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[Pandore] Arke-Lolog et le mystère du Manuscrit Runique (Chapitre 5/5 - Final)

Par Etherre-Nelle - SADEUR - 15 Août 2019 - 22:37:27
Chapitre 5 : Akhenatya pour toujours.
 

Arke-Lolog, le fameux archéologue spécialisé dans les affaires ensablées de Saharach a besoin de votre aide.

Cette année, il finance en partie les Grands Jeux Nedolympiques du clan mercenaire de Nedora-Riem pour trouver parmi les talentueux participants des recrues de choix pour mener à bien une expédition mystérieuse dans un temple qui recèlerait un fabuleux trésor. Peu lui importent les richesses car son plus grand trésor à lui, c'est le savoir et l'histoire derrière ce temple.

La piste du Manuscrit Runique n’a cessé de se préciser ces deux derniers mois, pour Arke-Lolog et ses compagnons d’aventure. Leur dernière escapade les a menés dans les plaines et le massif de la région de Cania, sur la piste de Cléopalak, la nourrice du mystérieux Nefergromineth. Celle-ci leur a fourni le tout dernier fragment qui manquait au Manuscrit ainsi que de précieuses informations, malgré une mémoire qui semblait bien impactée par le temps. Jamais l’archéologue et les aventuriers n’ont été si près du but…


« Le jidelor 15 fraouctor 649,


Quelques jours. Encore quelques jours avant le rendez-vous que j’ai fixé à mes compagnons de route. Quelques jours, et je ne tiens déjà plus en place. Je dors à peine la nuit, mes pensées me tiennent éveillé, mon imagination s’emballe à l’idée des trésors potentiels que nous pourrions trouver. Mon cœur bat la chamade quand je songe que peut-être c’est une fin atroce qui m’attend, là-bas, dans le désert. Il y a tant d’inconnues sur le chemin de la connaissance, et je ne sais même plus si c’est de frayeur ou d’excitation que je frissonne.

Encore quelques jours. »
**********************************

Rendez-vous donc ce dinsdor 18 fraouctor à 21h sur Pandore, à la Pikantina (Saharach, [15,-64]), pour la toute dernière partie de cette trame !

 
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Alors qu'Arke-Lolog se prépare à réaliser ce qui semble être la quête de sa vie, garnissant son sac à dos de multiples outils archéologiques et matériels de survie, il se penche sur son carnet de bord. Il avait passé des heures, des jours et des semaines à traduire le si précieux Manuscrit Runique. Quelle joie de pouvoir enfin parvenir à lire au complet l'ouvrage. Il avait éprouvé bien des difficultés à démêler la clef permettant de traduire l'œuvre, mais maintenant, il n'était plus question de rester derrière son bureau. L'aventure l'appelait. Le Mansucrit Runique avait pu être observé par tout ceux si intéressant, disposé dans une vitrine du QG du clan de Nedora-Riem. Désormais se trouvait en lieu et place une copie traduite, réalisé par l'archéologue lui-même.


"J'écris ce manuscrit en la mémoire de Nefergromineth. Le Monde des Dix voit parfois naître des êtres fabuleux. Certains ont une puissance dépassant l'entendement, d'autres sont fabuleusement intelligents, et certains, enfin, développent des talents qui n'ont pas d'équivalent.
Nefergromineth était l'une de ces merveilles de la nature, un jeune garçon dont le pouvoir absolu et indéniable n'était autre que sa beauté. Dès sa naissance, il fut l'un des rares bébés dont tout le monde pouvait dire qu'il était beau, et pas uniquement pour éviter de froisser les parents ! Rare, n'est-ce pas ?

Déjà alors il attirait tous les regards, était demandé dans tous les bras, faisait tourner toutes les têtes. Il était si mignon qu'un pic de naissances sans précédent eut lieu durant les années qui suivirent sa venue au monde. Tout le monde voulait un bébé comme celui-ci, mais le résultat n'était jamais aussi satisfaisant, vous vous en doutez bien ! 
Dans ses jeunes années, il appréciait beaucoup toute cette attention que les adultes, mais également les autres enfants, lui portaient. Jamais il ne manquait de compagnons de jeu. Enfant d'une bonne famille, respectueuse de la Balance Krosmique, il était voué à avoir une enfance des plus heureuses et c'est évidemment ce qui arriva. En grandissant, sa popularité ne diminua pas d'une rune, bien au contraire ! 
Souvent, il rentrait chez lui le soir avec des cadeaux que ses camarades de jeu lui offraient pour le simple plaisir de le voir sourire.

Quand il devint adolescent et que son charme fût plus grand encore, la rumeur d'un jeune homme aux traits divins s'étendit et des curieux provenant de plus en plus loin vinrent pour avoir l'honneur de poser leur regard sur lui.

