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[Coop.] En quête d'identité

Par -Sorrow- - SADEUR - 08 Mai 2015 - 21:00:06
Ce récit n'est ni un récit solitaire, ni réellement un récit à plusieurs. Il s'assimile en fait à ce genre de "récit dont vous êtes le héros", où vous faites avancer le récit à votre guide.
Cette aventure se fera par étapes : contexte vous sera d'abord donné, celui d'un aventurier complètement déboussolé, sans repères. Il ne sait plus qui il est, d'où il vient ni même quelle divinité il prie. A la suite de cette mise en situation, vous serez amenés à déposer vos suggestions d'action dans la partie Commentaires, et je ferai continuer le récit en fonction de ceux-ci.

Le tout se passe bien évidemment dans le Monde des Douze, et le but est de retrouver votre passé. A vous de reconstruire les étapes ! Faites preuve d'imagination, et n'oubliez pas qu'aucune possibilité n'est à écarter !


Vous vous réveillez, les muscles encore engourdis, frissonnant de toute part, sans la moindre idée de l'événement qui vous a amené en ces lieux. Vos yeux s'entrouvrent légèrement pour ne constater que l'obscurité ambiante, seulement perturbée par la faible flamme d'un feu de camp improvisé au milieu de cette lugubre caverne. A même le sol, votre position ne se révèle pas des plus confortables, les rochers froids et pointus transperçant par endroit votre tunique pour vous griffer le dos.

L'air est putride, fétide, et il insupporte vos narines, allant jusqu'à vous provoquer des nausées qui amplifient le mal-être qui vous envahit. Vous rendriez volontiers votre repas si seulement vous aviez l'impression d'avoir l'estomac rempli. Mais que faites-vous ici ? Et surtout, qui êtes-vous...

Vous vous massez la tempe longuement, perdu dans vos pensées, dans vos réflexions, essayant de regagner vos repères, rassembler vos souvenirs. Rien n'y fait, vous ne sauriez dire si nous sommes le jour ou la nuit, ni même affirmer avec certitude l'année en cours.

Cela vous perturbe : comment peut-on se retrouver à ce point inconnu à soi-même ?

Vous tâtonnez les gravats aux alentours, mettant la main sur une besace abandonnée, contenant un bon morceau de kanigrou séché, une outre d'eau à moitié pleine, ou à moitié vide, selon votre optimisme du moment. La faim, la soif et le froid vous tiraillent, et malgré vos absences et vos doutes, votre esprit est suffisamment fonctionnel pour constater que retrouver votre identité n'est pas une immédiate priorité.

Avant toute chose, il vous faut survivre.

Vous entendez un bruit ressemblant à des pas sur le sol caillouteux de la grotte, et le bruit d'une rivière ou d'un cours d'eau qui semble traverser la salle dans laquelle vous vous trouvez, toujours allongé. Il va falloir vous décider et rapidement si vous ne voulez sombrer éternellement.

Quelle sera votre première action ?
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Score : 174

A quoi bon réfléchir lorsque votre estomac crie famine ?
Obsédé par les cris incessants provenant de votre ventre, vous n'avez qu'une hâte et vous saisissez du morceau de viande pour vous rapprocher du feu et croquer à pleines dents. Vos papilles vous en remercient gracieusement, et d'épais filets de bave accompagnent votre mastication, mais la faim pardonne toutes les erreurs de tenue dit-on.

Mais alors que votre déjeuner - à moins qu'il ne s'agisse de votre dîner - s'avance, vous vous sentez de plus en plus froid, comme si l'atmosphère devenait glaciale. Lorsque vos yeux se tournent vers votre feu de camp, vous constatez avec horreur l'évanouissement de l'unique source de lumière et de chaleur des alentours.
Si votre réflexe de survie vous aura été d'un grand secours, il aurait peut-être fallu songer à vous préserver plus longtemps. Les braises encore rougeoyantes dégagent une légère fumée grisâtre, mais cela ne durera guère.

Fort heureusement, l'événement est arrivé assez vite pour que vous ayez la présence d'esprit de conserver un morceau de votre viande à l'abri, et espérer tenir un peu plus longtemps, malgré la chute de la température.

Jurant face à cette maudite situation, vous ne pouvez retenir vos plaintes plus longtemps. Un événement pourtant va vous tirer de vos rêveries : les bruits que vous entendiez n'ont pas le moins cessé du monde. On aurait même dit qu'ils se trouvaient plus près, et vous pourriez presque distinguer des voix dans l'assemblée, et des espèces de grognements animaux.

Vous avez toujours soif, et de plus en plus froid. Vous avez toutefois regagner quelques forces par votre repas.

Qu'allez-vous faire dans cette situation ?

Les Commentaires commencent à cette adresse 

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Score : 2788

Dans le calme, vous tâchez de reprendre vos esprits, tâtant par-ci, palpant par là, dans l'espoir de trouver des indices dans votre apparence physique. Vous caressez votre peau lisse, vos doigts s'arrêtant ça et là sur de légères croûtes de sang parcourant votre bras, encore suintantes pour la plupart. Vous continuez votre inspection corporelle, passant par vos oreilles arrondies, vos cheveux mi-longs, et descendez peu à peu sur votre corps, passant sur votre torse, votre abdomen et vous glissant même entre vos deux jambes pour y découvrir les habitants des lieux. Tout porte à croire, sauf utilisation de moyens ogrinesques remarquables, que vous appartenez à la gent masculine, et vous vous accordez à dire qu'il s'agit là d'une fainéantise du narrateur pour ne pas avoir à accorder les adjectifs de ce récit.

