoir commis un terrible sacrilège et rapportant ce grain de riz. 
C'est sur l'échafaud que se produisit un véritable miracle. Moi Antyo-Ostar vous jure que cela s'est passé ainsi. Alors que le bourreau élevait sa hache pour l'abattre sur mon cou , le vent incapable de soulever le grain autrefois se fit si fort qu'il l'envoyant sur ma nuque et ce si bien que la hache se brisa ! Le grain de riz intact par ce geste me sauva. 

Je vais vous dire une chose cher amis. L'important n'est pas la légende, ni la manière de raconter, l'important c'est que ce grain de riz nous rassembler aujourd'hui . C'est cela qui le rend unique ! Aucun autre grain de riz n'en aurait été capable ! Alors n'oubliez pas, si vous voulez être une légende pas besoin d'être un monstre sanguinaire au combat, il suffit parfois d'être un grain de riz."

Perplexe sur la morale et surtout sur la véracité du récit , l'assemblée se dit qu'une bonne bière serait la bienvenue.

 
1 -1
Score : 10447

Je ne souhaite pas participer, car je ne veux pas de cadeau... je veux juste remettre les choses en place contre ce complot, car j'ai lu toutes les histoires qui parlent de moi comme si j'étais qu'un grain de riz en dépôt dans un musée... (et puis surtout j'ai pas l'niveau :'( )

//

Sur Pandala, la nuit tombe tôt
C'est la fin de l'assaut
Tous ces touristes partent en troupeau
Le petit grain sort de son tableau

Non, non et non ! s'horripile le grain de riz
Le prochain va dire que je suis son ex-mari ? 
Mais qui sont encore tous ces badauds
Venu des lointaines contrées jusqu'à pandala eau
Pour raconter tous ces ragots ?

Je peux comprendre que je suis leur héros, ma petite cape moulée par les flots attirant tous les regards des nigauds. Oui je suis un grain de riz qui dit des mots, des mots en "o", parce que du riz sans eau c'est comme une journée sans repos.

Tous les jours c'est pareil, je dois attendre que ces touristes quittent ma demeure pour me relâcher, toute la journée perché debout à faire le beau, avoir des maux de dos pour qu'ils me prennent en photo...

Moi qui aime tant jouer du piano, et parfois lancer un coup de pinceau, s'il vous plait mouillez le maillot si vous voulez gagner un lot... parce que ce fameux anneau ne vas pas sortir de votre chapeau... c'est pas l'anneau d'ici c'est l'anneau Dyssée.


//

C'était le coup de gueule d'un grain de riz parti trop tôt

6 -1
Score : 72

Un profond soupir se fit entendre derrière la foule amassée autour de la vitrine. Quelques badauds tournèrent la tête et instantanément, un murmure affolé parcourut l'assemblée. Etrangement, personne ne l'avait entendue entrer, ce qui relevait en soi du miracle, au vu de son gabarit. Elle leva le bras, et le tonnerre retentit dans la salle au moment où elle l'abattit sur son tambour. Au bruit assourdissant succéda un silence de morgue. Alors seulement, ses lèvres s'entrouvrirent.

-Vos récits percent mon coeur comme autant de lances, car ils sont la marque de notre échec... Entends, peuple de Pandala, la complainte de la dernière Pandore. 

D'abord paniqués par l'apparition de la colossale Pandawa, les Douziens rassemblés semblèrent se détendre quelque peu. Les dagues sorties par la sramette vêtue de rose retrouvèrent leur étui, tandis que les mailloches frappaient à nouveau la peau de kitsou tendue. Mais pas de fracas cette fois, le bruit sourd et mélancolique plongea la pandikaze dans une transe qui gagna bientôt les aventuriers amassés autour d'elle. 

-J'avais autrefois une soeur. Twa était sage, brillante. Elle n'avait pas encore fêté sa vingtième année, lorsque le conseil d'Aerdala estima qu'elle était la plus digne d'endosser le rôle de Daimya. Elle ne l'avait jamais souhaité, mais était trop humble pour s'opposer à une décision issue des plus illustres de nos pairs. A l'époque, les autres clans ne nous salissaient pas encore du nom de pandikazes. Nous étions un peuple de paix. Jusqu'au jour où le destin mena l'infâme artefact en nos terres. 

Bien entendu, Twa était au fait de l'existence du grain de riz maudit, et du flot d'histoires brisées qu'il laissait dans son sillage. Quand elle apprit que son propriétaire actuel était de passage en Aerdala, elle jugea qu'il était temps d'y mettre un terme. 

Une semaine durant, elle implora l'esprit de la forêt de lui permettre de se mesurer aux bamboutos sacrés. Quand elle eut collecté suffisamment de leur bois, elle en façonna une bouate, ce qui lui conférerait bientôt le titre de Maîtresse Pandore. Une semaine durant, elle prépara une liesse comme jamais pandala n'en avait connue... Je dois admettre que mes propres souvenirs de cette soirée sont... fragmentaires... Twa, à l'inverse, ne consomma que le minimum exigé par la décence, si bien qu'à l'aube, elle fut la première à reprendre conscience et subtilisa le grain à celui qu'elle avait traité comme son invité d'honneur. Pandawa, honorée par l'animation qui avait régné la veille, accepta de bénir la bouate de Twa, qui y scella le grain. Elle prit la responsabilité d'éliminer celui en qui avait été le porteur, espérant ainsi que le meurtre qu'elle venait de commettre serait celui qui ferait disparaître à jamais la trace du grain maudit.

Malheureusement, vos récits sont autant de preuves que les mesures prises par ma soeur ne furent pas suffisantes. La rumeur finit par se répandre que la Maîtresse Pandore gardait jalousement dans sa malle, un trésor inestimable, un pouvoir au-delà de toute compréhension. Braconniers et chasseurs de prime déferlèrent sur notre communauté, massacrant sans pitié mes semblables les moins aptes au combat. Menés par Twa, ses disciples et moi-même repoussâmes leurs assauts incessants, aussi longtemps que nos forces nous le permirent. Jusqu'au jour où, à bout de forces, ma soeur n'eut plus d'autre choix. La mort dans l'âme, elle finit par céder, et brisa le sceau de sa bouate. Je n'oublierai jamais ce qui se passa ensuite. La bouate de Pandore n'avait pu contenir complètement la soif de mort du grain. A l'abri des regards, il avait au contraire détourné sa magie pour emprisonner les âmes de nos frères tombés au combat. Ceux-ci déchaînèrent leur colère à l'instant où le sceau se brisa, massacrant nos assaillants en un éclair. Mais cette intervention eut un prix que jamais nous n'aurions pu imaginer : la paix de l'âme leur fut refusée, et ils désespèrent encore aujourd'hui de trouver le repos sur le sanctuaire de Grobe. Traumatisés par la funeste bataille, les pandikazes survivants jurèrent que plus jamais la bouate ne serait ouverte, et attaquèrent à vue tout aventurier qui oserait défier l'autorité de la Maîtresse Pandore, gardienne de celui que nous surnommons le "dofus des rizières". 


Après un instant de silence, la géante se tourna vers les autres conteurs, et s'inclina. Ses poings se crispèrent, occasionnant un léger mouvement de recul chez les aventuriers les plus proches.

Comme vous le savez, le peuple pandikaze a récemment disparu de la surface du monde des douze. Twa a été défaite. Le grain dérobé. Les pandores n'ont plus de raison d'être et d'après vos témoignages, le grain de riz a recommencé à frapper. Nous qui avons échoué à le cacher au regard du monde, nous prions pour que la décision de la Daimya Hikomi de l'exposer ainsi au yeux de tous le tienne à l'écart des convoitises.

Ces derniers mots prononcés, la pandawa titanesque disparut comme elle était venue, dans un silence absolu. Tous, cependant, continuaient d'entendre battre dans leur coeur les rythmes assourdissants de la complainte de la dernière Pandore.

3 0
Score : 210

Titre : Une aventure hallu(riz)nogenes..

Un beau soir de Fraouctuor, Taalkasha, Rilyx et Seiiji se rendaient comme a leurs habitudes à Pandala pour acheter leurs doses de riz hallucinogène auprès de leurs fournisseurs Yugisnack. Lors de leur passage vers le pont de pandala, ils aperçurent une foulée de douziens devant un établissement ornée d’une architecture plandalienne. « Allons y t’a capté frère » se réjouis ce jeune Rilyx, écaflip à qui la chance n’a malheureusement jamais tournée..

Les trois jeunes membres de la célèbre guilde des All’Naked se promenèrent dans ce qui s’apparentais à être un musée, par respect pour Pandala, Taalkasha le roublard attacha les mains du sram Seiiji pour éviter tout risque de vol. À l’entrée du musée, un individu portant une amulette KeuKeuf arrêta Taalkasha pour lui confisquer ces trois bombes précieuses, pour éviter tout risque de dégradation. « Prenez soin de ces bombes, elles sont très soupe au lait de bambou. » Affirma Taalkasha à cet individu. « Je suis Gros-bonnets, gardien de la paix, vous n’avez pas de soucis à vous faire jeune roublar ».

Au long de leurs découvertes de ce magnifique musée, Seiji resta pensif.

Taalkasha :« Pourquoi t’es pensif, profite on ira chercher le riz hallucinogène plus tard, inquiète-toi pas on va planer jusqu’à voir Ougah avec ce truc »
Seiiji : « Non, mais le nom Gros-bonnets me dit quelque chose.. »
Rilyx-X : « Bah ouai frère c’est le bras droit de Krombopulos, le chef de la mafia du zaap d’Astrub t’as capté »

Ébahi par cette nouvelle les deux camarades de Rilyx accourraient vers l’entrée et virent Gros-bonnets courir vers l’étage de l’établissement. Ils le suivirent en courant tout en bousculant les pandawa, rien de spécial dans une île ou les gens son ivre tout le temps! Soudainement une statue en pierre à l’effigie de l’esprit de Pandala terre, leur souhaita de passer un agréaaaabbbbbllle séjour. Le décor de se musée prit vit, chaque artéfact exposé tournoyait et dansait en chantant. Rien ne semblait avoir de sens, mais les trois protagonistes courraient en direction du voleur.

Les bombes en mains, Gros-bonnets sur de son coup se rendis en direction du coffre-fort renfermant la célèbre première récolte de riz de Pandala.Sans demander son reste, gros-bonnets fut éjecté vers le mur d’un coup sec, vous l’aurez deviné il s’est pris un des fameux pièges répulsifs de Seiiji ! « Pas de chance » s’écria Rilyx en ricanant. Au bout du couloir en paille, apparut Krombopulos le terrible, pandawa de 200 kilo de muscles et 200 kilo d’alcool purement Pandalien accompagné de Xenich, un iop très connu pour avoir inventé une technique de combat imparable, le « Rassemblement – Libération – passe tour »

Krombopulos : « *Bweuurrrr* Je vais me faire la meilleure Pandneken de cette époque ! Fait péter le coffre Gros-bonnets».

