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[Event] Salades d'Avocats : Topic RP

Par Le-Valet-Noir - ANCIEN ABONNÉ - 08 Avril 2018 - 10:04:25
Quelques mois après « l’affaire Pyrocluedo » , le procès du meurtrier de Ludovico Midofis eut enfin lieu.
Aporia Crategi, un Eniripsa mercenaire, fut appelé à la barre afin de partager ses conclusions. Une fois celles-ci présentées avec un débit insoupçonné et d’impressionnants renforts d’indices et de liens assemblés sur le métier à tisser de la Vérité, une voix s’éleva depuis l’assistance jusqu’ici suspendue aux lèvres de l’investigateur :
Une personne avait fendu la foule et avait progressé autant que possible en direction de la Cour.

Se présentant comme membre du Bureau de l’Echo Natif de la Question Ultimement Essentielle et Terriblement Ereintante, elle brandissait une besace au contenu cliquetant. Du sac, elle entreprit d’extraire un carnet tout de cuir souple relié ainsi qu’une série de gemmes luisantes.

« Objection, Votre Honneur ! Ces objets renferment autant de raisons d’innocenter cet homme, dit-elle en pointant Salpêtre Midofis d’un index chargé, que de l’accuser ! Ce procès doit continuer, mais je vous conjure de donner à chacun les moyens de se défendre ! »

Après un examen approfondi des pièces et documents portés à sa connaissance, l’Honorable Juge Depet décida, un brin troublé, de prendre une décision exceptionnelle et de procéder à un jugement multiple : tous les suspects de l’affaire comparaîtraient dans son tribunal.

Un avocat serait attribué à chaque accusé et les confrontations de ces huit ténors du barreau dureraient dix jours. A la fin du délai imparti,  un coupable serait désigné.
 
Pour découvrir comment participer et jouer, rendez-vous sur le topic HRP !
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Le Juge avait prit sa décision quelque jours avant le jugement. La liste des avocats commis d'office avait été rendue publique et envoyée aux intéressés afin de préparer au mieux leur dossier. La répartition des avocats et leurs clients était celle-ci :

  • Alfonso Krahte défendra Salpêtre Midofis
  • Anne Veltine défendra Maescria Bine
  • Celesda Phidavite défendra Braise Pascale
  • Eli Tij défendra Ivy Trilolisme
  • Maître Equébé défendra Adama Jordome
  • Lupus' défendra Glycérine Midofis
  • Maître Mifaie défendra Sohap Midofis
  • Maître Montes Skieux défendra Whister Wallane

La date du jugement est arrivée. Un brouhaha se fait entendre au sein du tribunal jusqu'à l'arrivée du Juge Depet. Tout le monde se lève et plane alors un silence religieux. Ce dernier fait signe à l'audience de s'assoir et déclare d'un coup de marteau la séance exceptionnelle pour le meurtre Ludovico Midofis ouverte. Il s'adresse maintenant aux avocats et invite qui le souhaitera à prendre la parole.
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Conscient de l'épée de Damoclès, qui planait au dessus de son client, Alfonso se leva prestement pour prendre la parole.

"Chers jurés, cher Juge. Je suis Maitre Krahte, et je représente Monsieur Salpêtre Midofis ​​​​dans cette affaire.

Bien que les investigations précédemment menée placent mon client dans une situation des plus précaire, il est important de replacer les événements dans leur contexte.
Monsieur S.Midofis était de passage au manoir avant de repartir pour une affaire urgente pour l'entreprise familiale, entreprise pour laquelle je le rappelle il travaillait ardemment depuis longtemps déjà, avec son frère et son père. L'entreprise allant certainement revenir au fils aîné au décès de Monsieur Midofis, cela ne puis en aucun cas constituer un motif pour mon client.

​​​​​​En revanche, l'argent de cette entreprise attirait de nombreuses convoitises au sein de la maisonnée, et notamment Mlle Glycérine, dont on sait que la carrière d'artiste bat de l'aile à ce jour, ou encore Mme Trilolisme qui a besoin d'argent pour financer la reconstructions de son temple pour ses org...ouailles.

Mais je vous propose que nous nous tournions vers la seule personne qui en voulait à son argent, tout en disposant des moyens de réduire au silence son employeur, Mlle Braise Pascale, dont la maîtrise des poisons et des larcins ne peuvent que nous alerter sur la culpabilité de cette personne dans notre affaire."