Cette inspection faite, vous vous demandez néanmoins à quelle divinité vous vouiez un culte, n'ayant pu trouver sur votre corps les traces irrévocables d'une foi prononcée. Vous tâtonnez alors le sol cette fois, et y ramassez une pierre pointue d'une taille fort honorable, histoire d'avoir un allié dans cette sombre affaire. Vous vous concentrez sur les bruits environnants. Les grognements se rapprochent, les pas également, et ils ne vous inspirent définitivement nulle sympathie. Si votre tempérament vous indique qu'un assaut se tentait, votre raison vous ramène bien vite à la réalité, et malgré vos forces retrouvées, de quel poids auriez-vous été face à ces ennemis inconnus ?

Vous préférez donc vous cacher, quitte à observer ces individus une fois entrés dans votre salle. La soif aidant votre décision, vous vous dirigez prudemment vers l'eau, usant de votre ouïe plus que de votre vue dans ce lieu assaillie par l'obscurité. Et c'est d'ailleurs ce qui vous vaut de glisser sur le sol trempé, votre pied droit arrivant dans l'eau gelée du ruisseau.

Vous l'en ressortez bien vite, marchant avec encore plus d'attention, jusqu'à ce que vos mains rencontrent un rocher d'une taille fort honorable, derrière lequel vous pourriez vous dissimuler... Juste à temps ! Car les inconnus débarquent, et vous pouvez identifier la troupe grâce aux torches que ces hommes et femmes transportent.

Observant leur tenue et leur allure, vous pensez qu'il s'agit là de guerriers accomplis. Munis d'imposantes hallebardes, ils sont vêtus d'un habit oscillant entre le beige et le marron, comportant plastron, jambières et casques intégrés, de quoi rendre votre petit caillou ridicule en cas d'assaut improvisé ! Vous n'auriez plus eu qu'à prononcer l'allocution habituelle des situations désastreuses et désespérés, d'autant plus que ceux-ci semblent crispés, à cran. Si les pas ont désormais leur explication, vous n'en trouvez néanmoins aucune pour les grognements, ce qui expliquerait la tension dans laquelle sont plongés ces explorateurs, lesquels viennent de découvrir les restes de votre feu improvisé.

"Il y a quelqu'un ? fit l'un d'eux
- Chut, firent trois autres, tu vas l'attirer.
- Il ne reste probablement plus rien de ceux-ci, affirma le dernier, la mine sombre."

Un grognement retentit, comme pour répondre à ces paroles. Des cinq personnages, trois restent autour des restes de votre campement, tandis que deux autres font le tour de cette salle. L'un d'eux se dirige peu à peu vers votre position, hallebarde en main.

Que faites-vous ?

Les commentaires se font à cette adresse.

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Score : 174

C'est étrange, ce moment pourtant si vif et instantané vous a paru durer une éternité. Est-ce la réalité, ou la panique du moment altèrerait-elle votre perception du temps ?... Oui, c'est certainement cette seconde solution que vous allez privilégier. De toute manière, la situation vous presse et vous décidez d'utiliser votre arme improvisée en la lançant de toute force à l'opposé de votre position, faisant retentir le son du rebond dans la caverne.

"Quoi ? Qu'est-ce que c'était ? Vigan, c'est toi ?
- Non chef, je suis derrière vous.
- Je crois qu'il y a quelqu'un dans cette salle..."

Votre stratagème aurait sans doute fonctionné pour des animaux à la capacité de réflexion peu élaborée ou des hommes en panique face au danger. Mais malgré la menace que semble représenter l'éventuelle créature dont proviennent les grognements, ceux-ci paraissent garder un semblant de sang froid, suffisant pour ne pas leur faire prendre de conclusions hâtives et irréfléchies. Est-ce la votre salut ou votre perte ?

A la lumière de la torche gardée par le groupe de trois situé au centre (car oui, l'un d'eux porte une torche, je ne vous l'avais pas dit ?), vous les voyez scruter les différents recoins de la grotte, pour tenter de retrouver l'initiateur du lancer de pierre. En l'occurrence, vous. Autant vous dire que vue la superficie de la pièce et votre visibilité réduite en ces lieux, votre cachette ne mettra que peu de temps à être découverte, et vous préférez aussi vous livrer de vous-même, afin d'éviter tout malentendu, et possiblement vous faire des alliés de ce groupe de guerriers.

L'homme parti en exploration vient aussitôt à votre rencontre, inspectant vos blessures.

"Ca va, il s'en sortira ! assura-t-il à ses coéquipiers. Mais je ne sais pas s'il nous sera utile pour le combat, ou pour quoi que ce soit d'ailleurs...
- On trouvera bien un moyen, ramène-le ici !"

Sitôt dit, sitôt fait, vous voici au milieu des cinq miliciens, sans réellement savoir quelle histoire leur raconter, tant la mémoire vous fait défaut. Et de toute évidence, le temps n'est pas aux histoires, puisque vous apercevez, passant par la même ouverture que les miliciens, un mulou énorme, à la respiration forte et saccadée, bavant allègrement sur le sol rocheux de la grotte.

Aussitôt, quatre miliciens se mettent en place, hallebardes en avant, tandis que celui qui semble être le chef vous tend la torche.

"Rend-toi utile veux-tu, nous discuterons après la bataille."

Et il sortit une épée de son fourreau. Vous notez que les miliciens ont laissé près de votre ancien feu certaines de leurs affaires, comportant quelques vivres, un arc et ses flèches, une hachette, des bandages... Les braises fument encore légèrement, et si aucune flamme n'a survécu, vous sentez que ce feu n'est pas totalement mort.

Allez-vous obéir et rester sagement en arrière ? Allez-vous "emprunter" une arme trouvée dans le barda de ses miliciens ? Allez-vous fuir sans demander votre reste ? Vous avez la parole !

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