Taalksha dans tous ces émotions cria : « GO BAN », expression originelle d’All’Naked qui signifie : « Qu’on banni cet être ignoble ». Rilyx à alors lancé sa roulette, celle-ci s’écria : « C’est votre jour de chance! Fuite! Fuite! Fuite! ».
Krombopulos : « Allez viens, Fuyons Gros-Bonnets ! Fuyons avant qu’on se fasse prendre. »
Gros bonnets sauta par la fenêtre, Rilyx le suivis aussi tôt avec un bond du félin. « Non ! » s’écrièrent Taalkasha et Seiiji.

Rilyx dans sont saut qui semblait ralentir par l’incompréhension de la situation, vit une lueur rouge à travers la fenêtre à l’intérieur du musé, il lui fallut plus d’une seconde afin de comprendre la feinte de Gros-Bonnets l’huppermage, qui s’est téléporté à l’intérieur du musé laissant Rilyx tomber dans une chute honteuse.
Gros Bonnets : « Nous voilà à trois contre deux »
Taalkasha : « Ne nous enterre pas si facilement, cet Écaflip nous avait mis des bambous dans les roues plus qu’autre chose ».

Subitement, une lumière verte a l’extérieur du musée apparu, Rilyx fut immédiatement téléporté symétriquement, le faisant apparaître au beau milieu du combat. « Nous voilà à nouveau avantager héhé » s’écria Gros-Bonnets, sur de lui. Il se rendit compte après de sa bêtise, Rilyx était là devant lui, mais Taalkasha, Seiiji et les trois bombes se virent éjectés à l’extérieur du bâtiment.
Les trois criminels s’échappèrent du musé afin de ne pas se faire prendre par les gardes qui patrouillaient sinueusement.

Taalkasha et Seiiji qui s’étaient retrouvé par chance devants Yugisnack le vendeur de riz Hallucinogène, qui leurs demanda : «  Alors ce riz? Pas mal hein?!? Il fait délirer d’ouf vous avez planer un bon moment les pottos! vous vous êtes même jeté par la fenêtre hahaha ! Heureusement la sécurité du musée était trop occupée à picoler, on aurait dit trois Ahu(riz)!»

13 -1
Score : 30

Étant encore jeune, je ne me satisfait pas des histoires à moitié terminé ou manquant des détails importants. De plus, je suis née à Pandala, donc j’ai souvent entendu parler des histoires en lien avec ce grain de riz légendaire. Elles ont bercé mon enfance. En revanche, jusqu’à ce jour, je ne croyais pas un mot de ces histoires que je croyais “pour enfants”. C’est au moment où j’ai vu le grain que j’ai compris que ce n’était pas que des histoires pour enfants. Ainsi, je me suis mis en quête de mettre de l’ordre dans tous ces récits, d’en écouter d’autres et de tout savoir sur le passé de cette artefact, dont son origine. Ce qui n’a pas été facile… Je ne crois pas avoir réussi, mais je suis satisfaite de la réponse que j’ai trouvé. J’ai beaucoup voyagé ces dernier temps pour connaître la vérité.
 
Il est décevant de voir comment la promesse d’une récompense ou d’une certaine popularité entraîne de faux témoignages. Ce qui rend la tâche plus difficile à savoir la vérité. J’ai eu besoin de faire le tri de tous ses récits avec les connaissances que j’avais, en m’assurant qu’elle soit possible avec le cours de l’histoire. 

Ce grain de riz au milles nom, je me suis demandée s’il était vraiment unique. J’ai appris que c’était le cas, mais que ses pouvoirs ne l’étaient pas. De la capacité à tuer à l’art de vie, ses pouvoirs sont infinis. 

Son origine est très vague. Certains disent qu’il est la seule preuve de l'existence d’Astradala, la contré disparu de Pandala et une multitude de personnes disent que ce grain de riz a été récolté dans leurs rizières ou celles de leurs ancêtres, ce qui est parfois en partie vrai. Tout ce que je sais, c’est que les récit ont commencé bien avant la naissance de toutes les personnes ici présentes. J’avoue aimé la légende d’Astradala, elle est également celle que je trouve la plus vraisemblable. Mes grands-parents m’en avaient parlée quand j’étais petite et ma grand-mère l’a mentionné une nouvelle fois lorsque je lui ai demandé de me dire ce qu’elle savait sur le fameux grain de riz. Elle m’a parler d’Astradala ainsi que plusieurs histoires surprenantes que je vous raconterais un peu plus tard pour suivre la chronologie des événements. J’ai également remarqué qu’il y a autant de récit racontant son “origine” que la manière qu’il est arrivé dans ce musée. 

Je trouve triste que la seule chose, les seules histoires dont les gens se souviennent et racontent se sont celles de son pouvoir de mort et de destruction. Alors que l’une des premières histoires que j’ai entendu étant petite était celle d’un couple ne pouvant pas avoir d’enfant. Ils auraient réussi à en avoir après avoir trouvé le grain devant la maison d’un ami. J’ai réalisé avec l’histoire de Kurona, j’ai réalisé que c’était devant chez eux que le couple avait trouvé ce grain de riz. Pour en avoir le cœur net, je suis allé voir le village de Kurona et j’ai retrouvé l’un des enfants du couple voulant en avoir. J’ai également retrouvé l’Eniripsa qui essayait de leur donner la fertilité d’enfanté. Rien avait fonctionné avant le jour où ils ont trouvé le grain. L’enfant du couple m’a raconté comment le grain avait été perdu. Il m’a dit que sa mère récoltait du riz quand elle fit tomber l’Unique Grain parmi les autres. Étant identique aux grains de riz normaux, elle le remarqua uniquement lorsqu’elle avait vendu son riz et regardé sur elle où il se trouvait. Il était trop tard, il avait déjà été vendu à un village Lenald. 

En suivant cette piste, j’ai découvert que l’assassin Cleed le Lenald avait acheté le riz et l’avait empoisonné pour tuer quelqu’un. En remarquant qu’un seul grain n’avait pas été mangé il le mit dans le plat d’une autre de ses victimes. C’est ainsi qu’il découvrit ce qu’il croyait être l’unique pouvoir du Grain Meurtrier. Du moins, ce de cette manière qu’ils l’appelaient au village Lenald que j’ai visité. J’ajouterais, il n’est pas certain que Cleed soit mort à cause du pouvoir du grain de riz. Il se pourrait qu’il soit mort dû au trop grand nombre de bol de riz qu’il a mangé. J’imagine qu’il avait seulement du bol de tomber sur l’Ultime Grain de Riz à ce moment précis.  

J’ai réussi à trouver qui avait reçu le grain grâce à l’enchère. Il s’agissait d’un collectionneur de grain de riz. Ne vous imaginez pas qu’il avait des millions de grains de riz identique, ce n’était pas le cas. Il ne prenait que les grains spéciaux. Ceux d’une forme étrange ou d’une couleur particulière. Ne connaissant pas l’histoire de l’Unique ni son pouvoir, il fût déçu en réalisant que le grain était comme les autres. Néanmoins, il le mit dans un pendentif médaillon en or comme preuve de son échec. C’est ce qu’il croyait, dans tous les cas. Quelque jours plus tard, il rencontra un sculpteur de grain. Totalement fasciné par son oeuvre, il lui proposa d'acheter sa collection. Comme le sculpteur tenais beaucoup à sa collection, il voulu faire un échange de valeur sentimental. Ses grains sculpter contre son médaillon qu’il croyait être d’un grande aux yeux du collectionneur. L’échange se conclut et les deux parties étaient satisfait de l’affaire conclut. 

Le sculpteur voulait savoir ce que cachait le médaillon, quel ne fut pas sa surprise de trouver un simple grain de riz. Il entreprit de le sculpter, mais n'arrivait même pas à égratigné la surface. Il sut que ce grain de riz n’avait rien d’ordinaire et crut comprendre pourquoi il se trouvait dans un médaillon en or. Rapidement, pour une raison qu’il ignorait, sa popularité en tant qu’artiste à grandit. Il comprit que c’était grâce au Grain d’Or. Appeler de cette manière à cause de sa valeur ou du médaillon et non de sa couleur. J’ai longtemps cru, étant beaucoup plus jeune, que le grain était en or magique. Quoi qu’il en soit, le sculpteur de grain gardait toujours le pendentif sur lui. C’est lorsqu’il fuyait des admiratrices irrationnelles que le pendentif s’ouvrit et fit tomber le grain. Il le croyait à jamais perdu.  

C’est à ce moment que les histoires diffèrent et que de fausses pistes se sont créées. Plusieurs disent l’avoir retrouvé, mais n’expliquent pas comment ni à quel endroit, ni comment le grain les a faussé compagnie. J’ai presque abandonné mes recherches à ce moment, mais une nouvelle piste, une vrai cette fois, s’est créée. Celle de la famille de Basma-Tie. Au début, je croyais qu’elle était fausse, car elle était en désaccord avec d’autres récit que je savais être vrai. J’ai par la suite compris que seul la fin diffère réellement de la vérité. Le grain à bel et bien été dans la famille de Basma-Tie, mais beaucoup moins longtemps qu’elle le prétend. Lorsque le grain tomba dans le trou de verdure, il ne fît qu'accorder l’abondance et la prospérité à la famille et ne fît pas retrouvé par la Pandawa. Je ne sais pas ce détail grâce à elle, mais grâce à une Sadida que j’ai rencontré il y a peu. 

Celle-ci me racontait comment elle avait été en possession du Grain de la Nature. Elle m’a dit qu’un jour elle visitait Pandala quand elle sentit un changement soudain dans l'équilibre de la nature. Elle aurait trouvé le grain non-loin de la rizière de Basma-Tie. En comprenant la grandeur de ses pouvoirs naturelles, elle le prit avec elle pour qu’elle puisse aider la nature à reprendre ses droits. D’autres personnes ont voulu s'emparer du Grain et n’étant plus capable de le protéger elle même, elle le confia à un ami Féca. 

Je n’ai pas réussi à retrouvé la trace du Féca, mais j’ai appris qu’il était mort juste après avoir confier le Riz Protecteur à une Osamodas. J’eu mes doutes quant à la véracité de ses propos. Un Féca ne céderait pas un objet qui lui a été confié à la première venue. L’Osamodas m’apprit qu’ils étaient amoureux l’un de l’autre. Lorsqu'elle est tombée enceinte, le Féca croyait que le meilleur moyen de les protéger était grâce au Grain Magique qui l’avait aidé à protéger toutes les autres choses qu’il possédait. Malheureusement, il n’avait pas compris la nature du pouvoir du grain de riz. Lui et l’enfant sont tous les deux morts peu de temps après.  

L’Osamodas endeuiller vendu le Grain de Malheur au premier marchand venu. Une Écaflip qui le perdit après avoir gagné une fortune en perdant un pari comportant le Grain-Bonheur. Ce fût un Enutrof qui le gagna. Lui aussi devint fortuné grâce au pouvoir du Grain. Il le perdit à cause d’une femme qui voulait savoir comment il était devenu riche. Même s’il disait toujours à cette femme qu’il n’était pas riche et qu’il n’avait que de maigres économies. Elle savait que l’Enutrof ne faisait que suivre les commandements de son Dieu. Usant des ruses, la femme Zobal réussi à découvrir son secret. Ce jour-là, elle le fît boire à en perdre conscience et lui déroba le Précieux Grain de Riz. Je ne sais ce que le grain de riz apporta à la Zobal, mais je sais qu’elle le vendit quelques temps après à un marchand Pandawa. Celui-ci réussit, grâce au Grain De Fortune de vendre de broutilles et objets bon marché 100 fois le coût de base.  

