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[Actuellement] Les Serments de Lhambadda

Par [Malvadar-Jandric] - MODÉRATEUR FORUM - 23 Juin 2015 - 18:25:04

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blique;font-size:16px;"> ous tenez entre vos mains l'un des carnets du Marquis, d'après la première de couverture. Celui-ci est volumineux et particulièrement insondable tant s'en dégagent les odeurs indicatives d'une magie cryptique et ancienne. Vous ouvrez précautionneusement le manuscrit recouvert d'une peau usée et découvrez en premier lieu un curieux registre décoré de mystérieux symboles. L'emblème reconnaissable d'une face souriante inscrite dans le papier ne fait aucun doute sur la part d'implication de Shariva, la Déesse du Tumulte. Une force irrésistible semble vous pousser à inspecter le grimoire dans le détail.

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;background-repeat:repeat;background-position:center;height:773px;">
Instigateur Jureur Qualité Serment Situation
Malvadar Ver Palessen Père de famille Thérapeutique Archivé
Malvadar Sabrilyn Chanteuse Enchantement Accompli
Mal Jabar Eliekor Heureux époux Thérapeutique Accompli
Mage Jaurdom Ilamaï Mercenaire Enchantement Accompli
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         

blique;font-size:16px;">Sur le point de tourner cette page de garde, un bourdonnement s'en prend inopinément à vos oreilles et vos yeux désormais ne cautionnent plus ce qu'ils découvrent. Les phrases que vous lisez se déstructurent ; les paragraphes épousent d'irrégulières formes géométriques et les mots glissent sur les feuilles pour se muer en d'incompréhensibles tableaux. Le bourdonnement devient bientôt une voix d’homme, suave et lénitive, s’adressant à vous en ces mots :

blique;font-size:16px;font-weight:bold;">« Les Enchanteurs de Shariva sont avertis des prières consacrées à leur Maîtresse. Dépêchés auprès des Douziens les ayant émises, ils accomplissent les désirs les plus enfouis. Des Serments devant Shariva sont alors prêtés et une dette auprès du Tumulte se doit ensuite d’être acquittée. Cette tradition restait discrète ; aujourd’hui seulement, par les circonstances commandant le Grand Chambardement, ce secret peut enfin être partagé. Avant que la monotonie dans le cycle des Serments ne s’installe, vous serez l’imprévisible variable qui bouleversera tout. Usez du Carnet et suivez les signes, rejoignez Lhambadda à l’heure des rendez-vous et faites se vriller les glissants rouages du Tumulte en vous immisçant dans la vie de leurs énigmatiques acteurs. »

blique;font-size:16px;">Chaque page délivre une émotion particulière au toucher, priant d'être auscultée pour amener au réel les inscriptions commises sur le papier. De tels comptes sont tenus pour chacun des Serments, tels de capricieux messages dont le contenu n’apparaîtra qu’en heure et pour lesquels il sera possible de dépêcher des indications. C'est en tout cas ce que la douce voix susurre en dernier lieu dans le creux de votre oreille tandis que vos paupières même refermées n'oublient pas les allures du visage souriant et potelé de la jeune déesse.
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Réactions 5

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[Désencombrement des silos de magie noire – code : MALADIE ; compilation des codex de Fon – code : FILIAL ; considérations métaphysiques des doctrines de la Balance Krosmique – code : SECOURS ; infraction par six fois aux six doctrines du Baron des Six – code : PÉRIL ; décodage du Carnet du Marquis selon les Plans de Shariva – code : CRIMINEL. Décodé : L’Amour d’un Père.

Un trente-et-un joullier à la seizième heure, par-delà un Voile jeté sur les Métamorphoses d’Hécate.]


Mes intentions te sont inconnues mais je sens déjà que nous pouvons devenir de grands amis.

Je suis une pluie qui perle jusqu’aux tréfonds de ton esprit. Je perçois dans ton être des conflits par myriades. Ce sont des constellations chaotiques qui donneront sûrement naissance à de terribles desseins ; crois-moi. Mais ne crains rien : je serai auprès de toi lorsque le Tumulte te réclamera.