Les cadeaux se transformèrent en offrandes, et la fascination de certains et certaines à son égard tourna à l'adulation.
Tous les moyens étaient devenus bons pour lui soutirer un sourire, même gêné, ou savoir que son regard était posé sur vous.
Les jouets, poèmes et fleurs odorantes devinrent bijoux, trésors et somptueux vêtements. Avec sa majorité vinrent de nouveaux visiteurs aux intentions plus ambitieuses.
Les demandes en mariage se mirent à pleuvoir comme les flèches de Crâ, de petites gens comme de nobles familles. 
Nefergromineth, lui, ne trouva jamais son compte dans cette vénération aveugle que lui portaient les gens. 

Je voyais qu'au milieu de cet ouragan d'attentions, ne subsistait que solitude en son cœur. Je passais du temps à m'occuper de lui, m'efforçant de penser à son bonheur plus qu'à sa beauté. 
Je le rassurais en lui disant qu'un jour, il trouverait quelqu'un qui lui correspondrait. 
Gentil, doux, mais aussi timide, il n'osait jamais repousser suffisamment fermement les prétendantes -et les prétendants !- qui gravitaient sans cesse autour de lui, rivalisant de courbettes et de trésors pour gagner ses faveurs.
Nous nous serions crus à la cour d'un fabuleux roi, un roi à présent immensément riche et surtout d'une beauté légendaire !

Heureusement, sa famille et moi-même, sa nourrice Cléopalak, veillions à ce qu'il ne souffre pas trop de son succès en calmant les ardeurs parfois excessives des intéressés. 
Je m'occupais de réceptionner son courrier et le lui lisais. 
C'était un bon garçon qui tenait à répondre à chacune des lettres qu'il recevait.

Même maintenant, et à jamais, je continuerai de récupérer les lettres qui lui sont destinées pour poursuivre sa volonté, et j'y répondrai comme il y tenait tant.

C'est à partir de cette période de forte sollicitation à son égard que son attitude changea.  Il sortait régulièrement, dissimulé sous une longue toge sombre, pour aller jouer avec l’étrange familier qui lui avait un jour été offert. C'était un petit ver à la carapace dure avec lequel il passait le plus clair de son temps et semblait s'amuser sincèrement.

Comment aurais-je pu seulement deviner que ce petit ver deviendrait si grand ?
Qui aurait pu imaginer qu'il succomberait lui aussi à la beauté de Nefergromineth ?
Cette amitié simple et sincère qui semblait être son échappatoire allait finalement tout coûter à mon fabuleux trésor.

Les années passèrent et la tempête d’admiration dont Nefergromineth était le centre ne  l’attirait pas davantage.
Il s'échappait de plus en plus souvent du domaine familial, à présent devenu une riche demeure, pour aller se promener avec son ver qui grandissait de semaine en semaine, si bien qu'il finit par le dépasser en taille. 

Un jour, peu après ses vingt-cinq ans, je l'ai vu rentrer effrayé et paniqué. 
C'était comme si les affres du destin étaient venues s’imprimer sur ses traits angéliques.
Je ne l'avais encore jamais vu dans un tel état, et malgré mes consolations et mes questions je n'ai jamais vraiment su ce qui s’était passé. 
Personne n'aurait eu le cœur de lui faire du mal, tant la vision de son visage triste était une déchirure pour l’âme.
Quelle que soit la raison de son état, elle restait pour moi un mystère. 

C’est seulement quelques jours plus tard que je devinais de quoi il retournait. Sa réaction n'était que le fruit d'un sentiment alors inconnu pour lui. Mon fabuleux trésor, comme je me plaisais à l'appeler, était tombé amoureux ! 
Je compris quand, ce fameux jour, je le vis sortir calme et serein. Il souriait comme jamais auparavant. Il était si sûr de lui, si déterminé. 
Il emportait avec lui un énorme coffre qu’il avait confié à son familier.

Je n'oublierai jamais l'air sombre que le ver affichait. Je me fis ce jour-là la réflexion qu’il était rare pour une créature d’être si expressive. Cela aurait dû me mettre la pupuce à l'oreille. 
Nefergromineth me prit dans ses bras et me dit qu'il avait trouvé l'amour. Puis il marcha droit jusqu'au coin où il aimait tant s'échapper, une petite plateforme contre une paroi rocheuse, et il y grava les mots suivants "Akhenatya, mon amour de jamais, mon amour de toujours, je suis tien et tu es mienne. Pour l'éternuité, si tu m'acceptes."
Il avait cette philosophie de toujours écrire ce qu'il pensait.
Il tenait à ce que les gens sachent que ce qu'il leur répondait par lettre était toujours sincère, toujours réfléchi. Il déclamait donc là son plus sincère amour, sa plus solide volonté.

Sa dernière volonté.