Le grain se logeant dans une cape à deux kamas couleur Jade. Oui, cette même cape acheté par la Iopette, l’une des première à avoir raconté son récit. Je ne sais pas exactement ce qui l’a attaqué ni pourquoi, mais peut-être est-ce dans la nature Iop que la réponse se trouve. Ou peut-être dans la nature du grain de riz. Nous ne le sauront peut-être jamais… Bref, comme vous devez le savoir elle perdit le grain dans l’eau d’un ruisseau. Ce qui le conduisit vers Firmin, l’oncle de Fantomine, la Sramette qui nous a raconté son histoire. 

Ainsi, Firmin devint l’un des meilleur, voir LE meilleur assassin grâce au Grain Assassin. Comme vous devez le savoir, il a été repéré et, dans sa course poursuite afin d'échapper à ses poursuivants, est mort en se jetant dans une coulé de lave. Le grain toujours intact ne fini pas sa course ici. Il a été retrouvé par un Huppermage qui ne voulait que la stabilité. C’est ainsi que le grain se retrouva une nouvelle fois à Pandala. L’Huppermage est resté là pour trouvé l’équilibre. Un jour, des Roublards sont entré dans sa maison et lui ont dérobé le coffre qui contenait le Grain de l’Équilibre. L’histoire de Margaret était bien vrai, c’était effectivement le grain de riz qui avait croisé le chemin de l'aventurière de son récit. Je ne sais pas ce que les Roublards ont fait avec cet artefact ni quel pouvoir il leurs a conféré. J’ai de nouveau perdu la trace du Grain des Merveilles. 

C’est dans un désespoir proche de l’abandon que j’ai décidé d’aller voir ma grand-mère. Elle m’a raconté l'histoire d’Astradala et de sa disparition qui serait à l’origine de ce Grain des Dieux, des Douzes ou de la Dame au Bambous. Ce sont les trois noms que ma grand-mère utilisait le plus souvent. Elle disait que ce grain était tombé accidentellement dans des rizières à multiple reprises d’où la surabondance de “récit d’origine”. En continuant son récit, elle m’a révélée qu’étant plus jeune elle a essayé de retrouver elle-même le grain de riz, mais se serait buté à plusieurs murs avant d’abandonner. Il est plus facile de trouver quelque chose lorsqu’on sait où chercher ou où commencer. C’est à ce moment qu’elle m’a dit la chose la plus invraisemblable que j’ai entendu de ma vie. Elle affirmait que j’aurais fait la même chose il y a plusieurs année, mais je n’ai aucun souvenir d’avoir fait une tel chose. Selon elle, c’était après la mort de mon grand-père. J’aurais été tellement endeuillé que je serais parti à sa recherche et l’aurait trouvé. Je ne croyais pas un mot de ce qu’elle disait, comment aurais-je pu oublié une tel chose? C’est à ce moment que ma grand-mère m'expliqua le vrai pouvoir du Grain de Riz. Ce qu’il fait n’est pas tuer, donné vie, popularité ou richesse, mais lire dans le cœur de ceux qui le possède pour être l’objet de la réalisation de leur plus grand désir. Si le cœur est incertain, le grain n’a pas de réel pouvoir. Le Grain du Cœur exauce le plus grand désir, même si ce n’est pas ce que la personne croyait être. Ainsi, mon plus grand désir n’était pas de faire revivre mon grand-père, mais d'oublier la douleur de son départ. Le Grain, étant imparfait, m’aurait simplement fait oublier beaucoup de chose sur mon passé, d’où le fait que je ne me rappelais plus l’avoir cherché ni plusieurs détails sur le Monde des Douze et mon enfance. Je croyais simplement avoir une mauvaise mémoire, mais ça pourrait expliquer bien des choses. Ne me rappelant plus l’avoir eu, je ne sais pas ce que j’en ai fait après. Il est possible que ce soit moi qui l’ai donné au musée, mais je ne pourrais l’affirmer avec certitude. Ce serait le conservateur du musée qui saurait, mais je n’ai plus envie de lui demander, car je suis satisfaite de la réponse qui est ressortie de mes recherches. 

Pour résumer mes recherche je dirais:
Le grain est lié à Pandala, il retrouvera toujours son chemin pour y retourner.
Son histoire ne peut être qu’incomplète, car la certitude à son sujet n’existe pas et qu’il a encore beaucoup à vivre.
Celui-ci est indéniablement indestructible et possède un pouvoir infini.
Il est possible que le Grain n’aime pas le noir ni la solitude.
Il a probablement été en contacte avec au moins un membre de chaque espèce de ce monde, peut-être même avec les Dieux.
Pour finir, il y a encore beaucoup à savoir, à apprendre et à découvrir sur ce grain, il serait impossible de tenir toute son histoire dans un seul livre. 

Sur ce, je laisse la parole à quelqu’un qui pourra ajouter des événements à son histoire!

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     C’est pendant une nuit d’orage, accablé par un rêve qui ne cessa de me tourmenter que je me réveille, en sueur et haletant. Ou peut-être était-ce dû à cette boisson que l’on m’a servie dans cette taverne-là, au village de Pandala. Je ne me souviens même pas de son nom mais un objet m’obsède, que dis-je, un bijou de création dont la nature a le secret. Ce trésor-même qui a rythmé ma nuit d’une mélodie à la fois douce et oppressante. Je le sens, il m’appelle, je dois retrouver en ma mémoire sa forme et sa couleur, un simple aperçu suffirait à répondre à toutes mes questions. Quel est cet objet ? Comment a-t-il pu se glisser dans mes songes sans que je n’en connaisse son histoire ni son existence ? Quels chemins a-t-il croisé pour emmagasiner une telle puissance ? Est-ce lui qui me fait mettre constamment mes plastrons à l’envers ? Je l’ignore mais foi de Iop, moi Vormash je percerai ce secret. 

     En me promenant parmi les badauds peuplant le village de Pandala j’entends de nombreuses allusions à un slogan vantant les mérites d’un riz extraordinaire aux propriétés magiques insoupçonnées. En tendant l’oreille je déchiffre des « Il serait capable de guérir les maux de ventres ! » ou même des « Il accompagnerait parfaitement une omelette de dofus ! ». Mais un nom m’interpelle de plus en plus, un certain Baasma Thi, paysan Pandawa est d’après les rumeurs à l’origine de la création de ce fameux riz. Pour en avoir le cœur net je hèle un groupe de trois jeunes Pandawas qui ne cessaient de répéter ce nom. Lorsque je demandai qui était cet étrange personnage un des trois habitants me pointa automatiquement une direction. Les remerciant d’un hochement de tête je me dirigeai vers le lieu indiqué. Avec surprise le chemin me mena directement vers un musée. J’y entrai avec l’espoir de pouvoir rencontrer directement l’artisan maître et que ne fut pas ma surprise quand j’aperçus, trônant au milieu de la salle principale sur un piédestal en ivoire et orné de pierres précieuses, reposant sur un coussin tissé de fils d’or et de soie, un grain de riz. A première vue et avec la même approche qu’un bwork devant un libre on aurait dit un simple grain de riz, blanc et aussi petit qu’une crotte de nez de gobelins. Mais plus je m’en approchais et je plus je sentais un pouvoir colossal s’en dégager. Une aura singulière me rappelant tantôt les puits de pouvoir, tantôt une énergie divine émanait de la céréale. Soudainement agité par le besoin d’effleurer la vitrine qui le séparait de moi, j’approchais ma main lentement. Au fur et à mesure que la distance diminuait, ma main puis mon bras entier se mirent à trembler. Un vent hurlant s’engouffra dans la pièce et les lumières clignotèrent d’une cadence croissante. Et puis, plus rien. 



      Rien ? Pas tout à fait, j’avais été téléporté dans un autre endroit, à une autre époque peut-être. J’étais toujours sur l’île de Pandala, je pouvais le sentir et les environs me rappelaient fortement Akwadala. Passant mes mains à la hauteur de mon regard je ne vis que quelques bribes de fumées qui s’agitaient. Cette expérience me fit comprendre que je ne pouvais être que spectateur dans cette vision. Je me trouvai au milieu de rizières, un orage cinglant battait les récoltes et faisait plier la végétation. Dans cette averse si dense, capable d’assouvir à elle-seule le besoin d’eau de l’île de Saharach pendant une année entière, un Pandawa était là, à récolter ses précieuses semences. Alors qu’il s’attardait sur un plant un éclair foudroya la tige, qui brûla instantanément, réduite en cendres. Un peu ébranlé par la puissance de l’explosion, l’étranger dispersa les restes de poussières avec sa patte et recueilli dans sa paume une curieuse étincelle. En avançant je distinguai plus clairement ce qu’il tenait réellement : un grain de riz, étincelant et vibrant d’une magie que je ne sus identifier. Lâchant un panier rempli d’autres grains de riz et refermant sa main sur celui plus puissant, il s’élança vers sa cabane pour l’analyser et expliquer la provenance de la magie imprégnant le grain de riz. Hélas, ses expériences n’étaient pas des plus discrètes à cause de l’instabilité du grain de riz, si bien que seulement quelques jours plus tard un groupe de braconniers arracha le grain de riz à son propriétaire.    
 
     Le décor tourna subitement autour de moi pour prendre les formes et les couleurs d’un souk aux abords de Terredala. Une personne cria à côté de moi « 1 Million de Kamas ! » puis une autre « 2 Millions ! » ; j’étais en train d’assister à une vente aux enchères et l’objet en vente commençait à m’être de plus en plus familier, la céréale qui venait juste d’être dérobée sous mes yeux. « Une fois, deux fois, trois fois ! Je vous félicite pour votre acquisition ! », applaudit le commissaire-priseur. Un riche Enutrof, l’air hautain, se dirigea tout droit vers le bien qu’il venait de remporter quand un Eliotrope sorti tout droit d’un portail dimensionnel hurla à l’intention de tous les participants de l’enchère « Cet artefact n’appartient pas à votre monde et sa magie encore moins, jamais je n’accepterai que vous mettiez la main dessus ! ». Aussitôt sa phrase terminée il attrapa le grain de riz et disparu avec. Le riche Enutrof, furieux et abasourdi par le vol, tonna d’une voix forte et colérique : « J’offre 10 Millions de Kamas à quiconque me rapportera le grain de riz ainsi que la tête de ce pauvre fou ! ».
    


     Une fois encore, le décor changea pour laisser place à une immense forêt. Trois Eliotropes étaient assis autour d’un feu et échangeaient des mots à voix basses.