​​​​​Alfonso se tourna vers Maitre Phidavite, et se rassis pour lui laisser la parole.
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<< Bonjour, je me présente Luc Mifaie Loexu. Je représente Sohap Midofis, fils ainé de la victime.
   J'interviens car au cours de l'étude de ce dossier, il m'est apparu un fait horrifiant. En effet, je me sens dans l'obligation et le besoin de demander, et ce pour défendre au mieux mon client,des informations solides et avérés.
   J'entends par là, que Whister Wallane n'a pas la compétence requise pour délivrer une expertise médico-légale fiable sur les causes de la mort de Ludovico Midofis.
  Je demande donc,si cela est possible, que les services de polices confirme l'heure estimer de la mort mais surtout les causes. 
Cela pourrait trancher entre meurtre et tentatives de meurtre; entre noyade, choc, empoisonnement, mort naturel et étranglement. 
   Car si l'étranglement était le coup fatal, le crime commis est avoué par Ivy Trilolisme, qui au constat de sa déposition et par les marques qui ont étaient observer sur la victime, n'a pas pris la peine d'ouvrir la chaine de la victime pour la volée. Elle aurait mal vécu l'arrêt des donations de la victime et savoir la restauration de son temple compromis devait la mettre dans un de ces état. Son culte, tellement cher à son cœur, qu'elle en souhait convertir son entourage. Ses avances rejeté dans la salle de bain l'aurait fais craquer, elle lui aurait sauté à la gorge, récupérant les fonds nécessité dans l'immédiat les cachât dans sa chambre et  revins  pour s'occupe du cadavre mais fut interrompu par le majordome.
  C'est pour cela que je fais cette demande à la Cours. Merci de votre compréhension.>>

    L'avocat se rassit, constatant avec soulagement que le plafond ne c'était pas effondrais et avec horreur qu'il ne savait toujours pas comment il allait défendre son client.

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Sur cette dernière intervention inopportune, les plumes de l'honorable juge Depet se dressèrent, le transformant en une parodie de volumineux volatile. L'air courroucé, il décocha l'un des fameux regards noirs qui l'avaient rendu célèbre au sein du Palais de Justice.

« Maître Mifaie, l'analyse des pièces mises à la disposition de ce tribunal atteste que la mort de la victime a été causée par un empoisonnement, et non par strangulation. Ce point ayant été éclairci, la parole revient à la défense de Madame Pascale. Maître Phidavite, c'est à vous. »

La première victime du juge Depet baissa les yeux, honteuse et confuse, et jura en son for intérieur — un brin trop tard, certes —  qu'on ne l'y reprendrait plus : dorénavant, elle se démènerait  pour effacer des esprits ce fâcheux incident !
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L'ancienne mercenaire Lupus', devenue soudainement avocate de Glycérine Midofis, la fille du défunt, ne laissa rien transparaître lorsque le juge lança un regard noir à Maître Mifaie. Pas même un petit sourire en coin qui aurait témoigné de voir l'attention du juge se porter autre part que sur sa propre cliente. Non, elle semblait plutôt concentrée sur sa propre cliente et sur tous les éléments que le bureau d'ENQUETE avait rassemblé. 

Elle regarda le juge et les jurés un instant, comme si elle souhaitait intervenir, puis reconcentra son attention sur une pile de feuilles étalée devant elle. Elle n'allait sûrement pas comettre prématurément l'erreur d'aller à l'encontre de l'instruction du juge qui venait de donner la parole à Maître Phidavite. Elle attendrait pour parler, au moins encore peu.
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Éli, jeune Xélor fraîchement débarqué au barreau de Bonta avait reçu avec appréhension la demande du juge Depet ; et c'était tremblant qu'il était entré dans le tribunal d'Hambaldad. Mais au moment où, dès le début de l'audience, Maître Mifaie avait commencé à attaquer sa cliente, il avait pâli autant que ses bandelettes le lui permettaient.
Puis, Depet avait lancé un de ses mythiques regards noirs... Peut être pourrait-il finalement profiter de cette situation si Luc Mifaie revenait à la charge ?

Pour l'heure Maître Tij, rasséréné, se concentrait sur ses notes aux allures de formules algébriques et de gribouillis illisibles qui, il l'espérait, lui assureraient une défense implacable.
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Maître Phidavite ne s'attendait pas à ce que sa cliente soit mentionnée si tôt. Aussi, c'est tremblante d'émotion et de surprise que la jeune avocate se saisit de l'imposant dossier qu'elle avait préparé afin d'assurer sa défense.

Hélas, dans sa précipitation, elle renversa la moitié de ses notes, se cogna le front en se baissant pour les ramasser et balbutia quelques excuses maladroites.

« Votre Honneur, d-donnez-moi...  deux petites minutes, implora-t-elle.
- Je vous accorde vingt secondes. »
lâcha imperturbablement le juge Depet.

A la fin du temps imparti, le Hibou roula sévèrement des yeux et reporta son attention sur un autre avocat.