Il se retourna vers moi, souriant, et déclama cette phrase qu'il venait de graver à voix haute. Tout se passa si vite... C'était atroce. 
Le ver, rugissant, se rua sur lui et le dévora d’une seule traite, engouffrant par là même le coffre aux merveilles. Nefergromineth ne put même pas se défendre.J'étais paralysée de terreur. Dévastée. Incrédule.
Cela ne pouvait réellement se passer… Et pourtant, le monstre s'enfonçait déjà sous terre à une vitesse vertigineuse. Les mois passèrent, et malgré nos recherches acharnées, personne ne put retrouver sa trace. Lorsqu’enfin nous acceptâmes sa disparition, notre deuil fut sans précédent. 
Il se murmura que même les Dieux pleurèrent sa perte, car dans les jours qui suivirent, la foudre traversa plus d'une fois le ciel dans la tempête qui frappa nos terres.

A la suite de cet événement tragique, la vie me sembla bien fade. Je passais mes journées sur le lieu de sa disparition, à attendre un signe, quelque chose.
Jamais la fameuse Akhenatya mentionnée par Nefergromineth ne vint.
Peut-être avait-elle subi le même sort que cette jeune femme que je croisais cinq années plus tard sur le lieu du drame.
C'était une admiratrice parmi tant d'autres. Je la connaissais, elle avait bien souvent écrit des lettres d'amour à Nefergromineth, mais, comme les autres, elle n'avait toujours vu que sa beauté.
Elle lut la phrase gravée sur le mur à haute voix et le drame se répéta.
La terre se mit à trembler et le ver apparu de nouveau. Plus gros et plus vorace encore que dans mes souvenirs.

Ainsi, la créature qui avait hanté mes nuits était toujours là.
Je ne pouvais être en train de revivre ça et pourtant ...
La jeune femme fut avalée par le monstre, probablement fou de rage d'avoir de nouveau entendu cette déclaration d'amour. Tous ces évènements étaient la conséquence d’une folie passionnelle, d’une jalousie meurtrière. 
Le ver, qui avait passé plus de temps que quiconque avec Nefergromineth, n'avait pu se résoudre à se voir remplacé dans le cœur du jeune homme.

Plus grave encore, cette phrase d'amour qu'il haïssait tant, et qu'il comprenait visiblement, déclenchait sa rage meurtrière, lui faisant avaler celui ou celle qui avait osé la prononcer.
Au moins, cette admiratrice avait-elle eu la chance de reposer dans le sanctuaire au trésor merveilleux, et peut-être de le contempler une dernière fois.
Quelle joie cela devait être que de poser les yeux dessus ! Comment ne pas y songer...
Le risque en vaudrait la chandelle, si je ne me sentais pas le devoir de faire vivre la mémoire de Nefergromineth.

C'était une bien triste ironie que la clef pour accéder à toute cette beauté soit cette simple phrase gravée sur un mur, à la portée de tous depuis tout ce temps. Sachant certaines personnes capables d'affronter les dangers de cette épreuve pour mettre la main sur l'objet de leurs désirs, je me suis gardée d'ébruiter cette particularité. 
La mort de ceux qui avaient vu cette entrée effrayante me pesait déjà bien assez. 

Aujourd'hui, il me faut partir.

Si je reste encore trop longtemps ici à le regretter, je ne retrouverai jamais une once de joie de vivre. Dans l'espoir qu'un jour quelqu'un puisse l'extirper de ces ténèbres, je laisse ce manuscrit.
Sachez donc ce que vous risquez, ce devant quoi il vous faudra vous dresser et alors seulement à cette dangereuse condition si vous êtes assez brave pour la remplir, se révèlera ce sanctuaire aux mille richesses, ce temple aux innombrables admirateurs et son trésor fabuleux sur lequel nous tous regretterons de ne plus jamais pouvoir déposer nos yeux.
Mon cœur crie des fissures de cette triste réalité car plus jamais je le sais, je ne pourrai admirer ses merveilles de mon vivant.

Je suis bien trop lâche et bien trop âgée pour tenter de pénétrer dans ce lieu défendu dont je sais le gardien éternel bien trop vigilant pour laisser quiconque y entrer sans braver la mort et qui sait quels autres défis dangereux.
Une chose est certaine, c'est un temple où l'on ne rentre qu'une fois, où l'on a qu'une seule et unique chance d'en admirer le contenu. C'est un lieu aussi injuste qu'inestimable car il n'y réside que deux options, l'échec et la mort ou la réussite et les merveilles. À qui osera s'y frotter, soyez préparé à toute éventualité car bien d'étranges épreuves pourraient vous y attendre ! Nul de ceux qui ont bravé ce temple n'en sont jamais revenus. Cet ouvrage reposera dans la grotte, en hommage à ce trésor si proche et pourtant si inaccessible. Comment est-ce que ça pourrait en être autrement ?