« Tu es sûr qu’ils ne nous suivront pas ici ? s’inquiéta le premier.
- Sois sans craintes, ils ne se heurteraient jamais aux esprits de Plantala, affirma le second.
- Ils ne sont pourtant pas loin et l’objet en notre possession est presque aussi important qu’un dof…
- Taisez-vous ! ordonna le troisième Eliotrope, qui n’était autre que celui des enchères. J’entends des bruits. »

Des dizaines, que dis-je, une centaine d’esprits de Pandala se formèrent devant le trio. Avec de simples gestes ils invitèrent les trois individus à les suivre. Se hâtant d’éteindre le feu et de rassembler leurs affaires, le grain de riz, toujours illuminé par une lueur intarissable glissa de la poche du dernier Eliatrope et tomba sur le sol, créant une onde de lumière blanche qui fit pousser et maturer immédiatement un plan de riz. Ébahi par ce miracle, l’Eliotrope ramassa le grain de riz et l’enferma dans un flacon pour s’assurer de le garder auprès de lui. Un jeune Pandawa, famélique et craintif avait assisté à toute la scène, caché derrière un bosquet. Il s’approcha lentement du plant après quelques minutes, une fois certain que le cortège était loin. Par nécessité vitale de se nourrir il se précipita pour manger les grains venant juste de pousser. Il ne fit même pas attention que ces grains avaient l’air d’avoir déjà subit une préparation culinaire. Sa transformation fut instantanée, son corps chétif se métamorphosa pour devenir celui que tout guerrier Pandawa rêve d’obtenir. La faim avait totalement disparu, de même que ses peurs et son courage était devenu tel qu’il aurait été prêt à combattre un dragon. Son nouvel objectif lui apparut comme une évidence : il devait retrouver le grain de riz à l’origine de ce phénomène.


     Pendant ce temps, la troupe composée des Eliotropes et des esprits s’élançaient à travers les paysages nuageux d’Aerdala. 
« Il nous rattrape, constata un des Eliotropes.
- Continuez de courir et regardez devant vous ! tempêta celui qui tenait fermement le flacon contenant le grain de riz. »
Des flèches enflammées filaient de tous les côtés et des explosions se faisaient entendre. Les esprits, toujours en pleines courses, guidaient habilement les Eliotropes à travers les hauteurs lorsqu’ils prirent subitement un virage à gauche et sautèrent dans un précipice.
« Suivez-les et sautez » articula celui qui portait le flacon.
 

Dans la pénombre d’une grotte, un des individus alluma une torche pour y voir davantage. Un unique chemin s’enfonçait dans les méandres du souterrain. Les esprits avaient disparu mais le groupe continua son chemin pendant de longues heures sans s’arrêter. Ils tombèrent nez à nez avec deux gardes de Feudala qui patrouillaient dans les cavernes.

« Bonsoir étrangers, êtes-vous perdus ? s’enquit le premier garde.
- Nous ne faisons que nous promener je vous remercie, répondit simplement un des Eliotropes.
Le deuxième garde arqua un sourcil et glissa lentement sa main vers son katana, pendant à sa ceinture.
- J’en doute fort, dites-nous ce que vous nous cacher où nous n’aurons guère le choix que de vous emmener en salle d’interrogation. Nous n’hésiterons pas à utiliser la force.
 
- Que promenez-vous dans ce flacon ? demanda avec insistance le premier garde.
D’un hochement de tête d’approbation venant de ses deux compères, l’Eliotrope portant le grain de riz versa le contenu du flacon dans sa paume et la présenta aux deux gardes.

- La prophétie était donc vrai, l’eusses-tu-cru ? 

- Pas une seule seconde et pourtant impossible de la réfuter avec ça, s’étonna le deuxième garde. Messieurs, suivez-nous je vous prie, nous allons conduire ce grain de riz là où personne de mal intentionné ne pourra s’en servir. »

     
     Habitué par les récurrents changement de lieu, je ne fus pas surpris de me retrouver sur un chemin menant vers un village de Feudala. Le riche Enutrof ainsi que plusieurs mercenaires barraient la route des Eliotropes, les gardes avaient été préalablement maîtrisés et attachés par un Sacrieur ruisselant de sang et semblant ravi de son combat.

« Donnez-moi le grain de riz et vous pourrez repartir sans risques de représailles, je vous le garantis.
- Nous savons très bien que vous mentez, jamais vous ne nous laisserez partir d’ici vivant, avec ou sans le grain de riz.
- Tu es perspicace, abattez-les, ordonna-t-il aux archers Cras postés dans les arbres. »
Le flacon roula sur le sol et l’Enutrof s’empressa de le ramasser.
« Bien, il est temps de faire de Pandala un territoire Brâkmarien, annonça-t-il d’un sourire narquois ».


      Une brume épaisse m’entoura alors pendant quelques secondes. Lorsque je pus à nouveau discerner les alentours je reconnus l’atmosphère inquiétante de l’île de Grobe. L’Enutrof se tenait devant une sorte d’autel, entouré par ses mercenaires. Au centre d’un pentacle un Sadida psalmodiait des incantations, les yeux révulsés, tenant entre ses mains le grain de riz.
« Ô Esprits de Pandala, implora l’Enutrof, écoutez donc ma prière. Puisse cette terre en son sein recueillir le grain de riz sacré et permettre aux armées de Brâkmar de gouverner cette île souillée par des années de décadences. Faites de …
- Arrêtez ! supplia une voix. »
Le jeune Pandawa, qui avait ingéré le riz résultat de la croissance exceptionnelle du plant engendré par le grain de riz crépitant de magie, fit son apparition.
« Je vous interdis de continuer ce rituel ! Je vous ai vu assassiner lâchement les gardes et les Eliotropes, votre folie doit s’arrêter tout de suite !
- Tu arrives bien trop tard, je ne te laisserai même pas assister à la fin. Archers, occupez-vous de lui. »
Une salve de flèches fut tirée sur le Pandawa mais à la surprise générale elles rebondirent sur son torse.
« Comment ? s’écria l’Enutrof, c’est impossible ! Dépêche-toi de finir le rituel, incapable ! pressa-t-il le Sadida. »
Le grain de riz vira progressivement au noir profond et une source d’énergie maléfique s’en dégageait. Le Sadida lâcha le grain de riz afin que ce dernier touche le sol : une onde de lumière noire se propagea sur une dizaine de mètres. Un plant de riz noirs comme la nuit poussa en un clin d’œil.
« Allez-y mes chers mercenaires, goûtez à cette céréale dont même les dieux n’y ont pas accès. »
Les grains de riz noirs se détachèrent un à un du plant pour voler en direction de chacun des hommes de mains de l’Enutrof et de ce dernier. Tous mangèrent le grain de riz qui se présenta à eux. Mais lorsqu’ils ingérèrent la céréale l’effet sur leur corps fut immédiat. Une première métamorphose transforma une partie des mercenaires en Firefoux et l’autre en Pandikazes. Puis, pris d’asphyxie, leur peau devint de plus en plus translucide pour se rapprocher de celle d’un fantôme.
« Que m’arrive-t-il ? s’affola l’Enutrof, devenu un Pandore.
- Les esprits de Pandala sont partout et bienveillant, ils protègent notre île et notre histoire, répondit le brave Pandawa.
- Qui es-tu ?
- Je suis un enfant de l’île. Je suis le fils d’un père béni par le destin et victime de la cruauté et l’avidité des hommes. Je suis un Pandawa qui cherchera toujours à aider son peuple. Je suis Baasma, et j’espère que tu passeras le restant de ton repos éternel à regretter ta cupidité. »
Le Pandawa, dont je connaissais maintenant le nom, s’agenouilla pour ramasser le grain de riz avant crépitant de magie. Ce dernier était redevenu blanc et ressemblait désormais à un grain de riz ordinaire. 


     Je regagnai subitement mon corps dans le musée, en face de la vitrine où reposait de l’autre côté le grain de riz dont j’avais suivi l’histoire. Pendant une fraction de seconde je crus voir dans la vitrine le reflet d’un vieux Pandawa me faisant un clin d’œil mais lorsque je me retournai, je ne trouvai personne. Secoué par mon aventure j’entrepris de me rendre à la taverne la plus proche pour raconter, autour d’une bonne bière, la réelle histoire du fabuleux grain de riz.
 
 
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Alors que la foule commence à se presser au musée de Pandala, un employé en retard se précipite vers la porte de service ; comment se fait-il qu’il soit à la bourre le matin même de l’inauguration du grain de riz légendaire, lui qui est toujours ponctuel ?
Alors qu’il se dirige droit vers le conservateur pour lui expliquer que sa belle-mère l’avais retenu pour une sombre histoire de parquet ciré, celui-ci lui intime de se taire ; il prend la parole et déclare : « Quelqu’un d’autre ? » L’employé se rend compte alors que les histoires ont déjà débuté depuis belle lurette et qu’un Iop se dirige vers la sortie, l’air absent. A peine le conservateur a fini sa phrase qu’une vieille Pandalienne se met à brailler des propos incohérents :

-Moi ! Moi, j’ai quelque chose à dire. Ce maudit grain de riz a réduit ma famille à l’exil ! Il faut le détruire ! Il ne mérite pas tant d’adulations !

Les employés la dirigent déjà vers la sortie ; mais notre jeune Pandawa se surprend à vouloir en savoir plus. A vrai dire, il ne s’est jamais demandé pourquoi ce grain de riz à l’apparence bénigne favorise autant de considérations, et les formulations de la vieille femme l’intriguent.
Bien sûr, quand on a grandi sur l’île incroyable et riche de légendes qu’est Pandala, on entend forcément parler des nombreuses histoires qui véhiculent à son sujet, mais comment se repérer parmi les multiples versions à propos de ce grain de riz ? La curiosité l’emporta et il suivit la dame que ses collègues avaient laissée à l’entrée de la salle.

-Excusez-moi… susurra-t-il. Tout à l’heure, lorsque vous parliez du grain de riz… Vous disiez qu’il avait été un fléau pour votre famille. Pourrai-je en savoir plus ? Monsieur le conservateur, pouvons-nous écouter cette femme ?

Ce dernier observa la Pandalienne et hocha finalement la tête.

-Ah ah ! Je savais bien que quelqu’un voudrait écouter une vieille femme comme moi. Hé bien voyez-vous, il y a bien longtemps, mon arrière-grand père était un commerçant tout ce qu’il y a de plus banal. Il vendait dans son ébénisterie des meubles en bambou et les affaires marchaient bien, jusqu’à ce jour malheureux où un jeune homme issu d’une famille de bûcherons ouvrit la sienne plus loin dans la ville ; les matériaux que son rival utilisaient venaient de ses cousins établis en Plantala, tandis que les siens provenaient de bambouseraies situées en bordure de la ville. Les clients y virent une large différence de qualité -bien qu’en réalité elle soit toute relative- ! Vous devinez la suite, mon aïeul fut contraint de mettre la clef à la porte.

Elle toussa ; rester debout l’ayant fatiguée, elle se dirigea vers un petit banc dans un coin de la grande salle.

-Je disais… Que disais-je ? Ah oui, la boutique… Bref, mon ancêtre n’ayant plus de revenus, il fut contraint de s’installer dans une bicoque minable en bordure d’Akwadala avec sa famille. Il se trouva un travail de tireur de charrettes et pendant des mois, il conduisait des véhicules à bras sur les chemins vallonnés des montagnes de Pandala…

La femme soupira, comme si elle ressentait la fatigue qu’il avait éprouvée.