Tu parcours cette page sans deviner ce que t’imposent mes mots. Tu ignores d’où ceux-ci ont été tirés pour imprégner éternellement ces carnets. Je vais te l’avouer. Approche un peu ton âme par ici.


Apprends. Je me souviens du père et du fils réunis sur une plage dont le corail emprisonnait les vents pour en inspirer d’harmonieuses mélodies. Une heure heureuse s’épuisait ce jour-là alors que l’un et l’autre s’amusaient à la manière de deux frères. Je sentais pour la première fois fleurir le Tumulte au cœur de la famille Palessen ; ils étaient déjà ce jour-là destinés à parader chez Lhambadda. Vois-tu, lorsque le père prit la peine de s’éloigner un peu de sa progéniture pour lui rapporter le plus beau coquillage du rivage, il ne retrouva à son retour qu’un petit corps inanimé renversé sur le sable.

Comprends. Les jeunes vies mortelles sont flamboyantes, à moins qu’un vent quelconque ne vienne souffler prématurément sur la bougie de leur âme. Heureusement, Ver Palessen était doté d’une sagacité étrange quand son précieux Santrimes fit face pour la première fois à la maladie. Notre époque nous apprend que rien n’est incurable sinon la mort et que la magie d’Eniripsa atteint toujours le juste, le pieux et l’innocent. Les semaines suivantes apprirent hélas aux Palessen que le jeune fils ne devait bénéficier d’aucun de ces trois traits. Nul disciple de la Divine Praticienne ne sut trouver le bon traitement en réponse aux maux de l’enfant progressivement plongé dans la discorde.

Ressens. Une flamme inextinguible dévorait alors les yeux paternels tournés vers Astrub, la cité de tous les commencements, au creux de laquelle il savait pouvoir réclamer notre assistance. Je n’ai aucune envie de te faire le récit de cette journée pluvieuse durant laquelle le Serment fut prononcé, mais sois sûr que le père n’ignorait rien de son coût lorsqu’il reçut l’antidote des mains de Malvadar. L’échange fut profond, long, courtois et sincère ; le soir même, Santrimes Palessen connut avec notre aide promise sa première nuit sans convulsions depuis de longues semaines.


Ne commets pas l’erreur de croire qu’il t’est possible de comprendre les Serments. De vieilles âmes s’y sont vainement essayées mais leurs esprits n’étaient pas formés aux paradigmes du Tumulte. Amuse-t’en : tu n’es pas seul à te réfugier derrière cette arrogance. Pourtant, je vais te raconter la conclusion de cette histoire et t’offrir un peu de grain spirituel à moudre dans ta carcasse creuse.

Mon oreille en papier est habituée aux tempêtes de la vie et je pouvais remarquer tout le maelström derrière l’ombre de Ver Palessen au moment où il prêta Serment. Malheureusement, les précieux Enchanteurs de Shariva sont certes puissants, mais sous leur long manteau de chaos se perpétuent diligemment les constantes d’un immuable paradoxe. Leurs interactions avec les Douziens ont de particulières limites. Ainsi Lhambadda dut-il, comme souvent, réclamer l’aide de quelques Variables.


[Sélection du lexique contemporain – VARIABLE ; définition : aventurier influençant les Serments.]


Contemple alors ce dernier jour de joullier où se réunirent devant Eilbativen à Lhambadda une quinzaine d’aventuriers. Mes pages y appelaient hier leurs esprits comme je bois aujourd’hui le tien. Il suffit parfois d’un murmure pour chatouiller l’âme et provoquer d’intéressants rebondissements. Les Palessen avaient plutôt besoin d’un cri du cœur, mais le mien est recouvert d’une encre épaisse.