Adieu

C"

[ La clef de décryptage n'était pas aisée de comprendre.
Voici les règles de ponctuation :

Point = Dernière lettre de la phrase en rouge
Virgule = Dernière lettre du mot avant la virgule en vert
Exclamation = Première lettre de la phrase en bleu
Interrogation = Première lettre de la phrase en marron
Nom propres = Première lettre du nom propre en rouge
Et les lettres traduites :


Arke-Lolog ]
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Score : 1165
Une étrange ambiance règne aujourd’hui autour du quartier général du Clan de Nedora-Riem à Astrub. Un petit quelque chose de morose semble flotter dans l’air, et la plupart des mercenaires qui franchissent la porte du bâtiment dans un sens ou dans l’autre font grise mine. Ni le murmure du vent dans les arbres ni le gazouillement des pious ne semble pouvoir alléger l’atmosphère pesante. En franchissant la porte des lieux, cela ne s’améliore pas, bien au contraire. Les personnes présentes sont plongées dans des discussions à voix basse, dont s’échappent parfois des éclats plus audibles. Sur la grande table au centre de la pièce repose un carnet dont les dernières pages sont couvertes d’une écriture tremblante. Une jeune disciple d’Ouginak achève justement sa lecture, se lève rageusement et quitte la pièce à grands pas. Le tabouret qui fait face au carnet est libre, et personne ne semble s’offusquer lorsque vous vous installez dessus. Il vous semble même interpréter certains regards comme des encouragements. En revenant quelques pages en arrière, vous notez que l’écriture a changé lors de la dernière entrée, et qu’elle était un peu moins brouillonne aux dates antérieures. Il vous faut un moment pour prendre connaissance de tous les évènements qui ont précédé, avant que votre lecture ne vous amène à la date du 19 fraouctor…
 
« Le mondainor 19 fraouctor 649,



Il fait encore nuit dehors alors que j’écris ces mots. L’aube n’est pas loin. Je suis à Astrub, au quartier général du clan de mercenaires de Nedora-Riem. Une partie des mercenaires est d’ailleurs avec moi, autour de la table. C’est la meilleure solution à laquelle j’ai pensé. Les pages qui vont suivre seront peut-être confuses. Nous sommes revenus de Saharach en passant par le réseau des zaaps. Théochaos m’a invité à attendre le jour dans la maison du clan, et m’a promis que tous essayeraient de me raconter le plus clairement possible comment j’étais arrivé au Sabloon entouré de tous ces aventuriers inquiets pour moi.


Attablé ici, au milieu de ces mines sombres, avec un lailait chaud et mon carnet de bord (beaucoup plus rempli que dans mes souvenirs !), j’ai la sensation qu’il me faut écrire rapidement. Consigner ce dont ils se rappellent tant que leurs mémoires sont fraîches. Je meurs d’envie de prendre connaissance de ce qui a précédé cette soirée, de relire mes notes, de raviver peut-être un souvenir, une bribe, quelque chose. Je meurs d’envie aussi de leur demander de commencer par la fin, de m’expliquer pourquoi rien ne me revient. Mais je dois rester méthodique. L’archéologie ne souffre pas certains désordres.
 
Nous étions donc sur la piste d’un sanctuaire, que nous avions découvert au travers d’un Manuscrit Runique (les mercenaires l’ont récupéré ce soir, ils me disent que je l’ai entièrement traduit, je ne me sens pas peu fier si c’est bien le cas). En tout cas, j’avais donné rendez-vous aux aventuriers à la Pikantina. La grande majorité d’entre eux m’avait déjà accompagné lors des précédentes étapes de mes recherches sur le terrain. Je leur dois certainement beaucoup. Théochaos me dit que quand il est arrivé avec sa compagne Elva, il y avait déjà du monde avec moi. Les dénommés Sak, Astella, et Ehlyana, avec lesquels je discutais tranquillement. J’étais semble-t-il assez confiant, malgré les dangers qui guettaient. J’ai évoqué des inquiétudes pour mes compagnons de route, auxquels je m’étais attaché. Auxquels je suis attaché ? Je ne sais pas trop ce qu’il convient d’écrire désormais.

 



D’autres nous ont rejoints après Théochaos et Elva. Soute, Raven, Varjo, Haroerys, Estiaigar, Kaleila, Kraft-Kaiden, Yshary, Asparagus, Tahroy, ils étaient nombreux à me suivre dans cette quête. C’est à ce moment-là que je leur ai présenté le Manuscrit, enfin complet et intégralement traduit.  Ça a été l’occasion de quelques plaisanteries pour détendre l’atmosphère. Nous avons vérifié que tout le monde s’était bien équipé et armé. Un archéologue ne doit jamais se présenter devant un potentiel danger sans un minimum de préparation. Elva me dit que nous avions déjà croisé le ver des sables gigantesque dont tout le monde parlait, et qui avait été selon elle le familier du fameux Nefergromineth.

Théochaos a entrepris de me résumer très brièvement qui il était, de me parler de Cléopalak, d’Akhenatya et de la fameuse clé gravée sur un mur (il va vraiment falloir que je relise mon carnet). J’ai semble-t-il mis en garde tout le monde contre le fait de prononcer la phrase-clé sans que nous soyons tous présents et prêts à affronter les éventuels périls qui se dresseraient devant nous. A la suite de quoi nous nous sommes engagés dans le désert.
 