- Malgré ça il peinait à nourrir son logis. Sa femme, très portée sur la spiritualité, ne supportait plus de le voir souffrir… Un beau jour elle monta en haut de la colline sacrée et pria l’esprit des lieux des les aider. L’esprit en question voyait depuis longtemps les efforts de leur famille et se décida à y apporter son grain de sel… Où plutôt son grain de riz ! Car oui, il a donné à la femme un unique grain de riz. Vous connaissez le proverbe : « Quand tu donnes un bol de riz à un homme, il mangera un jour, mais si tu lui apprends à faire pousser des rizières, il mangera toute sa vie ». Aussi la femme fut fort étonnée de voir l’unique grain de riz et demanda plus d’explications. Ce à quoi il avait répondu : « Là où tu planteras ce grain, des épis pousseront. De la sorte ta famille ne connaitra plus la famine. Surtout, pense à récupérer ce grain de riz miraculeux pour continuer à en profiter après… Et si tu obtiens trop de riz, fais-en profiter les villages alentour. Surtout n’abuse pas de mon présent. »

L’employé du musée écarquilla les yeux, imité par l'assemblée. La vieille Pandalienne sourit.

-Impressionnant, n’est-ce pas ? Après ça la femme est donc retournée chez elle. Quand à la fin de la journée son mari rentra, elle se précipita à sa rencontre : « Chéri, nous avons la solution à tous nos problèmes ! » Le mari, vous vous en doutez, a été fort étonné par cet élan de joie. Et encore davantage quand elle lui montra le grain de riz miniature qu’elle tenait dans sa paume. « Et c’est donc ça la solution ? » lui demanda-t-il d’un air dubitatif. Pour seule réponse sa femme lui attrapa le bras et le conduisit dehors ; dans une mare, une immense rizière avait poussé, grâce à la magie du petit grain. Mes aïeux ne savaient pas cultiver le riz, aussi ont-ils demandé l’aide des familles alentours, pauvres également, et parmi eux se trouvaient des riziculteurs chevronnés qui enseignèrent aux villageois la riziculture. Grâce à ce grain de riz miraculeux, mes aïeux et leur voisinage n’eurent plus de problèmes de nourriture et même d’argent, puisqu’ils vendaient le superflu de leurs cultures aux peuples alentours, toujours sans abuser du grain de riz divin.

La femme émit un petit rire.

-Evidemment, vous vous en doutez, cela n’a pas duré. Le père s’est fait vieux, sa femme également ; lorsqu’ils moururent, leur fils aîné récupéra le grain et continua la culture du riz… Mais il avait de gros projets en tête. Il rasa des forêts proches pour y cultiver encore plus de riz, comme si Akwadala ne lui suffisait plus. Il exporta son riz dans tout Pandala, menaçant les autres riziculteurs qui, eux, suaient sang et lait de bambou pour obtenir des récoltes. L’esprit du début s’aperçût des actions du jeune Pandawa et le menaça : « Si tu arrêtes d’étendre tes cultures et si tu continues d’utiliser le grain de riz pour toi seul, je l’empoisonnerai et tu seras forcé d’abandonner ce privilège. Utilise-le à bon escient si tu veux continuer à en profiter ! » Et que pensez-vous de la réaction de mon grand-père ? Il a poursuivi son entreprise, ne prenant pas la menace au sérieux. Et une partie de la population de Pandala fut empoisonnée !

La femme souffle, fatiguée de parler autant. Mais elle continue quand même.

-Les autorités l’ont aussitôt accusé, les charmes du grain de riz étant assez connus dans la région. Il fut tout de même acquitté, les médecins ayant trouvé un remède  approximatif pour la population. Mais il fut contraint à l’exil ; et notre famille dû quitter Pandala. Le grain de riz, lui, fut oublié sous terre lorsque les samouraïs vinrent chercher mon ancêtre, et je ne pensai pas en entendre parler à nouveau… Jusqu’à ce que je sois de passage à Pandala pour visiter la terre de mes ancêtres. Je crois que j’ai tout dis, merci beaucoup de m’avoir écouté.

Sur-ce, la vieille Pandalienne se releva, adressa un signe de tête respectueux à l’assemblée et quitta la salle sans un regard en arrière.

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Score : 2

Après tant de récits plus fascinants les uns que les autres; mythes ou véritables histoires; un autre allait s'encrer dans ce merveilleux recueil de légendes.

Après quelques murmures d'aventuriers encore stupéfaits devant ce grain de riz regorgeant non pas d'eau, mais d'un passé rempli de récits fantastiques; un vieil Enutrof s'avança lentement au fur et à mesure que le silence tombait dans l'assemblée du Musée.

Il commença alors son récit:

-"Voici l'histoire que mes ancêtres m'ont contée jadis.
Il fut un temps ou Pandala prospérait, les habitants de l'île vivaient en paix et les récoltes étaient bonnes chaque année.
Cela tombait bien pour le petit Dinopan et ses parents qui possédaient les plus grandes et magnifiques rizières du village qu'ils entretenaient avec passion depuis tant d'années. Ils troquaient ce riz délicieux avec les autres marchands des différentes parties de l'île et ramenaient donc toutes sortes de céréales et mets succulents au sein de leur propre village à la plus grande joie des habitants.

Mais une nuit la prospérité qui régnait tourna au cauchemar quand une horde de barbares vint tout ravager, détruisant les fermes et brûlant les champs sur son passage. Tous les villageois étaient pris de panique et de désespoir,  la plupart prit la fuite, très peu restèrent pour prendre les armes et affronter les guerriers sanguinaires qui ne venaient que pour piller et tuer.; Dinopan faisait parti de ces valeureux hommes. Ce fut un vrai massacre et le village finit anéanti.

Au petit matin qui suivit cette nuit abominable, les survivants retournèrent au village pour chercher leurs proches sous les innombrables décombres. Parmi eux, les parents de Dinopan remplis de tristesse à la vu de ce désastre et à la perte de leur fils introuvable décidèrent de tout reconstruire et renforcer le village malgré tout et de ne pas se laisser abattre.
Il y eu donc après tout ce désarroi un élan de fraternité et tout le monde se mit à travailler avec ferveur quand l'un d'eux vit au loin une silhouette arriver et prévint tout le monde. La maman de Dinopan n'y croyait pas quand elle vit le petit approcher en titubant dans un état critique .Elle le reconnu instinctivement et courût pour le soutenir avant qu'il ne s'écroule par terre hélas elle ne put arriver à temps, il s'effondra au sol et un grain de riz tomba de sa poche..

Dinopan suffoquait mais réussit à prononcer ces quelques mots :
-"Plantez...et cultivez-le...il est notre avenir..."
Dinopan succomba de ses blessures  peu après mais laissa ce fameux grain de riz aux villageois.

Un an plus tard le grain avait laissé place à une rizière resplendissante et il y avait de nouveau de l'espoir et un futur pour ce village..."

Après avoir fini son histoire, le vieil Enutrof jeta un dernier regard sur la vitrine translucide et partit doucement avant de s'éclipser sans un bruit.






 

1 -1
Score : 2237

([HRP] Après plusieurs participations ce texte est à considérer hors concours. Néanmoins, n'hésitez pas à intégrer mon récit aux votres. Quant aux retours, ils continuent de m'intéresser ! [/HRP])



      Le musée du village, « véritable mausolée de culture pandawa » comme l’appelait Maître Hic sans que ses jeunes élèves ne le comprennent, grouillait de monde. La foule, composite, regroupait aujourd’hui plus qu’à l’accoutumée un nombre impressionnant d’individus. Piliers de comptoir pandawas côtoyaient aventuriers du continent de toutes races et classes. Mais la diversité qui pouvait davantage impressionner en ce jour de réouverture était celle de l’âge. Rabougris et juvéniles avaient le même sourire de coin et des yeux tout aussi pétillants à l’écoute des nombreux récits plus ou moins légendaires qui se narraient autour du plus petit protagoniste qu’il fut : un grain de riz.

***     
     
      Aznabour Hic donnait cours avec ferveur depuis de nombreuses années à l’école du village, les générations de têtes blanches qui avaient défilé sous ses enseignements ne se comptaient plus. A l’annonce d’une exposition sur l’Unique, le riz Assassin, le maître n’avait pas hésité longtemps avant de programmer une sortie ludique avec sa classe du moment. Mots dans les cahiers pour les externes qui ne rentreraient pas déjeuner chez leurs parents, décalage du cours de zythologie au profit d’une séance d’histoires rizicoles et même rédaction d’un petit livret-jeu à destination de ses ouailles… Tout était fin prêt pour le grand jour où ils pourraient, lui, ses élèves, et tout Pandala poser les yeux sur le trésor du musée. Mais Aznabour avait de surcroît élaboré une surprise dont il partageait le secret avec son étudiant le plus prometteur : Ririz Bock.     

      Ce dernier était un curieux pandawa. Haut comme trois chopes, il n’en demeurait pas moins un brillant esprit qu’il usait souvent en malices et filouteries. Inventif, il avait créé un grade fictif, le « Danwa », au Pandawushu ne pouvant pas encore prétendre à ses enseignements de par son jeune âge. Il avait même confectionné le bandeau associé, de couleur rouge, qu’il gardait constamment noué sur le front, laissant échapper quelques touffes blanches. Maître Hic l’avait pris son sous aile faisant fi de son espièglerie (y trouvant plutôt un trait d’esprit) et l’enseignait pendant des heures supplémentaires à des matières plus ardues : philosophie, religion, histoire de l’art pandawa…et poésie. Cette dernière discipline mit en difficulté le jeune disciple au point de lui clouer le bec plusieurs séances durant. Il fut finalement accordé que Ririz commencerait par l’apprentissage par cœur de poèmes de grands auteurs avant de se lancer lui-même dans l’écriture. D’une excellente mémoire auditive, l’élève parvint rapidement à réciter d’incroyables odes et gestes après avoir débuté par d’efficaces haïkus. L’art poétique laissait le pandawa junior rêveur. Les œuvres décrivaient la beauté de son île, l’ivresse de ses spiritueux et le mystère de ses légendes… Aussi n’hésita-t-il pas une seule seconde lorsqu’Aznabour, dans l’idée que son élève en fasse la récitation lors de l’exposition au musée, lui proposa de s’attaquer à une pièce majeure du folklore pandawa : la ballade du semeur.
 