Ces quinze âmes reçues par le Tumulte furent adroitement lancées à la recherche de Ver Palessen, même si l’intrigant Eilbativen, studieux protégé de l’Enchanteur Malvadar, omit de leur apprendre au préalable les tenants et les aboutissants de son Serment. La morale est un concept étrange pour ceux dont les frontières de l’esprit dépassent les immobilismes de la matérialité ; comprends-le. En l’échange d’une vie nouvelle pour son fils, le père devait sacrifier son honneur en commettant un crime pour chaque jour de joullier. Tous se mirent hélas à sa poursuite sans comprendre l’individu derrière le blasphémateur ; le libre-arbitre est un enfant terrible.

Lorsque les Variables devinèrent que la prochaine cible de Ver Palessen serait la banque de Bonta, où il y commettrait sûrement son dernier crime, plus rien ne pouvait ralentir leur inquisition. Mes pages se souviennent pourtant de Kodala, une jeune femme pleine d’assurance qui prit sur elle d’apprendre à son groupe la patience qui leur manquait tant. Bien sûr, je n’ignore pas non plus la bienveillance de Sanaa Kourial et d’Alya Enor, dont les sens comprirent qu’il y avait beaucoup à perdre à ne pas interroger prudemment Ver Palessen. Mais la scène ainsi préparée se remplit bientôt d’une foule arrogante et périlleuse : la banque devint le théâtre d’une intrigue fascinante mais dangereuse, où parmi les Variables deux groupes d’opinions s’opposèrent l’un à l’autre.

Malheureusement pour tous, le temps était compté à l’heure où la milice de Bonta, mobilisée sur place, ordonna à chacun d’abandonner cette querelle et d’expliquer le chaos ambiant. Certains, comme Twin Kers, voulurent comprendre pourquoi le père Palessen semblait si chahuté à l’heure du braquage ; d’autres, à la manière de Reptiluka, prirent la défense du criminel dans l’espoir d’achever le cycle du Serment en le faisant échapper à la garde. Mais l’adversaire à la grande cause se trouvait en réalité parmi les Variables : Soofti et Yngvir, deux d’entre elles, bloquèrent la seule issue de Ver Palessen et hâtèrent son emprisonnement, trahissant dans leur discours une pincée de chaos. En remettant le père de famille à la garde de Bonta malgré l’avis de la majorité, ils scellèrent son avenir.


[Chargement des principes abstraits. Décor sélectionné : prison de la milice de Bonta.]


Jetés dans les cages humides de Bonta, les Variables et Ver Palessen purent un moment apprécier l’ironie de la situation enclenchée. Dans l’ombre des couloirs de la prison, la silhouette de Malvadar se dégagea soudain et surprit l’audience. Ce moment d’inattention suffit à un prisonnier pour planter une dague dans la poitrine de Ver Palessen. Ne sourcille pas comme cela : c’est un rebondissement comme un autre.

Comment les Variables ne pouvaient-elles pas comprendre que leur tâche consistait justement à éviter une peine de prison à Palessen, au risque sinon de le confronter à son triste sort ? Ou peut-être certaines d’entre elles l’avaient trop bien compris ? Tu n’aurais pas tort de frissonner à cette idée, lecteur : il existe de plus impitoyables créatures que les disciples de Shariva. Le libre-arbitre est un enfant terrible, je te le disais déjà. Le comprends-tu enfin ? Le Tumulte peine en tout cas à se rassasier des défunts, sauf exceptions, et celui-ci hélas n’était pas l’une d’elles. Nous ne pouvons pas toujours ressortir gagnants, même si le chapitre du décès doit bien appartenir à une forme de succès.

- Et en effet, Malvadar, ces aventuriers pouvaient sauver la vie de ton précieux jureur ou au contraire précipiter sa chute, comme le désire la tradition. Que tu taquines leur conscience en me faisant le leur rappeler. Mais ne sois pas si amer en présumant que les Serments que j’affiche ces temps-ci sur mes pages sont des tares ou des imperfections ; tu sais mieux que moi les cicatrices que le Tumulte peut laisser dans la chair du prédestiné. –


[Ajustement de la situation du Serment. Statut : accompli. Rédaction de la conclusion.]