La clé pour accéder au sanctuaire était gravée sur les parois d’une grotte, dans les gorges des Vents Hurlants. « Akhenatya, mon amour de jamais, mon amour de toujours, je suis tien et tu es mienne. Pour l'éternuité, si tu m'acceptes. » Voilà ce qu’était la clé. D’après ce que m’écrit la jeune Astella, nous nous sommes rassemblés, un peu incertains concernant la procédure à suivre. La solution qui consistait à prononcer la phrase à voix haute, tous ensemble -même si certains d’entre nous ne l’ont pas énoncée de façon très affirmée-, a suffi à faire apparaître l’énorme ver des sables. Une fois le premier instant d’effroi passé, nous avons été invités à pénétrer dans la gueule grande ouverte du monstre. J’ai du mal à croire que j’ai pu être d’accord avec ça, mais les mercenaires ici présents me certifient que le ver semblait n’attendre que ça. Tout comme l’étrange gardien momifié qui est sorti d’entre ses crocs, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Celui-ci nous aurait annoncé qu’ayant prononcé la clé, nous devions désormais affronter notre destin. Il nous aurait aussi promis qu’au-delà des épreuves, nous pourrions mettre la main sur les richesses accumulées par Nefergromineth au cours de sa vie.

 
 



Je regrette de ne pas me rappeler de la bravoure dont ont fait preuve tous ceux qui étaient présents. De n’avoir aucun souvenir de ces groupes qui se sont constitués, de leurs émotions, de leurs paroles. Une mercenaire assise dans un coin de la pièce ronchonne que j’aurais mieux fait de ne pas les encourager. Elle dit que c’est moi qui ai suggéré de grouper les gens en fonction du nombre de médailles obtenues aux Nedolympiques, afin que les plus forts puissent écarter le danger pour les autres. Il paraît que c’est moi qui ai financés les Jeux, cette année, pour trouver des gens susceptibles de m’aider avec le Manuscrit. Je trouve que j’ai parfois de bonnes idées !  
 


C’est maintenant Théochaos qui s’installe pour me raconter précisément les épreuves affrontées à l’intérieur du ver géant. Il m’explique que, guidés par le Gardien vêtu de rouge, ils sont descendus par groupes de trois dans la gorge. Un peu plus bas, ils ont été confiés aux soins d’un second gardien, Quelkaz. Celui-ci a commencé par leur poser une question : « Si vous deviez tuer l'un de vous trois, lequel choisiriez-vous ? ». Ils n’avaient que quelques secondes pour répondre à cette question. Elle visait à tester leur cohésion de groupe, très certainement. Puis il leur a demandé comment ils avaient eu connaissance de l’existence du Sanctuaire. Comme j’aurais aimé entendre leurs réponses ! Le récit, à leur façon, court ou long, de notre quête commune.
 
Enfin, Quelkaz les a conduits un peu plus loin, dans un espace des intestins aménagée avec des tapis disposés d’une manière qui semblait aléatoire. Trois tapis de chaque couleur. Il leur a demandé de bien observer l’emplacement des tapis, puis les a fait disparaitre. Il annonçait ensuite une couleur à trois reprises, et chacun devait se placer à l’endroit où se trouvait un tapis de la couleur en question. Cette épreuve a eu raison d’un certain nombre d’entre nous, d’après Théochaos, et plusieurs groupes ont été recrachés par le ver et ont dû recommencer leur cheminement. 


Mais même en réussissant l’épreuve des tapis, mes compagnons n’étaient pas au bout de leurs peines, car le troisième gardien, Kléops, leur posa à son tour une énigme complexe. (C’était cette même Kléops dont parlait une gravure que nous avions trouvée dans le désert, d’après Elva. Elle ajoute que la gardienne s’est mise dans tous ses états quand mes compagnons lui ont dévoilé le contenu de ladite gravure.) Astella semble se souvenir de l’énigme, elle me l’écrit mot pour mot d’après elle. « Je suis le vous d'hier, et le vous de demain. Je suis également une petite partie du vous d'aujourd'hui. Et lorsque vous n'êtes pas là, je prospère plus que jamais. Qui suis-je ? ». Il semble que cette question ait été problématique elle aussi. La réponse était la poussière, me souffle le chef du clan mercenaire. Cela me semble évident maintenant que je sais, mais réfléchir dans les circonstances dans lesquelles ils étaient, voilà qui a dû être difficile.