« Maître Tij, il a été question de votre cliente. Désirez-vous déclarer quoi que ce soit ? »

La parole était désormais au défenseur d'Ivy Trilolisme.
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Éli venait tout juste de finir de relire ses notes quand l'appel du juge l'invita à défendre sa cliente, Ivy Trilolisme. Il souffla un bon coup, se leva en saluant les jurés puis en se tournant face à Depet :

"Juge Depet, je vous remercie de me donner la parole. Oui, j'ai en effet des choses à déclarer au sujet de ma cliente, amie de longue date de la famille Midofis et proche indiscutable de la victime.
Le cas d'Ivy Trilolisme est délicat mais finalement assez clair. Il conviendra avant tout de faire la part des choses. Oui, ma cliente a commis un crime dans la demeure des Midofis, les pièces à conviction n°3 et 21 le prouvent. Mais de ce crime elle n'a jamais cherché à nier sa culpabilité lorsque les patrouilleurs l'ont interrogée. Ce vol, funestement lié au meurtre qui nous réunit aujourd'hui, sera j'imagine le sujet d'un autre jugement mais ce n'est pas sur ce pan de l'affaire que je défend ma cliente.
Ma cliente a donc avoué tout ce qu'elle avait à dire au sujet de cette fatidique soirée. Sa réaction face au corps de la victime n'a certes pas été digne de louanges, Maître Krathe a raison de souligner que la richesse de Ludovico Midofis est convoitée et est au centre de cette affaire, mais on ne peut reprocher à Madame Trilolisme son courage et son honnêteté de ne pas avoir tenté de cacher son larcin. Qui plus est, en pleine affaire de meurtre ! Elle est fervente et sait, surement mieux que la plupart, que seule la vérité prévaut.

Ensuite, soyons clair, ma cliente en pinçait pour la victime. Le rendez-vous donné à ma cliente par Monsieur Midofis dans sa salle de bain avant la réception du soir pourrait inviter à croire que cette attirance était réciproque. Cette relation que je qualifierai donc d'amoureuse semblait donc en "bonne santé" au soir du meurtre. Seulement, qui pourrait en vouloir à Monsieur Midofis de fréquenter ma cliente au point peut être de commettre un crime ?"

A ces mots, les yeux pétillants d'excitation et de toute sa petite taille, il se tourna vers Anne Veltine.

"Maescria était jalouse d'Ivy Trilolisme. Et au passage, son comportement lors de l'interrogatoire des patrouilleurs pourrait laisser à penser qu'elle cache plusieurs secrets. Les pièces à conviction n°16 et 18, contenant des informations cachées à la victime ou même falsifiées sont là pour apporter du poids à mes accusations."

Concluant ainsi son laïus, Éli se rassit, satisfait mais néanmoins fébrile.
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L'attention générale se reporta sur Maître Veltine, garante de la défense de Maescria Bine.

Qu'allait-elle bien pouvoir trouver à redire face aux insinuations de son confrère ?

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Anne Veltine se lève, ne quitte pas des yeux le Juge Depet et prend la parole.

« Madame Maescria Bine est exposée à de nombreuses critiques depuis quelques mois à cause de son coup de foudre pour Monsieur Midofis. Détestée par ces deux futurs beaux-fils, elle s’entend néanmoins merveilleusement bien avec sa future belle-fille.
Ivy Trilolisme, logeant au Manoir d’Alberta, est une vieille amie de Ludovico Midofis et l’ancienne préceptrice des enfants. Ne voulant pas s’attirer les foudres de la famille, elle conçoit son couple avec sa présence. Il est vrai que Madame Bine trouve ses manières quelque peu déplacées. Comprenez que la nudité de son futur époux face à Madame Trilolisme peut la rendre jalouse, voire furieuse, mais en aucun cas elle n’aurait imaginer faire du mal à Monsieur Midofis pour porter atteinte à cette femme. Elle tenait beaucoup à lui et a été horrifié par ce crime. »

Elle trifouille dans ces papiers quelques instants avant de reprendre.

« Il est vrai, ma cliente a reçu une enveloppe, très probablement distribué le jour du meurtre, en début d’après-midi, par le majordome, annonçant sa grossesse. Contenu du départ de Madame Bine à 13h de la maison et ce, jusqu’à 18h30, celle-ci n’aurait pris connaissance de ce document médical que le soir. Elle ne put ainsi prévenir son futur époux de la nouvelle.
De plus, Maescria Bine semble totalement ignorer la falsification dudit document lors des questions posées par les enquêteurs, elle est même très émue par la situation.
Néanmoins, la présence des empreintes digitales de Monsieur Midofis sur la lettre, montre bien qu’il l’eut entre ses mains. Serait-il à l’origine de l’adultération de l’analyse de prise de sang de Madame Bine ? Cela n’aurait aucun sens...
Dans ce cas, si Maescria Bine est bel et bien l’auteure de ce trucage - dans ce cas là, permettez-moi de féliciter ma cliente pour son jeu d’actrice on ne peut plus parfait, dépassant de loin celle de sa protégée -. Elle en aurait ainsi informé Ludovico Midofis, certainement pour attirer l’attention de ce dernier et ainsi rendre jalouse Sœur Ivy Trilolisme.
Or, seuls les futurs époux étaient au courant de cette grossesse. Nous pouvons tout à fait imaginer que cette heureuse nouvelle faisait partie, avec celui de leur mariage, des deux annonces que voulait faire la victime à son cercle d’intimes lors de la réception.
Madame Bine n’aurait aucun intérêt à tuer son amant avant ces deux annonces. Sans ce meurtre, elle aurait obtenue ce qu’elle souhaitait, la preuve de l’amour de son futur mari entraînant certainement la jalousie de Madame Trilolisme. »

L'avocate reprend son souffle.