Les larmes des Variables ne peuvent évidemment pas ramener les morts à la vie : je n’ai jamais promis une fin heureuse à cette histoire, amusant lecteur. Pourtant, il me reste une scène à te décrire, peu après la remise en liberté des aventuriers en l’absence de charges retenues contre eux. Eilbativen les conduisit auprès d’un certain Santrimes Palessen, devenu orphelin ce jour par littérale procuration. D’autres larmes coulèrent sur les joues de celles et ceux qui reconnurent l’enfant dont ils avaient privé du dernier parent. Ils apprirent plus tard avec soulagement que Lhambadda voudrait assurer son avenir, conformément aux termes du Serment auparavant prononcés.

Fais là ton deuil, je te prie.

La marche vers Astrub fut méditative et silencieuse. À la demeure du Marquis, au terme du voyage, tous purent livrer leurs émotions et s’en remettre aux conclusions d’Eilbativen. Je ne comprendrai jamais avec quelle facilité le rire succède aux larmes ; n’est pas hypocrite celui qui ne pense ni ne ressent rien, ainsi vais-je bien céder ce débat à celles et ceux dont le cœur n’est pas d’airain.

Je lis dans tes yeux une compréhension nouvelle. Tu crois pourtant encore surplomber mon récit alors qu’il te domine par-delà mille hauteurs. Mes mots sont un réservoir se remplissant des vérités ; je t'apprendrai la servitude auprès d'elles.

Nous faut-il nous quitter sur du macabre ? Allons, ne fais pas grise mine. Presse ton doigt sur ta tempe, comme cela. Si tu l’enfonçais un peu plus, tu pourrais presque chatouiller le nez de Shariva.

Ne me fais pas éternuer en me rangeant parmi les poussières.

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blique;font-size:16px;">ée pour ne jamais réussir, vous vous contemplez dans un miroir ne désirant pas même refléter votre silhouette. Vous ne valez rien : tels sont les mots assomant continuellement votre esprit. Pourtant, une soudaine lueur abonde autour de vous, et bientôt le miroir reconnaît votre aura pour ce qu'elle est, belle et précieuse. Une chaleur douce et délicieuse recouvre votre peau et votre voix puissante enfin peut dicter l'avenir. Vous savez que vous les impressionnerez tous, que vous les dominerez tous. Un feu inextinguible embrase tout votre être, avant que brusquement le silence ne revienne. Cette page demeurera muette à présent, sa magie éteinte.

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Désabusée Héroïsme de Ménalt Célébrité
Fascination Deux fraouctor
Vingt-et-une heures Voix Scène

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[Situation : apparition du rose. Code : PROMESSE ; quête insensée, rencontre maudite - code : ERREUR ; Voile des trahisons de Vil Smisse - code : DOUBLE TRAHISON. Titre décodé : La triple fourberie.

Lexique : illusion, ressenti.]


Eliekor. C'était un homme heureux, plein d'amour et d'attention. Une vie parfaite lui souriait aux côtés de sa femme. Jusqu'à ce qu'il découvre qu'elle le trompait. Imaginez alors l'amour mais à la fois la haine qu'il éprouvait envers sa femme. Simultanément, haïr une personne comme jamais vous n’avez haï, et aimer cette même personne comme jamais vous n’avez aimé.
Oh, ce que l'amour peut changer les hommes et les femmes. Il peut les pousser aux prouesses les plus extrêmes, réaliser des exploits. Par amour, vous irez mourir devant le Kralamour géant. Par amour, vous abandonnerez dignité, famille et renommé. Par haine, vous commettrez l’impardonnable. L'amour et la haine sont deux pouvoirs égaux : l'un comme l'autre, ils sont peuvent être la source des comportements les plus fous.