La mercenaire renfrognée, elle, me raconte l’attente devant la gueule du ver pendant ce temps. Les inquiétudes, les discussions, les aventuriers de retour bredouilles, leur soulagement d’être en vie, les questions sur les épreuves, les conseils donnés à la va-vite au prochain groupe. Les échanges animés à propos de l’énigme de Kléops, jusqu’à ce que de la réflexion collective émerge la bonne solution. Elle grommelle à propos de mon débit de paroles et de mes aventures farfelues. Un jour, peut-être, lira-t-elle mes recherches sur la fourchette de diamant et sur le bananagrume en or, ou encore sur le grain de sable divin. Il y a tant de merveilles qui attendent, au-dehors ! J’espère simplement que nos discussions auront permis à chacun de se détendre un peu. Je dois avouer ici une certaine frustration, celle d’avoir oublié les délicieuses anecdotes qui m’ont été confiées par les aventuriers. J’interrogerai peut-être Théochaos à ce sujet. Ou bien je laisserai chez les mercenaires un moyen de me contacter et demanderai aux volontaires de bien vouloir me raconter une nouvelle fois leurs aventures…
 
 

La réussite à l’énigme de Kléops marquait a priori l’aboutissement de nos épreuves. Les groupes qui donnaient la bonne réponse étaient expulsés par le ver, recrachés sur un promontoire rocheux qui dominait le désert et la grande pyramide. Ils y retrouvaient le gardien rencontré à l’entrée de la gueule du ver, qui se tenait à côté d’un énorme coffre scintillant. Astella m’écrit qu’après les avoir félicités, il a soumis à chaque groupe un choix. Systématiquement le même, celui de prendre le coffre pour eux seuls et de partir sur l’instant, ou bien celui de partager le coffre avec l’ensemble de leurs camarades. Dans le second cas seulement ils étaient invités à rester en sa présence. Si j’ai bien compris, tout le monde a choisi de rester, et donc de partager. Ça a probablement été une décision difficile pour une partie d’entre eux, je sais la soif de richesses qui habite parfois les aventuriers. Il n’est pas aisé de résister à l’appel de l’or…
 


C’est au tour de Fenrhys de prendre la parole. Elle me raconte que ce n’est qu’une fois que tout le monde a été réuni sur le promontoire que le Gardien a accepté de répondre aux questions. A l’en croire, certains avaient déjà tenté de lui demander son nom, mais il n’avait eu de cesse d’éluder les interrogations. Alors qu’une partie du groupe s’éparpillait en plaisanteries et remarques sur son implication dans notre périple, j’ai sorti le Manuscrit que j’avais rangé dans mon sac et l’ai présenté au Gardien. Tout le monde ici me certifie qu’il a immédiatement reconnu les runes, et que la mention de Cléopalak l’a amené à la désigner comme sa nourrice, information qui nous révélait qu’il s’agissait très certainement de Nefergromineth. Celui-là même que nous cherchions depuis tout ce temps.


Ainsi il semble que malgré mon absence totale de souvenirs à ce sujet, nous ayons bel et bien atteint notre but ! Ariker m’explique que c’est à ce moment-là que tout le monde a commencé à poser des questions, à abreuver Nerfegromineth d’informations à propos de Cléopalak et de choses qu’ils avaient appris à son sujet dans le Manuscrit. C’est la mention de sa prétendue mort, dévoré par son ver des sables, qui aurait décidé notre hôte d’un soir à nous dévoiler un peu plus son histoire. J’espère que le récit que m’en font les mercenaires est exact, il serait bien dommage de perdre des informations à cause de cette transmission indirecte…
 
Nefergromineth avait donc vécu l’enfance heureuse que lui attribuait le Manuscrit, mais les choses s’étaient compliquées en lorsqu'il avait grandi, en particulier à cause des demandes en mariage incessantes. Un jour, une personne particulièrement belle s’était présentée à lui, belle comme ce jeune homme n’en avait jamais vu auparavant. Mais ayant toute sa vie été jugé sur son apparence, il ne voulait pas que cette dernière soit le critère que lui utiliserait pour trouver celle qui partagerait sa vie. Il avait refusé la proposition. L’inconnue l’avait alors menacé, lui disant que puisqu’il refusait de lui donner une chance, elle ne lui en donnerait pas non plus. Elle lui avait annoncé qu’un an plus tard, un an jour pour jour, il rencontrerait l’amour de sa vie, mais qu’elle serait sous une forme tellement repoussante qu’il ne pourrait jamais l’aimer librement et être heureux à ses côtés.

Bien sûr, il avait ignoré l’avertissement. Cette malédiction s’était pourtant rappelée à son bon souvenir à la date annoncée. Entendant des cris, Nefergromineth s’était rendu sur les lieux d’où ils provenaient et avait découvert un petit ver des sables. Il avait, semble-t-il, compris instantanément. Là était celle qui lui était destinée, et il s’était épris de la créature, malgré son apparence. Ainsi avait-il décidé de prendre soin d’Akhenatya de son mieux.
 