***   
 
      Ririz s’avança, fébrile à l’idée de passer après ces belles interventions. Du vieux Lenald à l’ancêtre enutrof en passant par pandawas, sramette et sacrieur, le jeune sacripant avait bu les paroles de chacun. Oubliant presque de se focaliser sur sa propre prestation qu’il débuta ainsi, non sans avoir avancé d’un pas vers la cloche en verre protégeant le précieux et avoir recalé son bandeau grenat : 
 
      « La ballade du semeur
 
 C'était jadis ou peut être aujourd’hui
Du moins c'est fort certain : à Pandala
Qu'un noble donna festin d'une nuit.
Et, gourmande, toute une île accourra !
L'hôte dans l'invitation nota :
"De mets, apportez à votre mesure
Ma part sera de boissons de levure."
Qu'il fut d'une astradalates… »

      Ririz piqua un fard sous son pelage. Il releva immédiatement ses yeux (il avait maintenu le regard au sol pour améliorer sa concentration) et croisa ceux de son Maître qui pinçait les lèvres. Dans l’assemblée on ne saisissait pas trop ce qu’il se passait et le jeune pandawa profita de l’incompréhension générale pour déchiffrer les syllabes que prononçait Aznabour sans un son en dictant le mot sur lequel buttait son préféré. Bien vite celui-ci put repartir d’une diction scolaire :
 
      « Qu'il fut d'une astradalesque richesse
S’étalait dans toute littérature…
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

Pikkama, pas né d'la dernière pluie,
Pingre à s'enticher de tous les kamas,
Y trouva moyen de tromper l'ennui.
Fouillant dans sa demeure dénicha
Son plus p'tit récipient à krala
Le remplit sans se serrer la ceinture
Et arriva bientôt à la masure
Passer une soirée enchanteresse.
Le lendemain débuta l'aventure :
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

D'une surprise l'hôte séduisit
Au bon matin tout convive trouva
Du riz dont leur mesure était l'étui.
Remplis au bord les sacs de sherpoa
Remplie aussi la bolée d'Pikkama !
Cinq pauvres grains à donner en pâture
Pas assez pour en faire nourriture
Ah, pour l'avare quelle impolitesse
Voilà quel tour lui jouait sa nature.
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

Contemplant en furie son maigre fruit
D'Aerdala l'aquilon se leva
Et de trois grains le chemin éconduit
L'un se perdit aux abords de kwapas
Qui s'en disputèrent pour leur repas
L'autre en Terddala près d'une gravure
Sans racine mourut d'une brûlure
Le dernier dans les ronces sans finesse
Plantala étouffa de sa verdure :
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

Pikkama savait : rien n'était fortuit :
De haine le quatrième jeta
Qui de tout Pandala fit le circuit
Pour finir sa course à Akwadala.
Planté dans la bonne terre par là
Multiplia et de riz fit culture
De trente jusqu'à soixante boutures,
Il y donna cent grains non sans promesse
Et de se révéler ne fit l'injure…
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

D'un seul grain le poing était donc réduit
Bien plus brillant qu'un fruit de riz cola
Comme une larme tombant dans un puis
Celle de la déesse Pandala !
Et le vent septentrional souffla
A nouveau mais, là, de mauvais augure
Faisant même fi de l'architecture :
L'habitat de Pikkama en détresse
S'étala de son long sous sa toiture
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

Un beau grain de riz comme seul produit,
Résigné, l'infortuné l'avala
D'un seul bon la mort frappa icelui
Et voilà comment s'éteint Pikkama.
Le riz Assassin alors s'envola
D'une ultime bourrasque, d'un murmure
Et la ballade ainsi donc de conclure
Au malheureux avait manqué largesse
Morale serait pour progéniture
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.

La ballade du semeur de Lévi Tique »     

      Ririz Bock salua l’assemblée et se recula dans la foule, prêt à écouter le suivant, non content d’avoir achevé son devoir. C’est alors qu’il sentit sur son épaule la lourde paluche de son maître qui lui susurra quelques mots à l’oreille. Sans se retourner mais tremblant, se hâtant avant qu’un autre s’empare de l’auditoire, le jeune pandawa ajouta d’abord d’une forte voix puis sur un ton plus normal :
 
      « Ce que mon père m'a un jour instruit
C'est que bien au-delà de son trépas
L'histoire de Pikkama me poursuit.
Suis-je ancêtre, descendant sans éclat
Voilà de quoi je fais apostolat :
Pénultième grain fit la fourniture
De tous mes aïeux depuis la talure
Et ils ne manqueront jamais d'ivresse ;
Tant qu'ils vivent de prodigue droiture.
Souffle vent de l'Île, souffle Déesse.


Ririz Bock»
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Score : 186

J'adore ta participation!!! C'est super bien rédigé, bravo. : D

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Score : 61
La Rébellion Pandikaze

    Le muséologue invitait la foule à s’exprimer au sujet de la légendaire céréale. Le silence régnait dans la pièce et peu d’aventuriers ici présents ne partageaient d’histoire avec le Grain de Riz unique. Les regards se croisèrent, des visiteurs du monde entier étaient là. Les meilleurs représentants de Frigost, Bonta, Brâkmar, Amakna et Sufokia restaient ébahis devant la magnificence de l’artéfact Pandawa. Dans la foule, on entendit quelqu’un prendre la parole. Tandis que cette dernière lui faisait place, le Iop s’avançait au plus près du grain de riz. Les gardes Pandawa restèrent sur leurs gardes tandis que l’homme contemplait la relique.

    _ Mes chers amis, aventuriers et visiteurs. Mon nom est Leofurys.

    À l’annonce de ce nom, la foule eu le souffle coupé. Le Iop, n’était pas n’importe quel Iop sans cervelle que l’on pourrait trouver au Zaap d’Astrub. Non en effet. Il était un grand Général d’Oto Mustam. Un guerrier comme on en voit peu et l’un des orateurs les plus charismatiques de la Grande Guerre ayant lieu entre les deux cités rivales. Il était connu notamment pour avoir résisté aux invasions Fungus en 638 lors du grand assaut d’Ougah. Ce dernier était parvenu à défaire l’armée empoisonnée du Grand Champignon et les avaient tous renvoyés dans leur temple au fond des cratères de Sidimote. Il y a peu, il aurait été envoyé par Oto Mustam gérer le conflit Frigostien entre les habitants de l’Île et le Comte.

    _ Certains d’entre vous me connaissent, mais peu savent réellement mon histoire. Cette relique historique de Pandala et moi, eh bien… Nous nous connaissons bien, et ce depuis des décennies. Aujourd’hui noble, j’étais par le passé un simple paysan des terres Amaknéennes. Je connais le sol, la ferme, les grains et la guerre. Permettez-moi de vous la raconter.

    L’audience s’était installée, prête à écouter l’histoire de Lord Leofurys de Brâkmar. Il était près du grain, face à la foule grandissante dans le musée.
---

    « Tout commençait il y a de nombreuses années. À l’époque, je n’étais qu’un simple paysan faisant de son mieux pour nourrir sa famille. En tant que fils de Iop, on m’a donné les muscles suffisants pour remuer la terre et planter. Je ne pensais pas au dehors. J’étais jeune. Probablement 16 ans et mes parents étant vieillissants, je prenais soin d’eux à la ferme. Mais seulement pour un temps. Un beau jour, de mauvaises nouvelles parurent. Le peuple Pandawa se rebellait face à l’autorité d’Allister. Le pont menant à l’Île avait été détruit. Explosé par des rebelles Pandikazes. Quel était le problème pour un simple paysan me direz-vous. Certes je n’aurais jamais dû être impacté, mais la famine régnait sur le monde, et la garde Amaknéenne était affaiblie. Les ouvriers en état de se battre étaient alors réquisitionnés pour la lutte face aux rebelles. J’avais été assigné à un faible bataillon de paysans. Notre groupe était constitué d’un Osamodas, d’une Éniripsa, d’une Écaflip et d’un Roublard. Leurs noms me sont aujourd’hui effacés, mais il est certain que ce roublard était de la famille Smisse. Nous avions été envoyés depuis Madrestam aux abords de l’Île. La jungle dense cachait notre arrivée et nous avions pu débarquer sans encombre. Les semaines furent longues avant de commencer les premières expéditions. Nous étions installés sur la côte, près de Terrdala.

    La première expédition était simple, il nous fallait trouver de la nourriture et pour cela, quoi de mieux qu’une petite partie de chasse. Nous trouvions sur la route des bulbes, des cooleuvres et autres mets de mauvaise qualité mais bon, c’était la guerre comme on dit. Un jour nous vint une missive du Commandement Royal. Une réunion Pandikaze devait avoir lieu près de Terrdala dans une petite clairière. Il était de notre devoir de nous y rendre et de récolter le maximum d’informations au sujet de la rébellion. Nous nous mettions en route, notre groupe était faible mais nous étions tous des travailleurs de la terre et de ce fait nous savions mater les petits monstres et manier quelques armes. Nous avancions dans la jungle ténébreuse en pleine nuit. Notre objectif était un positionnement rapide avant le jour pour être prêts pour la réunion.

    La clairière s’étendait devant nous et nous prenions place derrière des arbres de la jungle. Le jour se leva et au loin des Pandikazes commençaient à se réunir. Un échange entre eux commença, il était question de destruction, guerre, batailles et Dofus. L’objectif principal pour ces Rebelles n’étaient autre que de récupérer les Dofus Primordiaux. Cependant, après quelques minutes l’un d’eux, un Pandore, se tourna vers notre direction. Et nous avions pu l’entendre dire :

    _ Kaboom !

    Dans mon dos, un sifflement fin se faisait entendre et dans un vacarme assourdissant, mes camarades et moi-même furent pris dans un torrent de flammes alors qu’une violente explosion nous propulsa dans la clairière. Je souffrais énormément. La fumée était irrespirable et les acouphènes dans mes oreilles étaient insupportables. J’ouvrais les yeux et autour de moi se trouvaient mes compagnons sans vie. Leur vitalité n’avait pas suffi à les faire tenir… Une colère immense grandit en moi tandis que je cherchais Smisse des yeux. Il n’était pas là, aucun signe de lui. Comment les Pandikazes avaient eu vent de notre espionnage et d’où venait cette explosion ? La fureur grandissant en moi, je me levais, pris mon épée et me dirigeait vers les Pandikazes, où Smisse rigolait avec eux. Soudain, une ombre m’empêcha de continuer et m’emporta vers la jungle. J’étais emporté sur des kilomètres, pendant de longues minutes jusqu’à un petit village de Pandala Neutre. Le temps de réaliser où j’étais, de nombreux Pandawa m’encerclaient. L’ombre devant moi se décapuchonna et laissait place à une magnifique Pandalette qui aujourd’hui est Lady Leofurys mais ça, c’est une autre histoire !

    _ Tu dois nous aider Amaknéen. Les Pandikazes ravagent tout et nous autres ne souhaitons pas cette guerre. Suis-moi me lança-t-elle.

    Nous étions dans un petit temple dédié à la Déesse Pandawa.

    _ Prie avec moi, et sors-nous de ce pétrin Iop !

   Nous nous agenouillâmes devant la statue de la Déesse, et j’attendais. Une voix vint me murmurer à l’oreille des mots qu’aujourd’hui encore, j’ai du mal à croire.

    « Cher Iop, il en va te ton ressort. Retrouve-moi à Akwadala ce soir. Tu n’auras de mal à me trouver dans les champs, j’y serai. »

   Mes yeux se réouvrèrent. Je n’étais plus dans le temple, mais dans un siège du village. La Pandalette se tenait à mes côtés.

    _ Comment ? Que s’est-il passé ?

    _ Mon vœu s’est exaucé Iop, tu as été entendu. Maintenant va, et sauve-nous je t’en prie.