C'est sans doute cette folie qui a poussé Eliekor à venir me voir. Rarement j'ai vu homme aussi désespéré. Lorsqu'il a appris la tromperie de sa femme, n'ayant plus la force de retourner chez lui et d'affronter les heureux souvenirs, il a déambulé durant des mois dans les rues d'Astrub, survivant tout juste grâce à la pitié des passants. Pendant cette période, la graine de jalousie que tout homme a en soi a lentement poussé, prenant petit à petit contrôle sur son esprit. Arrosée par cet amour et cette haine qui le consumaient, il n’a pas fallu longtemps pour que poussent les fleurs de la vengeance.

C'est dans cet état que je l'ai accueilli : capable de raisonner mais obnubilé par un désir de vengeance. Figurez-vous que le plus grands de ses rêves lorsqu'il était encore avec sa femme était de fonder une famille. La meilleure des vengeances, pour lui, consistait à priver sa femme de toute fertilité. 


[Changement des acteurs : favori, aventuriers. Un onze novamaire à quinze heures trente.]

AH ! Répondre à cette demande fut aisé pour un des favoris. Une juste -et tumultueuse- contrepartie à ce service était d'être accompagné pendant 30 jours de lapinos roses chanteurs. Ne pensez pas qu’il s’agissait simplement de banals lapinos. Ultimes rappels de l'enfance : ces bêtes préférées des enfants, toujours joyeuses, faisant facilement rire n'importe quel marmot. Ultime rappel de ce dont il avait privé celle qu'il considérait son âme sœur.
C’était en soit une véritable torture mentale, une évocation permanente de ce qu'il avait perdu. Évocation bruyante, qui plus est. Les lapinos peuvent être d’assidus chanteurs.

Au bout de quelques jours, ces lapinos lui étaient insupportables : ils nourrissaient à la fois la haine et les remords qu’il éprouvait. Il allait se pendre s’il devait passer 30 jours avec ces compagnons. C’est donc tout naturellement qu’il osa faire appel à l’aide d’aventuriers pour se débarrasser de ces créatures. En présentant seulement partiellement les faits aux aventuriers –il « oublia » de leur préciser qu’il avait prié pour l’absence de fertilité de son ancienne femme- il leur demanda simplement de les aider à faire disparaître ces lapinos. Vous connaissez les aventuriers : vous en êtes un vous-même. Une quête, ça se refuse rarement.   

C’était en vérité une tache bien difficile : les lapinos ne dormaient jamais et suivaient toujours Eliekor à la trace. Si jamais il osait en tuer un, un autre venait prendre sa place peu après. Il lui fallait une solution qui puisse leurrer Shariva elle-même pour se débarasser des lapinos. Ils furent plus d’une trentaine à essayer de l’aider. Ils voyagèrent sur le continent en quête de solutions. Ils essayèrent de berner Shariva. 
Eussent-ils connu la véritable raison de la présence de ces lapinos, peut-être ne l’auraient-ils pas aidé. Mais ils ne la connaissaient pas. Ils l’aidèrent, et leurs efforts ne furent pas vain.  C’est au sein du temple Iop, après avoir essayé de nombreuses solutions qu’ils trouvèrent un enchantement suffisamment fourbe pour le libérer de la compagnie des trois bêtes.  


[Changement du lexique, retour aux termes : illusion, trahison.]

Il a donc réussi ! Il a eu sa vengeance ! Et la vengeance est une amère satisfaction, mais une satisfaction tout de même. 

Seulement, personne ne berne impunément un Favori. Shariva reprend toujours ses droits et les serments seront toujours honorés. Peut-être entendrez-vous un jour cet avertissement d’Eliekor lui-même plutôt qu’en le lisant sur mes pages. Il parait qu’il vagabonde sur le continent, répandant le tumulte malgré lui. Oh, ce que l’amour peut changer les hommes et les femmes. Il peut les pousser aux prouesses les plus extrêmes, réaliser des exploits. Et parfois, il peut les pousser vers la mort. Il parait qu’être un fantôme est un bon moyen de servir Shariva. 


