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Il n'était pas minuit, mais l'heure du crime avait sonné à Tainéla. C'était une catastrophe. La princesse Boukh-Ledorh est arrivée en larmes au zaap du village d'Amakna, persuadée de pouvoir trouver de l'aide, à force de cris tonitruants de femme en crise d'hystérie.

Il n'était pas minuit, mais l'heure du crime avait sonné à Tainéla. C'était une catastrophe. La princesse Boukh-Ledorh est arrivée en larmes au zaap du village d'Amakna, persuadée de pouvoir trouver de l'aide, à force de cris tonitruants de femme en crise d'hystérie.
Elle fut accueillie par de braves aventuriers qui l'accompagnèrent au centre du village, à la fontaine où elle narra son histoire, innondant tout sur son passage avec ses larmes. Le Prince Deuluh et elle venaient tout juste de se marier, et comme le veut la coutume, un voyage de noce a été décidé pour Tainéla. Pénétrant dans le repère du Bouftou Royal afin de "consommer" leur mariage, il s'avéra que ce dernier était atteint de rageoute aigüe. Cette terrible pathologie du bouftou, néanmoins très rare, transforme quiquonque est mordu par le dit Royal en chef de guerre bouftou, chargé de conquérir le monde à l'aide d'armées sur-entrainées de bouftous. Et cette armée s'avançait vers le village d'Amakna, mais la princesse voulait à tout prix sauver son mari (qui était le dix-septième du nom, il ne faut pas l'oublier).

Le Prince a la laine fraîche ? (Brumaire)


Alors qu'elle se rappelait que sa grand-mère, qui avait eu quant à elle cent dix-neuf maris, lui avait dit de se méfier et de ne jamais oublier qu'il ne fallait sous aucun prétexte oublier et que l'oubli était un mal, et se rappela connaître une énigme qui décrivait le remède miracle contre la rageoute aigüe. La solution miracle était de la bave de bouftou, aussi répugnant cela puisse paraître... Peut-être cela avait-il un bon goût, on sait jamais.
C'est alors qu'apparu le prince Deuluh, le jeune marié depuis la veille à la douce princesse. Il voulait conquérir, anéantir et gouverner le monde. Les cris et pleurs de la pauvre princesse parvinrent à persuader les aventuriers présents de la justesse de sa cause, et c'est ainsi que l'armée fut mise en déroute. Le prince, toujours sous forme de chef de guerre, attaqua alors avec l'aide de ses derniers généraux bouftous, en un dernier assaut tel le corbac qui s'écrase sur une vitre propre (car il n'avait pas vu qu'elle l'était, propre), le pauvre Abyss.
La bataille fut terrible. Du sang coula, mais aussi des rires fusèrent, et des larmes de la part de la princesse, qui furent séchées par AnimA et FecA-PowA, alors que le doux prince de madame se faisait gentiment remettre les idées en place. Savait-il que non loin de là, sa belle innondait la place de la Fontaine, faisant office de nouvelle fontaine? Le prince au combat ne tomba tomba pas, mais capturé il fut. Une fois que tout le monde fut sûr qu'il ne présenterait plus aucun danger, les quatre fers en l'air, sa belle à son "chevet", il fut obligé d'ingurgiter la-dite bave de bouftou.

Que dire si ce n'est la vérité? Le chef de guerre perdit son apparence et ô miracle, un beau jeune homme se tenait devant la princesse. Quelle ne fut la joie de Boukh-Ledorh lorsqu'elle vit son dix-septième époux à nouveau lui-même ! Elle remercia chaleureusement le peuple du village qui avait aidé à guerrir le pauvre prince, et ensemble, ils partirent continuer leur lune de miel dans un endroit "plus calme et plus serein que Tainéla". C'est ainsi que le prince Deuluh et sa femme Boukh-Ledorh finirent leur lune de Miel sur l'île de Moon. Pour le pire sans nul doute, le rire, c'est encore à voir.

Le Prince a la laine fraîche ? (Brumaire)