    Le Soleil commençait à tomber et Akwadala n’était pas la porte à côté ! Je me mis à courir dans la direction indiquée par la Pandalette. Je fuyais tout, monstres, habitants, Pandikazes ou quoi que ce puisse être. Le soleil était maintenant couché et je courrais à l’aveuglette. Je m’arrêtais un instant, me demandant à quoi bon tout ça ? Je tombais à genoux, en pleurs, l’envie de retrouver ma ferme, mes parents, ma vie. Qu’étais-je venu faire là ? Au fin fond du monde dans un pays qui ne me regarde pas…

    « N’abandonne pas Iop. »

    _ Quoi ? Qui va là !

    « Je suis là, comme prévu. »

    Je me retournais et dans mon dos, un ennemi qui m’étais bien connu à la ferme, un dévoreur de Céréale.

    _ C’était toi ? Un dévoreur qui parle ?

    « Non, pour me voir, tu vas devoir terrasser ce dernier par contre. »

   Confus, je ramassais ma Razielle à terre. Et d’un coup d’épée, le dévoreur disparut. Je m’attendais à voir un Pandawa, ou au moins un être vivant. Mais ma surprise était plus grande. Un Grain de Riz lumineux apparût là où se trouvait le dévoreur.

    « Oui Iop. Tu ne t’attendais pas à ça, mais moi, c’est bien toi que j’attendais. Tes amis sont morts, trahis par un homme avide de Kamas. Permets-moi de t’aider en retour de l’unique mission que je vais te donner. »

    Encore ébahis devant le grain de riz parlant, je ne savais pas à qui j’avais affaire. Je décidais d’écouter sa requête.

    « Tu es le seul à pouvoir défaire les Pandikazes et tuer le Roublard. Es-tu prêt à tout pour te venger et libérer Pandala des démons insulaires ? »

    _ Comment ça le seul ? Il y a d’autres bataillons ici ! Je veux simplement rentrer chez moi !

    « Il n’y a qu’un guerrier tel que toi, capable de recevoir ma bénédiction. » Affirma le Grain.

    _ Ta bénédiction ? Mais comment un simple grain comme toi, bien que tu parles, pourrait me bénir ? C’est sûrement le choc émotionnel qui me joue des tours…

    « Non Iop, je suis l’incarnation de la Dame aux Bambous. La Reine des Chopes et Déesse de l’Île. »
    Je n’arrivais pas à y croire. Une discussion avec une Déesse autre que mon Dieu Iop ? Comment était-ce possible et en quoi j’étais son meilleur soutien ? Je ne sais pas mais cette rencontre magique n’était pas la dernière de ma vie de guerrier.

    _ D’accord, admettons que ce soit vrai, comment vas-tu me bénir Ô Déesse ?

    « Agenouille-toi devant moi et écoute. »

    J’exécutais sa demande.

    « Reçois ma bénédiction fils de Iop jusqu’à ce que ta mission soit terminée ! »

    Soudain une lueur tomba de la lune sur mon visage et je sentais en moi une force grandissante. Mes capacités physiques étaient en train de changer et je pouvais sentir la force venir en moi. Les effets de la bénédiction semblaient réels !
-En effet, si dans le jeu une telle bénédiction existait, ce serait trop simple, mais passons.-
    « Maintenant lance moi aussi loin que tu peux. Teste ta force. »

    Je pris le Grain dans ma main et le lança de toute mes forces mais le Grain flottait simplement dans les airs. Je ne comprenais pas.

    « Félicitations Iop ! Tu es parvenu à débloquer ma lévitation dans ce petit corps ! Très bien ! Tu as probablement plus de force que quiconque sur cette Île et de loin. Maintenant suis-moi et laisse moi te guider jusqu’au repère des Pandikazes. Tu n’as pas le droit à l’erreur. »

    Je suivais l’Unique Relique dans la jungle sombre. La nuit passa vite. Au petit matin, nous étions rendus à Aerdala. Une terre où les vents sont nombreux et les Pandikazes rapides. Ils vivent parmi ceux-ci.

    « Voilà le repère Iop. Trouve le chef des Pandikazes et extermine le ! »

    Une échelle menait jusqu’au Village Pandikaze. Il était suspendu aux arbres et de nombreuses cabanes faisaient irruption au sommet de la jungle.

    _ Pandikazes ! Qui dirige ici ? Demandais-je en explosant de rage après avoir repensé à mes amis.

    Au loin, le Pandore qui traitait avec Smisse apparût. Une centaine de Pandikazes m’observèrent avec haine et prétention.

    _ Montre moi de quoi tu es capable !

    J’engageais le combat avec un terrible bond qui repoussa de nombreux ennemis. D’un coup d’épée, la bénédiction faisait effet et tua de nombreux Rebelles. Le combat continuait et je ne voyais que les ombres des ennemis toujours en surnombre. Les coups que je recevais étaient insignifiants. Ma rage accompagnée de la bénédiction multipliaient mes résistances !

    En peu de temps, les Pandikazes fuirent, pensant faire face à Iop lui-même ! Je me retrouvais face au Pandore et à Smisse.

    _ Pourquoi Smisse ? Nous étions tes compagnons…

   _ N’y voit rien de personnel Leofurys allons hin hin hin. Ce n’est pas la première fois que ma famille traite avec les Pandikazes tu sais.

    _ Dans ce cas je n’aurais aucune pitié pour toi !

    _ Kaboom ! Lança le Pandore en battant de son tambour.

    Des bombes roublardes apparurent dans un tourbillon de flammes. Bientôt le village suspendu sera en cendres mais ça, le Pandore n’en avait que faire. L’explosion ne me fit même pas vaciller. À mes côtés se trouvait la Déesse Pandawa et tout le peuple de l’Île !

    _ Tu n’auras jamais la force des Dofus, Pandore ! J’y veillerais personnellement !

    La colère de Iop tomba des mains de mon Dieu et frappa le Pandore. Dans la panique, Smisse disparût dans un portail qui m’était inconnu.

    _ Reviens là Smisse ! Je n’en ai pas fini avec toi !

    « Laisse-le, il est entre les mains de Sram en ce moment même et regrettera amèrement ce choix de dimension. »

    _ Bien. Quant à toi Pandore, permet moi de mettre fin à ta Rébellion et à tes jours dans notre monde !

    « Un instant Iop. » Dis la Déesse toujours dans le Grain.

    « J’ai pour lui une meilleure fin. Pandore, pour avoir tourné le dos à ta Déesse, je te soumets à la boîte de Pandore, sans laquelle tu ne pourras jamais vivre, et grâce à laquelle tu respecteras mes volontés ! »

    _ Gyaah… C’est ce qu’on verra …

    Le Pandore s’évanouit et ses songes plongèrent dans une petite boîte que le grain venait de faire apparaître.

    « Félicitations Iop, tu auras réussi… Je te permets de rentrer dans ton monde ! »

    Le temps d’un battement de cils, le grain disparut. Aujourd’hui retrouvé, ce grain s’avère être la relique de la Déesse Pandawa elle même et aura représenter au cours de nombreuses années son incarnation dans diverses missions accordées aux plus téméraires de Pandala…

    À mon retour en Amakna, le Roi me récompensa de centaines de milliers de Kamas, et l’un des Généraux d’Oto Mustam vint me proposer un contrat dans la Cité… »
---

    _ Nous voici donc aujourd’hui dans ce musée, avec l’incarnation de la Déesse Pandawa ! Agenouillez-vous devant sa grandeur car un jour, elle pourrait bien refaire son apparition. De nombreuses histoires sont liées à cette Relique, je n’étais ni le premier, ni le dernier à avoir rencontré la Déesse en personne !

    La foule s’agenouilla devant le Grain, puis m’acclamèrent pour mon histoire ! D’autres vinrent à leur tour raconter leurs histoires.

La Fin…

 
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Score : 29
Epuisé de la longue traversée d’un pont jonché de bambou, le jeune Eniripsa Nacri décide de se reposer dans une taverne.
Se délectant de sa bière artisanale, il se réjouit du spectacle se jouant sous ses yeux ; un taureau ailé rose souriant lui faisant de l’air de ces deux grandes ailes et soufflant de l’air chaud de son gros museau mouillé.Alors qu’il a les yeux ébahit et le sourire aux lèvres, une vielle panda s’approche de lui et l’interpelle.

-Hé toi, jeune aventurier ! Tu peux le voir ?

Etonné, Nacri lui répond par l’affirmative. La pandawa ferme les yeux et dans un souffle d’alcool poursuit.

-Dans ce cas… Le dieu pandawa t’a estimé digne d’entendre ce récit légendaire.C’est alors que la pandawa commence à narrer son histoire.


« Dans une époque lointaine, une jeune paysanne nommée Basse Marize travaillait dur dans les rizières chaque jour afin de faire vivre sa famille. Alors qu’elle fauchait comme à son habitude, elle fut surprise de voir dans sa récolte un grain de riz luisant.
Elle se baissa, le prit délicatement entre ces doigts et se réjouit de constater qu’il s’agissait du fameux Riz Zola ! Elle ne put y croire, la légende raconte que se riz n’apparaissait qu’aux personnes dignes de confiance et attentionnées. Il paraitrait qu’il procurait le bonheur à celui qui était en sa possession.
Elle rentrât alors chez elle, rangeât précieusement son petit grain de riz dans une feuille de bambou et le mis dans une boite. Elle passa le reste de sa soirée tranquillement auprès de sa famille, inconsciente de ce qu’il se tramait dans la nuit.
Un enutrof, dénommé Rizochaud, qui piochait quelques dolomites non loin de Marize avait suivi toute la scène et envieux, voulu récupérer sa récolte fructueuse. Rizochaud décida alors de suivre Marize jusqu’à chez elle, attendit, caché derrière des buissons que la nuit arrive. Il profita que la maison soit endormie pour s’introduire par la fenêtre et dérober la boite.
Rizochaud ricana sur le chemin qui le ramenait chez lui tout en réfléchissant sûr qui il allait pouvoir s’enrichir. Il fallait qu’il soit jeune, naïf, et ne connaisse rien aux légendes de ce conté sinon sa vente serait fichue ! Puis il eût une illumination, il venait de trouver la personne idéale !
Le lendemain il alla voir Robin Duris, un roublard qui venait régulièrement vendre diverses ressources sur la place marchande. Rizochaud s’approcha de son stand, sortit sa boîte, la pausa devant Robin et commença à parler.

-Bonjour à toi jeune marchand, je me permets de venir te voir car l’on m’a dit que tu étais le meilleur vendeur en termes d’objets rares, et il se trouve que je cherche à vendre celui-ci.

Il lui indiqua la boite d’un signe de menton.Robin voulu toucher la boîte mais le vieil enutrof la retira vers lui puis reprit.

-tssss, tssss. Tu ne pourras l’avoir que si tu me confirmes la vente… Mais avant je vais te montrer de quoi il s’agit.

Il ouvrit la petite boîte et laissa entrevoir au roublard le petit grain de riz luisant.Le roublard se mit alors à rire et dit à Rizochaud.

-Mon pauvre vieux, tu as perdu la tête, que veux-tu que je fasse de ton grain de riz ! Allez va-t’en, j’ai beaucoup mieux à faire.

-Quel idiot tu fais ! Demande donc à tes clients combien ils payeraient pour un Riz Zola...

- D’accord, si c’est le seul moyen de te faire partir !


Sur ces mots, une iopette passa par là et le roublard lui demanda quel serait son prix s’il était en possession d’un Riz Zola.