[Ajustement de la conclusion :

Mort.]
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[Mise en lumière des songes – code : Altruisme ; Saignée des principes tumultueux – code : Protection ; Levée des masques miroirs – code : Havre-Jeu ; Dosage de la terreur mesurée – code : Oasis ; Embrasement des ombres du marionnettiste – code : Zoanthropie. Décodé : Unis par les lois du Tumulte. Quand tout fut scellé dans une boîte de Pandore par les neufs coups du soir, sous la cinquième lune d'aperirel]

[Ouverture des sens du Gardien : écoute de ce qui veut être entendu]
Offrez à la vue du curieux la lumière pleine sur l'objet de ses interrogations, alors il ne saura guère trouver d'ombre, pas même celle d'un doute. C'est ainsi que le franc malin s'est assuré d'être l'immaculé nécessaire pour l'aboutissement de ses rêves.

Celui-là même touché par sa passion sera le mieux placé pour guider les autres sur ses idéaux. Une poussée unique le lancera jusqu'à la fin d'une aventure digne de son plus grand intérêt. Dans l'avalanche de sa détermination, il sera nul lieu sans impactés. Ainsi a été découvert le Gardien et son vaste orchestre. Il était déjà ce que l'on voulait qu'il soit, bien trop idéal pour être contourné. La première pierre était déjà posée, ne vous leurrez pas de hasards lorsque vous comprendrez que celle-ci était également la clef de voûte d'un arc peu enclin à manquer sa cible.

[Alimentation du regard : aveuglement par indices flagrants]
Vous aviez remarqué cette ombre inquiétante, celle-ci même sur laquelle vous avez mis les pieds dès lors que les événements vous ont emportés ? Les yeux grands ouverts à contempler cette noirceur, vous étiez les plus aveugles des clairvoyants. C'est là le prix de l'anticipation de l'inévitable. Joie, n'avez-vous pas rencontré dans votre marche glorieuse contre l'ombre, au bout de votre route, ces deux signes aussi énigmatiques que rayonnants ? Au crépuscule, ce qui est vivant est plus qu’étincelant là où la mort semblait de longue date les avoir saisis. Admirez ! Jusqu'à ne plus le pouvoir.

[Pression de l’incompressible : hardiesse du risque]
Le doigt est mis sur la plaie si précisément que l'on se demande s'il n'en est pas l'unique responsable. Evoluant dans le théâtre macabre, dans le non-rôle de l'acteur qui ne cèdera pas à ses didascalies, vous clamez votre rage. Le décor incendie votre acte, le rideau écrase vos inspirations. C'est seulement par votre talent que vous avez pu au moins sauver la pièce. Ce qui devait être fait le fut et bien heureusement. Le Gardien sait mieux que quiconque quel est l'étau de sa terreur. Une angoisse profonde et commune, si contagieuse que l'innocence en aurait souffert, a été évitée par la loyauté pourpre. Le mal éducatif a fait son œuvre au yeux de tous, si bien qu'à présent vos doigts usent ma reliure.

[Mise en bouche : le goût du coût]
Comprendre est l'essence de vie du veilleur, tant est qu'il lui faut nourrir de sa propre chair l'être sensible. Devenir ce dont on juge l'avenir, c'est un mets délicieux à ces lignes. Le mal frappe toujours deux fois car jamais ne se satisfait de son œuvre primaire ni jamais ne se la pardonne. Apprenez de vos exigences, vous qui avez engendré cette œuvre. Ne trouvez-vous donc pas tout cela trop doux ? Qu'est-ce qu'un sept face à l'infini d'une vie ? Peu. Trop peu pour l'importance de la vie, source du Tumulte de Mujanji.

Songez à cette saveur naissante. Ces arômes d'émotions hésitantes... vous seraient-elles tantôt amères, tantôt acides dans leur airs ?
Vous a-t-on servi un poison, vous qui attendiez un mets si délicat ? Est-ce vraiment la meilleure moisson, qui seule de sa qualité vous satisfera ?
N’espérez pas trouver la réponse sur cette page. Le Tumulte de vos idées est un caprice du malin, destiné à maquiller ses véritables desseins. Confiance est la seule carte qui, ici, ne mène pas au naufrage.