Fenrhys évoque avec un petit sourire l’apparition théâtrale du ver à ce moment précis du récit. J’imagine sans peine l’agitation qui a dû s’emparer du groupe, et de moi-même très probablement. Imaginer, c’est bien tout ce que je peux faire… En tout cas, la fragile créature que Nefergromineth a décrit avait bien grandit au fil des années. Alors que lui célébrait son vingt-cinquième anniversaire, la mystérieuse personne était reparue afin de renouveler sa proposition. De nouveau, Nerfergromineth avait refusé, cette fois parce qu’il avait offert son cœur à Akhenatya et qu’il n’appartenait qu’à elle. La sentence que lui avait promis l’inconnue était bien pire que celle de la dernière fois, au point que le jeune homme avait songé un instant à accepter la mort qui l’attendait sûrement. C’est en imaginant le sort d’Akhenatya, livrée à elle-même, qu’il avait finalement élaboré un plan tout autre. Feindre sa mort, devant témoin -sa nourrice, Cléopalak-, afin de vivre en paix avec celle qu’il aimait pour toujours. Le Ver était assez grand pour l’avaler, lui et le coffre plein de richesses qu’il emportait avec lui, et c’est ainsi qu’ils ont disparu complètement et sont resté cachés durant tout ce temps.  



C’est après ça que les choses se sont gâtées pour notre groupe : lorsque certains aventuriers ont évoqué la possibilité de donner des nouvelles à Cléopalak ou de chercher une solution pour conjurer la malédiction qui avait transformé Akhenatya en ver des sables. Nefergromineth souhaitait conserver son secret et ne pas révéler au monde qu’il était en vie, par crainte de voir revenir la mystérieuse inconnue et de la voir blesser -ou pire- l’amour de sa vie. Je comprends qu’il ait pu considérer que la quantité de témoins non-négligeable que nous étions soit une menace pour Akhenatya et lui. Il nous a demandé de lui prouver que nous étions dignes de confiance, capables de tenir notre parole. En gage de notre bonne foi, il nous a demandé le Manuscrit. Ce même Manuscrit que nous avions promis (ou devrais-je écrire que j’avais promis, puisque d’après Elva c’est moi qui ai prêté Serment) de remettre à l’archiviste qui nous avait aiguillés dans nos recherches.
 


Je ne suis pas peu fier d’écrire ici que j’ai été fidèle à moi-même en consultant l’ensemble de mes compagnons d’aventure au sujet de ce qu’il convenait de faire. Si j’ai tout oublié de leurs arguments, j’aime ce que m’en racontent les mercenaires. Le jeune Soute aurait émis un avis tout particulièrement percutant, soulignant que renoncer à honorer notre parole auprès d’un autre devant Nefergromineth n’était définitivement pas une bonne manière de lui prouver que nous étions des personnes de confiance. Cet argument aurait convaincu une partie de ses camarades qui hésitait peut-être encore, et l’écrasante majorité du groupe a choisi de respecter le Serment prêté auprès de l’archiviste.
 
Elva me décrit les secondes de tension palpable qui ont suivi, alors que Nefergromineth levait son bâton et faisait un signe à Akhenatya, celle-ci se jetant immédiatement en avant, en direction du groupe. Elle me raconte que l’énorme créature s’est arrêtée à quelques centikamètres de moi, alors que notre hôte semblait pris d’un éclat de rire sous ses bandelettes. Il nous a expliqué qu’il savait déjà que le Manuscrit ne nous appartenait plus, qu’il était au courant que nous l’avions promis à quelqu’un d’autre. Peut-être était-ce une dernière épreuve, un dernier test ? Mes compagnons l’ont réussi avec brio et nous en avons été quitte pour une bonne frayeur ! Rassuré sur notre capacité à garder le silence, Nerfergromineth a partagé son trésor avec l’ensemble du groupe, et a même confié aux volontaires la charge d’un petit ver des sables. Il a ensuite disparu dans la gueule d’Akhenatya après un dernier adieu à notre intention. Il semble que c’est à elle que nous devons d’avoir été ramenés au Sabloon -bien que personne ici n’ait l’air capable de m’expliquer tout cela clairement. Elle a ensuite disparu à son tour dans le sable du désert.
 
 
L’humeur de mes camarades mercenaires s’est assombrie. Pourtant, il est essentiel de continuer le récit, quoi qu’il contienne. On n’écrit jamais uniquement pour soi, et en archéologie c’est encore plus important. On écrit pour son prochain, pour celui qui lira et qui voudra apprendre. Je vais leur donner quelques minutes, nous allons réchauffer du lailait et j’espère entendre de leur part l'histoire de cette fin de soirée. »
 
Sous le paragraphe s’étalent quelques tâches -probablement du lailait. Le récit reprend sous les traces disgracieuses, l’écriture est clairement moins assurée.
« Qu’il est étrange de s’entendre conter des évènements nouveaux pour soi quand on est supposé avoir été au cœur de ceux-ci… Il m’aura fallu insister pour qu’enfin les langues des mercenaires se délient. Certaines, au moins.