« Ma cliente s’adonnait à un trafic de stupéfiants avec Mademoiselle Glycérine Midofis, découvert grâce à la lecture de son agenda. Néanmoins, rien ne prouve qu’elle en consommait. Les enquêteurs ont trouvé, dans la chambre de Mademoiselle Midofis, à l’intérieur d’une coque de Pyrofuego, des résidus d’un puissant narcotique. Les empreintes digitales de ma cliente ainsi que celle de sa ex-future belle-fille ont été retrouvées sur la coque. Cependant l’utilisation d’une telle coque, en temps normal exploitée dans la réalisation d’artifice, n’aurait eu lieu sans la participation d’un employé, ou d’une ancienne employée, de l’entreprise familiale, telle que Mademoiselle Glycérine Midofis. Madame Bine protégeait certainement sa future belle-fille de son père, très soucieux quand il s’agit de sa fille, en lui cachant sa consommation illicite. Ma cliente est très attachée à cette famille et tente, pour le mieux, de conserver les liens qui les unissent. »

« En parlant de Mademoiselle Midofis…»

Anne Veltine se tourne vers Maître Lupus’.

« Comment pouvez-vous justifier cette consommation ?
Glycérine Midofis semblait souffrante à son arrivée au Manoir, le jour du meurtre, d’après la déposition de Monsieur Adama Jordome. Étrangement, elle se sentit « très bien » après, lors de son interrogatoire.
A-t-elle agit expressément entre temps dans l’élimination de son père ?
Se sentit-elle mieux, libérée de sa soif de vengeance du à son bannissement paternel, ou grâce à l’héritage qui va, je cite « me permettre de remonter sur les planches pour quelques saisons supplémentaires.» ? »
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Maître Équébé, qui menaçait durement de s’écrouler sur le pupitre de la défense, fut soudainement pris d’une quinte de toux monumentale, comme s’il était en train de déloger un chachat qui avait élu domicile dans sa gorge quelques années auparavant, et dont il parvenait enfin à se débarrasser, c’était plus fort que lui, comme une sorte d’instinct animal, alors il continua à tousser, tousser, tousser à s’en déchirer les muqueuses et à en réveiller la victime d’entre les morts.

Lorsqu’il eut fini son affaire, visiblement satisfait, quoiqu’un peu irrité, il se redressa de sa voûture morbide, et remarqua que tout le monde avait le regard rivé sur sa personne. Puisque l’attention était sienne, il se sentit obligé d’intervenir, pour le meilleur et pour le pire :

« Hum… Objection votre Ineffable Excellence. J’ai attentivement écouté mes très qualifiés confrères et consœurs — bien que certains confondent encore crimes et délits, mais je ne les jugerai point sur ces détails — et donc, plus précisément, sur l’exposé de Maître Veltine, il est une chose que je souhaiterai clarifier.

En effet, nous parlons ici de la situation hum… encloquée relative à Madame Bine. J’ai cette impression que Maître Veltine prend quelques raccourcis un peu hâtifs afin d’exonérer sa cliente de toute responsabilité. En effet, nous savons tous, Mesdames et Messieurs les Jurés, Monsieur le Juge, que les coucheries, les cocufiages, les bâtards […] »

Maître Équébé semble légèrement déconcentré à l’évocation du dernier terme de son énumération, comme s’il venait de se mettre une balle dans le pied.

« […], et les promesses d’enfant sont bien souvent des sujets aux importances si cruciales, qui touchent nos cœurs, nos passions d’avenir et de descendance, qu’il n’est pas rare, même chez les plus nobles et les plus monarques, d’en venir au meurtre comme résolution de ces nouages intenses.

Pour en revenir à notre affaire, il convient d’en revenir aux faits. L’examen médical de Madame Bine était un faux, et sur celui-ci figuraient les empreintes de cette dernière, ainsi que de son concubin.

Premièrement, et ce n’est pas un tort de le rappeler, je suppose, les empreintes se bornent à faire le lien entre une personne et ce document, mais ne peuvent en aucun cas démontrer que seules ces personnes en ont eu accès : il suffirait ainsi de disposer de gants pour n’y laisser aucune trace, ou bien qu’on s’en fasse lire le contenu par une tierce personne, ou encore qu’on en lise le contenu sans le toucher. Un faussaire, puisqu’il s’agit d’un faux, est habitué à ces considérations, et prendra probablement ses précautions pour n’y laisser aucune trace.