-Huuuum, jamais entendu parler, je ne sais pas !

-Pauvre fou, personne ne connait l’existence de ton riz !


Un xelor qui avait entendu la conversation s’approcha et parla avec timidité

-Je ne souhaite pas vous interrompre, mais je passais non loin de vous et j’ai entendu vos dires. Il se trouve que moi, j’ai déjà entendu parler de ce fameux riz. Il s’agit d’un riz très rare, qui à mon avis vaut très cher. Il n’apparait que très rarement ! Certain panda donnerait père et mère pour l’avoir. C’est un peu une relique pour eux, mais il paraitrait que si on le tou..

-Haaaaa ben voilà gamin ! Tu vois ! Je t’avais dit qu’il avait de la valeur se grain de riz.


Le vieux fit comprendre par son attitude et son visage ronchon que le timide xelor était de trop.
Celui-ci ne se laissa pas prier et partit sans demander son reste.
Le roublard réfléchit un moment, fit les cents pas, demanda à revoir le grain de riz, puis il reprit

-Que voulait dire le xelor ? il paraitrait que quoi ?

-Aucune idée ! Alors tu me le prends ou non ? J’irais voir ailleurs si ça ne t’intéresse pas. Je te le fais pour 10000 kamas ça te va ?


Robin réfléchit, le prix était sacrément élevé mais son histoire lui semblait authentique. Surtout que le xel avait certifié son histoire.
Même si les enutrof sont connus pour leur cupidité les xelor eux le sont pour leur savoir... Alors si ce riz était vraiment rare il pourrait le revendre au moins 3 fois son prix, voire plus.
Au pire je le prends et j’irais demander à un panda d’authentifier ce riz...

-Je le prend à une condition… Je te donne la moitié maintenant et la moitié après l’avoir fait authentifier. Je ne peux pas faire mieux, comprend bien que je ne peux être sûre que ça soit un vrai.

Le petit en a dans la cervelle ! Il va m’enfumer... Le problème c’est que je ne vais pas réussir à le refourguer à quelqu’un d’autre...
J’ai beau chercher, cette ville est quasiment remplie de panda et peut de personne sont ignorantes de cette légende...

-Bon très bien, va pour 5000, je te laisse 3 jours pour l’authentifier et je reviendrais chercher mes 5000 kamas restant à ce moment-là !

-Marché conclu!


Sur ces mots Robin tandis 5000 kamas à Rizochaud, tandis que celui-ci lui donna la boîte contenant le Riz Zola. Une fois l’argent en poche l’enutrof marcha d’un pas rapide en dehors de la place marchande puis il ouvrit son havre sac pour y rester cacher au moins pendant un mois histoire de se faire oublier ! Il s’assit sur un pouf et pausa l’argent sur la table, il jubilait !

-Hahaha ! Quel idiot ! Il ne se doute pas que dès qu’il le touchera son Riz Zola disparaitra !Et cet imbécile de xelor qui connait tout sur tout à faillit lui vendre la mèche ! Heureusement que je l’ai interrompu au bon moment sinon j’étais fichu !

L’enutrof se servit un peu de bière et commença à rêver de sa petite somme rondelette et de comment il allait pouvoir occuper ses journées dans son havre sac pendant un mois !

De son côté Robin ouvrit la petite boîte dès que l’enutrof fut partit et il pût admirer se tout petit grain de riz.
Il décida de fermer son stand et d’aller trouver un panda, trop impatient de savoir si ce riz avait de la valeur.Une fois à la taverne, il y trouva nombre de panda ivre !
Le seul encore sobre était le barman. Il s’installa au comptoir à côté d’un vieux panda complètement saoul qui chantonnait des airs inconnus.
Robin commanda une pinte et demanda :

-Dites monsieur, est ce que vous connaissez par hasard l’existence du Riz Zola ?

Le barman lui servit sa bière, le regarda fixement et lui dit-Ecoute petit gars, ça ce n’est pas des histoires pour toi ... Le Riz Zola c’est une histoire de panda.
Ça c’est sûr que j’adorerais le prendre dans mes pattes se grain ! Mais tu vois c’est un mythe, personne ne la jamais vu… Du moins pas depuis un siècle.
Le roublard sortit alors sa boîte, l’entrouvrit devant le barman et une légère lueur en sortit.

-Mais non sérieusement ! C’est vraiment lui ! Tu l’as trouvé comment ? Il t’est apparu ! La chance ! T’es pas un panda pourtant…

Sur ces mots le barman ouvrit entièrement la boîte et voulu sortir ce petit grain de riz pour pouvoir le mettre entre ses pattes. Le temps s’arrêta l’espace d’un instant.
Le vieil homme à côté d’eux avait cessé de chanter ses mélodies, le roublard était bouche bée avec les yeux grands ouverts et le barman semblait stupéfait et triste…

-Mais … où est-il ? Vous l’avez vu comme moi ? il était là, c’était bien lui ! Pourquoi ... il n’est plus…. Là ?

Le vieil homme à côté d’eux c’était redressé, il avait les trait fermés et dur. Il parla calmement tout en regardant le barman.

-Je constate que tu connais l’existence de se grain mais en revanche on ne t’a pas conté l’intégralité de son histoire…Sachez chers messieurs, que le Riz Zola n’a qu’un seul propriétaire et qu’il n’appartient qu’à la personne que celui-ci à choisit.
Il reste visible seulement si aucune autre personne que son propriétaire ne le touche. En conséquence vu que ce cher tavernier n’est pas son propriétaire, le Riz Zola a disparu, effrayé. Mais par chance si son protecteur le touche, il réapparaitra.
Toutefois Il n’y a qu’une condition... c’est qu’une fois le grain de riz disparu, son protecteur dois le toucher dans les trois heures après sa disparition, sinon le Riz Zola retournera définitivement se cacher et nous ne le rêverons surement qu’après des siècles.
Cela permet d’éviter tout vol ou tuerie au nom du Riz Zola...
Par conséquent, jeune roublard vous pouvez le faire réapparaitre en le touchant, mais je vous conseille de le faire en dehors des yeux indiscrets pour ne pas risquer que cette mésaventure se reproduise !


Le tavernier retrouva l’espoir au fur et à mesure que le vieux panda expliquait l’histoire du grain de riz mais il perdit rapidement le sourire lorsque Robin leur expliqua qu’il n’était pas le propriétaire du Riz Zola mais qu’il appartenait à un enutrof rencontré sur la place marchande.
Le vieux panda prit alors la parole.

-Malheureusement je pense que si cet enutrof en était le propriétaire il n’aurait surement pas cherché à le revendre, avare comme ils sont... En conséquence, il faut absolument retrouver son propriétaire ! Jeune roublard, me permets tu de prendre cette boîte avec moi afin que je ramène le Riz Zola à son protecteur. Je comprends ta déception mais ce grain de riz est légendaire pour nous les pandas et il ne te sera d’aucune utilité, surtout s’il reste caché.

-Mmmmh, de toute façon je ne vois pas ce que je ferais d’une boîte vide… S’il vous est possible de le rendre à son protecteur, alors je vous le laisse…

-Tu as fais le bon choix jeune roublard, que les dieux pandawa t’entendent.


Sur ces paroles le vieil homme se leva de son tabouret, prit la boîte, salua ces camarades et sortit de la taverne en direction de la forêt de Plantala.
Après plusieurs heures de marche, il arriva près d’une cascade. Il décida de s’assoir au bord de celle-ci pour si abreuver et essayer de réfléchir à la meilleure façon pour parvenir à entrer en contact avec les esprits de Pandala.
Alors qu’il se demandait comment contacter l’esprit de la forêt, il sentit une légère brise se lever tandis que des oiseaux s’envolèrent, un puissant cerf recouvert d’humus apparut le museau relevé fièrement. Des rayons de soleil faisaient luire son joli poil châtain.
Devant tant de grâce, le panda s’agenouillât, stupéfait d’avoir l’honneur de rencontrer l’esprit de la forêt!C’est alors que le majestueux cervidé pria le vieil homme de se relever tout en lui demandant comment celui-ci pouvait il l’aider. Le panda lui tendit la boîte qu’il avait emmené avec lui et lui expliqua la situation.
L’animal écouta, silencieux, l’histoire du vieil homme, puis une fois que celui -ci eu finit, il prit une longue inspiration ce qui fit bouger ses naseaux, il s’approcha du vieil homme ce qui le fit frémir, baissa sa tête puis mis son museau dans la petite boîte, renifla, se redressa légèrement pour enfin tendre son oreille tout proche de la petite boite puis se releva.

-Huuum, je vois… Le Riz Zola m’a parlé. Je vais l’emmener voir sa protectrice. Je te remercie vieil homme d’avoir pris soin de lui. Je veillerais à ce que ta vie soit heureuse et prospère.

Le vieux panda déposa alors soigneusement la petite boite entre les bois du grand cerf et celui – ci disparu dans un souffle léger.
Marize qui profitait des dernières lueurs du soleil pour finir de faucher quelques branches de riz releva la tête sous l’effet d’une douce brise qui lui effleurait le visage, elle entendit alors comme un doux murmure qui lui disait « prends en soin ».
Elle profita de ce moment d’allégresse puis elle reprit sa faux en main, récolta un peu de riz, le pausa avec le reste de sa récolte et ces doigts l’effleurèrent. C’est alors qu’il lui réapparut, le Riz Zola était de nouveau là, devant elle!
Les larmes lui montèrent aux yeux, elle ne pensait plus jamais le revoir. C’est alors que sous le ciel étoilé qui s’était installé elle se fit la promesse de ne plus jamais se séparer de lui et de le garder jusqu’à ce que les dieux en décident autrement!"

Nacri regardait la vieille dame finir de narrer son histoire.

-En me levant aujourd’hui, une légère brise m’a murmuré quelques mots. C’est pourquoi je suis venue ici tôt ce matin afin de rencontrer la personne que le Riz Zola avait choisi. Le taureau ailé t’est apparu jeune aventurier! Il t’estime donc digne de prendre soin, à ton tour, de ce petit grain de riz.

La vieille panda s’arrêta sur ces mots, bût une gorgée de sa bière, la reposa pris la main de Nacri et glissa quelque chose à l’intérieur de sa paume.Après quoi elle se leva, le salua, et quitta la taverne avec à ses lèvres un sourire et une larme sur la joue.
Nacri sortit de la taverne à son tour puis ouvrit son havre sac. Il s’installa sur son sofa moelleux puis desserra délicatement sa paume et y découvrit le riz Zola, luisant.

Suite à sa rencontre avec Marize, Nacri décide d’aller voir le directeur du musée de Pandala pour lui proposer de conserver le grain de riz légendaire afin que tout le monde puisse profiter de sa lueur. Alors que le directeur était réticent à l’idée d’avoir une telle responsabilité sur ces épaules, Nacri finit de le convaincre en lui expliquant ;-Comment mieux le protéger qu’en le mettant en vue de tous, et puis nul autre que moi ne peut le toucher, sinon il disparaitra !

On exposa alors le Riz Zola dans le musée, et depuis ce jour toute les nuits le musée reste éclairé d’une petite lueur dorée.
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