Nous étions attendus au Sabloon. Le fameux archiviste auprès duquel je m’étais engagé en signant un Serment, Malvadar, était déjà là, assis à une table. Comme s’il savait que nous allions venir, que nous en passerions par-là. Peut-être savait-il vraiment ? Sa présence, en tout cas, était la cause de beaucoup d’agitation dans le groupe. J’imagine que c’est la raison pour laquelle j’ai payé la tournée générale mentionnée par Ariker. Conformément à mon engagement, j’ai ensuite remis le Manuscrit à Malvadar, qui a fait consigner le dépôt à son assistant. Bien évidemment, ce n’était pas suffisant. Les craintes formulées par certains lors de la signature du Serment étaient fondées, le « récit complet » évoqué dans les termes comprenait aussi la part de ma mémoire attachée à ma longue quête de ce Manuscrit et de son sanctuaire.
 
 


Je ne suis pas certain des choses à écrire ici. Le récit des évènements que me font les mercenaires est teinté de beaucoup d’émotions. C’est un peu normal, ils ont souhaité m’aider, sincèrement. Comme d’autres, peut-être. Cela me touche énormément. Ils m’ont raconté que j’avais proposé de jouer ma mémoire aux dés. Un seul lancer, une seule issue. Un choix, pair ou impair. Malvadar a choisi pair. Je trouve incroyable que le dé ait justement donné mon chiffre fétiche. Deux. Si Ecaflip avait vu ça, il aurait sans doute bien ri.
 
 

Personne n’a su me rapporter ce que Malvadar m’a dit dans l’oreille quand il a finalement pris ce qui lui était dû. Il m’avait assuré que cela ne ferait pas mal, et je n’ai aucun souvenir d’une douleur quelconque. Pourtant, je me suis effondré dans un tremblement, et chaque mercenaire présent ce soir m’a confirmé s’être senti frissonner d’une frayeur inexplicable. Après cela, l’archiviste et son assistant ont disparu. C’est peu après que j’ai repris connaissance, entouré de nombreux visages inconnus, persuadé d’avoir entièrement vidé ma bourse en payant tournée sur tournée. Et que j’ai finalement été escorté ici.
 
Ainsi la boucle est bouclée. Maintenant je sais. Je sais ce que je ne sais pas. J’ai l’impression qu’un brouillard épais tapisse mon esprit, et que pourtant, quelque chose rôde dedans. Comme si les souvenirs allaient revenir. Mais dès que j’essaye de me concentrer, de me remémorer, en me servant de ce qu’on m’a raconté, c’est le vide.

Je dois rester fidèle à ce que j’ai dit. La mémoire d’un vieil homme comme moi n’est pas si importante, je suppose. Quand je pense à certains collègues chez qui elle décline déjà naturellement... Et puis si je ne peux pas me souvenir de cette aventure, au moins d’autres s’en souviendront pour moi ! Et il reste le Manuscrit et ce carnet de bord. Je pense que je les laisserai tous deux aux mercenaires quand je les quitterai, tout à l’heure. Afin peut-être que d’autres puissent y écrire, y raconter leur point de vue. Y coucher leurs souvenirs. Un carnet est un endroit sûr pour ça. Tout le monde devrait en avoir un.



Je vais dormir quelques heures. Le gîte est offert, après tout. Ensuite, il faudra repartir. Pour une nouvelle quête.


Je commencerai par acheter un carnet.

N’oubliez-pas l’importance d’écrire. »


Les pages qui suivent sont vierges de toute écriture. Si vous interrogez les mercenaires à propos du Manuscrit Runique, ils vous indiqueront qu’il a rejoint la bibliothèque du manoir de Lhambadda, où il peut être consulté à loisir. Quant au propriétaire du carnet que vous venez de lire, un certain Arke-Lolog, archéologue de renom, il a quitté Astrub en fin de matinée le 19 fraouctor, un sourire aux lèvres, sans préciser l’endroit où il se rendait.


 
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Il est temps maintenant de clore ce compte-rendu, le dernier de cette grande aventure qu'a été la quête du Manuscrit Runique. Nous espérons que vous aurez eu le courage d'aller au bout de cette longue lecture, qui retranscrit pas moins de 5h d'animation !

Nous souhaitons de nouveau adresser nos remerciements à l'Equipe d'Animation pour son aide durant ces trames, et tout particulièrement à Malvadar-Jandric et à Mal-Jabar qui ont été présents à nos côtés pour cette dernière trame et nous ont permis d'aller au bout de notre projet de la plus belle des façons !

Merci aux participants, qui ont veillé tard ce dimanche, et nous ont accompagnés dans cette folle aventure ! Vous avez été merveilleux et ça a été un plaisir d'animer dans ces conditions.



Les Nedolympiques ne sont pas encore terminés, alors rendez-vous mercredi soir pour la prochaine épreuve !


Le Clan de Nedora-Riem
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