Secondement, il est nécessaire de chercher à comprendre à qui cette falsification pourrait bénéficier : comme disait mon grand-père, « le mariage est un cercueil dont les enfants sont les clous » comprenez par cette formule que la promesse d’un enfant est un élément déterminant dans le choix du mariage. Or Madame Bine avait un intérêt tout particulier à pousser feu Monsieur Midofis à l’union sacrée : premièrement elle sécurisait un avenir auprès d’un homme d’affaires influent, et secondement elle s’octroyait une position supérieure au sein du ménage et de l’entreprise familiale… En effet, comme cela a été soulevé, Madame Bine n’était pas ignorante des poudres et des fumées qui font rêver. Comme l’ont montré les aveux de Madame Trilolisme, la femme peut aller très loin dans son inlassable quête d’argent. Néanmoins, dans cette perspective de pure vénalité, Madame Bine n’aurait aucun intérêt à réduire son amant au silence. À moins que… À moins que ce dernier ne veuille pas de ce divin enfant ?

Après tout, un homme tel que Monsieur Midofis avait déjà bien rempli son rôle de père, et l’idée d’une énième grossesse n’était peut-être pas de son goût, remettant peut-être même ce mariage en question… Je ne m'épancherais par sur ces raisons qui sont les nôtres messieurs, de nous refuser à la tâche de père, car nous seuls pouvons les comprendre, et elles sont légion. Madame Bine l’apprenant aurait ainsi décidé de tuer son amant-tirelire, car, comme beaucoup de femmes, elle aurait agi sans réfléchir aux conséquences, par amour de son enfant. Et, Mesdames et Messieurs les Jurés, vous savez jusqu’où une femme est prête à aller pour son enfant…

Il est ainsi plus probable, dans cette hypothèse, que Madame Bine ait été une sorte de dinde de la farce, si vous me permettez l’expression. Un faussaire du manoir, sachant que Monsieur Midofis ne désirait pas avoir d’enfant aurait fait croire à Madame Bine qu’elle était enceinte. Or, un faussaire qui a des bases en médecine, je n’en vois qu’un ici bas… Monsieur Whister Wallane ! »
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Après avoir acquiescé du bec, le juge Depet commenta tranquillement :

« Vous dressez un tableau bien sombre de la condition humaine, Maître Equébé, mais votre remarque appelle une réponse. Maître Skieux, avez-vous un commentaire à faire ? »

Puis, comme si le soupir de soulagement de la défense de Glycérine Midofis s'était fait entendre de la Cour, l'honorable rapace ajouta :

« Maître Lupus', nous reviendrons vers vous dès que Maître Skieux se sera exprimé. Je ne vous ai pas oubliée. »

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Maitre Skieux se redressa alors, toute son attention concentrée sur le juge.

"Oh oui, vous avez raison, Maître Equébé, Monsieur Wallane est bien placé pour agir de la sorte. Mais où seraient ses intérêts, et surtout, ceux de ses employeurs ? Sans oublier qu'il n'a, en aucun cas, été question de mon client pour... diagnostiquer une quelconque grossesse ! Nous savons, vous et moi, qu'il n'y a que très peu de chance que Madame Bine ait été trompée à ce sujet. »


« Il faut aussi penser aux conséquences qu’il pourrait y avoir sur l’enfant et la mère, il serait donc étonnant qu’une dame de cette intelligence n’y ait pas pensé, avant et de révéler sa grossesse, et de tuer le père. »

« Je n’ai rien d’autre à ajouter, pour le moment seulement. Mon client est médecin, pas faussaire. »

L’avocat se renfrogne et se renfonce dans son siège, restant alors muet jusqu’à la prochaine intervention…
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Dubitatif, l'honorable Juge Depet claqua du bec.

« Maître Lupus', avez-vous eu le temps de trouver vos mots ? Maître Veltine émettait de graves insinuations à l'égard de votre cliente. »

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Maître Lupus – elle n’ose pas préciser d’ailleurs que le titre lui fait un effet étrange à chaque fois qu’elle l’entend, elle qui est plutôt habituée aux titres mercenaires, ou plutôt justement, à l’absence de titre – se lève et s'écarte de ses collègues. Elle regarde dans un premier temps le juge et remarque du coin de l’œil qu’il a perdu une plume : il y en a une qui traîne au sol. Évidemment, elle s’abstient de fixer la plume, préférant ne pas prendre de risque de vexer le juge. Lui faire remarquer qu’il en perd reviendrait à lui dire qu’il se fait vieux… Et au milieu d’une cour, ça ne se fait pas. 
 
Elle tourne ensuite son attention vers les jurés, puis dévisage les avocats un à un. Elle s’arrête un instant de plus sur Maître Equébé et relève un peu la tête, puis s’approche de Maître Veltine et commence sa tirade.
 
Maître Veltine
Je dois avouer que je trouve très intéressante la manière dont vous peignez votre cliente. Nous sommes dans la cour de l'illustre juge Depet et à défaut de faire preuve d'honnêteté, tentez au moins de faire preuve d'un peu plus de créativité et de crédibilité dans vos histoires. Je vous prie, monsieur le juge, d’excuser la déclaration qui va suivre, mais il convient de rétablir la vérité. 
 
Enceinte alors que le mariage n'a pas été signé,  c'est déjà une situation précaire dans laquelle votre cliente s'est mise par elle-même, mais passons. Vous prétendez que votre cliente s'entend bien avec bien avec la mienne, Madame Glycérine Midofis, fille du défunt, et que cette dernière prenait part au trafic de drogue. Je dois avouer avoir retenu, par égard pour toutes les personnes ici présentes, un petit sourire sarcastique lorsque vous avez prononcé votre discours. Vous accusez ma cliente de marchander de la drogue, mais pourtant, nous savons bien que les marchands ne consomment pas leurs propres produits.
 
Non, ma cliente, Glycérine Midofis, était une victime de ce marché de... pyrofuego. Ma cliente est une personne dotée de l'âme d'une artiste, une personne sensible, une personne qui peinait à trouver le succès escomptée et noyait son chagrin, la déception de ne pas voir sa carrière décollée, dans la drogue. Voilà qui arrangeait bien votre cliente, que de lui fournir ces drogues. Quoi de mieux, pour convaincre un homme peut-être hésitant au mariage, de lui montrer qu’on s’investit dans ses activités de baron et de la drogue et qu'on s'entend bien avec sa fille dont l’esprit est peut-être plus facile à convaincre, plus faible, à défaut de s'entendre avec ses deux fils qui sont d’un tempérament plus fort.
 
Dans cette quête égoïste de mariage, votre cliente n'a pas fait attention à l'état de santé de ma cliente, et a continué, malgré tout le bon sens et la compassion dont chacun devrait être doté, à lui fournir des drogues afin que ma cliente lui reste sympathique… ET TOUT CECI, alors même qu'elle essayait de s'affranchir de son addiction. On sait bien qu’une personne addict  essaye de bien se comporter avec le fournisseur et de tout faire pour avoir ce qu’il faut… même discuter de robes... Les mots me manqueraient presque pour qualifier ce comportement, mais j’en ai bien un qui décrit une telle personne : cruelle.
 
L’amour de votre cliente était peut-être sincère, mais il était égoïste et ravageur, et oui, cruel. Elle aura au moins eu le mérite d’épargner à Ludovico Midofis le fait qu’elle nourrissait sa fille de drogues – toujours dans une vision égoïste, ceci dit -. J’ose simplement espérer que Ludovico Midofis, de son vivant, n’a pas revu Emma Jordome, sinon je n’imagine pas l’effet dévastateur et le comportement qu’aurait eu une personne si égoïste, si obsédée, si… cruelle,  face à ce qui aurait pu être vécu comme une trahison.

Maître Lupus marque un long temps de pause, s’écarte de Maître Veltine et prend place au centre de la salle. Elle reprend ensuite sa tirade, en regardant cette fois-ci les juges et les jurés.
 
Je le dis, ma cliente n’était qu’une victime dans tout ceci. Comme je n’ai aucun doute à propos de votre capacité, monsieur le Président, à condamner la bonne personne, je me permets de révéler certains éléments qui ne dressent peut-être pas le portrait le plus positif au monde de ma propre cliente, mais qui ont le mérite de dresser un portrait fidèle à réalité, un portrait honnête, un portrait juste. Et vous verrez que ce n’est pas une meurtrière, simplement une artiste, victime de peine de cœurs et de troubles de la vie. J’espère également que ce témoignage, fait dans un souci de bonne collaboration avec vous, monsieur le juge et les jurés, permettra d’éclaircir sous un nouveau jour cette affaire, ce qui permettra peut-être à cette cour de trouver le coupable parmi tous ces accusés.

Maître Lupus se tourne vers un bureau, sur lequel ont été disposées à l’avance plusieurs pièces à conviction : un papier chiffonné, un vase brisé, une lettre d’amour et un oreiller, ainsi qu’une carte de visite du faux docteur. Au fur et à mesure de son discours, elle pointe les pièces à conviction concernées du doigt.
 
Dans la salle à manger, a été retrouvée la pièce à conviction n°24 : un papier comportant les empreintes de Whister Wallane, avec les mots suivants « impression d’être suivi ». Ma cliente et moi avons quelque chose à confesser votre honneur : Monsieur Wallane a bien été suivi, et de fait, par ma cliente. Nous souhaitons agir, et agissons, avec transparence envers vous car nous savons que la vérité est la meilleure défense pour ma cliente dans toute cette histoire, car elle est innocente. 
 
Maître Lupus regarde avec compassion Glycérine Midofis, puis recentre son attention vers le juge, les jurés, et les pièces à conviction. 
 
Inutile donc de masquer que Madame Glycérine Midofis éprouvait des sentiments envers Monsieur Wallane. Je ne sais pas si on peut parler d’amour, mais au moins d’une de ces obsessions qui prend parfois les gens du théâtre, ces personnages aux goûts parfois extravagants, souvent rêveurs.  Une obsession adolescente, peut-être. Je reconnais que ma cliente n’est pas la personne la plus mature de toute cette pièce.
 
Glycérine Midofis ne regarde que ses pieds. C’est une piètre actrice et elle n’ose pas regarder le prétendu docteur en ce moment crucial.


 
Dès lors s’explique aussi la présence de la pièce à conviction n°33. Il s’agit de la lettre d’amour de Monsieur Whister Wallane, très peu énigmatiquement signée « W », mais s’expliquent aussi la pièce à conviction n°31, les tâches de fard à paupières sur l’oreiller, et enfin le vase brisé, la pièce à conviction n°32. 
 
Un chagrin d’amour ou tout du moins une passion non partagée, voilà ce qui est la cause de tout ceci. Des pleurs, un vase brisé par accident en se jetant sur le lit pour pleurer, c’est là tout. 
 
Ma cliente a en fait découvert la lettre par accident. Dans les réponses qu’Adama Jordome a apporté à l’enquêteur Ella Elle, ce premier a signalé souffrir le jour même « d’une migraine des plus retorses qui a compliqué la réalisation de [son] devoir  en tant que responsable du service », et pensait que monsieur Midofis n’avait pas reçu de lettre ce jour même : pour cause, il l’a sûrement distribuée par erreur, sous le coup de la maladie, à ma cliente. Celle-ci a découvert que le médecin ne lui vouait aucune passion en retour, sinon plutôt à son propre frère. Ceci explique les empreintes d’Adama Jordome sur l’enveloppe, et non pas sur la lettre elle-même : j’ose croire que son geste était en effet innocent et qu’il n’a pas lu la lettre, il l’a simplement remise par erreur à ma cliente.
 
Par contre, d’après les éléments que j’ai pu rassembler, je tiens à souligner qu’un tel comportement est inhabituel de la part d’Adama Jordome. Sa chambre, faite au carré, illustre bien une personnalité prenant soin d’elle et je ne le vois pas tomber malade le jour même du meurtre simplement par hasard. Avec tous ces « médicaments », ces drogues, ces prescriptions, et ces savoirs soudains sur les herbes pas forcément médicinales dans les membres de la maison, je me demande peut-être si un empoisonnement n’aurait pas touché la bonne cible ; avec ce mal de crâne soudain interroge. Permettez, je m’explique.
 

Lupus s’arrête un instant puis regarde Adama Jordome.

 
Adama, dans votre chambre, la pièce à conviction n°40, une carte de visite du docteur Whister Wallane appartenant à l’origine à ma cliente, a été retrouvée. Un mot du docteur a également été trouvé, comportant les mots suivants : « Contactez-moi si vous vous sentez sur le point de craquer ». Très visiblement, cette carte de visite et le mot étaient pour ma cliente et son addiction aux drogues, pour laquelle le docteur lui donnait des prescriptions. Elle agissait tant pour voir le médecin pour lequel elle porte, ou portait, des sentiments, que pour se sortir des drogues infernales fournies par la cliente de Maître Veltine. 
 
Je m’interroge, je m’étonne cependant : nous avons donc établi que ma cliente n’était qu’une artiste passionnée, plus prompte aux larmes qu’au meurtre. Pourquoi auriez-vous eu besoin de cette carte, Adama Jordome ? Ma cliente a pourtant indiqué l’avoir jeté, ce qui signifie que vous l’avez volontairement récupérée. Quel est votre rôle, dans toute cette histoire. Votre mal de tête en était-il vraiment un ? Si vous le voulez bien, Monsieur le Juge, Mesdames et Messieurs les Jurés, voici une supposition : vous avez peut-être été empoisonné par erreur par un poison visant une autre personne. Le but du poison aurait été de diminuer les capacités de la personne pour ensuite la tuer au moment opportun pour récupérer la clef du coffre ? Cela expliquerait par exemple l’absence de traces de lutte dans la salle de bain et le fait que vous auriez voulu récupérer la carte du médecin : pour lui demander une prescription pour votre si soudaine maladie.
 
Votre honneur, dans cette affaire, nous avons des drogues, des maux de crânes suspects, des personnes s’intéressant soudainement à des plantes et à des recettes bien particulières… Et je ne peux que m’interroger sur tout ceci. Il y a beaucoup de zones d’ombres et je ne peux que vous inviter à interroger les concernés, à interroger ceux qui ont touché de près ou de loin à ces recettes de poison, à ces herbes prétendument médicinales, ecaetera… Ou peut-être même à questionner Adama Jordome : à quel moment ce dernier aurait pu être empoisonné, si ma supposition est juste. Si mes suppositions sont en effet justes, tout ce meurtre est un chantier bien compliqué : il a probablement été prémédité et peut-être organisé par plus d’une personne. Ceci, je ne sais pas, Monsieur le Juge. Ce que je peux assurer cependant, c’est que ma cliente a bien été victime d’un chagrin et a pleuré sur son oreiller, mais ça n’en fait pour autant une meurtrière, d’autant que rien dans tout ceci n’est lié à son père. 

Monsieur le juge, mesdames et messieurs les jurés, vous êtes face à une jeune femme fragile, dont les espoirs ont été rongé par les obscures ambitions et substances illégales de certaines des personnes aujourd'hui présentes dans cette salle ; et que la vie a accablé de la disparition définitive d'un père qu'elle a toujours cherché et qu'elle ne pourra à l'avenir plus trouver.  Désormais, elle met toute sa bonne volonté pour essayer de faire le deuil de son père, de repartir sur de bonnes bases et de se séparer de son addiction... mais toutes ces choses sont rendues si difficiles, si ce n'est impossibles, par cette affaire qui, un an après, n'a toujours pas trouvé de conclusion.

Maître Lupus reprend place et attend de voir à qui le juge Depet va confier la parole.
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L'homme de loi plissa les yeux perçants qui étaient les siens avant de s'adresser à l'oratrice :

« Devons-nous comprendre de votre intervention que vous rejetez la faute sur le majordome ou sur tout le monde et personne à la fois ? Je vous conseille de bien réfléchir à ce que vous allez me répondre, Maître. Soyez plus claire. »


Le juge Depet n'en avait pas fini avec celle qui deviendrait peut-être sa proie.
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Votre honneur,

Si nous accusons quelqu'un, nous restons sur notre piste d'enquête autour du poison. La pièce à conviction n°26 qui contenait une prescription quelque peu fatale à ma cliente, vient très probablement du faux docteur, monsieur Whister Wallane, étant donné que c'est lui qui s'occupe de ses prescriptions, et de Sohap Midofis dont les empreintes ont été retrouvées dessus. D'ailleurs, elles ont été aussi  retrouvées sur la pièce à conviction n°25 ce qui est étrange vu que l'ordonnance ne le concerne pas. Étant donné la nature de leur relation, ça ne m'étonnerait pas que ces deux individus aient collaboré ensemble pour mener un obscur dessin dans toute cette affaire. Ils sont plutôt du rouge de Brâkmar que du blanc des Bontariens, dans cette affaire, et les deux devraient être interrogés. 

Il y a dans tout ceci une ironie délicieuse que je suis sûre d'être ne pas la seule à apprécier : l'être aimé, ou au moins le frère, qui aurait voulu attenter à la vie de l'aimant, à savoir ma cliente.

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"C'en est trop" se dit enfin Éli. Cette pensée qui avait transparu dans un regard noir haussé d'un sourcil faisait son bout de chemin depuis que Maître Skieux s'était exprimé au sujet de son client. Ainsi, en levant ses deux grands yeux vers le Juge Depet Maître Tige lanca un majestueux :

Objection votre honneur ! Objection. Merci Maître Lupus' pour votre discours. Vous avez assurément bien trituré le sujet des pièces à conviction concernant notamment Whister Wallane et je ne remets pas en cause, du moins pour l'heure, le statut de votre cliente Glycérine Midofis. Non, je souhaiterais revenir sur des mots, peut être déclamés trop hâtivement, par notre confrère Maître Skieux.

Le jeune Xélor pivota malicieusement vers l'avocat en question.

"Mon client est médecin, pas faussaire." C'est ce que vous avez dit Monsieur Skieux. Je veux bien croire que vous essayez comme nous tous d'innocenter votre client. Whister Wallace, meurtrier, je ne puis le dire. Mais médecin ou faussaire, je suis navré de vous apprendre que nous avons la réponse à cette question et que vos propos vont à son encontre.
Dans le coffre-fort de Monsieur Midofis, la victime, au sein même de son bureau ont été retrouvés plusieurs dossiers forts intéressants, pièces à conviction de cette affaire. Et la n°45 s'avère ici croustillante.
Elle constitue en une liasse de rapports, rédigés par l'illustre Paulette Véjenair, compromettant l'authenticité des diplôme de Whister Wallane. Notre docteur n'aurait jamais obtenu l'autorisation d'exercer la médecine et aurait même été renvoyé du temple où il avait effectué le début de sa formation.
Devons-nous remettre en cause le travail de la détective Véjenair ? Je ne crois pas. Rappelez-vous c'est elle qui a notamment élucidé l'affaire du vol des cartes de Zsamrat l'Encre Botanique.
Ainsi Maître Skieux, non votre client n'est pas médecin et, s'il n'est pas faussaire, il y a tout de même  ici un usage de faux. Je n'irais pas tout de suite aussi loin que Maître Équébé en affirmant que Whister Wallace est lui même le falsificateur de ces documents mais, faux ou usage de faux, voilà un autre délit à ajouter à cette affaire rocambolesque.
J'ai terminé.

Éli s'était surpris lui même par le ton presque agressif qu'il avait utilisé pour son objection. Cette affaire le stimulait d'une étrange manière. Il se rassit et se replongea dans ses notes.
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